La société de conseil indépendante Indefi vient de faire paraître son étude 2015 sur le marché de la gestion institutionnelle en Allemagne (*). D’où il ressort qu’avec près de 2.500 milliards d’euros d’actifs sous gestion, ce dernier - le plus important marché en Europe continentale - est devenu pour les gérants pour compte de tiers, une pierre angulaire dans leur stratégie paneuropéenne de développement.Par ailleurs, les encours en délégation externe ont connu une croissance soutenue au cours des dernières années, entrainés par un environnement économique domestique favorable et un mouvement marqué de diversification des portefeuilles. En chiffres, les encours institutionnels se sont accrus chaque année de 7% depuis 2011 tandis que le marché de la délégation externe a progressé... deux fois plus vite. Avec une hausse moyenne annuelle de +14%, l’opportunité concurrentielle pour les sociétés de gestion externes s’élève ainsi aujourd’hui à plus de 400 milliards d’euros. Dans ce cadre, le marché institutionnel outre-Rhin bénéficie d’un véritable «feu vert pour la croissance», explique Richard Bruyère, président d’Indefi. Cela n’empêche pas les investisseurs institutionnels allemands d'être également confrontés au défi majeur que constitue l’adaptation à l’environnement de faible rendement. Pour y répondre, les investisseurs ont fait le choix d’une diversification accrue de l’allocation d’actifs, de la « mondialisation » de leurs portefeuilles et d’une gestion plus active concernant leur poche obligataire à taux fixe. Ces tendances ont contribué à renforcer la place des sociétés de gestion externes. En effet, pour Richard Bruyère, « le virage amorcé vers la diversification obligataire, les investissements en non coté, les stratégies multi-actifs et l’alternatif a joué en faveur des sociétés de gestion, dans la mesure où les institutionnels n’ont, pour la plupart, pas les moyens de gérer ces classes d’actifs en direct. »Le marché allemand représente donc un enjeu de développement certain pour les sociétés de gestion, étant donné la dynamique favorable dans laquelle il s’inscrit. Mais l’enquête d’Indefi prévient: le succès pour les gestionnaires d’actifs sur le marché institutionnel allemand reposera aussi sur leur capacité à maîtriser les règlements et les règles du jeu locales.(*) Germany – 2015 institutional investment management market report
Le fonds immobilier ouvert Kanam Grundinvest, en cours de liquidation, a cédé un immeuble à Londres situé à Canary Wharf. L’acquéreur est le groupe chinois HNA. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.
Aberdeen Asset Management a annoncé le 4 septembre le rachat de Parmenion Capital Partners et de sa filiale Self Directed Holdings, basées à Bristol. Cette opération s’inscrit dans la volonté d’Aberdeen de tirer parti des avancées dans les technologies financières et d’en faire profiter les investisseurs tout en renforçant son expertise en solutions d’investissement. Parmenion conservera son identité mais bénéficiera des efforts d’investissement d’Aberdeen. Les actifs sous gestion de cette plateforme s'élèvent à 1,9 milliard de livres et fournit ses services à plus de 900 conseillers financiers.
Fidelity a décidé de ferme le fonds FAST – European Opportunities en raison de sa trop petite taille, rapporte le site spécialisé Citywire Global. Les actifs du fonds piloté depuis son lancement en 2012 par Steffan Winnefeld, s'élevaient fin mai à 44 millions de dollars. Steffan Winnefeld quitte la société. Fidelity a par ailleurs décidé de rouvrir aux investisseurs le fonds FAST Emerging Markets. Le fonds, géré par Nick Price, avait été fermé aux nouveaux investisseurs en 2013 suite à une collecte massive. Depuis sa fermeture, les actifs du fonds sont demeurés stables à 1,4 milliard de dollars. L’accès des investisseurs au fonds sera à nouveau restreint lorsque les encours atteindront 1,7 milliard de dollars.
Moins d’un mois après la nomination de Richard Buxton à la direction générale d’Old Mutual Global Investors (OMGI), la réorganisation s’accélère au sein de la société de gestion. De fait, Paul Nathan, qui officiait jusque-là en qualité de directeur des opérations («chief operating officer»), a décidé de quitter le gestionnaire d’actifs le 31 août, rapporte Financial News qui cite une communication de la société. «A la suite de discussions avec Paul Nathan, nous avons estimé d’un commun accord que le moment était approprié pour lui de quitter la société afin d’explorer de nouvelles opportunités en dehors du groupe», a déclaré OMGI à Financial News. Paul Nathan ne sera toutefois pas remplacé.
Les fonds de pension publiques de Californie à l’Etat de New York réduisent leurs prédictions en termes de rendements à leur niveau le plus faible depuis les années 1980, rapporte le Wall Street Journal. Plus des deux tiers des fonds de pension ont diminué leurs objectifs depuis 2008, selon une étude de 126 fonds de la National Association of State Retirement Administrators. L’objectif moyen de 7,68 % est le plus faible depuis au moins 1989. Le pic était à 8,1 % en 2001.
La croissance de la Chine a été de 7,3% l’an dernier au lieu de 7,4% précédemment estimé, a annoncé lundi le Bureau national de la statistique. Dans un communiqué, le bureau explique cette révision par le secteur des services, dont la croissance a été revue en baisse de 0,3 point à 7,8%. Après cette révision, le secteur des services a représenté 48,1% du produit intérieur brut l’an dernier. Le PIB total a été révisé à 63.600 milliards de yuans, soit environ 10.000 milliards de dollars ou 8.963 milliards d’euros, en baisse de 32,4 milliards de yuans par rapport à l’estimation initiale.
