En Amérique du sud, l’industrie des fonds de pension, qui a connu un développement spectaculaire au cours des dernières années, a dépassé les 900 milliards de dollars d’actifs sous gestion, selon une récente étude publiée par le cabinet de recherche Cerulli, qui précise que la tendance devrait se poursuivre.Les marchés de capitaux locaux finiront par être incapables d’absorber les flux supplémentaires générés par la multiplication des systèmes de sécurités sociales privatisées dans la région, estime la recherche Cerulli. A titre d’exemple, au Mexique et au Chili, ces systèmes de sécurités sociales privatisées doublent en taille tous les 5 – 6 ans, il sera donc impératif pour eux d’investir une part plus importante de leurs actifs au-delà de leurs frontières. D’autant plus qu’ils ont besoin de l’expertise globale des gérants étrangers. Ces derniers temps, on assiste à une concentration de l’industrie des fonds de pension en Amérique du Sud puisque les fusions & acquisitions se sont multipliées dans le secteur depuis fin 2012, note enfin Cerulli.
Lyxor Asset Management lance le premier ETF indexé sur l’indice CAC PME créé par Euronext en mars 2014, avec des frais de gestion limités à 0,5% par an, et répondant aux critères des fonds éligibles au PEA-PME. Les études prouvent qu’historiquement, les performances des sociétés de petites et moyennes capitalisations ont été plus élevées que celles des grandes capitalisations sur le long terme, souligne la société de gestion dans un communiqué. «Avec ce nouvel ETF, Lyxor est le premier émetteur à proposer aux investisseurs français un accès facilité à un portefeuille diversifié de PME-ETI (indice composé de 40 sociétés à avril 2014**)», indique un communiqué. Investir dans les PME-ETI via cet ETF permet par ailleurs de bénéficier de tous les avantages fiscaux du PEA-PME, tout en se protégeant du risque de liquidité parfois associé aux petites capitalisations. D’autres investisseurs (étrangers ou institutionnels) peuvent également être intéressés par le mode de construction fondamental de l’indice. En effet, l’univers de sélection de l’indice CAC PME ne fluctue pas en fonction des prix du marché, par essence volatils, mais en fonction de la situation économique réelle des entreprises. «Ce nouveau fonds s’adresse aux investisseurs souhaitant profiter à la fois de la performance des PME-ETI et du régime fiscal avantageux du PEA-PME», indique Arnaud Llinas, responsable mondial des activités ETF et Indexing de Lyxor. ** la performance annualisée dividendes réinvestis sur 10 ans de l’indice CAC Mid & Small est de 12% contre 5,8% pour le CAC 40 (source Bloomberg entre le 26 mars 2004 et le 28 mars 2014).
Bill Gross, le co-fondateur de Pimco, a enjoint Mohamed El-Erian à expliquer pourquoi il avait décidé de démissionner de son poste de directeur général de la société de gestion, rapporte Fund Web. S’exprimant à Bloomberg TV, Bill Gross a affirmé que les raisons du départ de son ancien restaient mystérieuses, même pour lui. « Il a seulement dit qu’il n’était pas la personne qui pouvait faire avancer la société…. J’ai envie de lui dire, allez, Mohamed, dis-nous pourquoi ».
Azimut Wealth Management a recruté Iacopo Corradi comme managing director de la région Toscane, rapporte Bluerating. L’intéressé vient de Banca Esperia, où il était responsable de la filiale toscane. Le pôle gestion de fortune d’Azimut compte 150 gérants de fortune et affiche un encours total de plus de 5 milliards d’euros.
Anima Holding a bouclé son offre d’actions en vue de son introduction en Bourse et a fixé à 4,2 euros le prix de ses titres, rapporte Milano Finanza. La fourchette de prix se situait initialement entre 3,5 euros et 4,5 euros, avant d’être réduite à 4,1-4,2 euros. La demande a été égale à 5,4 fois l’offre, en incluant l’option de surallocation. L’introduction en Bourse est prévue le 16 avril. La valorisation du groupe italien de gestion d’actifs est donc de 1,259 milliard d’euros, soit un multiple de 3 % des actifs gérés de 2013 et de 2,6 % des actifs de 2014, contre 3,2 % et 3 % pour les concurrents étrangers.
