ISAM, le hedge fund lancé par Lord Fink, l’ancien directeur général de Man Group, a vu ses encours doubler à 1 milliard de dollars sur les 12 derniers mois, malgré les marchés difficiles, rapporte le Financial Times. La société basée à Londres a de plus débauché Darren Upton, l’ancien responsable de la recherche trading d’AHL, le fonds de Man, pour diriger sa recherche, selon des personnes proches du dossier.
Agé de 63 ans, Peter Butler, fondateur et CEO de Governance for Owners, une société de gestion britannique spécialisée dans l’engagement actionnarial, quitte ses fonctions. Il restera néanmoins impliqué dans la société à mi-temps en tant qu’associé fondateur émérite.Stephen Cohen le remplacera en tant que nouveau CEO. Il a rejoint la société cette semaine pour assurer une période de transition jusqu’à la passation de pouvoirs le 24 juillet prochain, lors du conseil d’administration.Stephen Cohen dirigeait l’activité de hedge funds de Troika Dialog, qu’il avait créée, et était le COO de Montanaro Asset Management. Il a aussi travaillé pour Mercury Asset Management, Zurich Scudder et Putnam Investments.Avant de fonder Governance for Owners, Peter Butler était CEO d’Hermes Focus Asset Management au sein du fonds de pension de BT.
Les leaders du secteur de la gestion d’actifs en termes de rentabilité vont creuser l’écart avec leurs concurrents, montre une nouvelle étude de McKinsey sur la gestion d’actifs*.Ainsi, en 2013 et au-delà, les 25 % d’acteurs les plus rentables vont capter 70 % des bénéfices totaux du secteur, alors même que ces derniers sont appelés à baisser à un niveau compris entre 7,2 milliards d’euros et 11,2 milliards d’euros.En 2011, les acteurs du premier quartile avaient déjà augmenté leur part des profits totaux du secteur - lesquels s’étaient contracté à 9,6 milliards d’euros - à 58 %, contre seulement 25 % en 2007 alors que les bénéfices représentaient à l'époque un total de 13,7 milliards d’euros.Les acteurs des deuxième et troisième quartiles vont quant à eux devoir se partager une part de plus en plus faible d’un gâteau de moins en moins gros : 10 % en 2013 contre 44 % en 2007.En 2013, les marges bénéficiaires devraient être comprises entre 11,9 et 13,9 points, en fonction de l’évolution des marchés, contre 10,8 en 2011 et 16,6 en 2007.*Lire le document en PJ
D’après BarclayHedge et Trimtabs, les hedge funds ont accusé en avril des remboursements nets de 5,1 milliards de dollars ou 0,3 % de leurs encours, après des souscriptions nettes de 2,8 milliards en mars. Sur la base des résultats communiqués par 3.042 fonds, les actifs totaux à fin avril ressortaient à 1.700 milliards de dollars au 30 avril, ce qui représente une progression de 1,6 % pour les quatre premiers mois de l’année.Sur les douze mois à fin avril, les hedge funds ont enregistré des sorties nettes de plus de 12,7 milliards de dollars, accusant des remboursements nets durant six des mois de cette période.
Pour les quatre premiers mois de cette année, les fonds offerts au public, en Allemagne, ont subi des sorties nettes de presque 4,33 milliards d’euros contre 4,18 milliards pour la période correspondante de 2011, avec des remboursements nets de 6,67 milliards d’euros en avril, imputables d’une part à des rachats de 3,8 milliards d’euros sur le iShares Dax (suivies de rentrées nettes de 3,6 milliards dans ce même ETF) et au transfert d’une gamme de produits de 3,1 milliards d’euros par le groupe Oppenheim à une filiale nouvellement créée.L’association allemande BVI des sociétés de gestion souligne que les fonds institutionnels (Spezialfonds) ont en revanche drainé 18,62 milliards d’euros en janvier-avril, contre 14,26 milliards pour les quatre premiers mois de 2011, dont 4,27 milliards contre 4,11 milliards en avril. Quant aux mandats, ils ont permis de lever 3,31 milliards pour le premier quadrimestre, contre des sorties nettes de 514,5 millions l’an dernier, dont 2,84 milliards en avril contre des sorties de 2,2 milliards pour le mois correspondant de 2011.En ce qui concerne les fonds de valeurs mobilières offerts au public, les remboursements nets de janvier-avril ont totalisé 5,8 milliards d’euros. Mais Allianz a levé preque 5,94 milliards d’euros en net, devançant Union Investment, qui a collecté 1,31 milliard. Les sorties nettes ont dépassé 5,27 milliards pour Blackrock (les ETF d’iShares) 404,9 millions pour Comstage (les ETF de Commerzbank) 2,38 milliards pour Deka (caisses d'épargne) et 1,61 milliard pour DWS/DB Advisors/groupe Deutsche Bank (avec des sorties nettes de 1,29 milliard pour les ETF de db x-trackers. A noter qu’ETFlab (Deka) a drainé 604,4 millions durant les quatre premiers mois de l’année.
