Nous sommes dans une période où la gestion financière est incontestablement très compliquée. Les tendances actuelles du marché, si elles sont à la base le résultat de réalités économiques incontestables, sont amplifiées d’une manière spectaculaire par la nature des marchés et des intervenants. Le matin, l’on ne sait pas si les indices vont baisser de 5 % ou monter de 5 % ; les tendances sont imprévisibles et l’ampleur du mouvement également. A quoi pouvons-nous nous raccrocher à l’heure actuelle ? Si l’on croit que le monde occidental ne rentrera pas dans une profonde récession, mais connaîtra une croissance molle, alors il nous semble que les marchés actions anticipent largement et même plus l’impact de cette évolution sur les résultats des entreprises. Ces entreprises restent un vecteur indispensable pour toute reprise économique. Quant aux marchés obligataires, les taux italiens (environ 5% sur 10 ans) nous paraissent plus réalistes que les taux allemands (inférieurs à 2%). En tout état de cause, les taux bas ne sont pas le remède adéquat à la maladie des économies occidentales car sinon, nous aurions un taux de croissance extraordinaire. Tout en ayant parfaitement conscience que les risques sont élevés, car les questions qui se posent au monde occidental sont nouvelles, et que des solutions innovantes devront être trouvées, nous restons sur la ligne qui est la nôtre depuis plusieurs mois : favorables aux actions, méfiants sur les obligations souveraines Cette politique est mise en place avec prudence, car la situation technique des marchés rend toute prise de position un peu hasardeuse, au moins à court terme.
Le quotidien veut croire que la société de private equity mène un groupe d’investisseurs s’apprêtant à formuler une offre de reprise auprès de BAA concernant l’aéroport d’Edimbourg. La valeur d’entreprise de l’offre serait de 524 millions d’euros. Carlyle pourrait consacrer 100 à 200 millions de livres (jusqu’à 230 millions d’euros) à l’opération.
Citant le président du gestionnaire alternatif pour l’Asie, Pierre Lagrange, le quotidien indique que Man Group a de hautes ambitions en Chine.Le moment est tout à fait bien choisi selon le dirigeant, qui assure que le hedge fund va déployer davantage de moyens «sur le terrain». Man Group a ainsi recruté la responsable locale de Viacom, Yifei Li.
Si les analystes étaient loin de tous s’attendre à une baisse des taux de 25 points de base lors de la première réunion de la BCE présidée par Mario Draghi, un nouvel assouplissement est attendu pour soutenir la croissance dans la zone. La prévision médiane à 6 mois ressort à 1 %.
Le quotidien nippon assure que les négociations sont proches d’aboutir entre les deux principaux marchés boursiers de l’Archipel, l’Osaka Securities Exchange et le Tokyo Stock Exchange, en vue d’une fusion. Le président du TSE, Atsushi Saito a évoqué cette opération au mois de mars dernier, avant de déclarer qu’elle serait «créatrice de synergies».
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La crise financière aura de lourdes conséquences sur les commissions prélevées auprès de leurs clients par les sociétés de private equity. De grands investisseurs, fonds souverains en tête, font pression pour obtenir des évolutions radicales face à une structure de commissions «obsolète» et «excessive» selon le quotidien. Les clients remettent en cause la présence de frais de gestion annuels allant jusqu’à 2%. «Si un gérant tire profit des commissions plutôt que de sa performance de gestion alors il y a divergence d’intérêts» a confié Georges Sudarskis, conseiller auprès de fonds souverains asiatiques et ancien responsable de la gestion private equity au sein du fonds d’Abou Dhabi ADIA.
Le PDG du courtier en faillite MF Global Holdings a démissionné vendredi, quatre jours après le dépôt de bilan du groupe, affaibli notamment par ses positions sur la dette souveraine européenne. Jon Corzine avait dirigé Goldman Sachs de 1994 à 1999 avant de se tourner vers une carrière politique qui l’avait mené au Sénat puis au poste de gouverneur du New Jersey. Il avait rejoint MF Global en mars 2010 après avoir perdu son siège de gouverneur.
