Dans un communiqué daté du 13 septembre, le groupe Oddo a annoncé la nomination de Jean-Philippe Taslé d’Héliand à la présidence de Oddo Banque Privée (OBP), en remplacement de Philippe Oddo, associé gérant du Groupe. Simultanément, Laurent Bastin, directeur général de OBP entre au comité exécutif du groupe Oddo. Jean-Philippe Taslé d’Héliand aura pour mission prioritaire le développement de la clientèle des chefs d’entreprises en s’appuyant sur l’ensemble des expertises du groupe, et tout particulièrement celles de Oddo Corporate Finance. Pour sa part, Laurent Bastin, en tant que directeur général opérationnel continuera d’exercer l’ensemble de ses fonctions actuelles, et notamment le pilotage du comité de direction du métier et le management de l’ensemble des équipes de la banque privée, renforcées par l’arrivée des collaborateurs de la banque Robeco.Entré chez Oddo & Cie en 1986, Jean-Philippe Taslé d’Héliand a été nommé en 1995 directeur général délégué d’Oddo Asset Management, en charge des clients institutionnels. Depuis 2003, il fait partie du Comité Exécutif du Groupe Oddo. De son côté, Laurent Bastin a rejoint le groupe Oddo en octobre 2005 et a été nommé directeur général de Oddo Banque Privée en juillet 2007.
La banque française BNP Paribas vise un ratio de fonds propres «durs» de 9% début 2013, conforme au nouveau cadre réglementaire Bâle III, selon le texte d’une présentation que doit faire le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, ce mercredi 14 septembre à New York.Pour parvenir à ce nouvel objectif, le groupe entend poursuivre sa politique de mise en réserve d’une part majoritaire des bénéfices, à l’instar de l’exercice 2010, qui l’a vu conserver deux tiers des profits. Il prévoit également de réduire la taille de son bilan, ce qui diminuera mécaniquement ses besoins en fonds propres et améliorera les ratios. Fin juin 2011, le ratio de fonds propres «durs» ressortait à 9,6%, mais sa définition diffère sensiblement de celle qui sera appliquée dans le nouveau cadre Bâle III. Entre début 2008 et fin juin 2011, BNP Paribas a plus que doublé ses fonds propres, passés de 27,4 milliards d’euros à 57,4, en partie grâce à l’absorption de la belge Fortis.
Sous la pression des régulateurs et des investisseurs, les banques cherchent par tous les moyens à reconstituer leurs fonds propres, note L’Agefi. Mais l'état des marchés leur interdit quasiment tout recours à une augmentation de capital, très dilutive. Restent deux solutions. La première consiste à vendre des actifs mais le contexte actuel risque de peser sur les valorisations. L’autre serait de diminuer encore le dividende. Reste que dépendre de sa seule capacité bénéficiaire peut être mal perçu en période d’incertitude économique. «Le marché anticipe une baisse des revenus des banques, notamment en raison de moins-values sur leurs actifs», rappelle un analyste. Et la perspective de voir leurs rendements chuter n’encourage pas les investisseurs à la fidélité à l'égard des valeurs financières, ajoute le quotidien.
Valérie Frappier vient de rejoindre SwissLife Banque Privée en tant que banquier privé le 1er juillet 2011. Avec ce recrutement, «SwissLife Banque Privée poursuit le renforcement de sa direction commerciale», souligne la société dans un communiqué.Rattachée à Daniel Resta, directeur de clientèle privée, Valérie Frappier a pour mission d’accompagner les clients de la banque, experte en gestion privée et en gestion de fortune, dans l’optimisation de leur patrimoine privé et professionnel. Valérie Frappier était précédemment chargée de clientèle pour la Banque Safra.
Legg Mason Global Asset Management, a annoncé le 13 septembre le lancement du fonds Royce European Smaller Companies en France (code Isin : IE00B4JZG492). Le fonds vise une croissance du capital sur le long terme en investissant dans des sociétés basées en Europe ou dont une part prédominante de leur activité y est conduite et dont les capitalisations boursières sont inférieures ou égales à 5 milliards d’euros. Domicilié à Dublin, le fonds Royce European Smaller Companies est géré par Royce & Associates, filiale de Legg Mason, l’un des plus anciens et des plus importants gérants de petites capitalisations au monde, et réplique une stratégie initiée par la maison en décembre 2006. Le fonds utilise une approche bottom-up pour la sélection des titres et les gérants recherchent des sociétés sous-valorisées par rapport à leur valeur intrinsèque. Au 31 juillet 2011, les trois pondérations géographiques les plus importantes (France, Allemagne et Royaume-Uni) représentaient près de 40 % du portefeuille. Le fonds Royce European Smaller Companies est géré par David Nadel, directeur de la recherche internationale et Chuck Royce, co-directeur des investissements chez Royce & Associates.A noter que la société gère quelque 38 milliards de dollars en fonds ouverts et fermés.
