Le torchon brûle entre le fonds activiste TCI et la Bourse de Londres. Selon le site Financial News, les discussions que devait avoir la Bourse britannique avec Christopher Hohn, le fondateur du fonds activiste, ont été annulées. Du coup, le hedge fund accuse le London Stock Exchange de ne pas respecter ses obligations en matière de gouvernance d’entreprise. Plus précisément, le fondateur de TCI devait s’adresser au conseil d’administration de la Bourse de Londres à l’occasion d’une réunion exceptionnelle dans le courant de cette semaine. Le LSE a décidé d’annuler cette rencontre, selon une source proche du dossier.Le fonds a demandé et obtenu la convocation d’une assemblée générale sur l’évolution de la gouvernance de la Bourse. Il propose comme résolutions d'écarter le président Donald Brydon et de prolonger jusqu’en 2021 le mandat du directeur général Xavier Rolet, aujourd’hui sur le départ.
Robeco lance au Royaume-Uni le fonds Robeco Global Credits - Short Maturity, une version faible duration de sa stratégie Global Credits, qui propose aux investisseurs la même approche sans contrainte de l’investissement mondial dans le crédit tout en se focalisant sur la partie plus courte du marché. Le lancement vise à la fois les investisseurs institutionnels et professionnels et le fonds sera disponible sur les principales plates-formes britanniques de distribution.Le fonds est géré par l’équipe crédit de Robeco et plus particulièrement par Victor Verberk et Reinout Schapers en tant que gérants principaux. Le cœur du portefeuille sera investi dans des obligations d’entreprises des marchés développés notées « investment grade » avec une maturité maximale de 6 ans, en utilisant l’indice de référence Bloomberg Barclays Global Aggregate Corporate 1-5 years. Les gérants ont aussi la possibilité d’investir dans des crédits émergents, du haut rendement (principalement notés BB) et des crédits sécurisés.
Le gestionnaire d’actifs américain Invesco a nommé Mark Humphreys au poste de responsable de son activité de développement de solutions pour les clients pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA), rapporte l’agence Reuters. L’intéressé arrive en provenance de Schroders où il officiait dernièrement en tant que responsable de la gestion fiduciaire.
Invesco PowerShares, qui a racheté il y a quelques mois le fournisseur d’ETF Source, vient de recruter Raphael Stern en qualité de responsable de la gestion de portefeuille pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMOA). Basé à Londres, il est rattachée à Brian Hartigan, responsable mondial des investissements ETF. Il sera responsable de la constitution d’une équipe de gérants qui prendront en charge une gamme régionale d’ETF. «Ce recrutement marque l’engagement de PowerShares d’augmenter sa part de marché au Royaume-Unie et en Europe continentale dans le sillage de la récente acquisition du fournisseur d’ETF Source», souligne InvescoPowerShares dans un communiqué.Raphael Stern, qui a plus de dix ans d’expérience dans la finance, rejoint Invesco PowerShares en provenance de Deutsche Asset Management où il a été pendant deux ans gérant de portefeuille senior. Il a également travaillé au développement de la gamme Xtrackers. Il avait auparavant passé cinq ans chez Vanguard en tant que gérant de portefeuille et trader. Après l’acquisition de Source, Invesco PowerShares offre actuellement quelque 90 ETF en Europe et affiche des actifs sous gestion de 29 milliards de dollars (162 milliards de dollars dans le monde au 30 septembre 2017).
Conséquence du marasme du secteur et de la baisse des frais de gestion sous la pression de clients mécontents des performances, la rémunération des gestionnaires de hedge funds, principalement américains, est retombée sous la barre du million de dollars, rapporte Les Echos. Selon « Institutional investor », un gérant de hedge fund devrait empocher autour de 963.000 dollars cette année, dont 277.000 dollars de salaire fixe et 687.000 dollars de rémunération variable et bonus. C’est presque autant qu’un gestionnaire d’une société de gestion classique. Un analyste financier travaillant dans un fonds alternatif devrait gagner autour de 711.000 dollars, dont 201.000 dollars de salaire fixe.