L’administrateur chargé du dédommagement des victimes de Bernard Madoff réclame près d’un milliard de dollars à BNP Paribas. Dans sa plainte déposée jeudi, l’administrateur Irving Picard explique qu’un « feeder fund » de Madoff baptisé Harley International a en 2008 transféré 975,5 millions de dollars à BNP Paribas Arbitrage SNC. Irving Picard estime que le droit fédéral des faillites et les lois de l’Etat de New York l’autorisent à récupérer cette somme. BNP Paribas juge cette plainte sans fondement et entend se défendre énergiquement.
La banque privée suisse Julius Baer a relevé son offre pour la part détenue par la banque néerlandaise Rabobank dans sa concurrente Banque Sarasin et propose désormais une transaction entièrement en numéraire, selon le journal SonntagsZeitung, citant des sources. Rabobank détient 46% du capital de Sarasin et 68% des droits de vote.
La Banque nationale suisse (BNS) est prête à prendre d’autres mesures pour affaiblir le franc si les perspectives économiques et un éventuel risque déflationniste le commandent, indique le président de la BNS Philipp Hildebrand, cité par le journal suisse NZZ am Sonntag. Il avait déjà tenu des propos similaires à la fin du mois d’octobre. Début septembre, la BNS a introduit un cours plancher de 1,20 franc pour un euro.
La Banque du Canada a confirmé que le gouverneur Mark Carney deviendrait le nouveau président du Conseil de stabilité financière (FSB). Il succèdera à Mario Draghi, devenu président de la Banque centrale européenne (BCE). Le président de la Banque nationale suisse (BNS), Philipp Hildebrand, assumera de son côté la vice-présidence du CSF, a indiqué la banque centrale suisse.
La Suisse, le Liechtenstein, ainsi que neuf autres pays, ont été épinglés au sommet du G20 de Cannes comme ne disposant pas d’un cadre juridique approprié pour lutter contre la fraude fiscale. «Nous ne voulons plus de paradis fiscaux. Le message est très clair (...) les pays qui demeurent des paradis fiscaux avec la dissimulation financière seront mis au ban de la communauté internationale», a déclaré Nicolas Sarkozy.
McGraw-Hill, propriétaire de Standard & Poor’s, va constituer une coentreprise avec CME Group, qui détient 90% des indices Dow Jones. Cette nouvelle activité sera logée au sein de MCGraw Hills Markets. CME Group en possèdera 24,4%, Dow Jones 2,6% et McGraw Hills 73%. L’entité intègrera dans son benchmark plus de 6.000 milliards de dollars d’actifs.
Au terme d’une semaine marquée par une crise politique en Grèce alimentant les craintes d’une faillite de ce pays, un sondage réalisé par l’institut Maurice et publié hier montre que 58% des Néerlandais auraient préféré conserver le florin. Ils étaient 51% en mai.
Boussard & Gavaudan n’exclut pas une contre attaque à l’OPA d’Altarea sur Rue du commerce. Le fonds d’arbitrage a acquis en quelques jours un peu plus de 8% du capital du site de commerce en ligne et « n’a pas encore pris de décision quant à l’apport des titres à l’offre » d’Altarea alors que le groupe Rallye-Casino n’a toujours pas précisé ses intentions.
Les pays du G20 sont convenus d’aller «plus rapidement» vers des taux de change plus flexibles dans le cadre d’un plan d’action global pour l'économie qui invite aussi ceux d’entre eux qui disposent d’importants excédents à réorienter leurs efforts vers la croissance interne. Dans la foulée, le projet de communiqué salue la volonté de la Chine d’augmenter la flexibilité du taux de change de sa monnaie, le yuan, et les réformes apportées récemment par la Russie à la gestion du rouble. Les pays affichant d’importants déficits publics sont invités à consolider leurs finances publiques. Les Etats-Unis s’engagent également ainsi à faire baisser leur ratio dette/produit intérieur brut au plus tard en 2015.
Quasiment aucun pays du G20 ne s’est pour l’instant engagé à participer à l’extension du Fonds européen de stabilité financière (EFSF), a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel. Par ailleurs, la dirigeante allemande, qui s’exprimait lors du sommet du G20 à Cannes, a jugé très positif que non seulement la Commission européenne mais également le Fonds monétaire international surveillent l'évolution de l'économie italienne. Elle a ajouté que Deutsche Bank et Commerzbank figuraient parmi les banques à risque systémique, dont la liste sera publiée à 15h30 par le Conseil de stabilité financière.