Le magnat de l’immobilier américain Harry Macklowe qui comptait financer l’achat pour 7 milliards de dollars de 7 gratte-ciels à New York est arrivé à un accord difficile avec ses prêteurs alors que le délai approchait, ce qui aurait pu mettre en risque Harry Macklowe. Certains détenteurs de dettes subordonnées mises en place par Deutsche Bank, son principal prêteur, se sont montrés rétifs à signer l’accord. Selon le journal, General Electric aurait été parmi les réfractaires.
Selon le journal, le constructeur automobile américain chercherait à diviser par deux son portefeuille produit et réduire ses franchises pour améliorer ses profits. Le groupe du Michigan réduirait ainsi de 30 à 15, le nombre de modèles de véhicules vendus. En outre, le constructeur va aider ses plus gros franchisés américains à racheter les plus petits. Le groupe a révisé à la baisse ses objectifs annuels de vente de 4 à 2,7 millions.
Reliance Infrastructure, de concert possible avec la SNCF, et son concurrent GMR Infrastructure pourraient se porter candidats à la modernisation de la gare centrale de new Delhi, le montant du projet s’élevant à 1,3 milliard de dollars, rapporte le journal indien sans citer ses sources. GVK Power & Infrastructure et le groupe Anil Dhirubhai Ambani seraient aussi sur les rangs, précise-t-il.
China Investment Corporation et la société de capital-investissement, JC Flowers, seraient sur le point de créer un fonds doté de 4 milliards de dollars pour prendre des participations dans des institutions financières, révèle le journal. Le but de cette alliance est d’éviter pour la Chine d’éventuelles réactions hostiles à ses prises de participation en agissant à travers un véhicule géré par une firme de private equity.
Les régulateurs européens pourraient demander à Thomson Corp et Reuters Group de faire quelques concessions pour obtenir l’aval des régulateurs européens. Quatre activités seraient concernées dont l’activité «estimation de résultats», «recherche», «fondamentaux d’entreprises» et «données économiques». Thomson avait racheté Reuters pour 7,95 milliards de livres en mai dernier.
Le groupe espagnol de BTP serait en négociations pour céder au plus vite ses 33,32% dans le capital de son homologue français Eiffage, rapporte le quotidien économique dans son édition de vendredi. Parmi les repreneurs figureraient la Caisse des dépôts, qui détient déjà 8,5% d’Eiffage, et les assureurs CNP, Axa et AGF. Ce scénario imaginé par l’Elysée permettrait à Sacyr d’éviter une OPA coûteuse sur Eiffage, l’aspect stratégique du dossier pour le gouvernement espagnol étant dû à la participation de 20 % de Sacyr dans le pétrolier Repsol. La cour d’appel de Paris doit se prononcer le 2 avril sur la validité de la décision de l’AMF enjoignant le groupe espagnol de lancer une OPA sur Eiffage.
NextPool franchit une étape. Constitué par build-up par l’actionnaire précédent, le fonds Evolem, le fabricant d’équipement de piscines vient d’être vendu à Edmond de Rothschild Capital Partners. Le choix du repreneur, qui détient 80% de la société, parmi les trois candidats arrivés en phase finale ne doit rien au hasard: ERCP, qui applique une démarche de prospection par métier, avait ainsi identifié le monde de la piscine (dont la France est le deuxième marché mondial) comme secteur porteur. La logique de ce LBO est de bâtir un leader autour de NextPool, puisque lors du processus de vente, Evolem n’avait convié aucun fonds actionnaire d’une société concurrente. L’endettement, levé au quatrième trimestre 2007, est logiquement modeste. Il n’a d’ailleurs pas donné lieu à une prise ferme, mais à un club deal de banques, très en vogue depuis la crise de l’été dernier.
Le président de la BCE continue à focaliser son discours sur les risques d’une propagation des pressions inflationnistes court terme sur le moyen terme, tout en évoquant le contexte actuel de croissance très vigoureuse de la masse monétaire et du crédit. En janvier, l’estimation flash de l’inflation en zone euro avait atteint 3,2 %, contre 1,8 % un an plus tôt. En décembre, la masse monétaire M3, indicateur particulièrement suivi par l’autorité monétaire, a continué à croître de 11,5 % en rythme annualisé, contre 12,3 % en novembre, bien que cette progression soit due pour partie à un phénomène de réintermédiation bancaire.
Christine Lagarde souhaite créer un livret d’accessibilité bancaire réservé à l'établissement pour que celui-ci puisse remplir cette mission d’intérêt général, moyennant une rémunération spécifique. C’est l’une des propositions sur le Livret A que la ministre évoquera la semaine prochaine à Bruxelles.
Après Scient’x (en 2003) et Aston Medical (en 2006), Dedienne Santé est la troisième opération de Turenne Investissement dans le secteur de l’orthopédie. Ce LBO primaire a également été l’occasion de formaliser la transmission de la société à Patrick Rondeau, qui en devient le président. Le levier extrêmement modeste (inférieur à 25% et constituée de dette senior) s’explique par les besoins importants en capacité d’autofinancement que réclame ce secteur d’activité. Secteur au demeurant particulièrement concurrentiel et innovant en France, dont les prix sont fixés par l’Etat. Seules ont été ouvertes des lignes de crédit bail d’investissement mobilier (non encore tirées). La priorité est à la croissance organique, notamment à l’exportation (la France représentant 50% du chiffre d’affaires de Dedienne Santé).
La première banque allemande n’a pas passé de dépréciations nettes liées aux subprimes au dernier trimestre, même si ses activités de fixed income ont pâti des turbulences de marché. Le groupe a réitéré son intérêt pour son Postbank, numéro un de la banque de détail outre-Rhin.
Activité méconnue, la fabrication de vêtements techniques et de protections pour deux roues a néanmoins suscité l’intérêt de TCR Capital, qui devrait clore son troisième fonds, «capé» à 200 millions d’euros, courant mars. La société de gestion avait été approchée par le conseil M&A du vendeur (Aucteor). Ce secteur est porté par les exigences croissantes de sécurité des usagers de deux roues. Le fait que les équipements sont soumis à des normes particulièrement contraignantes agit comme autant de barrières à l’entrée. Comme de plus en plus souvent dans les LBO, le mezzaneur (ici Paris-Orléans, holding coté de la branche française des Rothschild) a souhaité prendre un ticket en equity afin de doper le rendement de son investissement lors de la sortie.