A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, la banque espagnole Bankia a fait état d’une progression de 1,2% des encours de ses mutual funds au premier trimestre 2016, à 12,7 milliards d’euros au 31 mars 2016 contre 12,5 milliards d’euros au 31 décembre 2015. Dans le même temps, les encours de ses fonds de pension ont reculé de 1,2% pour ressortir à 6,3 milliards d’euros à fin mars 2016 contre 6,4 milliards d’euros à fin décembre 2015.En considérant l’ensemble de ses activités, le groupe bancaire a enregistré des revenus nets d’intérêts de 577 millions d’euros au premier trimestre 2016, en recul de 16,7% par rapport au premier trimestre 2015. Son bénéfice net, pour sa part, subit un repli de 3,3 % sur un an pour s’établir à 237 millions d’euros à fin mars 2016 contre 244 millions d’euros à fin mars 2015.
A l’instar de ses compatriotes (lire par ailleurs), BBVA a connu un début d’année mitigé sur le terrain de la gestion d’actifs. Au cours du premier trimestre 2016, la banque espagnole a en effet vu les encours de ses mutual funds en Espagne reculer de 3,9% pour s’établir à 30,27 milliards d’euros au 31 mars 2016 contre 31,49 milliards d’euros au 31 décembre 2015. La situation est à l’avenant pour ses fonds de pension dont les encours ont reculé de 0,9% en Espagne pour s’inscrire à 22,69 milliards d’euros à fin mars 2016 contre 22,89 milliards d’euros à fin décembre 2016.Dans le reste du monde, les encours de ses mutual funds sont en repli de 0,2% seulement d’un trimestre sur à l’autre, ressortant à 22,87 milliards d’euros à fin mars 2016 contre 22,93 milliards d’euros à fin décembre 2015. A l’inverse, les encours de ses fonds de pension progressent de 0,8% pour atteindre 8,71 milliards d’euros au 31 mars 2016 contre 8,64 milliards d’euros au 31 décembre 2015.En prenant en compte l’ensemble de ses activités, BBVA a réalisé un produit net des intérêts de 4,15 milliards d’euros au premier trimestre 2016, en hausse de 13,3% par rapport au premier trimestre 2015. En revanche, son résultat net chute de 53,8% sur un an pour s’établir à 709 millions d’euros à fin mars. Toutefois, le bénéfice net du premier trimestre 2015 avait été gonflé par une plus-value exceptionnelle de 583 millions d’euros.
Début d’année compliqué pour l’activité de gestion d’actifs de Caixa Bank. Au cours du premier trimestre 2016, les encours de ses mutual fund et autres portefeuilles gérés ont en effet subi un recul de 3,8% pour s’établir à 49,38 milliards d’euros au 31 mars 2016 contre 51,32 milliards d’euros au 31 décembre 2015, a annoncé la banque espagnole à l’occasion de publication de ses résultats trimestriels. Dans le même temps, les encours de ses fonds de pension ont accusé une baisse de 0,2% pour ressortir à 23,12 milliards d’euros à fin mars 2016 contre 23,17 milliards d’euros à fin décembre 2015.En prenant en compte l’ensemble de ses activités, CaixaBank a réalisé un produit net des intérêts de 1,02 milliard d’euros, en recul de 2,4% par rapport au quatrième trimestre 2015 et de 10,4% par rapport au premier trimestre 2015. Son bénéfice net ressort, pour sa part, à 273 millions d’euros à fin mars 2016, en chute de 27,2 % par rapport à fin mars 2015.
Le groupe allemand Allianz a fait état le 2 mai d’une hausse de 20% de son bénéfice net au premier trimestre, grâce à la réalisation de gains, et en dépit d’un recul de son chiffre d’affaires de 6,4% à 35,4 milliards d’euros, selon un communiqué que les observateurs n’attendaient pas puisque le groupe doit communiquer le détail de ses résultats le 11 mai prochain.Les actifs sous gestion pour compte de tiers s’inscrivaient fin mars 2016 à 1.242 milliards d’euros contre 1.276 milliards d’euros à fin décembre 2016, indique le groupe sans plus de précisions.Le groupe a par ailleurs publié son dernier rapport de développement durable qui souligne notamment que le nombre d’analyses de sociétés et projets mises en oeuvre sur la base des critères ESG, -405 au total- a été multiplié par trois durant l’exercice écoulé.