La Suède est le pays d’Europe qui compte la plus forte proportion de fonds ayant un impact positif sur le climat, selon une étude de CDP et ISS-Ethix Climate Solutions, qui ont développé un système de notation des fonds sur le climat appelé Climetrics. Ainsi, soixante pour cent des fonds et ETF commercialisés par des sociétés de gestion basées en Suède obtiennent une notation « Climetrics » de 4 ou de 5, soit les deux meilleures notes du classement. Lancé en juillet 2017, Climetrics mesure l’impact climatique des fonds, en réalisant une triple analyse : l’impact climatique des titres en portefeuille, dans quelle mesure la société de gestion intègre le changement climatique dans ses processus de gouvernance et d’investissement, et si le fonds a une politique d’investissement ESG spécifique.L’univers étudié par Climetrics couvre environ 2.800 fonds et ETF vendus en Europe. Après compilation de ces données, la Suède arrive largement en tête, avec 60 %, suivi par l’Allemagne, avec 39 % des fonds qui obtiennent un 4 ou un 5. La Suisse et la France arrivent ensuite, avec 38 % et 37 %, respectivement. Enfin, les Pays-Bas (33 %) et le Royaume-Uni (22 %) ferment la marche. Seuls ces six marchés ont été analysés, car ils présentaient chacun un minimum de 75 fonds couverts par Climetrics. Par ailleurs, parmi les 10 sociétés de gestion ayant le plus de fonds avec des notes de 4 ou 5 sur ces six marchés figurent les français Amundi et BNP Paribas. Les autres sont les allemands Commerzbank, Deutsche Bank et Union Investment, les scandinave Danske Invest, Nordea, SEB et Swedbank et le suisse Pictet.
Hugau Gestion annonce le recrutement de Philippe Weller au poste nouvellement créé de responsable du développement. Il aura la charge d’accroître la clientèle en France et à l’international de la société de gestion spécialisée dans l’obligataire corporate et qui gère aujourd’hui 2 milliards d’euros. Philippe Weller travaillait jusqu'à présent chez Convictions AM où il était en charge du développement de la clientèle internationale.Philippe Weller est diplômé de l’European Business School de Londres. Il débute sa carrière en tant que broker sur les options de change à Londres chez Tullett & Tokyo (1997-99), puis en tant que sales à Paris chez HSBC CCF (2000-04), Tradition Securities and Futures (2004-05), et poursuit en tant que sales trader chez JP Morgan Cazanove à Londres (2005-07). En 2007 il s’associe au sein de la Financière de Champlain où il a en charge le développement de la clientèle européenne puis française. Il y reste jusqu’en 2011, année où il a rejoint Convictions AM.
Fidelity et BlackRock font partie des rares sociétés de gestion à réaliser des investissements importants dans le numérique et sont ainsi mieux préparés à la concurrence futures des sociétés technologiques, notamment sur le front de la distribution, observe Moody’s dans une étude intitulée « la deuxième vague de disruption sera numérique ». Fidelity a investi massivement dans l’amélioration de ses interactions digitales et dans la personnalisation de ses services aux clients via son interface internet et ses applications, détaille l’agence de notation. BlackRock, qui a investi largement dans la technologie, en développant sa plate-forme de gestion des risques Aladdin et en rendant ses gestions fondamentales plus quantitatives, a procédé à plusieurs acquisitions et investissements récents dans l’univers des technologies financières, soulignant l’importance que la technologie va avoir dans l’amélioration de la proposition clients de la société dans le futur.En se fondant sur le nombre de brevets déposés, Moody’s constate que les deux sociétés de gestion américaines sont historiquement plus innovantes que leurs concurrentes. Fidelity arrive largement en tête avec 156 brevets, tandis que BlackRock est troisième avec 20 brevets. Parmi les autres sociétés qui affichent le plus de brevets figurent Charles Schwab (66) et Vanguard (13).D’une manière générale, peu de sociétés de gestion ont investi pour faire face à la menace que constituent pour elles les sociétés de technologie.
