Jean-Rémy Roulet, qui est à la fois président du GIP suisse et responsable d'un fonds de pension, revient pour Newsmanagers sur la façon dont sont gérées les capitaux des investisseurs institutionnels en Suisse et sur la naturelle ouverture à l'international de leurs investissements. Dans ce cadre, le responsable apprécierait de pouvoir confronter les gérants actifs de différentes sociétés de gestion ayant le monde pour univers d'investissement...
Dans un environnement où l’indice d’actions CSI 300 a accusé une perte de 12,5 %, le portefeuille du fonds chinois de la Sécurité sociael (NCSSF) a affiché une performance de 4,23 % en 2010 contre 16,12 % pour 2009. Ce résultat s’avère néanmoins supérieur aux 3,3 % de hausse de l’indice des prix, grâce -d’après Z-Ben Advisors- aux mandats à l'étranger, à l’obligataire et au numéraire.Cela posé, l’encours s’est accru sur un an à 856,7 milliards de yuans fin décembre contre 776,7 milliards, dont 41,1 % sous forme de mandats (contre 46,6 %) et 497,8 milliards d’investissements directs. La hausse de 10,3 % des actifs sous gestion provient pour une part des 4,23 % de performance et pour le reliquat d’injections de capitaux et de transferts en provenance notamment du ministère des Finances et des entreprises nationalisées.
Nancy Utterback (ex European Credit Management) et Alessandro Rovelli (ex Deutsche Bank) ont été recrutés comme analystes crédit dans l'équipe obligations d’entreprises d’Aviva Investors.La première sera chargée de parachever l’intégration de l'équipe de recherche offshore basée à Bombay. Elle sera responsable du processus de recherche sur le crédit tout en couvrant les secteurs des TMT (télécoms, médias, technologie) et de la consommation.Quant à Alessandro Rovelli, il sera chargé des secteurs industriel et utilities.
La valeur du F&C Commercial Property Trust s’est accrue de 12,98 millions de livres au premier trimestre, a indiqué la société dans un communiqué. Au 31 mars dernier, le portefeuille du fonds s’inscrivait ainsi à 851,28 millions de livres.
Dans un entretien aux Echos, le directeur général délégué de Lazard en France, Matthieu Pigasse, estime que Lazard se porte bien. «Les faits le prouvent. Nous avons surmonté la disparition de Bruce Wasserstein et passé la crise avec succès, grâce à la force de notre «business model», à l’impulsion déterminante de Ken Jacobs et à l'énergie jamais démentie de Bruno Roger. Le nouveau Lazard est un Lazard de conquête, avec une nouvelle équipe et une nouvelle culture. Nous avons recruté à l’extérieur et promu des associés en interne. Nous renforçons notre réseau partout dans le monde, et notamment en Chine», explique Matthieu Pigasse.
L'équipe d’administrateurs qui a accompagné les premiers pas du Fonds stratégique d’investissement (FSI) depuis sa création en novembre2008 arrive au bout de sa mission, rapporte Les Echos. Les sept membres du conseil d’administration de la filiale de la CDC, qui ont hérité d’un mandat renouvelable de trois années civiles, se retrouveront le 31 mai pour préparer l’avenir. Le renouvellement du mandat des deux représentants de la CDC d’une part, et de ceux de l’Etat d’autre part, ne semble pas faire de doute. Les deux administrateurs indépendants, Patricia Barbizet, directrice générale d’Artémis, le holding patrimonial de François Pinault, et Denis Kessler, président-directeur général de la compagnie de réassurance SCOR, ont aussi exprimé leur intention de continuer d’accompagner le développement du FSI. En revanche, Xavier Fontanet, actuel président d’Essilor, veut passer la main.