Le fonds d’investissement suédois EQT, qui a obtenu les autorisations des autorités concernées pour son rachat de Kuoni, a fait son entrée dans le conseil d’administration du groupe zurichois et modifié ses statuts, rapporte L’Agefi suisse. Tous les anciens membres du conseil d’administration ont démissionné, à l’occasion de l’assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue à Zurich hier. Les deux représentants d’EQT, Ulf Berg et Michael Bauer, ont fait leur entrée au sein de l’organe de surveillance. Le premier a pris la tête de ce conseil. Thomas Geiser, qui représente la Fondation Kuoni et Hugentobler, a aussi été élu. Le conseil d’administration est désormais réduit à trois personnes.
Une année placée sous le signe de la consolidation pour Banque Cramer & Cie SA. Après les acquisitions de Banque de Dépôts et de Gestion en 2013 et de Valartis Bank en 2015, l’année 2015 aura surtout été marquée par l’intégration de ces deux entités dans le groupe suisse. les actifs sous gestion s'élevaient fin décembre 2015 à 5,4 milliards de francs suisses contre 5,2 milliards de francs suisses fin 2014. Le bénéfice net pour 2015 ressort à 18,9 millions de francs suisses, grâce notamment à la progression du chiffre d’affaires et aux synergies liées aux acquisitions. Une comparaison du résultat 2015 avec celui de l’exercice précédent n’est pas vraiment pertinente, relève un communiqué, dans la mesure où la perte de 5,2 millions de francs au titre de 2014 intègre l’ensemble des charges liées à l’acquisition de Valartis Bank.La banque précise qu’elle souhaite cette année poursuivre son développement, soit par croissance organique, soit par croissance externe si une opportunité conforme aux critères du groupe se présentait.
Moins d’un cinquième des investisseurs prend des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique, selon une étude que vient de publier l’Asset Owners Disclosure Project (AODP). Plus précisément, ils sont 97 comptant un total de 9400 milliards de dollars d’actifs sous gestion à le faire, détaille, cette organisation non gouvernementale dont l’objectif est d’améliorer l’accompagnement du changement climatique. Près de la moitié des 500 plus gros investisseurs mondiaux ne fait rien pour tenter, via leurs placements, d’influer sur le changement climatique.Un groupe de 157 investisseurs, représentant 14.200 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ont mis en place des «premiers pas» pour faire face au changement climatique. Ils sont treize représentants suisses à être classés dans ce peloton, dont la caisse de pension des CFF, le fonds de pension du groupe Credit Suisse, ou encore la Caisse fédérale de pensions Publica. En revanche 246, gérant 14.000 milliards de dollars d’actifs, ne font rien pour influer sur le changement climatique, poursuit l’AODP. «Les risques liés au changement climatique sont devenus une préoccupation majeure pour les investisseurs institutionnels et, l’an dernier, nombre d’entre eux ont pris des mesures significatives pour en tenir compte», précise Julian Poulter, directeur général de l’AODP, cité dans un communiqué. «Cependant (...) le fait que près de la moitié des plus gros investisseurs mondiaux ne fait rien pour compenser ces risques est choquant», poursuit-il. Et d’ajouter que les fonds de pension et les assureurs qui ignorent le changement climatique «jouent avec l'épargne et la sécurité financière de centaines de millions de personnes».L’AODP classe les 500 plus importants fonds de pension, assureurs, fonds souverains, fondations et fonds de dotation, gérant un total de 38.000 milliards de dollars d’actifs, en fonction de leur capacité à intégrer le risque climatique dans leurs portefeuilles. L’ONG note les investisseurs de «AAA» à «D». Ceux ne faisant rien pour tenir compte de ce risque sont classés ‘X’. C’est ainsi que le fonds de pension du gouvernement japonais, le GPIF, dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 1.200 milliards de dollars, est noté «D» contre «X» l’année précédente.Les dix plus gros fonds classés «X», représentant un total d’actifs sous gestion de 4.900 milliards de dollars, incluent les fonds souverains d’Abu Dhabi, du Koweit, de l’Arabie Saoudite et du Qatar, ceux de la Chine et de Hong Kong, ainsi que trois compagnies d’assurances, China Life, Japan Post et Zenkyoren, et enfin le fonds de pension américain Thrift Savings Plan.En tête du classement se trouvent le britannique Environment Agency Pension Fund (4 milliards de dollars d’encours), suivi