Coup dur pour Santander. Le groupe bancaire espagnol a en effet décidé de liquider un fonds d’obligations convertibles alors que deux investisseurs ont annoncé vouloir procéder à des rachats substantiels, révèle Citywire Global. Dénommé Santander Convertible Bond Fund, ce véhicule devrait être officiellement fermé le 15 avril. Concrètement, deux investisseurs dans l’une des classes de parts du fonds ont récemment annoncé leur intention de retirer leurs placements, qui représentent 97,37 % des actifs totaux du fonds, précise le site d’information britannique. Vu la taille de ces rachats, Santander n’a visiblement pas eu d’autre choix que de liquider le fonds.Lancé en mai 2010, ce fonds domicilié au Luxembourg était géré depuis septembre 2011 par Philippe Muñoz. Selon des données de Lipper dévoilées par Citywire, ce véhicule gérait 2,01 millions d’euros d’actifs au 31 mars, bien loin du pic de 6 millions d’euros atteint en mars 2011.
Invesco et Franklin Templeton ont connu des trajectoires bien différentes en mars. A l’issue du mois écoulé, Invesco a ainsi fait état d’une baisse de 0,5 % de ses encours, à 787,3 milliards de dollars contre 791,2 milliards de dollars à fin février. «Ce recul est principalement liée à la baisse des actifs sous gestion sur les fonds monétaires, des performances défavorables sur le marché et une décollecte nette dans les PowerShares QQQ (sa gamme d’ETF, NDLR)», a indiqué le gestionnaire d’actifs américain. De fait, ses encours dans le monétaire ont chuté de 4,1 % pour s’établir à 76,1 milliards de dollars au 31 mars contre 79,4 milliards au 28 février. En revanche, «les flux sur les produits long-terme ont été positifs sur le mois», a précisé Invesco.Sur la même période du mois de mars, Franklin Templeton peut a contrario s’enorgueillir d’une croissance de 0,5 % de ses encours qui ressortent à 886,9 milliards de dollars au 31 mars contre 882,2 milliards de dollars au 28 février. Un an plus tôt à la même époque, ses actifs sous gestion s’affichaient à 823,7 milliards de dollars. La firme californienne n’a toutefois dévoilé aucune information sur l’état de sa collecte mensuelle.
Deux anciens traders matières premières de Glencore et de Goldman Sachs, Paul Schurman et Patrik Sundberg, ont lancé un hedge fund sur le pétrole et l’agriculture, Tulos Capital, rapporte Financial News. Créé en 2013, ce fonds a été ouvert aux investisseurs en février 2014. Il compte lever environ 500 millions de dollars sur les prochaines années.
La branche de gestion d’actifs de la banque américaine JPMorgan a connu un premier trimestre en demi-teinte. A fin mars, son résultat net accuse en effet un recul de 9 % pour ressortir à 441 millions de dollars, contre 487 millions de dollars au premier trimestre 2013. Son pôle de gestion d’actifs (qui inclut également la banque privée) a été pénalisé par les coûts et les frais qui, en l’espace d’un an, ont augmenté de 11 % pour atteindre près de 2,1 milliards de dollars.Pourtant, cette activité a connu un fort développement commercial. Ses revenus ont progressé de 5 % sur un an, ressortant à 2,78 milliards de dollars sur le premier trimestre 2014. En parallèle, sur les trois premiers mois de l’année, le pôle de gestion d’actifs a enregistré une collecte nette de 14 milliards de dollars. Dans le détail, la banque a capté 20 milliards de dollars de souscriptions nettes sur les produits à long terme mais a accusé une décollecte nette de 6 milliards de dollars sur les produits de liquidité. «C’est le vingtième trimestre consécutif de collecte nette sur les produits long-terme», s’est félicité JPMorgan dans un communiqué. Grâce à cette collecte nette, les encours de la gestion d’actifs de JPMorgan atteignent le niveau record de 1.648 milliards de dollars, en hausse de 11 % par rapport au premier trimestre 2013. Sur le premier trimestre, le groupe JPMorgan a fait état d’une chute de 19 % de son bénéfice au premier trimestre, à 5,27 milliards de dollars contre 6,53 milliards de dollars un an plus tôt. Ses revenus ont accusé un recul de 8 % pour s’établir à 23,86 milliards de dollars contre 25,84 milliards de dollars au premier trimestre 2013.
