Selon Olivier Blanchard, chef économiste du FMI cite par le journal, le gouvernement irlandais n’aura pas besoin de coupes budgétaires supplémentaires pour atteindre l’objectif de déficit de 8,6% du PIB fixé par la Troïka. «L’Irlande est sensiblement différente des autres économies périphériques», estime-t-il. Ce qui devrait permettre au pays d’emprunter à un coût relativement bas.
Pour donner satisfaction à l’Allemagne et éviter à la BCE de faire purement et simplement marcher la planche à billets en intervenant ad libitum sur le marché de la dette souveraine, avec le risque inflationniste que cela implique, l’Europe a été contrainte de construire une énorme usine à gaz doté d’un levier de l’ordre de 4 à 5, le Fonds européen de stabilité financière. Mais comme elle n’a pas assez de moyens pour soutenir tout l’édifice, c’est-à-dire pour garantir les futures émissions des Etats en difficulté, elle se voit contrainte de le coupler à un véhicule nouveau, un SPV, dans lequel l’EFSF sera associé à d’autres investisseurs, notamment souverains. Passons sur l’ironie de l’Histoire qui voit les leaders européens réhabiliter certains fleurons de l’ingénierie financière comme le levier, le SPV, voire le CDO auquel cet échafaudage ressemble beaucoup. Or si ces techniques semblaient bannies depuis la crise financière, c’est en raison des effets démultiplicateurs, bons ou mauvais, sur ceux qui y ont recours. Le couple EFSF/SPV, outre qu’il s’annonce très difficile à monter et à gouverner, ne fera pas exception. Il est donc à souhaiter que les pays censés en bénéficier, comme l’Italie ou l’Espagne, prendront, et sans tarder, la bonne route budgétaire, faute de quoi les piliers du système, la France et l’Allemagne seraient en grand danger, et sans autre recours cette fois que l’intervention de la BCE… s’il en est temps encore !
Le Conseil de Stabilité Financière a transmis sa feuille de route aux régulateurs. Elle vise surtout les acteurs de la finance de l’ombre et les banques.
La rémunération des administrateurs de l’indice des 100 premières capitalisations de la Bourse de Londres a augmenté de 49% sur un an, indique le journal qui se réfère à des statistiques publiques. La moyenne annuelle de leur rémunération s’élève à 2,7 millions de livres (3,1 millions d’euros).
Contrairement à ce qui était attendu après l’accident de TGV de juillet dernier, les projets de développement du réseau ferroviaire en Chine devraient subir des changements finalement limités, selon le quotidien. Si la vitesse des trains va être ralentie, le rythme des investissements sera maintenu grâce à des crédits publics compris entre 150 et 200 milliards de yuans (entre 16,7 et 22,2 milliards d’euros).
Les marchés européens accentuent leurs gains jeudi en fin de matinée, entraînant l’indice CAC 40 au-delà du la résistance des 3.300 points, dans des marchés soulagés par l’annonce d’un accord sur la zone euro. A 11h55, le CAC progresse de 4,23% à 3.303,59 points. Ailleurs en Europe, l’indice EuroStoxx 50 prend 4,11%, Francfort 3,85%, Londres 2,27% et Milan 4,16%. L’accord européen dope en particulier les valeurs bancaires. A 12h30, l’indice bancaire européen avance de 6,92%. A Paris, BNP Paribas , Crédit agricole et Société générale s’adjugent chacune plus de 13%. En Allemagne, Deutsche Bank et Commerzbank grimpent de respectivement 14,7% et 13%.
Malgré une décote sur les emprunts d’Etat grecs relevée à 50% au lieu de 21%, l’Isda a jugé jeudi peu probable le déclenchement d’un évènement de crédit. «Il s’agit toujours d’un accord volontaire, pour ce que nous pouvons en voir, et nous sommes donc dans la même position que lors de l’accord sur les 21%», a indiqué David Green, responsable juridique de l’Association des professionnels des dérivés.
La banque centrale suédoise a maintenu ses taux inchangés et a dit ne voir aucun besoin de resserrer sa politique monétaire avant l’année prochaine, en raison des craintes entourant la crise européenne de la dette et le ralentissement de la croissance. A l’issue de sa réunion de politique monétaire, la Riksbank a maintenu son taux des prises en pension à 2% pour la deuxième fois consécutive, après l’avoir rehaussé sept fois de suite à partir de son plus bas historique de 0,25%.
Cette opération portera sur 4,5 milliards d’euros de bons à 13 semaines qui arriveront à échéance le 02/02/2012, sur 1,0 milliard d’euros de bons à 20 semaines, à échéance du 22/03/2012, et sur 2,0 milliards d’euros de bons à 28 semaines, à échéance du 16/05/2012. La date de règlement est fixée au 03/11/2011 pour les trois lignes.