de près l’australien Local Governement Super (7,1 milliards de dollars), tous deux très bien classés dans les trois grandes stratégies passées au crible par l’ONG (gestion du risque climatique, engagement et l’investissement dans actifs bas carbone). Parmi d’autres grandes institutions très actives dans la lutte contre le changement figurent également le fonds de pension néerlandais ABP (391 milliards de dollars d’encours), CalPERS (301 milliards de dollars), tous deux notés AAA, ainsi que l’assureur britannique Aviva (445 milliards de dollars), noté A. La Caisse des Dépôts voit sa note passer de CC à AA, tandis que le suédois AMF et le britannique Greater Manchester Pension Fun voient tous deux leur note revue à la hausse à A contre D précédemment.Les pays scandinaves dominent le classement par pays, avec la Suède en tête, suivi de la Norvège et du Danemark en cinquième position. La France occupe la quatrième place avec pour la première fois trois fonds dans les vingt premiers.
Les fonds souverains sont accusés d’ignorer les risques que le changement climatique pose pour leurs portefeuilles, rapporte le Financial Times fund management. Selon une étude de l’Asset Owners Disclusure Project, il n’y a aucune preuve selon laquelle les fonds souverains d’Abu Dhabi, du Koweït, de Chine, d’Arabie Saoudite et de Hong Kong ont pris des mesures pour intégrer les risques du changement climatique dans leurs décisions d’investissement. Le groupe montre aussi qu’environ la moitié des 500 principaux investisseurs dans le monde ignorent les risques climatiques.
Les activités de gestion de fortune d’UBS se sont soldées au premier trimestre par une collecte nette de 29 milliards de francs suisses, selon les chiffres communiqués le 3 mai par le groupe suisse. Dans un environnement difficile, UBS a dégagé un bénéfice net revenant aux actionnaires de 707 millions de francs au terme du premier trimestre 2016. A la même période une année plus tôt, l'établissement aux trois clés avait inscrit un résultat net de 1,98 milliard de francs.Dans la division Wealth Management, les entrées nettes se sont élevées à 15,5 milliards de francs, en provenance de toutes les régions, en particulier de la région Asie-Pacifique. Toutefois, les actifs investis ont reculé à 925 milliards de francs au terme du premier trimestre contre 947 milliards de francs à fin décembre. A l’origine de cette évolution, un effet devises négatif pour un montant de 18 milliards de francs et un impact marchés négatif de 17 milliards de francs.La division a enregistré un bénéfice corrigé avant impôts de 636 millions de francs, en hausse de 131 millions de francs par rapport au trimestre précédent, malgré les volumes de transaction les plus bas jamais enregistrés pour un premier trimestre. Ces chiffres reflètent également la baisse des charges nettes pour provisions pour litiges, questions réglementaires et similaires. Dans la division Wealth Management Americas, la collecte s’est élevée à 13,6 milliards de dollars, «un niveau solide reflétant un afflux net provenant essentiellement de conseillers nouvellement recrutés et de conseillers financiers employés par UBS depuis plus d’un an». Les conseillers financiers de la division ont continué à être les plus productifs en comparaison avec leurs pairs, avec en moyenne 147 millions de dollars d’actifs investis et 1,1 million de dollars de revenus par conseiller. Les actifs investis se sont inscrits en hausse à 1.050 milliards de dollars contre 1.033 milliards à fin décembre en raison de la collecte et d’un impact marché positif. La division a enregistré un bénéfice net corrigé de 245 millions de francs, contre 63 millions précédemment, reflétant des charges nettes pour provisions pour litiges, questions réglementaires et similaires en baisse. Dans la division Asset Management, le trimestre s’est terminé hors flux des marchés monétaires, sur des sorties nettes de 5,9 milliards de francs, y compris une sortie de 7,2 milliards de francs provenant d’un client et liée à la tarification, ainsi que des sorties imputables aux besoins de liquidité des clients se chiffrant à 3,8 milliards de francs, dans les deux cas sur des produits passifs à faible marge. Avec des actifs investis qui s’inscrivaient fin mars à 628 milliards de francs, la division a dégagé un bénéfice corrigé avant impôts de 110 millions de francs, contre 153 millions de francs le trimestre précédent, partiellement en raison du recul des commissions de performance chez Equities, Multi Asset & O’Connor.