Avec l’arrivée de Sébastien Thomas, (ex Invest AM, ex Olympia Capital Management), la succursale de Paris de Pictet & Cie Europe compte fournir à sa clientèle un service supplémentaire en la dotant d’un interlocuteur en mesure de l’informer du sentiment en matière d’allocation d’actifs des équipes de Pictet Asset Management basées à Genève. Un second recrutement a par ailleurs été finalisé pour renforcer, en juillet, l'équipe commerciale de Paris.
Comme l’a souligné tout récemment à Istanbul Sergio Albarelli, senior director Southern Europe & Benelux, qui coiffe également la France, Franklin Templeton Investments cible prioritairement les investisseurs institutionnels de tout premier plan en France. Des clients potentiels considérés comme extrêmement sophistiqués, comme la société américaine peut le constater par les renseignements qui sont demandés dans les appels d’offres. L’implantation parisienne, qui gère «plus de 4 milliards de dollars» selon son directeur général Dominique de Préneuf, se targue de travailler déjà avec tous les acteurs de cette catégorie, notamment avec le FRR (qui représente environ un bon tiers des encours), et les banques privées, le reliquat se répartissant entre CGPI, produits structurés et fonds de fonds.D’ores et déjà, il est prévu que l'équipe commerciale d’une douzaine de personnes, sur un effectif de dix-huit, sera renforcée au moins par le recrutement d’un spécialiste de la clientèle institutionnelle, sans qu’il faille pour autant exclure l’embauche ultérieure d’autres membres pour muscler la force de vente.
NYSE Euronext a annoncé qu’Amundi a fait admettre à la cotation sur la plate-forme parisienne les ETF Amundi ETF MSCI EM Asia B (code Isin : FR0011018316) et Amundi ETF MSCI EM Latin America B (FR0011018324). Tous deux chargés à 0,45 %, ils répliquent respectivement les indices MSCI Emerging Markets ASIA et MSCI Emerging Markets Latam.Avec ces nouveaux produits de droit français, NYSE Euronext cote désormais 649 fois 557 ETF en Europe. Depuis le début de l’année, les plates-formes européennes de l’entreprise de marché ont enregistré 108 introductions correspondant à 82 ETF.
Au mois d’avril, dans un contexte de hausse des marchés actions et des marchés de matières premières parallèlement à une forte baisse du dollar, toutes les stratégies alternatives ont progressé, selon les données communiquées par l’Edhec-Risk Institute.Le meilleur résultat a été enregistré par les stratégies CTA Global, avec un gain de 3,82%. En revanche, les stratégies d’arbitrage de convertibles ont eu quelques difficultés malgré les bons résultats des obligations convertibles (+2,68%) et ont terminé le mois sur un gain modeste de 0,12%.Les stratégies equity Market Neutral ont dégagé un rendement de 0,97%, l’ensemble des stratégies actions affichant de bonnes dispositions à l’instar des stratégies évenementielles (+1,19%) ou du long/short equity (+1,35%).