L’IDI, le groupe coté spécialisé dans le capital-investissement, a annoncé ce 15 novembre une progression de 29,31% de son ANR au cours des neuf premier mois de 2017 qui résulte d’un accroissement de valeur des participations du portefeuille de private equity Europe. L’ANR par action s'élève à 52,16 euros au 30 septembre 2017 et se compare à celui de fin décembre 2016 qui s'établissait à 40,34 euros, après versement du dividende de 1,60 euro par action versé au titre de l’exercice 2016. Sur le seul troisième trimestre 2017, l’ANR est en progression de 11,52%.Depuis son introduction en Bourse en 1991, l’IDI affiche un TRI pour l’actionnaire (dividendes réinvestis) de 15,52% par an, soit un multiple de 44,25 en 26 ans, significativement supérieur aux autres performances dans le secteur du capital-investissement, assure le communiqué.
Deka, la société de gestion des caisses d'épargne allemandes, enrichit son offre de produits quantitatifs avec le lancement de quatre produits internationaux : «Deka-MultiFactor Emerging Markets Corporates», «Deka-MultiFactor Global Corporates», «Deka-MultiFactor Global Corporates High Yield» et «Deka-MultiFactor Global Government Bonds». Avec cette nouvelle offre, qui s’adresse en priorité aux investisseurs institutionnels, Deka propose une approche d’investissement multi-factorielle associée à des stratégies quantitatives. L’objectif affiché est de dégager de meilleurs rendements sur la durée, de meilleurs ratios de Sharpe et des niveaux de «drawdown» limités.Les stratégies se concentrent sur des obligations notées «B-" au minimum ou dont l'émetteur est également noté «B-" au minimum. Elles prennent surtout en compte des obligations d’entreprises ou souveraines libellées en euro ou dans d’autres devises couvertes. Le ticket d’entrée minimum est de 50.000 euros. A la mi-2017, l’offre de gestion quantitative de Deka totalisait des actifs sous gestion d’environ 44 milliards d’euros.
Old Mutual Wealth va être renommé Quilter après sa séparation du groupe Old Mutual. La société doit en effet s’introduire en Bourse en 2018. « L’intention est de boucler cette opération dès que possible en 2018 », indique un communiqué de presse. En outre, la société va se segmenter en deux divisions : conseil et gestion de fortune d’une part (« advice and wealth management »), et plates-formes de gestion de fortune (« wealth platforms ») d’autre part. Le segment conseil inclura Intrisic, qui sera renommé Quilter Financial Planning, et Private Client Advisers, renommé Quilter Private Client Advisers. L’activité multi-classes d’actifs, qui deviendra Quilter Investors et Quilter Cheviot, conservera le même nom. Le segment « wealth platforms » inclura la plate-forme UK qui deviendra Quilter Wealth Solutions et l’activité internationale, qui deviendra Quilter International. L’activité assurance vie Heritage adoptera le nom de Quilter Life Assurance.
C’est la hausse du pouvoir d’achat immobilier des ménages français sur les dix dernières années, selon BNP Paribas Real Estate. La production de prêts au premier semestre de cette année a été de 193 milliards d’euros, renégociations comprises, soit une hausse de 88 %, les Français anticipant un relèvement des taux des crédits immobiliers.