Pas facile de battre l’indice ce mois d’avril ! Selon les dernières données communiquées par la plateforme amLeague, les portefeuilles ayant été plus performants que la référence se comptent dans chaque mandat « actions » sur les doigts d’une main. Sur la zone euro, ils sont quatre sur dix-sept à avoir battu l’Eurostoxx (+1,19 %). Au sein du mandat Europe, ils sont deux sur dix sept à avoir enregistré une hausse supérieure à celle du Stoxx 600 (+1,75 %) et dans l’univers Europe ISR, ils sont trois sur neuf dans ce cas. Enfin, dans le mandat Global, ils sont également deux sur treize à avoir dépassé le Stoxx 1800 (+0,99 %). Pour autant, on notera que la gestion active s’est illustrée en faisant pour les meilleurs nettement mieux parfois que la référence. Par ailleurs, d’une façon générale, le vert est majoritaire dans les différents univers d’investissement. Les spécialistes de l’analyse fondamentale occupent les meilleures places, à l’image de Degroof Petercam sur la zone euro (+2,26 %) devant Invesco AM (+1,88 %) et Roche-Brune AM (+1,61 %). Difficile de tirer des enseignements cependant puisque les trois derniers sont… des adeptes de l’analyse fondamentale. Sur l’Europe, les belges s’illustrent une nouvelle fois. En tête, Degroof Petrecam figurent devant Candriam (+2,45 % et +2,46 % respectivement). En bas de tableau, deux quants figurent – Theam et Invesco AM en baisse de 0,96 % et de 0,20 % respectivement - mais on y trouve également la gestion de stock picking d’EdRAM (-0,19 %). Dans le mandat européen ISR, Degroof Petercam occupe une nouvelle fois la meilleure place (+2,15 %) et devance Ecofi et Allianz GI (+1,96 % et +1,80 % respectivement). Aux dernières places, La Financière Responsable et Fédéral Finance affichent des pertes de 0,13 % et 0,26 % respectivement. Au sein du mandat Global Equities, Degroof Petrecam s’impose une nouvelle fois devant Allianz GI High Alpha (+1,72 % et +1,22 % respectivement). En bas de tableau, Roche-Brune ferme la marche (-1,49 %) derrière un quant, Ossiam (-1,37 %). Concernant le mandat Global Low Carbon, où dix-neuf sociétés de gestion s’affrontent depuis le 15 décembre, Invesco est en tête avec une perte limitée à -0,44 % devant le portefeuille d’Axa IM et Roche Brune (-1,09 % dans les deux cas).D’après les différentes statistiques données par amLeague pour ce mois d’avril, il ressort que le volume de transactions s’est affiché une fois de plus en léger repli. En outre, tous mandats confondus, les transactions opérées ce mois-ci portent principalement sur les biens industriels, la Santé et les Services publics En revanche, le secteur bancaire dans l’ensemble des mandats est sous-pondéré. Dans le détail, sur le mandat actions Euro, les principales valeurs à l’achat ont été SNAM Rete Gas, Teleperformance et ORPEA, Les ventes ont surtout concerné Enagas et Kabel Deutschland. Sur les actions européennes, les achats notables ont concerné Nestlé, Unilever, Danone, Bayer et pour les ventes, Alstom, Kabel Deutschland, Ryanair et United Utilities. Sur les mandats actions internationales, les principaux achats ont porté sur les titres Constellation Brands, Novo Nordisk et les ventes, sur CIMIC Group, Zimmer Biomet et Whirlpool.