L’encours total géré dans les Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif) s’établit au 31 décembre 2013 à 8,6 milliards d’euros, en hausse de près de 28 % par rapport au 31 décembre 2012, selon les chiffres de l’Association française de la gestion financière. Les flux bruts d’alimentation ont dépassé 1,7 milliard d’euros (+7%). Au 31 décembre 2013, près de 1.540.000 salariés, sur les 4,8 millions couverts, ont déjà effectué des versements, soit une progression de + 23 % en un an. Environ 180.000 entreprises de toutes tailles proposaient fin 2013 l’accès à ce véhicule d’épargne retraite à leurs salariés, soit 18.000 entreprises de plus qu’en 2012.
Les prix des transactions immobilières à Londres ont progressé de 3,6% en mars, pour atteindre une moyenne de 572.348 livres, un niveau record selon le baromètre établi par Rightmove. En un an, la hausse atteint près de 16%. Dans l’ensemble de l’Angleterre et du Pays-de-Galles, les prix ont augmenté de 2,6% en mars, également au plus haut (262.594 livres en moyenne).
Le Conseil de l’Union européenne a officiellement adopté le règlement sur les abus de marché et la directive sur les sanctions pénales applicables aux abus de marché. Cette adoption fait suite aux votes favorables du Parlement européen sur ces textes. «Il y aura désormais une tolérance zéro pour les opérations d’initiés et les manipulations de marché», ont déclaré dans un communiqué Viviane Reding, commissaire européenne à la Justice, et Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, selon lesquels «la perspective d’une possible condamnation, dans toute l’Union, à une peine de prison aura un effet dissuasif sur les auteurs d’abus de marché». Les Etats membres auront deux ans, à partir du mois de juin, transposer la directive dans leur droit national.
Les sociétés européennes bénéficient d’une croissance mondiale assez solide et d’un environnement de taux d’intérêt encore favorable, indique Eric Turjeman, directeur adjoint mondial des gestions actions d'Amundi
Symrise, numéro quatre mondial des arômes et des parfums, a déposé une offre ferme d’achat sur Diana, détenu par Ardian (ex-Axa Private Equity). Les deux sociétés sont entrées en négociations exclusives. Dans un communiqué publié samedi, le groupe allemand évoque un investissement de 1,3 milliard d’euros et précise avoir déjà réglé la question du financement relais. Le groupe basé à Holzminden s’attend à conclure l’accord au troisième trimestre 2014. L’opération valorise Diana, qui compte un pôle de nutrition animale, à environ 14 fois l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) 2013. «Bien que l’interêt de Symrise pour Diana soit apparu dans les médias en février, la direction devra apporter quelques explications lundi matin lors d’une présentation aux analystes étant donné que la principale activité de Diana est la nutrition non pas humaine mais animale. De plus, le prix est élevé», estime le courtier Liberum.
Les ministres des Finances des pays membres du G20 ont donné vendredi aux États-Unis jusqu'à la fin de l’année pour ratifier le projet de réforme du Fonds monétaire international et menacé de continuer sans eux dans le cas contraire. Dans leur communiqué final, ils font part de la «profonde déception» que provoque le retard pris dans le processus de ratification.
La progression trop lente vers les objectifs de croissance économique fixés par le G20 cette année est «inacceptable», a déclaré hier le ministre australien de l’Economie et des Finances Joe Hockey. Les ministres des Finances du G20 ont promis d’avoir «des plans réels et effectifs pour relever l'économie mondiale de 2% supplémentaire» avant leur réunion en Australie au mois de septembre. Or, ils en sont très loin, a déploré le ministre.
