Les fonds souverains, des investisseurs comme les autres ? Sûrement pas aux yeux de nos lecteurs, qui sont 83 % à estimer que leur logique est extra-financière et qu’il convient donc de mieux les surveiller. Reste à savoir si les propositions somme toute modérées de la Commission européenne sont à la hauteur d’un enjeu qui dépasse les frontières des Vingt-Sept.
L’association souhaite que l'instance de contrôle qui pourrait naître d’une fusion de l’Acam et de la Commission bancaire comprenne un pôle assuranciel
Une fusion de l’instance de contrôle des assureurs avec la Commission bancaire, comme l’a proposée Christine Lagarde, permettrait d’être plus efficace, juge l’association des mutuelles. Elle plaide toutefois pour un traitement spécial des assureurs pour éviter une mainmise des banques.
Remis au goût du jour par la crise financière, le risque de liquidité et sa surveillance n’appellent pas encore de réponses définitives de la part des régulateurs. « Les améliorations possibles sont, pour l’essentiel, du ressort du domaine privé », juge la dernière livraison de la Revue de stabilité financière de la Banque de France (BdF). Si ses auteurs plaident pour une standardisation d’instruments financiers comme la titrisation, ils s’interrogent encore sur la valeur d’un renforcement des exigences réglementaires de liquidité par rapport aux exigences de fonds propres. « Dans le nouveau monde de la valorisation en valeur de marché, la distinction entre liquidité et solvabilité devient progressivement inopérante », estime ainsi la direction de la stabilité financière de la BdF. « Il faudra probablement du temps pour tirer de manière appropriée toutes les leçons des turbulences actuelles », conclut-elle. Ou pour le dire à la manière de Jaime Caruana, directeur du département des marchés de capitaux internationaux au Fonds monétaire international (FMI), lors d’un colloque hier à Paris : « Nous vivons à une époque où les conditions de liquidité tendues vont être la règle pour un moment. »
Remis au goût du jour par la crise financière, le risque de liquidité et sa surveillance n’appellent pas encore de réponses définitives de la part des régulateurs. « Les améliorations possibles sont, pour l’essentiel, du ressort du domaine privé », juge la dernière livraison de la Revue de stabilité financière de la Banque de France (BdF). Si ses auteurs plaident pour une standardisation d’instruments financiers comme la titrisation, ils s’interrogent encore sur la valeur d’un renforcement des exigences réglementaires de liquidité par rapport aux exigences de fonds propres. « Dans le nouveau monde de la valorisation en valeur de marché, la distinction entre liquidité et solvabilité devient progressivement inopérante », estime ainsi la direction de la stabilité financière de la BdF. « Il faudra probablement du temps pour tirer de manière appropriée toutes les leçons des turbulences actuelles », conclut-elle. Ou pour le dire à la manière de Jaime Caruana, directeur du département des marchés de capitaux internationaux au Fonds monétaire international (FMI), lors d’un colloque hier à Paris : « Nous vivons à une époque où les conditions de liquidité tendues vont être la règle pour un moment. »
L’association souhaite que l'instance de contrôle qui pourrait naître d’une fusion de l’Acam et de la Commission bancaire comprenne un pôle assuranciel
Une fusion de l’instance de contrôle des assureurs avec la Commission bancaire, comme l’a proposée Christine Lagarde, permettrait d’être plus efficace, juge l’association des mutuelles. Elle plaide toutefois pour un traitement spécial des assureurs pour éviter une mainmise des banques.
Les fonds souverains, des investisseurs comme les autres ? Sûrement pas aux yeux de nos lecteurs, qui sont 83 % à estimer que leur logique est extra-financière et qu’il convient donc de mieux les surveiller. Reste à savoir si les propositions somme toute modérées de la Commission européenne sont à la hauteur d’un enjeu qui dépasse les frontières des Vingt-Sept.
Les craintes de Ben Bernanke sur l'économie américaine paraissent justifiées au vu des mauvaises statistiques. Alors que le président de la Fed dit s’attendre à ce que le marché immobilier continue à peser sur l’économie, le département du Commerce a publié hier un ralentissement des ventes de maisons neuves de 2,8 % en rythme annualisé avec 588.000 unités, la plus forte baisse depuis février 1995. De plus, le secteur manufacturier donne des signes inquiétants. Les commandes de biens durables, qui avaient inespérément bondi de 4,4 % en décembre, se sont repliées de 5,3 % en janvier, la plus forte chute des cinq derniers mois, contre un consensus de -4 %. Hors équipements de transport, les carnets d’ordres, attendus en recul de 1,4 %, se sont affaissés de 1,6 %, ce qui indique que le ralentissement de la demande pousse les entreprises à freiner les dépenses.
Le fonds souverain ICD propose environ 3 milliards d’euros aux actionnaires du groupe immobilier lesté de 9 milliards de dette. Le paiement se fera en actions ou via des instruments financiers. Une offre sur Foncière Lyonnaise, filiale à 85 % de Colonial, devrait suivre.
Dans un entretien à L’Agefi, Jean-François Cirelli, PDG de Gaz de France, évoque les résultats 2007, les perspectives et les grands chantiers du groupe.
D’après le journal, le groupe chercherait un acheteur pour son site du Pont-de-Claix (Isère), spécialisé dans la fabrication d’isocyanates. Le PDG de Rhodia, Jean-Pierre Clamadieu, a « organisé des visites de l’usine avec cinq repreneurs potentiels », affirme la CGT du groupe, qui dénonce la mise en vente d’un « site historique», qui a été fondé par l’entreprise Progil pendant la Première Guerre mondiale.
Selon des données de Thomson Financial citées par le quotidien britannique, des opérations d’introduction en Bourse pour un montant total de 21 milliards de dollars ont été annulées ou retardées au cours des deux premiers mois de l’année 2008 dans le monde. Soit tout de même deux fois plus que le montant concernant les opérations réussies. Le montant d’échecs est le plus important jamais observé par Thomson Financial pour un début d’année, signe supplémentaire du manque cruel d’appétit des investisseurs sur fond de crise du marché de crédit. Les deux premiers mois de l’année passée avaient constitué le plus actif début d’année jamais enregistré.