NYSE Euronext a annoncé avoir admis à la négociation sur sa plate-forme parisienne le 12 septembre le Lyxor ETF MSCI All Country World Index (FR0011079466) qui est chargé 0,45 %. Il réplique comme son nom l’indique l’indice MSCI All Country World.Désormais, les plates-formes européennes de NYSE Euronext cotent 671 fois un total de 573 ETF. Depuis le début de l’année, 132 de ces fonds ont été admis à la négociation, dont 104 en cotation principale et 28 en cotation secondaire.
La société de gestion d’origine australienne First State Investments s’apprête à inaugurer son premier bureau à Paris. Cette ouverture est imminente, selon un porte-parole de la société qui ne peut toutefois pas en dire davantage. Elle devrait intervenir la semaine prochaine ou celle d’après. Une personne sera vraisemblablement nommée pour diriger ce bureau. On peut imaginer que ce sera l’un de ceux qui ont récemment quitté leurs fonctions dans d’autres sociétés… Il s’agira en tout cas du premier bureau de First State en Europe continentale. D’autres devraient suivre dans d’autres pays. First State, qui fait partie de Colonial First State Global Asset Management, la première société de gestion de fonds en Australie (99,2 milliards de livres au 30 juin), a déjà une présence à Londres et Edimbourg, mais pas encore en Europe continentale. La société gère notamment des fonds actions asiatiques et marchés émergents, ressources mondiales, actions mondiales, immobilier coté et infrastructures. Ce que l’on sait pour l’instant concernant le bureau parisien de First State, c’est qu’il aura un premier occupant, en la personne de Philippe Taillardat, qui vient de rejoindre la société pour codiriger l’équipe gestion des Investissements en Infrastructures Europe en compagnie de Danny Latham et aux côtés de Niall Mills (responsable de la Gestion des Actifs d’Infrastructures) et de Marcus Ayre (responsable des Transactions d’Infrastructures). Philippe Taillardat a plus de 20 années d’expérience dans le domaine du financement d’infrastructures et de projets. Depuis le mois de décembre 2010, il dirige son propre cabinet conseil, spécialisé dans les solutions de financement et d’investissement au sein du secteur des investissements dans les infrastructures non cotées. Il a auparavant travaillé chez Amundi Private Equity Funds, où il était responsable du développement de fonds de fonds d’infrastructures non cotées pour des investisseurs institutionnels.
Mardi 13 septembre, en fin d’après midi, BNP Paribas a demandé à l’Autorité des Marchés Financiers l’ouverture d’une enquête suite à la diffusion d’une fausse nouvelle dans une tribune publiée le même jour à la rubrique «opinions» du Wall Street Journal. Intitulée «The problem with french banks» et rédigée par Nicolas Lecaussin, la tribune en question mentionnait notamment un «cadre anonyme de BNP Paribas» qui aurait fait état pour l'établissement de problèmes de liquidité en dollars et évoquerait la «création d’un marché en euros» pour y faire face. En fin de matinée, la banque avait apporté, via un communiqué, un démenti formel des informations figurant dans l’article en précisant qu’elle se finance tout à fait normalement en dollars, soit directement soit par swaps de change (voir document ci-joint fourni par l'établissement).
Dans un entretien paru dans la revue Option Finance, Didier Mangin, directeur financier de PSB Industrie revient sur la politique de placements de son entreprise: Nous avons privilégié le placement de notre trésorerie dans des fonds monétaires euros qui, s’ils offrent une rémunération très faible, ont l’avantage de ne pas subir les contrecoups de la crise boursière. Nous n’envisageons pas non plus de modifier la répartition de ces placements entre nos partenaires bancaires.
Le couturier Jean-Charles de Castelbajac a annoncé la reprise de la société de prêt-à -porter par le groupe sud-coréen EXR, déjà fabriquant sous licence pour la marque en Corée. Placée en redressement judiciaire au printemps après le retrait de son propriétaire, le fonds de pension suédois The Sixth National Swedish Pension Fund, la griffe était depuis lors à la recherche d’un investisseur.