Avec 30 milliards de dollars d’encours et une équipe de 80 professionnels de l’investissement (gérants de portefeuille et analystes), le pôle local asset management de Franklin Templeton dont Stephen H. Dover est le CIO international regroupe des produits gérés et distribués localement par des filiales ou des coentreprises en Corée du Sud, au Brésil, en Chine, en Inde, au Vietnam, en Malaisie et dans les Emirats arabes unis (Dubaï), sans oublier le Canada et le Japon.Le manager a aussi indiqué lors d’un séminaire à Istanbul, qu’il étudie d'éventuelles implantations par exemple en Europe orientale, au Mexique, en Australie et en Turquie, mais toujours selon le même schéma, avec des équipes de gestion locales autonomes, alors que les concurrents ont tendance à privilégier leurs fonds internationaux.Cela posé, les meilleures idées de cet ensemble de gérants «growth» sont reprise dans une stratégie mondiale qui pèse environ 100 millions de dollars, dont un compartiment luxembourgeois (Franklin World Perspectives Fund) de 52,2 millions de dollars (fin avril) géré justement par Stephen Dover.Une approche très sélective des marchés «frontières"Néanmoins, les fonds de marchés dits «frontières» sont pour leur part du ressort du groupe marchés émergents (55 milliards de dollars) que dirige Mark Mobius. Et Carlos von Hardenberg, responsable pays pour la Turquie, est plus particulièrement chargé du compartiment Templeton Frontier Markets Fund, qui pesait fin avril environ 1,16 milliard de dollars.Il s’agit d’un produit de sélection de valeurs avec 5 gérants assistés d’une quarantaine d’analystes qui ont constitué un portefeuille de 115 titres actuellement, avec un ratio cours/bénéfice de seulement 8,7 contre 16 pour l’indice MSCI Frontier Markets. L'équipe a pour principe de ne pas se fonder sur la recherche extérieure, notamment locale, parce qu’elle n’est clairement pas fiable. Les favoris sont actuellement le Kazakhstan, l’Ukraine et le Nigeria, voire le Kenya, alors que les titres égyptiens ont été revendus, vu les circonstances.Plusieurs pays sont consciencieusement évités. Il s’agit notamment du Venezuela, pour d'évidentes raisons d’instabilité, de la Mongolie, à cause des pratiques comptables incertaines, du Bangladesh, dont la réglementation ne satisfait pas aux exigences de Franklin Templeton (notamment avec l’obligation d’avoir des commissaires aux comptes locaux), du Koweit, un marché très spéculatif, ainsi que de l’Angola et de la Libye, qui n’ont pas de Bourse.En tout état de cause, Carlos von Hardenberg, les souscripteurs devraient avoir un horizon de placement d’au moins cinq ans. Et le gestionnaire veillera à ce que les encours n’augmentent pas trop fortement et trop rapidement.
« Notre soucis est de renforcer des classes d’actifs aujourd’hui faiblement représentées dans notre gestion comme les obligations convertibles et l’alternatif. Nous parlons d’ailleurs plutôt de gestions décorrélées pour éviter de rentrer dans les schémas complexes de type fonds de fonds », analyse Georges Caubel, trésorier du Crédit agricole Aquitaine. La banque s’attache désormais à des stratégies à la fois plus lisibles et plus liquides. Cependant, le seul paramètre que la crise a vraiment modifié concerne la partie fonds alternatifs de son portefeuille qui en était autrefois, une composante forte. La caisse exprime aussi de façon ponctuelle, des intérêts sur des produits structurés de type EMTN avec participation à la hausse d’un indice action ou d’un panier de valeurs. En termes de rendement pour 2011, la caisse s’attend à Eonia + 50 point de base sur la globalité du portefeuille. Si la caisse n’entérine pas encore Bâle III dans sa gestion, Georges Caubel admet cependant : « Nous allons procéder à une adaptation graduelle de la règlementation et nous avons commencé à regarder les covered bonds mais l’actualité ne nous incite pas vraiment à aller aujourd’hui vers les titres d’Etat ». Car la banque est dynamique et travaille hors Amundi, avec une dizaine de contreparties parmi lesquelles se trouvent de petites sociétés comme Metropole Gestion ou de très grandes comme Robeco et Deutsche Bank. « A travers leurs compétences, actions ou gestions décorrélantes, nous cherchons à compléter l’offre groupe pour ne pas être prisonniers d’une gamme », observe Georges Caubel.
