L’assureur français Axa ne consacre plus qu’un quart de ses achats d’obligations à des titres d’Etat, a indiqué jeudi le directeur général délégué, Denis Duverne, alors que les obligations souveraines pesaient encore plus de la moitié de son portefeuille obligataire fin 2011. Le solde des achats, soit 75% du total, va aux obligations d’entreprises ainsi qu’aux obligations de banques adossées à des actifs, a précisé M. Duverne. A fin 2011, l’actif général des compagnies d’assurance du groupe, destiné à faire face à leurs engagements, atteignait 467Mds d’euros, dont 82% investis en obligations. Au sein de ce sous-ensemble, les obligations d’Etat et assimilés pesaient 54% et les titres d’entreprises 39% environ. Toujours fin 2011, le portefeuille d’obligations d’Etat était en plus-value latente globale de 3,1Mds d’euros, dont 900M pour la France et 800M sur le Japon. Les pays dits périphériques de la zone euro affichaient eux une moins-value latente de 700M d’euros. Axa a procédé au deuxième semestre à des dépréciations sur la valeur de ses titres grecs dont l’impact net se monte à 295M d’euros. Sur l’ensemble de l’année 2011, la charge nette est de 387M d’euros.
Le PIB thaïlandais s’est contracté de 9% au dernier trimestre 2011 après une hausse de 3,7% au trimestre précédent. Une contraction plus forte que prévu, le consensus Bloomberg tablant sur une chute de 5%. En 2011, le PIB a quasi stagné à +0,1% malgré les inondations ayant ravagé le pays.
Le groupe spécialisé dans la gestion du risque crédit a donné son accord à son rachat par Advent International et une filiale de Goldman Sachs pour 3 milliards de dollars (2,27 milliards d’euros). L’accord doit être finalisé à la fin du premier trimestre ou au deuxième trimestre. Le directeur général de TransUnion Bobby Mehta restera dans le groupe.
Le cours du Brent a pris plus de 10% depuis fin décembre sur fond de tensions géopolitiques. Si elle se prolongeait, la hausse pourrait nuire à la croissance.
L’indice des indicateurs avancés, qui préfigure de l'évolution de l’activité économique aux Etats-Unis dans les mois à venir, est ressorti en janvier à un plus haut de trois ans et demi, a annoncé le Conference Board. L’indice a progressé de 0,4% pour s’inscrire à 94,9, un plus haut niveau depuis juillet 2008 après avoir grimpé de 0,5% en décembre (révisé de 0,4%). C’est son quatrième mois consécutif de hausse.
Le Premier ministre du Portugal, Pedro Passos Coelho, a annoncé qu’il excluait de demander une nouvelle assistance financière internationale ou une extension du plan de sauvetage en cours de 78 milliards d’euros. Soulignant que son gouvernement tiendrait ses objectifs en matière de réduction des déficits budgétaires et de réformes économiques, il a lancé à la tribune du parlement: «Notre gouvernement ne demandera pas davantage d’argent ni davantage de temps.»
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a annoncé vendredi la mise en place de sa facilité de protection des dettes souveraines. Créée sous forme de société anonyme à Luxembourg et baptisée ESBPF, il s’agit de l’une des deux options discutée fin 2011 pour faire levier sur les ressources du FESF. Elle permettra, à la demande d’un Etat, d'émettre un certificat de protection à chaque émission de dette souveraine, qui garantira 20% à 30% du nominal de l’emprunt souverain. Il faut donc encore qu’un pays membre fasse cette demande pour activer la facilité. L’autre option discutée en 2011, celle d’un fonds associant capitaux publics et privés et qui investirait sur les marchés primaire et secondaire de dette souveraine avec une garantie du FESF sur les premières pertes, «sera disponible dans peu de temps», indique le Fonds européen. Là aussi, elle ne pourra être activée qu'à la demande d’un Etat.
