Pour la première fois, le secteur va connaître en 2008 et 2009 deux années consécutives de contraction de ses revenus avec respectivement -4,4% et -16,3% de chute, selon Gartner. Toutefois la gestion serrée des stocks menée jusqu’ici devrait favoriser un redémarrage rapide dès 2010.
La Banque centrale européenne (BCE) envisage de réduire le taux de facilité de dépôt au jour le jour, celui auquel elle rémunère les dépôts des banques, avec pour objectif de stimuler le crédit interbancaire, a déclaré son président, Jean-Claude Trichet. Les banques ont considérablement augmenté leurs dépôts au jour le jour auprès de la BCE ces derniers mois, préférant confier à la banque centrale des capitaux destinés en temps normal à être prêtés à d’autres banques.
Selon la sixième enquête qualitative réalisée par le cabinet IEM-Finance à la demande de l’Agence France Trésor (AFT), la banque française est la plus féquemment citée comme principal partenaire des investisseurs clients des Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT) sur le marché des valeurs du Trésor français. BNP Paribas précède Société Générale, Barclays Capital, Calyon, JPMorgan et HSBC, ces deux derniers étant ex aequo. JPMorgan fait son entrée dans la liste des cinq premiers à la place d’ABN Amro. Barclays Capital est en tête de la liste des cinq principaux partenaires des sondés sur le marché de taux en général.
Pour l’association des constructeurs européens d’automobile (ACEA), c’est la première fois depuis 1999 que les immatriculations marquent un tel plongeon. En Europe occidentale (UE plus AELE moins Malte et Chypre), les immatriculations de voitures neuves ont dévissé de 26% à 854.698 véhicules. En France, le recul est moins marqué, même si les immatriculations ressortent en baisse de 14,1% d’une année sur l’autre.
« 2008 sera «une mauvaise année» en termes de résultats pour le groupe Caisse d’Epargne et sa Caisse nationale pourrait «être dans le rouge», annonce la direction du groupe bancaire mutualiste dans un entretien publié mardi par Le Parisien. »
Les dirigeants de l’Union européenne ont conclu le vendredi 12 décembre 2008 un accord sur le paquet Energie. Crédit Agricole Cheuvreux évalue le coût global de la contrainte carbone telle qu’annoncée par le Conseil européen à 360 millions d’euros, (hors compagnies aériennes), soit une réduction de près de 100 millions par rapport à l’estimation que le bureau de recherche faisait du coût de la proposition initiale de la Commission et du Parlement européens.
L’indice PMI manufacturier de la zone euro est tombé à un nouveau plus bas historique en décembre, tout en ressortant légèrement supérieur aux attentes des économistes, selon l’estimation flash de Markit. L’indice ressort à 34,5 contre 35,6 en novembre et une prévision moyenne de 34,3 des spécialistes interrogés par Reuters.
L’excédent commercial de la Chine dépassera cette année la barre des 280 milliards de dollars, établissant un nouveau record annuel malgré le ralentissement économique, a estimé mardi la Commission nationale du développpement et de la réforme. Ce pronostic de l’organisme officiel de projection implique pour décembre un surplus d’au moins 24 milliards de dollars. Cela signifierait que la Chine deviendrait le premier exportateur mondial, devant l’actuel numéro un, l’Allemagne.
CLSA, maison de courtage centrée sur l’Asie détenue à 65% par Crédit agricole, prévoit de supprimer le nombre de postes dédiés au secteur des hedge funds et de développer ses activités en Chine où elle a obtenu cette année une licence.
L’action Prisa bondit de 6,64% à la Bourse de Madrid alors qu’une station de radio espagnole annonce que le groupe de média est sur le point de vendre sa filiale de télévision payante Digital+ à Telefonica et Vivendi pour 2,3 milliards d’euros.
L’activité dans le secteur privé français s’est contractée pour le septième mois d’affilée en décembre et à un rythme record, selon les indices PMI flash publiés mardi par Markit/CDAF. L’indice flash composite a reculé à un nouveau plus bas de 38,4 contre 41,2 en novembre.
Le groupe européen d’aéronautique et de défense indique que la division Avions de transport militaire, en charge du développement de l’A400M, «sera intégrée» à Airbus. MTAD (Military Transport Aircraft Division, ndlr) deviendra le pôle militaire d’Airbus, sous le nom d’Airbus Military. Ce pôle conservera ses capacités actuelles de conception et certification d’avions, d’intégration des systèmes de mission des avions militaires, et opèrera la chaîne d’assemblage final de l’A400M.» Parallèlement, l’entreprise entend mettre en place une coordination de la division spatiale, Astrium, avec celle chargée du pilotage des activités de défense et de sécurité. François Auque, actuel directeur général d’Astrium, «coordonnera personnellement» les activités de défense, sécurité et espace.
Sous le coup d’une forte baisse des prix de l'énergie, le taux d’inflation en France a reculé à 1,6% en novembre, son plus bas niveau depuis 14 mois, mais les économistes doutent de son effet sur le pouvoir d’achat alors que se confirme la dégradation du marché du travail. La publication des chiffres de l’inflation a coïncidé avec l’annonce par l’Insee de 36.600 destructions d’emplois dans les secteurs concurrentiels au troisième trimestre, dont 47.000 dans les secteurs principalement marchands (hors agriculture et emploi public). L’emploi salarié a ainsi reculé de 0,3% par rapport au deuxième trimestre, au lieu de -0,1% initialement annoncé.
La dégradation de la conjoncture économique et les ventes forcées de certains opérateurs conduiront à un nouvel écartement des marges. Après une fin d’année très dynamique, le marché primaire obligataire sera plus que jamais dépendant des conditions de marché.
Quand on lui demandait pourquoi il avait nommé comme premier président de la SEC Joseph Kennedy, expert en hautes et basses spéculations, Franklin Roosevelt répondait: «Il m’en fallait un de cette sorte pour attraper les autres.» De fait, le père du futur président assassiné allait faire remettre de l’ordre sur un marché dont il connaissait toutes les roueries. Hélas, ce temps n’est plus. Si l’affaire Madoff est un désastre pour l’industrie de la gestion, elle achève de déconsidérer cette tour de contrôle du marché. Pour rater un éléphant de cette taille s’ébrouant dans le corridor, il faut croire soit qu’elle est désormais peuplée d’enfants de chœur, soit déplorer sa malchance inouïe, soit admettre que son exceptionnel talent à regarder ailleurs, alors qu’elle a été plusieurs fois, et de sources variées, mise en garde sur le caractère anormal des performances affichées par Bernard Madoff, est suspect. Faut-il y voir l’effet d’une complaisance inavouée à l’égard d’un ancien président du Nasdaq que ses compétences et son entregent avaient mis dans les petits papiers du régulateur? Faut-il redouter pis? Quoi qu’il en soit, les investisseurs du monde entier, qu’ils aient ou non fait les frais de cette déconfiture, constatent que la première Place du monde dispose d’un système de régulation digne des meilleures années de la rue Quincampoix. Le tandem Obama-Geithner n’a pas de chantier de reconstruction plus important ni plus urgent.