Legg Mason pourrait lancer des produits smart beta en Europe, rapporte Ignites Europe. La société de gestion américaine a lancé quatre ETF aux Etats-Unis en décembre et acquis une participation minoritaire dans le spécialiste des ETF Predician en janvier. Justin Eede, responsable de la distribution européenne chez Legg Mason, indique que, à la lumière de ces évolutions, la société « regarde de très près l’univers ETF ». Il ajoute qu’il n’y a aucun projet imminent de lancement d’ETF en Europe.
Symphonia Sgr lance le fonds Patrimonio Obiettivo 2021, un fonds à échéance assorti d’un coupon semestriel, rapporte Bluerating. L’objectif est de verser un coupon avec un rendement compris entre 3 % et 3,5 % par an (nets de frais de gestion). Le fonds peut être souscrit du 2 mai au 30 juin 2016. Il est investi principalement dans des obligations d’entreprises et des obligations à haut rendement ayant une duration en ligne avec l’horizon temporel du fonds. Le fonds n’est pas contraint en termes de notation de crédit et il présente une diversification élevée.
Avec des souscriptions nettes de 700 millions d’euros en mars, Amundi a terminé le premier trimestre de cette année sur une collecte nette de 1,4 milliard d’euros. Et pour la première fois depuis la création de la société en Italie, intervenue en janvier 2010, les encours sous gestion de la société en Italie dépassent les 40 milliards d’euros, indique un communiqué diffusé en Italie. Cela permet au groupe français de se classer à la dixième place des sociétés de gestion, selon l’association italienne des professionnels de la gestion, Assogestioni.
A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, le gestionnaire d’actifs américain AllianceBernstein (AB) a fait état d’une collecte nette de 2,2 milliards de dollars au cours du premier trimestre 2016, après une décollecte nette de 2,5 milliards au quatrième trimestre 2015 et une collecte nette de 6 milliards de dollars au premier trimestre 2015. Dans le détail, au cours du trimestre écoulé, AB a enregistré 1,8 milliard de dollars de souscriptions nettes auprès des institutionnels, après une décollecte nette de 900 millions de dollars au quatrième trimestre 2015. Auprès des clients « retail », la société de gestion a, en revanche, subi une décollecte nette de 600 millions de dollars, après 1,5 milliard de dollars de sorties nettes au quatrième trimestre 2015. Enfin, son activité « Private Wealth » a réalisé 1 milliard de dollars de collecte nette, après 100 millions de dollars de rachats nets au quatrième trimestre 2015. Grâce à cette solide performance commerciale, ses actifs sous gestion s’établissent à 479 milliards de dollars au 31 mars 2016, en hausse de 2,5% par rapport au 31 décembre 2015 (467,4 milliards de dollars) mais en recul de 1,4% par rapport au 31 mars 2015 (485,9 milliards de dollars). Au cours du premier trimestre 2016, AB a réalisé 590 millions de dollars de revenus nets ajustés, en recul de 6,9 % par rapport au premier trimestre 2015 et en baisse de 2,7% par rapport au quatrième trimestre 2015. Son résultat net ajusté ressort, pour sa part, à 124,8 millions de dollars, en repli de 11,5% par rapport au premier trimestre 2015 et en chute de 18,8% par rapport au quatrième trimestre 2015.