Les prix de détail ont augmenté de 0,2% aux Etats-Unis en janvier en données corrigées des variations saisonnières en raison notamment de la hausse des prix des carburants, mettant en lumière le danger que représente la progression des cours de l'énergie sur la croissance économique. Les prix de détail dans leur ensemble donnent un taux d’inflation annuel de 2,9% en janvier, comme l’anticipait le consensus, après 3% en décembre.
Les prix à la production ont augmenté de 0,6% en Allemagne en janvier, après une contraction de 0,4% en décembre. Annuellement, leur hausse est de 3,4% contre 4% en décembre, suivant les données publiées vendredi par l’Office fédéral de la statistique.
Carlyle Group veut lever 10 milliards de dollars (7,6 milliards d’euros) pour son prochain fonds d’investissement en Amérique du Nord, rapporte le magazine Fortune sur son site internet, ajoutant que la levée de fonds a déjà commencé. La dernière fois que Carlyle avait mis sur pied un fonds dédié à l’Amérique du Nord remonte à 2007. Doté de 13,7 milliards de dollars, il avait investi dans des entreprises telles que BankUnited, Booz Allen Hamilton ou encore Sequa.
La banque genevoise Pictet a enregistré une collecte nette de 15,4 milliards de francs en 2011, selon le Temps. A fin décembre, les actifs sous gestion s'élevaient ainsi à 246,9 milliards de francs. A première vue, il pourrait s’agir d’un léger recul par rapport à l’année précédente, où la masse gérée pour la clientèle privée et institutionnelle se montait à 250,2 milliards de francs.Mais la banque a changé sa méthode de calcul pour éviter des doublons, a-t-elle expliqué, si bien que le chiffre pour 2010 a été révisé à 243 milliards de francs. La hausse est donc de 1,6%, a calculé le quotidien genevois.La banque, qui ne divulgue pas d’autres informations, a indiqué avoir engagé 90 collaborateurs l’an dernier, dont plus de la moitié en Suisse. Au total, l'établissement comptait 3.263 collaborateurs fin décembre à travers le monde.
Le suisse Vontobel a enregistré pour l’an dernier des rentrées nettes de 8,2 milliards de francs (+ 10,4 %), dont 6,3 milliards pour la gestion d’actifs, 0,4 milliard pour la banque d’investissement et 1,4 milliard pour la banque privée. Les encours fin décembre ressortaient à 75,7 milliards (dont 47,2 milliards pour la gestion d’actifs et 28,5 milliards pour la banque privée) contre 78,6 milliards douze mois plus tôt.Les actifs sous gestion provenant des marchés du Moyen-Orient et d’Extrême-Orient représentent désormais 9.5 milliards de francs.Le bénéfice net consolidé a chuté de 23% pour s'établir à 113.8 millions francs et le rendement des fonds propres s’est inscrit à 7,5%, contre 9,8% l’année précédente. Quant au coefficient d’exploitation (cost-income ratio), il s’est détérioré à 80 % contre 78,3 %.
La Française Asset Management a décidé de faire de Nouvelles Expertises et Talents (NEXT) une ligne de métier à part entière. Cette filiale spécialiste de l’incubation et de l’amorçage aura à sa tête Nicolas Duban, qui quitte pour cela ses fonctions de directeur du développement institutionnel France. Son remplaçant à ce poste sera connu très prochainement.Comme cela s’est concrétisé récemment avec le lancement d’OpenMind Asset Management (lire Newsmanagers du 10 février), NEXT a pour vocation de prendre des participations minoritaires dans des sociétés créées par des entrepreneurs souhaitant développer de nouvelles idées de produits, d’approches et de distribution. Elle s’adressera désormais à toutes les typologies de clientèle et ne devrait pas hésiter à s’engager à l’international.
William Bollinger, l’un des pionniers du secteur des hedge funds à Londres, a lancé une société de hedge funds à Singapour, Judico Capital, rapporte le Financial Times. L’intéressé avait monté Egerton Capital avec John Armitage en 1994.