123Venture vient de lancer le FIP 123Patrimoine, axé sur le marché de la dépendance/santé, plus particulièrement sur le financement des EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes). Ce marché est structurellement en croissance compte tenu du vieillissement de la population et du déficit d’offres, précise un communiqué. Le FIP s’inscrit dans la lignée des fonds précédents axés sur le financement de sociétés détenant des actifs tangibles (immobilier d’exploitation). Le FIP 123Patrimoine est accessible dès 1.000 euros de souscription.
Selon L’Agefi Hebdo, depuis quelques années, les marchés sont devenus de plus en plus volatils, les risques se sont élevés et les rendements se sont contractés. D’où la nécessité d’une gestion plus active. Pour autant, compte tenu de l’accroissement des risques et de la complexité grandissante des marchés, cela ne se traduit pas forcément par le retour en grâce des gérants stars, mais plutôt par le brassage des compétences et la recherche de profils très expérimentés, note l’hebdomadaire."La gestion est de plus en plus collégiale, note Thierry Carlier-Lacour, directeur associé du cabinet de recrutement Nicholas Angell. Ce mode de fonctionnement, initialement propre aux structures mutualistes, a tendance à faire tache d’huile depuis quelques années, en touchant en premier lieu les grandes gestions. Si l’on cherche des gérants stars, on les trouvera plutôt dans les petites structures à taille humaine». » Chez Amundi, un gérant ne travaille pas de manière isolée. Romain Boscher, responsable mondial de la gestion actions, précise que «les équipes qui gèrent les fonds selon un processus précis ont des tailles diverses, allant de quatre (comme sur les petites valeurs japonaises) à onze gérants (sur les marchés émergents)». Au sein de chaque équipe, il y a un patron pour trancher. Chez Axa Framlington, filiale d’Axa IM, chaque gérant, tout en ayant la charge d’un fonds, assure aussi le suivi d’un secteur. On y trouve donc des «analystes-gérants».
Pour renforcer leurs fonds propres, les établissements français pris dans leur ensemble n’auront pas besoin d’appel au marché ni de l’Etat, rapporte L’Agefi. La Société Générale paraît cependant être dans la situation la moins confortable en souffrant d’une structure tendue, n'écartant pas le risque d’augmentation de capital, explique Cheuvreux dans une note. Par comparaison, les fonds propres de BNP Paribas semblent suffisamment solides, tandis que CASA et Natixis sont capables de faire face grâce aux groupes mutuels auxquels ils appartiennent.La SocGen fait face à une nécessité plus forte de réduire son levier et entend abaisser de 60 à 80 milliards d’euros le montant de ses actifs pondérés du risque, à l’instar de BNP Paribas (70 milliards), alors que son bilan est près de deux fois inférieur (1.158 contre 1.926 milliards d’euros au 30 juin), note le quotidien.
Le chiffre d’affaires de la gestion d’actifs de l’assureur français Axa s’est inscrit en hausse de 4% sur les neuf premiers mois de l’année à 2,44 milliards d’euros, selon un communiqué publié le 27 octobre. Cette évolution est due principalement «à la hausse des commissions de performance et des commissions sur transactions immobilières chez AXA IM, ainsi que de la hausse des commissions dans l’activité de recherche institutionnelle chez AllianceBernstein». Le chiffre d’affaires total du groupe s’est en revanche replié de 2% à 66 milliards d’euros.Les actifs sous gestion s’établissaient à 837 milliards d’euros à fin septembre, en baisse de 59 milliards d’euros par rapport au 31 décembre 2010.Cette baisse de l’encours est liée à une décollecte nette de 33 milliards d’euros, dont 35 milliards d’euros chez AllianceBernstein, principalement des clients institutionnels. Ces chiffres sont à rapprocher avec ceux d’AXA IM (+2 milliards d’euros) avec une collecte portée principalement vers les produits fonds monétaires (+3 milliards d’euros), AXA Private Equity (+2 milliards d’euros) et AXA Framlington (+2 milliards d’euros). Ces résultats ont été partiellement compensés par ceux de l’expertise Fixed Income (-1 milliard d’euros) et d’AXA Rosenberg (-4 milliards d’euros). On observe par ailleurs un effet marché négatif de -20 milliards d’euros, principalement chez AllianceBernstein, ainsi qu’un effet de change négatif de -2 milliards d’euros principalement du fait de la légère dépréciation du dollar américain face à l’euro.