La mise en vente de But, numéro trois de l’ameublement en France, par les fonds Colony, Goldman Sachs et OpCapita suscite l’intérêt de plusieurs homologues financiers, rapporte L’Agefi. Selon Les Echos que cite le quotidien, CD&R, Oaktree et LBO France auraient déposé des offres de reprise. Les actionnaires en attendraient 600 millions d’euros, soit environ 7 fois l’Ebitda de la société. Une source a confirmé à L’Agefi que le processus, organisé par la banque Rothschild, en était au second tour. But a annoncé en février 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015 (+3,8% à périmètre comparable).
EuroPerformance a annoncé lundi 3 mai qu’elle intègre pleinement sa maison-mère SIX Financial Information, dans le cadre d´une procédure de fusion-absorption simplifiée. EuroPerformance s´appelle désormais SIX Financial Information France. Cette fusion permet à SIX de se positionner davantage comme un leader de l´information financière en Europe et de renforce sa position d´expert dans le domaine de la gestion d´actifs. Les clients d´EuroPerformance pourront ainsi bénéficier des synergies et des forces du groupe SIX, précise un communiqué. Le changement de raison sociale n´affecte pas la validité légale des contrats en cours, note SIX Financial Information. Dans ce contexte, les engagements résultant du ou des contrat(s) liant EuroPerformance et sa clientèle sont repris à l´identique, sans qu´il soit nécessaire de procéder à la signature d´un nouvel accord.
Alors que la fusion des activités de La Banque Postale Asset Management (LBPAM) et Fédéris Gestion d’Actifs (FGA) est effective depuis le 30 avril 2016, Daniel Roy, président du directoire de LBPAM, explique dans un entretien aux Echos que « ce partenariat est majeur pour nous compte tenu des enjeux liés au financement des retraites ». Le dirigeant entend en effet profiter de l’expertise de Fédéris Gestion d’Actifs sur les EuroPP [placements privés, NDLR] qui doit être complémentaire de celle développée par LBPAM sur la dette infrastructure et immobilier, « ce qui nous permet de devenir un acteur incontournable de la dette privée avec 3 milliards d’actifs sous gestion », indique Daniel Roy. « Nous souhaitons également nous appuyer sur l’expérience de FGA en matière d’investissement socialement responsable (ISR) pour jouer un rôle moteur dans ce domaine », ajoute-t-il. Le dirigeant revient également sur l’alliance avec Aegon, motivée selon lui par la nécessité d’adapter son offre de produits. « Historiquement, LBPAM a d’abord été un spécialiste de la dette souveraine. Puis nous avons pris le virage du crédit « corporate ». Désormais, nous poussons les feux sur les actions », annonce ainsi Daniel Roy. En outre, LBPAM mise sur Aegon AM et sa filiale Kames Capital qui « nous apporte ainsi les outils quantitatifs permettant de mieux gérer la volatilité des marchés et d’assister les gérants dans leur sélection de titres », explique-t-il. Par ailleurs, selon les Echos, une gamme de produits diversifiés multi classes d’actifs devrait être lancée le 17 mai prochain.LBPAM n’entend pas s’arrêter en si bon chemin et espère bien pouvoir nouer de nouveaux partenariats à l’avenir. « Avec Aegon AM, nous sommes devenus une plate-forme européenne de gestion d’actifs développant des compétences mondiales, explique ainsi Daniel Roy. Cette plate-forme pourrait tout à fait intéresser d’autres acteurs. Nous sommes ouverts à toutes formes de partenariat. »