Le conseil de la Banque des règlements internationaux (BRI) a porté à la présidence de son conseil d’administration Jens Weidmann à compter du 1er novembre, pour un mandat de 3 ans. Le président de la Bundesbank remplacera à ce poste Christian Noyer, qui doit quitter la BRI à la fin de son mandat de gouverneur de la Banque de France le 31 octobre.
Selon le quotidien de la City, le département de la Justice américain a lancé une enquête concernant la vente d’actifs immobiliers de la National Asset Management Agency (NAMA), structure d’Etat irlandaise gérant les actifs bancaires en déshérence, au fonds américain Cerberus Capital Management. Les autorités américaines soupçonnent l’existence de paiements illégaux à l’occasion de cette transaction d’une valeur de 1,2 milliard de livres, réalisée en 2014 et portant sur des actifs de débiteurs établis en Irlande du Nord. Cette initiative fait suite à une enquête criminelle diligentée par la police nord-irlandaise en juillet dernier.
La Chine et le resserrement des politiques monétaires ont été au centre des discussions du G20, réuni le week-end dernier à Ankara, en Turquie. Les négociations sur la réforme financière, notamment le TLAC, ont peu avancé et devront se conclure lors du prochain sommet à Antalya
Robeco Group a annoncé vendredi la nomination de Frédéric Lejeune en qualité de directeur de Robeco France, à Paris, comme l’avait révélé Newsmanagers. Il prendra ses fonctions le 21 septembre 2015. Avant de rejoindre Robeco, Frédéric Lejeune était directeur général délégué d’Aberdeen France.
L’inflation dans la zone euro pourrait passer en territoire négatif au cours des prochains mois, mais la BCE maintiendra le cap de sa politique monétaire, a déclaré vendredi Ewald Nowotny, l’un des membres du Conseil des gouverneurs de l’institution. Il a précisé que cela dépendrait de l'évolution des prix de l'énergie. «La banque centrale a une orientation de moyen terme, ce qui signifie que nous ne réagissons pas à chaque petit changement», a-t-il ajouté.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a appelé dimanche les créanciers de l’Ukraine à accepter l’accord de restructuration de sa dette portant sur 18 milliards de dollars. En déplacement à Kiev, où elle a été reçue par le président Petro Porochenko, elle a salué les réformes économiques entreprises par le gouvernement qui, a-t-elle affirmé, ont «surpris le monde», notamment la politique budgétaire et la consolidation du secteur bancaire.
Les cours du pétrole ont terminé vendredi en baisse sur le marché new-yorkais Nymex, au terme d’une nouvelle semaine agitée. Les chiffres de l’emploi aux Etats-Unis ont provoqué des incertitudes quant au calendrier du relèvement des taux d’intérêt de la Fed. Le contrat octobre sur le brut léger américain (WTI) a perdu 1,5%, à 46,05 dollars le baril. Il enregistre néanmoins une deuxième semaine consécutive de gain hebdomadaire (+1,7%) en raison de la forte progression du début de semaine.
La Bourse de New York a terminé la semaine sur une nouvelle séance de baisse: les chiffres de l’emploi du mois d’août aux Etats-Unis n’ont pas dissipé les incertitudes entourant le calendrier du relèvement des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (lire page 2). L’indice Dow Jones a perdu 1,66%, à 16.102,38 points. Le S&P 500 a cédé 1,53% à 1.921,22 et le Nasdaq Composite a reculé de 1,05% à 4.683,92. Sur la semaine, le Dow abandonne 3,2%, le S&P 500 3,4% et le Nasdaq 3%.
Public Finance Corp (PFC), l’agence de l’île de Porto Rico qui avait déjà fait défaut sur ses obligations en août, n’a pas versé 1,4 milliard de dollars d’intérêts dus au 1er septembre, révèle un avis réglementaire déposé par US Bank, l’administrateur fiduciaire des obligations de PFC. La semaine dernière, la compagnie publique d’électricité de l’île (Puerto Rico Electric Power Authority) a passé un accord avec ses créanciers pour restructurer une partie de sa dette.
Cerberus aurait engagé UBS et Eastdil en vue de la vente pour environ 900 millions d’euros de 42 magasins loués à Metro, rapportait vendredi le journal EuroProperty. Le fonds américain aurait par ailleurs mandaté CBRE pour la vente de 10 autres propriétés d’une valeur avoisinant les 350 millions d’euros, ainsi que JLL pour 25 magasins, pour environ 100 millions. Au total, Cerberus espère donc céder plus de 1,5 milliard d’euros d’actifs. D’autres seraient à venir.
Les fonds investis en dettes émergentes ont subi trois milliards de dollars de sorties nettes et ceux investis en actions émergentes ont enregistré 5,2 milliards de rachats nets la semaine dernière, selon une étude de BoA Merrill Lynch. Il s’agit respectivement de leur sixième et huitième semaines consécutives de décollecte. Concernant les actions, BoA ML souligne toutefois que les sorties sur quatre semaines se rapprochent de 3% des encours, un seuil qui a constituté par le passé un signal d’achat.
Le fonds souverain norvégien, qui gère plus de 740 milliards d’euros d’actifs, a annoncé vendredi que sa nouvelle politique de réduction des investissements dans des entreprises liées au charbon pourrait le conduire à céder des participations d’une valeur globale d’environ 55 milliards de couronnes (6 milliards d’euros), pour quelque 120 entreprises. Le fonds doit se retirer du capital des entreprises qui réalisent plus de 30% de leur revenus dans le charbon.