BNP Paribas commercialise deux nouveaux fonds à capital garanti : BNP Paribas Gestion Active 2 et BNP Paribas Double Garantie Décembre 2018 A l’échéance fixée le 19 décembre 2017, BNP Paribas Gestion Active 2 offre une garantie du capital qui pourra être rehaussée, dans la limite de 5% par an, grâce à un cliquet annuel à partir de la 3ème année de vie du fonds. A chaque date de constatation déterminée, si la valeur liquidative du fonds est supérieure à la valeur liquidative garantie en vigueur de :- 5% ou plus, alors la valeur liquidative garantie est rehaussée de 5% ;- 0% à 5%, alors la valeur liquidative garantie est rehaussée d’autant.Si, à une date de constatation, la valeur liquidative du fonds est inférieure à la valeur liquidative garantie en vigueur, cette dernière reste inchangée jusqu’à la date de constatation suivante. La quatrième date de constatation correspond à la date d'échéance de BNP Paribas Gestion Active 2.Quant à la performance du fonds, elle sera liée partiellement aux résultats de différents marchés financiers actions, obligataires, matières premières, volatilité, etc. Pour sa part, d’une durée de 7 ans, BNP Paribas Double Garantie offre deux niveaux de garantie à échéance. Outre l’assurance pour l’investisseur de retrouver le capital investi, la performance du fonds sera au moins égale à l’inflation de la zone Euro sur 7 ans et dépendra en partie d’une stratégie de gestion active de taux. Caractéristiques : BNP Paribas Gestion Active 2Code ISIN : FR011079524Durée : 6 ans BNP Paribas Double GarantieCode ISIN : FR0011088475 Durée : 7 ans Période de commercialisation :Dans le cadre d’un contrat d’assurance vie : jusqu’au 25 novembre 2011 Dans le cadre d’un CIF : jusqu’au 2 décembre 2011
La société de gestion alternative Vulpes Investment Management, basée à Singapour, vient de recruter un ancien de Fidelity, Martin Shenfield, en qualité de gérant de portefeuille senior.Martin Shenfield sera responsable de la gestion du Testudo Fund, qui investit dans les actions cotées et non cotées, les matières premières et les obligations.
Franklin Templeton Italia crée deux grands pôles au sein de sa direction commerciale, l’un dédié aux institutions et l’autre à la distribution retail.Le pôle institutions sera dirigé par Antonio Gatta, qui a rejoint Franklin Templeton en 2007 et s’occupe déjà des lignes métiers gestions patrimoniales et managed solutions pour les clients institutionnels tels que les fonds de pension, les fondations, les sociétés de gestion et les compagnies d’assurances. Il couvrira désormais aussi les fonds de fonds, les unités de compte et les produits structurés.Cette équipe a été récemment renforcée avec l’arrivée de Gian Mario Castellani, qui était précédemment chez Axa Investment Managers. Un autre recrutement est prévu pour les managed solutions.Le pôle distribution retail sera quant à lui piloté par Amir Kuhdari, également chez Franklin depuis 2007. Il sera en charge de la distribution de la sicav Franklin Templeton Investment Funds auprès des réseaux de conseillers financiers et des banques, qui représentent aujourd’hui 65 % des encours de Franklin Templeton en Italie. Cette équipe a elle aussi été renforcée avec l’arrivée de Serenella Arpia et de Giacomo Cavallucci.
Northern Trust annonce la nomination de Robert P. Morgan à la tête de sa nouvelle unité Northern Trust Alternatives Group. Cette division sera en charge du développement et de la gestion de tous les produits de gestion alternative, dont les hedge funds et les fonds de private equity. Robert P. Morgan était auparavant directeur du private equity au sein de la société. Dans ses nouvelles fonctions il sera responsable de 3,5 milliards de dollars d’actifs sous gestion ou administration chez Northern Trust.
Les actifs sous gestion d’AllianceBernstein (groupe Axa) s'élevaient à 402 milliards de dollars au 30 septembre, en recul de 12,8% par rapport au 30 juin et de 15,8% (soit plus de 75 milliards de dollars) par rapport à fin septembre 2010, a annoncé la société le 26 octobre dans un communiqué. A fin août, l’encours accusait un recul de 53 milliards par rapport à fin décembre 2010.Du côté des actifs institutionnels (224,1 milliards de dollars), la décollecte nette s’est inscrite au troisième trimestre à 9 milliards de dollars contre près de 15 milliards au deuxième trimestre. Du côté retail (109,8 milliards de dollars), la décollecte nette s’est établie à 4,4 milliards de dollars contre 2 milliards de dollars au deuxième trimestre. Dans le segement de la clientèle privée (68,1 milliards de dollars), les rachats ont totalisé 2 milliards de dollars contre 2,6 milliards un trimestre plus tôt. Au total, la décollecte atteint donc 15,4 milliards de dollars contre 19,5 milliards de dollars. Le bénéfice net attribuable s’est inscrit pour le troisième trimestre à 90,98 millions de dollars contre 114,14 millions de dollars au titre du deuxième trimestre.
SAC Capital, le hedge fund de 14 milliards de dollars de Steve Cohen, a discrètement cessé d’investir dans les hedge funds de ses anciens employés, selon le Financial Times, qui cite des proches du dossier. La décision, prise en 2008, est l’un des changements opérés par SAC pour rebâtir sa réputation, alors qu’il est soupçonné de délits d’initiés. Parmi les autres changements, Steve Cohen a réduit ses contacts directs avec des dirigeants d’entreprises, des analystes et brokets de Wall Street.