Jean-Noël Vignon, PDG d’Efigest Asset Management, a indiqué mercredi aux investisseurs que la société de gestion « pris toutes les dispositions pour garantir la permanence de la gestion» du fonds Pragmatis Convexe Patrimoine, suite au départ tout récent de Geneviève Werner.Dans un communiqué, le manager précise que la méthodologie, les moyens et les objectifs de ce produit demeurent inchangés et que Bertrand Billé reste gérant du fonds, fonction qu’il assure depuis la création en 2009. Dans un autre communiqué publié peu après, Geneviève Werner insiste sur le fait que sa démission de directeur général délégué et d’administrateur d’Efigest AM est liée à de fortes divergences sur la gestion de l’entreprise et non à des actions de concurrence déloyale.Elle indique par ailleurs que «les avoirs des investisseurs et clients du fonds Convexe, (qu’elle avait) apportés à la société Efigest Asset Management continuent à être gérés efficacement par celui qui fut (son) adjoint depuis 10 ans, aidé de notre gérant junior».
Technicolor a confirmé le 14 juin dans un communiqué avoir reçu le 13 juin à 22h une offre ferme et irrévocable de la part de Vector Capital (« Vector »). Cette offre modifie l’offre soumise à Technicolor par Vector le 25 mai dernier en portant de 1,90 à 2 euros le prix de souscription des actions à émettre dans le cadre de l’augmentation de capital réservée, de sorte que le produit total des augmentations de capital prévues dans cette offre serait compris entre 167 millions d’euros et 191 millions d’euros, à comparer à un produit total d'émission compris entre 162 millions d’euros et 186 millions d’euros dans l’offre initiale de Vector.Vector a indiqué qu’il soumettra au vote de l’Assemblée Générale des Actionnaires du 20 juin les amendements aux résolutions soumises le 25 mai afin de prendre en compte les termes de cette nouvelle offre. Les amendements aux résolutions qui ont été soumises par Vector le 25 mai ainsi que cette nouvelle offre sont disponibles sur le site internet de la Société.
Pour un montant non divulgué, Banca March a pris une participation non précisée dans Consulnor, société indépendante de produits et services financiers pour une clientèle de banque privée et d’investisseurs institutionnels, rapporte Funds People.Consulnor gère environ 900 millions d’euros, dont plus d’un tiers dans 43 sicav espagnoles. Le nouvel ensemble, avec Banca March, représente environ 7,5 milliards d’euros d’actifs gérés en banque privée.
La société de gestion récemment créée Cantor Fitzgerald Investment Advisors (du groupe américain Cantor Fitzgerald) envisage de développer ses activités auprès des hedge funds, notamment dans le crédit et dans les pays asiatiques, rapporte Asian Investor.Le co-responsable de la société, John Trammell, souhaiterait entre autres créer des hedge funds pour la clientèle et les contreparties de Cantor Fitzgerald. Dans cette perspective, Cantor pourrait développer l’activité de fonds de fonds acquise l’an dernier et dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 600 millions de dollars. Mais Cantor souhaite également co-investir ou accompagner des gérants alternatifs existants ou nouveaux, entre autres dans le secteur des stratégies de crédit.Le tropisme géographique s’explique par la présence de longue date en Asie de Cantor Fitzgerald qui a des bureaux en Chine, en Corée, au Japon, à Hong Kong, à Singapour et en Australie.
Jeux de vases communicants entre OPCVM de droit français. Au mois de mai, l’encours de la catégorie des fonds monétaires a encore progressé de 2,54 % tandis que les actifs sous gestion des fonds actions ont perdu 6,24 %. Avec pour cette famille une constante : tous les catégories sous observation ont vu leur encours diminuer sous le double effet d’une décollecte et d’un marché en baisse. Pour leur part, les fonds d’obligations, ont enregistré une variation globale de l’encours positive – mais faible – avec cependant des résultats sensiblement différents selon la nature des fonds. En chiffres, selon Europerformance (groupe SIX), la catégorie des fonds de trésorerie a progressé au mois de mai de 4,7 milliards d’euros dont 4,663 milliards d’euros pour les seuls monétaires «régulières». Pour les fonds investis en actions, la situation est toute autre : dans l’ensemble, l’encours a fondu de 2,41 milliards d’euros avec des fonds investis sur l’Europe particulièrement touchés. Les sorties nettes ont atteint pour le seul mois de mai 1,23 milliards d’euros, ce qui, en y ajoutant un effet marché de - 5,90 %, fait varier à la baisse les actifs sous gestion de 7,13 %.De leur côté, les fonds investis en actions américaines sont ceux qui ont limités le mieux l’hémorragie : en termes de souscriptions, ils perdent en net 246,08 millions et enregistrent une performance moyenne négative de 0,38 % entrainant une variation négative de l’encours de 3,42 %. Entre ces deux extrêmes, on notera que les fonds actions «Asie/Pacifique» ont subi des sorties nettes de 191,56 millions d’euros entrainant une variation de l’encours de 5,81 % compte tenu de l’effet marché de -3,77 %. Côté fonds obligataires, l’ensemble est parvenu à collecter 149,5 millions d’euros. Pour autant une étude plus précise s’impose : la «petite» catégorie des fonds d’obligations libellés en dollars a vu son encours progresser de 21,01 % avec des entrées nettes de 18,62 millions d’euros et un indice Europerformance en hausse de 9,44 %. A l’inverse, les fonds d’obligations européennes ont perdu 18,44 millions d’euros, ce qui, accentué par un effet marché négatif de 0,70 % - le seul sur le mois pour cette classe d’actifs -, a entrainé une variation de l’encours de 12,48 %. Après des mois difficiles, liés à la crise de la dette souveraine, les fonds d’obligations de la zone euro ont à la fois collecté en net (+272,41 millions) et connu un effet marché positif de 0,17 %. D’où une variation de l’encours de 1,11 %. Enfin, la nature hybride des obligations convertibles n’a pas permis à ces fonds d'éviter des sorties nettes (-192,83 millions). Tous les fonds sont logés à la même enseigne : -129,75 millions pour ceux de la zone euro par exemple ou -58,41 millions pour ceux investis à l’international. Soit des baisses de l’encours de 4,27 % pour les premiers et 6,54 % pour les seconds compte tenu également d’un effet marché de -1,96 % et -3,33 % respectivement.