Coup froid pour la gestion d’actifs de BNP Paribas. Au cours du premier trimestre 2016, ce pôle d’activité a en effet subi une décollecte nette de 4 milliards d’euros, a annoncé le groupe bancaire ce mardi 3 mai à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. La banque française explique cette contre-performance par une décollecte sur les fonds monétaires, partiellement compensée par les fonds diversifiés d’actions. Résultat : ses actifs sous gestion ressortent ainsi à 381 milliards d’euros, en recul de 2,4% par rapport au 31 décembre 2015 (390 milliards de dollars) et en baisse de 5,1% par rapport au 31 mars 2015 (401 milliards d’euros).A l’issue du premier trimestre 2016, la division « Assurance et Gestion Institutionnelle et Privée » - qui intègre la gestion d’actifs, l’assurance et la gestion privée – a vu ses actifs sous gestion diminuer de 2,6% par rapport au 31 mars 2015 pour atteindre 944 milliards d’euros au 31 mars 2016. Par ailleurs, ils baissent de 10 milliards d’euros par rapport au 31 décembre 2015 en raison notamment d’un effet performance négatif de 7,7 milliards d’euros du fait de l’évolution défavorable des marchés financiers et d’un effet change négatif de 6,8 milliards d’euros lié à l’appréciation de l’euro sur la période, malgré une collecte nette positive de 2,2 milliards d’euros.Au 31 mars 2016, les actifs sous gestion se répartissent entre : 381 milliards d’euros pour la Gestion d’actifs, 325 milliards d’euros pour Wealth Management, 217 milliards d’euros pour l’Assurance et, enfin, 22 milliards d’euros pour Real Estate. Les revenus de l’Assurance ressortent à 456 millions d’euros au premier trimestre 2016, en baisse de 20,8% sur un an. Une partie des revenus étant comptabilisés en valeur de marché, ils enregistrent l’impact ponctuel de la baisse des marchés ce trimestre alors que, au contraire ils comptabilisaient l’effet de la forte hausse des marchés boursiers au premier trimestre 2015. L’activité du métier est cependant en augmentation (chiffre d’affaires à périmètre et change constants: +1,0%). Les frais de gestion, à 309 millions d’euros, augmentent de 2,7% en lien avec le développement du métier et la hausse des coûts réglementaires. Le résultat avant impôt, à 199 millions d’euros, baisse ainsi de 37,1% par rapport au même trimestre de l’année précédente.Par ailleurs, les revenus de la Gestion Institutionnelle et Privée, à 723 millions d’euros, « montrent une bonne résistance dans un contexte difficile (+0,3% par rapport au premier trimestre 2015)», selon la banque. Les frais de gestion s’établissent à 567 millions d’euros, en légère hausse de 0,1% en lien avec la bonne maîtrise des coûts. Le résultat avant impôt de la Gestion Institutionnelle et Privée, après pris en compte d’un tiers des résultats de la banque privée dans les marchés domestiques, en Turquie et aux Etats-Unis, est ainsi en hausse de 1,7% par rapport au premier trimestre 2015, à 167 millions d’euros.En prenant en compte l’ensemble des activités et du périmètre de BNP Paribas, le groupe bancaire a enregistré un produit net bancaire de 10,8 milliards d’euros au 31 mars 2016, en baisse de 2% par rapport au premier trimestre 2015. Son résultat net trimestriel ressort à 1,8 milliard d’euros à fin mars 2016, en progression de 10,1% par rapport à fin mars 2015.
Le Financial Times a eu accès à une lettre datée du 5 avril de Philippe Hébert, le directeur des risques de Barclays France, à Tony Blanco, le directeur général, qui prétend qu’il y a eu d’importantes insuffisances dans les standards de contrôles, conformité et conduite de la banque. Il mentionne des ratés en matière de blanchiment d’argent et de vente abusive. Cela est un revers pour Barclays qui a annoncé la semaine dernière être entré en négociations exclusives pour vendre ses activités de banque de détail, de gestion de fortune et d’assurance vie à AnaCap Financial Partners.
Les compagnies d’assurances vie japonaises, dont les actifs sous gestion agrégés s'élèvent à environ 200.00 milliards de yen, soit quelque 1.800 milliards de dollars, envisagent d’accroître leurs avoirs en obligations internationales durant l’année fiscale au 31 mars 2017, selon une enquête menée par l’agence Reuters auprès des grands acteurs de l’assurance au Japon.