Trois ans après sa méthode d’analyse des risques liés à la décarbonation des portefeuilles financiers, le cabinet présente ses indices Climate Risk Impact Screening (CRIS). VERSION INTEGRALE DE L'ARTICLE
Un titre de champion du monde de football et c’est paraît-il un regain de croissance assuré. L’Italie ne pourra pas compter sur ce coup de pouce l’été prochain, après l’élimination piteuse lundi 13 novembre à Milan de la squadra azzura en barrages de qualification à la Coupe du monde. Une première depuis 60 ans. Mais ce traumatisme serait un mal pour un bien, selon certains commentateurs locaux : le pays va pouvoir se concentrer sur les vrais sujets, notamment les prochaines élections générales. Les tifosi ont d’autres motifs de se remonter le moral : la croissance économique n’a jamais été aussi forte en six ans, et la dernière fois que les joueurs de l’équipe nationale ont disputé le « Mondial » dans leur fauteuil, en 1958, a coïncidé avec le miracle économique italien.
Il est un sujet au moins sur lequel Donald Trump pourra se vanter d’avoir obtenu un résultat à l’issue de son séjour en Chine : Pékin n’aura attendu que son départ pour annoncer une ouverture réclamée depuis longtemps par les Etats-Unis, celle de son secteur financier. Toutes les activités, de la banque à l’assurance en passant par la gestion d’actifs et les métiers de marchés, sont concernées. Certes, le calendrier précis de l’ouverture de chacune d’entre elles reste à préciser, et on sait déjà qu’il s’étalera sur plusieurs années ; il ne fait pas de doute non plus que la porte qui n’était qu’entrebâillée pour les groupes financiers occidentaux ne s’ouvrira pas à deux battants, tant la maîtrise de sa finance demeure stratégique pour Pékin, aujourd’hui comme hier. Comme toujours en Chine, les détails compteront autant que le cadre général. Mais les annonces déjà intervenues le 10 novembre, en particulier la reconnaissance explicite du principe du contrôle d’une société financière chinoise par un étranger, signifient qu’aucune institution financière d’envergure internationale ne devra les sous-estimer.
Revirement. Défendre la gestion active n’empêche pas de lorgner les ETF (exchange-traded funds). En juin, Candriam Investors Group annonçait le lancement d’une gamme d’ETF durables sous la marque IndexIQ. A fin septembre, ces cinq trackers affichaient un encours global de 330 millions d’euros (étude Deustche Bank). Las d’assister à la décollecte de son expertise (116 milliards de dollars sur les trois dernières années, selon le Financial Times), l’américain Franklin Templeton, réputé pour sa gestion active, s’est aussi lancé sur le segment des ETF. Le gérant américain commercialise depuis septembre en Europe quatre fonds smart beta (18 millions d’euros).
OFI Asset Management a annoncé hier qu’elle prendra à son compte les frais de recherche financière fournie par des prestataires externes pour ses encours entrant dans le cadre de MIF 2. La société estime bénéficier d’une «équipe importante de recherche et d’analyse obligataire qui répond à la majeure partie des besoins de ses équipes de gestion». «Dans ce contexte, il nous a semblé logique et naturel de financer sur nos propres ressources les frais de recherche externe», indique dans un communiqué son directeur général, Jean-Pierre Grimaud.
Forte progression de la collecte nette épargne/retraite en unités de compte (+ 3,6 Md€) et, symétriquement, décollecte nette en euro (- 6,4 Md€) : la hausse des encours moyens nets en unités de compte (+ 13,8 %) et la diminution des encours moyens nets hors unités de compte (- 1,6 %) traduisent une amélioration continue du mix produits sur l’ensemble des zones géographiques
Dans le cadre de sa participation aux Couronnes Instit Invest 2017, Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP nous expose les initiatives menées par l'institution en matière de transition énergétique. Si l'institution publie son empreinte carbone depuis plusieurs années, elle a souhaité approfondir sa démarche en publiant pour la première fois cette année de nouveaux indicateurs de suivi des risques et des enjeux liés au climat.
David Viailly, ancien gérant de portefeuilles délégués à la Caisse des Dépôts, a rejoint Allianz Global Investors (Allianz GI) à Paris, en qualité de chargé de relations avec les investisseurs institutionnels, sous la responsabilité de Véronique Boyer, au sein de la direction commerciale.