La crise de la dette souveraine en Europe devrait mener la région vers une récession lors des douze prochains mois et la plupart des investisseurs n’anticipent pas une hausse des taux d’intérêt américains avant 2013, d’après l’enquête mensuelle de Bank of America Merrill Lynch. Selon l’enquête réalisée auprès d’un panel de 286 gestionnaires de fonds gérant 831 milliards de dollars, 55% des gestionnaires estiment que l’Europe tombera en récession, alors que seulement 14% le pensaient en juillet. «Il n’arrive pas souvent de voir une constatation si explicite sur une seule région, mais c’est ce que nous observons aujourd’hui», a déclaré Gary Baker, directeur de la division stratégie actions en Europe chez BofA Merrill Lynch Global Research.«L’enquête montre que le moral en Europe est tellement mauvais que le risque de contagion dans le reste du monde augmente de manière significative», a-t-il ajouté.
Malgré des réformes structurelles difficiles, le gouvernement estime qu’il pourra atteindre ses objectifs et retrouver la croissance, a indiqué Carlos Moedas, chargé du plan de sauvetage auprès du Premier ministre. «Je suis convaincu que nous serons capable de réaliser les réformes programmées. Ce sera le meilleur moyen pour retrouver la croissance au Portugal» a-t-il déclaré. Dans le cadre du programme d’aide de 78 milliards d’euros qui lui a été accordé, le pays doit abaisser son déficit à 5,9% du PIB, après 9,2% l’année dernière. Le gouvernement de centre-droit mène une série de mesures telles que réduction des dépenses et augmentation des impôts ainsi que des réformes économiques afin d’atteindre les objectifs fixés par le plan de renflouement. «L’incertitude persistante entourant la situation des pays périphériques affecte défavorablement le Portugal» a néanmoins déclaré Poul Thomsen, le chef de la mission d’inspection FMI au Portugal.
L’agence de notation estime qu’il existe un risque que le pays voit sa note dégradée du fait du ralentissement de la croissance et du retard pris par les régions dans leurs objectifs de réduction des déficits, a indiqué le directeur de Fitch Ratings, Douglas Renwick. «Les risques pour la note souveraine sont à la baisse» a-t-il estimé. Fitch a mis note la note «AA+» de l’Espagne sous perspective négative, alors que Moody’s note le pays «Aa2» et S&P «AA».
La Banque de développement asiatique n’a révisé que marginalement à la baisse ses prévisions de croissance pour la région à 7,5%, contre 7,8% prévu en avril dernier. Cette révision est imputable au ralentissement de la croissance dans les pays développés, mais résiste grâce à la forte croissance de la consommation privée, notamment à Hong Kong, en Chine, en Malaisie, aux Philippines et en Thaïlande. La croissance en Chine devrait atteindre 9,3% cette année (contre 9,6% estimé en avril) et l’inflation 5,3% (contre 4,6% estimé en avril).
Oaktree Capital Management a lancé une offre hostile de 670 millions de dollars visant Jakks Pacific, dont il détient d’ores et déjà une part proche de 5% du capital. A 20 dollars par titre, le fonds offre une prime de 25% sur le cours de clôture de la cible hier soir.
Le Trésor américain a vendu 21 milliards de dollars d’obligations à 10 ans à un taux de 2%, contre 2,14% consentis à la dernière adjudication le mois dernier. Les acheteurs indirects, dont les banques centrales, ont perçu 48,5% du total, contre 35,4% en août. Le Trésor avait déjà cédé hier 32 milliards de dollars d’obligations à 3 ans au taux record de 0,334%, et mettra sur le marché demain 13 milliards d’obligations à 30 ans.
Tout en calmant le jeu alors qu’elle doit s’entretenir avec Nicolas Sarkozy et Georges Papandréou aujourd’hui, la chancelière Angela Merkel n’exclut pas explicitement un défaut contrôlé de la Grèce. Une option que l’opinion publique et les milieux d’affaires allemands voient d’un bon œil.
Le département du Trésor américain serait prêt à mener des actions de soutien à la Réserve fédérale américaine dans le cas où elle déciderait de lancer son programme «Operation Twist» qui vise à allonger la maturité de son portefeuille en achetant des obligations de long terme afin de faire baisser les taux, selon le quotidien qui cite une source proches du Trésor. Ce dernier pourrait ainsi en profiter pour émettre des montants plus importants d’obligations longues.
La politique monétaire de la banque populaire de Chine pourrait être assouplie dans le cas où les indices des mois de septembre et octobre indiquaient à la fois un ralentissement de l’inflation mais également un ralentissement significatif de la croissance et des investissements immobiliers au deuxième semestre, indique le China Securities Journal qui cite des gérants.
Lorenzo Gazzoletti a fait ses adieux hier à ses équipes. Pour le quotidien, «ce départ relance les interrogations sur l’avenir du partenariat entre Oddo, actionnaire à 49%, et la Banque Postale, propriétaire de 51%». Le successeur de Lorenzo Gazzoletti, dont le mandat a été reconduit à l’unanimité du conseil de surveillance il y a quatre mois seulement, «n’a pas encore été trouvé».