La Commission européenne a confirmé sa prévision de croissance de 1,3% pour l'économie française en 2016 puis de 1,7% en 2017, avec un taux de chômage en baisse mais qui restera supérieur à 10%. Dans leurs prévisions de printemps publiées mardi, les économistes de la Commission demeurent donc moins optimistes que le gouvernement français, qui anticipe une croissance de 1,5% en 2016, après l’annonce d’une hausse de 0,5% du PIB su premier trimestre.
La France arrive juste après le trio de tête établi par l'Asset Owners Disclosure Project. Malgré des progrès, une majorité d'investisseurs mondiaux n'intègre pas le risque climatique dans leur gestion.
Selon la version définitive de l’indice Markit, l’activité manufacturière a touché un plus bas d’un an en avril en France à 48,0, contre 49,6 en mars. Soit le deuxième mois consécutif sous le seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité. La composante production de l’indice, qui avait affiché une progression mineure en mars, est retombée à 48,3. Les nouvelles commandes ont connu un quatrième mois consécutif de recul, à 45,6.
Le déficit budgétaire de la France devrait repasser sous la barre des 3% du PIB l’an prochain et le chômage devrait y enregistrer une légère baisse dès cette année, prévoit le commissaire européen aux Affaires économiques et financières. Pierre Moscovici doit présenter ce mardi les prévisions économiques de la Commission. «Bien sûr, tout ne va pas bien pour tout le monde, mais objectivement, si l’on regarde la situation économique du pays, oui, ça va mieux,», a-t-il déclaré dans un entretien aux quotidiens régionaux du groupe Ebra.
Les banques devraient être obligées de constituer davantage de fonds propres en regard de leurs avoirs en dette souveraine et en proportion de leur exposition à cette dette, a déclaré lundi Sabine Lautenschläger, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) chargée de la supervision bancaire. «Ce serait un grand pas dans l’abolition du cercle vicieux entre banques et souverains et dans le renforcement des fondations de l’union monétaire», a estimé la responsable.
Les bas taux d’intérêt ne sont pas inoffensifs mais ils ne sont que le symptôme, et non la cause, d’un problème sous-jacent aux grandes économies, a déclaré lundi le président de la BCE, Mario Draghi, qui a souligné qu’il n’y avait pas d’alternative à cette politique pour le moment. «La seule marge de manoeuvre potentielle se trouve dans le dosage des politiques, c’est-à-dire l'équilibre entre la politique monétaire et la politique budgétaire», a-t-il expliqué lors d’une conférence.
La croissance de l’activité manufacturière a ralenti plus nettement que prévu en avril aux Etats-Unis mais les indices des prix et de l’emploi ont progressé, selon l’indice d’activité de l’Institute for Supply Management (ISM) publié lundi. Ce dernier s’est établi à 50,8 en avril après 51,8 en mars. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient à 51,4.
Les dépenses de construction ont atteint un pic de huit ans et demi en mars, indiquent les données publiées lundi par le département du Commerce. Elles ont progressé de 0,3% pour atteindre leur plus haut niveau depuis octobre 2007, grâce en outre à une révision à la hausse des chiffres de février, à +1,0% contre -0,5%. Sur la base du recul initialement annoncé pour février, les économistes interrogés par Reuters s’attendaient pour le mois de mars à une progression de 0,5%.
La conclusion du partenariat commercial transatlantique (TTIP) entre l’Union européenne et les Etats-Unis altérerait les normes de sécurité alimentaire et environnementale européennes, a estimé lundi Greenpeace, qui s’appuie sur des documents confidentiels portant sur une partie des négociations. Greenpeace Pays-Bas a publié lundi 248 pages de «textes consolidés» qui portent sur 13 chapitres, soit près de la moitié de l’accord, sur le site TTIP-leaks.org. Ces documents datent de début avril et ont été rédigés avant un cycle de négociations organisé la semaine dernière à New York. Pour la Commission européenne, ces documents reflètent les positions des négociateurs et pas la conclusion des tractations.