La BaFin a octroyé son agrément de commercialisation en Allemagne au fonds Euro Convictions (*) d’Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) lancé le 27 décembre 2011 et géré par Olivier Huet (lire Newsmanagers du 12 janvier). Ce fonds investit dans les «meilleures idées» de quatre fonds Edram (EdR Europe Synergy, Europe Value & Yield, Selective Europe et Euro Leaders).Ce fonds a également obtenu l’autorisation de distribution en Autriche de la part de la FMA.(*) Parts C : FR0011158641 ; Parts I : FR0011171438
Le bénéfice avant impôt d’Union Investment (banques populaires allemandes) est ressorti pour 2011 à 266 millions d’euros contre 372 millions l’année précédente, 204 millions pour 2009 et 143 millions pour 2008.L’encours au 31 décembre ressortait à 170,3 milliards d’euros contre 177,4 milliards douze mois plus tôt, 166 milliards fin 2009 et 144 milliards fin 2008.L’exercice 2011 s’est soldé par des remboursements nets de 1,5 milliard d’euros contre des souscriptions nettes de 8,7 milliards pour l’année précédente. Cette évolution est imputable exclusivement aux fonds offerts au public, qui ont subi des sorties nettes de 2,09 milliards d’euros contre 250 millions pour 2011. Cela s’explique une nouvelle fois par de nouvelles sorties nettes de 2,22 milliards du fonds d’optimisation fiscale UniOpti4, qui avait déjà été sinistré par des remboursements nets de près de 6 milliards en 2010 suite à un changement de réglementation.Cela posé, les fonds obligataires ont supporté des sorties de 2,8 milliards, les fonds d’actions des rachats de 797 millions et les fonds garantis des remboursements de 442 millions. Mais les fonds monétaires ont drainé 414 millions d’euros, les fonds immobiliers offerts au public ont attiré 537 millions et les fonds diversifiés ont enregistré des souscriptions nettes de 1.214 millions.La collecte nette a été de 0,3 milliard aussi bien pour les fonds institutionnels que pour les mandats, contre des souscriptions nettes respectives de 6,2 milliards et 2,8 milliards en 2010. Cela posé, Union précise que ses entrées nettes en provenance des institutionnels ont porté sur 2,1 milliards d’euros, contre 11,32 milliards l’année précédente, 8,3 milliards en 2009 et des sorties nettes de 3,61 milliards pour 2008. Un tiers des rentrées institutionnelles est provenu de 23 nouveaux clients, dont 21 n’appartiennent pas au secteur coopératif.Par ailleurs, Union indique que son encours développement durable à fin 2011 se montait à 4,5 milliards d’euros.
Au titre de 2011, comdirect bank (groupe Commerzbank) déclare un bénéfice avant impôt record de 108,08 millions d’euros, en hausse de 33,6 % sur 2010. Le bénéfice net a gonflé pour sa part de 87,4 % à 111,76 millions d’euros suite à un remboursement fiscal de 37 millions d’euros. La société propose un dividende de 56 cents par action contre 42 cents.Les encours en B2C (comdirect) ont diminué à cause de l’effet de marché à 24,90 milliards d’euros fin 2011 contre 26,32 milliards douze mois plus tôt tandis que ceux du B2B (ebase) ont progressé à 16,69 milliards d’euros contre 16,22 milliards.
Source a continué sur sa lancée depuis son arrivée sur le marché européen des produits négociables en Bourse (ETP) en 2009 et devancé tous les fournisseurs d’ETC en 2011 avec une collecte nette de 1,26 milliard de dollars, a indiqué la société dans un communiqué.L’ETC phare de Source, le Source Physical Gold P-ETC, a connu un tel succès que ses encours sous gestion ont été portés à plus de 2,3 milliards de dollars. Globalement, Source a attiré près de 20 % de la collecte nette totale des ETP sur matière premières en Europe, doublant ainsi ses actifs sous gestion sur les matières premières dont le montant total s'élève désormais à 2,5 milliards de dollars.