La caisse régionale a une gestion orientée sur le rendement. Déjà investie sur le crédit, elle est aussi très exposée sur les actions. Xavier Cibois, responsable de la gestion des actifs financiers et immobiliers, expose cette stratégie: «Nous faisons jouer les timing sur Solvency 2 pour investir encore sur les small caps, les convertibles mais aussi pour rechercher des obligations sur le thème du haut rendement». La caisse tient pourtant compte de la nouvelle règlementation car après avoir pris des bénéfices, elle s’est petit à petit, allégée d’un certain nombre de positions en désinvestissant sur la gestion alternative et un certain nombre de risques crédit qui avait très bien performé mais qui ont été revendu dans le cadre de Solvency 2. «Aujourd’hui, notre caisse couvre ses besoins en SCR plusieurs fois, souligne Xavier Cibois. Cela dit, nous allons être côtés et par le jeu de la consolidation des comptes du groupe, nous allons entrer dans un esprit groupe et si on nous demande de réduire la voilure, on le fera car l’approche groupe sera plus forte». En dehors de Groupama Asset Managment, la caisse Centre-Manche travaille avec d’autres sociétés de gestion, mais en nombre réduit qu’elle sélectionne d’abord par le produit et ensuite, en s’appuyant sur les critères classiques de la taille, la réputation ou la notation. «J’ai beaucoup réduit la voilure du nombre de sociétés de gestion, explique Xavier Cibois. Quand on a fusionné avec la caisse du Maine-Eure et Loire et Normandie, on avait une quarantaine de sociétés de gestion car chacun avait sa propre diversification et c'était ingérable».
Dans son discours de clôture des célébrations du centenaire de L’Agefi, Christine Lagarde a insisté sur le défi posé aux pays du G20 par le développement du «shadow banking». La ministre de l’Economie veut faire «la lumière» sur le secteur peu ou pas régulé.
L'application des décisions du G20 doit faire l'objet d'une surveillance particulière, selon les intervenants du débat organisé le 19 mai par « L'Agefi »
La société d’investissement aurait décidé de retirer son offre de rachat sur les activités routières d’Aviva, RAC, valorisées à un milliard de livres (1,15 milliard d’euros) selon le quotidien. En effet, Bain Capital aurait fait une offre inférieure à celles de ses concurrents, Carlyle, Clayton Dubilier & Rice et BC Partners, qui seraient toujours en course.
La dette grecque ne devrait pas conduire à un effet domino de contagion aux autres pays de la zone euro dans la mesure où les problèmes qui gangrènent le Portugal sont d’une autre nature, a indiqué le Gouverneur de la banque de France au quotidien japonais. Christian Noyer a également estimé qu’une restructuration de la dette grecque avec des coupes dans le principal n’était pas la solution.
Le conseil d’administration du Fonds stratégique d’investissement se réunit le 31 mai pour «préparer l’avenir», et notamment le renouvellement des mandats de ses membres. Des trois indépendants, Patricia Barbizet et Denis Kessler souhaiteraient «poursuivre l’aventure», mais pas Xavier Fontanet, du fait de son départ d’Essilor. «Plusieurs grands patrons de sociétés du CAC 40 seraiententrés dans un processus de sélection pour lui succéder» selon le quotidien.
Le directeur général du London Stock Exchange (LSE) s’est félicité de la décision prise par l’opérateur boursier canadien TMX de rejeter la proposition de rachat formulée par un consortium canadien et de poursuivre avec son offre de 3 milliards de dollars. «Notre offre est solide et nous avons mis plus de six mois pour étudier les aspects juridiques et réglementaires avant d’annoncer notre proposition », a souligné Xavier Rolet à Reuters.
Contesté par son actionnaire de référence, Apax Partners, le PDG du groupe Altran devrait conserver la majorité des voix au conseil d’administration qui statuera sur son avenir. Selon le Journal du Dimanche, les nominations des trois nouveaux administrateurs qu’il proposait ont été acceptées. «Apax a donc renoncé à prendre le contrôle du conseil», écrit le journal.
Hana Financial Group et Lone Star seraient disposés à poursuivre au-delà du 24 mai, date-limite qu’ils s’étaient fixés, les négociations portant sur des points de détail de l’acquisition par le groupe financier sud-coréen de la part majoritaire détenue par le fonds texan au capital de Korea Exchange Bank. Les autorités sud-coréennes ont repoussé le 12 mai une décision concernant l’approbation de cette transaction.