La société crée une activité dédiée aux solutions d’investissement. Elle détiendra 65% du pôle aux côtés des fondateurs, issus de la banque d’investissement, et vise un encours de 6 milliards d’euros d’ici à 2015. Elle lance par ailleurs une expertise en produits de dette dans l’immobilier.
En dépit des conditions de marché difficiles, l’actif du fonds alternatif londonien de l’ancien directeur général de Man Group, ISAM, a doublé selon le quotidien au cours des douze derniers mois pour atteindre un milliard de dollars. Le fonds aurait recruté Darren Upton, un responsable de la recherche d’AHL, entité de Man Group.
Le sommet prévu les 18 et 19 juin à Los Cabos, au Mexique, au lendemain d’une élection cruciale en Grèce, sera accaparé par les problèmes de la zone euro. Les Européens souhaitent malgré tout que le sujet de la croissance dans les autres économies du monde soit abordé.
Selon des banquiers impliqués dans les discussions cités par le quotidien, la Banque centrale allemande songe à inclure au sein de ses réserves de change des actifs liés au dollar australien comme des obligations. De quoi confirmer le statut de sécurité de la devise face aux turbulences sur le Vieux continent. Des responsables de la Bundesbank ont rencontré ces derniers mois selon le quotidien des interlocuteurs des principales banques australiennes pour évoquer une éventuelle évolution de la stratégie de change. L’intérêt allemand est «très sérieux» selon un banquier. Le quotidien avance que la Bundesbank a commencé à songer à ce mouvement dès 2010.
L’économie hongkongaise pourrait recevoir un coup de pouce de la part de la Chine qui envisage de renforcer le pacte de libre-échange scellé entre les deux territoires, selon le South China Morning Post qui cite des propos de Zhang Xiaoqiang, le directeur adjoint de la Commission chinoise des réformes et du développement. Des mesures qui devraient porter sur les échanges, le commerce et les services financiers.
Une étude d’AllianceBernstein mise sur une croissance annuelle de 13% du marché des fonds indiciels cotés aux Etats-Unis, qui pourrait s’élever à 6.000 milliards de dollars en 2025, contre 1.100 milliards aujourd’hui. Un dynamisme certain, même si cette estimation est inférieure au consensus. Selon l’étude, le rythme annuel de croissance pourrait atteindre 17% si les ETF se montrent capables de faire leur entrée en force sur le marché de l’épargne-retraite «401(k)».
La Chine envisage d’assouplir les restrictions pesant sur les émissions d’obligations à court terme, selon le Wall Street Journal. La loi actuelle en Chine limite la dette obligataire des sociétés à 40% de la valeur de leur actif net, mais en pratique les sociétés AAA sous tutelle de l’Etat sont autorisées à dépasser ce seuil en ne comptabilisant pas les titres de maturité inférieure ou égale à un an. Les autorités envisagent d’élargir cette exception à l’ensemble des sociétés (privées ou sous contrôle de Pékin) notées au moins AA.
Paris Fund Industry, qui rassemble quelque 600 acteurs de la gestion (sociétés de gestion, banques dépositaires, consultants, avocats, fournisseurs de données) basés dans la capitale, a lancé un nouveau portail web. Celui-ci, accessible à l’adresse www.parisfundindustry.com, contient notamment des informations sur le cadre réglementaire applicable en France.
Président de Citigroup de 2009 à 2012, Richard Parsons va rejoindre le conseil d’administration de la banque d’affaires franco-américaine. Sa prise de fonctions est immédiate, a précisé Lazard. Richard Parsons est également conseiller senior pour le compte du fonds de private equity Providence Equity Partners.
Selon Bloomberg, la société d’investissement a déjà sécurisé 2 milliards de dollars d’engagements pour un nouveau fonds baptisé Carlyle Partners VI. L’objectif final de 10 milliards de dollars est visé. Pour susciter l’intérêt des investisseurs, Carlyle aurait consenti des baisses de commissions.