Depuis fin janvier, les investisseurs internationaux reviennent progressivement vers les actifs brésiliens, indiens, sud-africains, turcs et indonésiens
Le véhicule de Place qui a réalisé sa première émission la semaine dernière doit permettre aux banques d'élargir leur bassin de collatéral de haute qualité.
Selon l’enquête annuelle de L’Agefi sur les conseillers en gestion de patrimoine (CGPI), les effets ressentis de la crise se sont estompés par rapport à l'édition précédente. La réglementation, la croissance du cabinet et le recrutement de nouveaux clients sont leurs trois priorités.
Depuis la correction qu’elles ont subie durant le mois de janvier, les devises du Brésil, de la Turquie, de l’Afrique du Sud, de l’Inde et de l’Indonésie sont revenues sur leurs niveaux de fin 2013 grâce à un retour des investisseurs internationaux vers ces marchés.
L’Union Financière de France (UFF) vient de lancer UFF Capital France, un mandat de gestion qui a pour objectif de constituer un portefeuille d’une douzaine de PME solides, issues de secteurs diversifiés, emblématiques du savoir-faire français. Pour sa gestion, l’UFF a sélectionné Extend AM, une société de capital investissement. Le mandat de gestion qui a pour objectif de constituer un portefeuille diversifié de PME solides, issues principalement de quatre secteurs: le luxe, la gastronomie et l’art de vivre à la française, la distribution spécialisée et le tourisme. Ces PME devront également avoir de fortes valeurs inscrites au bilan (comme un foncier d’exploitation, un fonds de commerce), c’est-à-dire des actifs tangibles, qui conservent une forte valeur intrinsèque quels que soient les cycles de marché. Les entreprises familiales ou d’entrepreneurs seront également privilégiées ; leurs dirigeants co-investiront aux côtés de la société de gestion pour favoriser le développement et la croissance de leur activité.
Le calendrier s’accélère pour le projet de fonds d’investissement en viager de la Caisse des dépôts et consignations. De sources proches du dossier, l’institution de la rue de Lille aurait établi une liste restreinte de deux candidats pour la gestion de ce fonds de 100 millions d’euros. Le choix du vainqueur devrait intervenir dans les prochaines semaines, compte tenu de la volonté de la CDC de lancer ce véhicule avant l'été. Les deux candidats de la «short list» seraient, d’une part, Virage Viager, le cabinet d’Eric Guillaume, déjà à l’origine de fonds viagers mutualisés comme celui du groupe Corem, et d’autre part le groupe Renée Costes, qui revendique la place de premier réseau spécialisé dans le secteur et dirigé par Stanley Nahon, un ancien consultant et banquier. Structure de l’appel d’offres oblige, chaque spécialiste fait équipe avec une société de gestion agréée par l’AMF, puisque le fonds devra lui aussi recevoir un agrément. Virage Viager s’est allié à Icade AM pour pouvoir notamment greffer sur son dossier une offre de services à la personne. Le gestionnaire d’Icade a en outre le bon goût d’appartenir, à travers sa maison-mère, au groupe Caisse des dépôts. Selon une source proche, Renée Costes ferait de son côté équipe avec La Française AM, spécialiste de longue date de la gestion d’actifs immobiliers. Aucune des parties concernées, pas plus que la Caisse des dépôts, ne fait de commentaire à ce stade. Deux approches sont donc en concurrence. D’un côté, un spécialiste des fonds viager mutualisés pour des acteurs de la prévoyance, de l’autre un réseau qui revendique près de la moitié de l’actuel marché du viager, fait de transactions entre particuliers. Le projet de la CDC, porté notamment par le député Henri Emmanuelli, président de la commission de surveillance, doit permettre aux personnes âgées de monétiser leur épargne immobilière, tout en supprimant l’aléa moral attaché au viager et qui lui vaut parfois auprès du grand public une réputation scabreuse. Dans le cas présent, les investisseurs - CDC, CNP et quelques acteurs de la protection sociale - souscriront des parts du fonds, sans connaître les bénéficiaires des rentes, et en mutualisant le risque de longévité. Le projet sera d’abord testé en région parisienne et en Provence Alpes Côte d’Azur, avant d'être généralisé.