La société de capital-investissement Antin Infrastructure Partners a annoncé mercredi détenir 30,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 31 décembre 2022, représentant une hausse de 34,9% sur un an et de 5,6% par rapport au 30 septembre 2022. Les actifs sous gestion rémunérés représentaient 19,1 milliards d’euros à fin décembre, en hausse de 38,4% sur un an et de 17,3% par rapport au 30 septembre 2022, a indiqué Antin dans un communiqué. La société a précisé que ses investissements s'étaient élevés à 2,9 milliards d’euros au cours de la période de 12 mois close le 31 décembre. Sur la période, les levées de fonds ont totalisé 8,2 milliards d’euros. «Tous les fonds ont continué à réaliser des performances conformes ou supérieures au plan», a souligné Antin. La société publiera ses résultats annuels complets le 23 mars prochain
Grégoire Tournant, l’ex-directeur des investissements de la gamme de fonds structurés Structured Alpha d’Allianz SE, poursuivi pour fraude, complot et obstruction aux Etats-Unis dans l’affaire visant ces mêmes fonds, a demandé à un juge américain de classer les poursuites à son encontre, rapporte Reuters. Inculpé en mai dernier, il avait plaidé non coupable et son procès est programmé au 5 février 2024. Selon l’agence, Grégoire Tournant a fait cette demande d’abandon de poursuites lundi en arguant que ses anciens avocats du cabinet Sullivan & Cromwell avaient changé de camp en se plaçant du côté d’Allianz, qui est aussi un de leurs clients. Il accuse le cabinet d’avocats d’aider Allianz à faire de lui un bouc émissaire dans l’affaire des fonds Structured Alpha après que la société allemande a décidé de coopérer avec les procureurs. En mai 2022, l’assureur a transigé avec le ministère américain de la Justice et la Securities and Exchange Commission (SEC),acceptant de payer 6 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) pour solder les litiges liés à cette affaire. Aussi sa gestion d’actifs a-t-elle été bannie du territoire américain pour une durée de dix ans, l’obligeant à transférer ses actifs à Voya IM. Les fonds Structured Alpha avaient été vendus par l’une de ses filiales de gestion d’actifs aux Etats-Unis, Allianz Global Investors US, et avaient collecté 11 milliards de dollars à fin 2019. Ces produits structurés, exposés aux variations de l’indice S&P 500 et de la dette d’Etat américaine, avaient perdu plus de sept milliards de dollars en raison de la volatilité liée au Covid-19 sur les marchés en février et mars 2020. La justice américaine a accusé la filiale d’Allianz d’avoir trompé des investisseurs, notamment des fonds de pension, en minimisant les risques auxquels ils pouvaient être exposés à travers les fonds Structured Alpha et de lacunes importantes dans sa surveillance des fonds concernés.
La société de gestion américaine BlackRock et le néo-broker néerlandais Bux ont annoncé, ce mardi, le lancement de plans d’épargne pouvant être investis en fonds indiciels cotés (ETF) de BlackRock iShares pour les épargnants européens de huit pays.
Xtrackers, le producteur de fonds indiciels cotés de DWS, a annoncé ce 31 janvier le lancement de ses sept premiers ETF alignés sur les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Dénommés Xtrackers MSCI Global SDG Ucits ETF, cette gamme est construite sur la base de l’indice MSCI ACWI Investable Market, etcouvrira des entreprises de toutes tailles, dans 23 marchés développés et 24 marchés émergents.
La société de capital investissement 123 IM franchit une nouvelle étape de son histoire. Fondée en 2000 par trois associés en vue de commercialiser auprès des particuliers des solutions de capital venture (123 IM s’appelait 123 Venture jusqu’en 2017) qui leur donnaient accès à des petites sociétés non cotées, elle a décidé d’ouvrir son capital à de nouveaux actionnaires. Deux single family office signent donc leur arrivée. Il s’agit de Celeste Management, le family office de la famille Louis-Dreyfus basé à Genève, et Spice Capital, celui de la famille Ducros (la marque d’épices) basé à Londres. Entre aussi au capital l’entrepreneur français Jean-Philippe Cartier (H8 Invest) ainsi que d’autres petits investisseurs restés anonymes. A eux tous, ils détiendront 25% du capital. 123 IM était jusqu’à présent détenu à 100% par ses trois associés, ses salariés et des actionnaires privés non opérationnels. Un des trois associés d’origine, Richard Allanic, est décédé en 2011 et sa participation est revenue à ses enfants qui sortent aujourd’hui du capital. Olivier Goy, associé depuis l’origine et connu pour être aussi le fondateur d’October (ex-Lendix) reste au capital au côté de Xavier Anthonioz, le président du directoire. La part des salariés est passée, quant à elle, d’une dizaine de pourcents à 25%, une façon d’assurer le passage de relais aux générations futures. Xavier Anthonioz veut ainsi donner une chance à 123 IM, qui gère 1,3 milliard d’euros aujourd’hui, de doubler de taille d’ici 5 ans. «Aujourd’hui, on sent bien que le marché s’accélère et il faut qu’on se donne les moyens d’accélérer aussi», explique-t-il. L’idée est de profiter de l’orientation des flux de collecte du private equity des institutionnels vers les particuliers. «Nous nous considérons comme les précurseurs dans la démocratisation du private equity vers la clientèle des particuliers», revendique-t-il. Pas étonnant dès lors qu’il regarde avec circonspection ses concurrents, ou nouveaux concurrents de type Altaroc ou Moonfare, dire qu’ils se lancent dans le private equity à destination du retail. «Je suis toujours amusé de lire partout que la démocratisation du private equity commence, alors qu’on le fait depuis 20 ans! A ce titre, nous sommes trèsfiers des 2,5 milliards d’euros collectés auprès des investisseurs privés depuis l’origine ». La société vise donc à la fois une croissance organique, par la diversification de ses activités, mais aussi une croissance externe. Elle l’a fait ces dernières années en rachetant par exemple Lendosphere, une plateforme de financement participatif de la transition énergétique. Elle compte aussi investir pour moderniser ses outils digitaux et lancer une nouvelle plateforme de distribution numérique B2B2C auprès des conseillers financiers et des banques privées.
Chris Tyrer, le responsable des institutionnels et de l’Europe de Fidelity Digital Assets, annonce son départ sur Linked-In après quatre ans passés dans la société. «En tant que premier employé britannique, j’ai rejoint l’entreprise avec pour mission de mettre en place et de diriger l’activité internationale. J’ai ensuite assumé des responsabilités supplémentaires en tant que président de Fidelity Digital Asset Management avant de diriger notre offre institutionnelle», commente-t-il sur le réseau social. Chris Tyler a notamment contribué au lancement de Fidelity Crypto.
A contre-courant du mouvement actuel, La Financière Responsable a fait évoluer la classification des FCP LFR Euro Développement Durable ISR et LFR Inclusion Responsable ISR, d’article 8 en article 9 SFDR. Ainsi, les deux FCP ont adopté un objectif commun de 100 % d’investissement durable dans des émetteurs systématiquement analysés sur chacune des 3 dimensions environnementale, sociale, et de gouvernance, à partir de mesures et d’indicateurs traçables. En 2021, La Financière Responsable avait choisi de classer dans un premier temps ses fonds labellisés ISR sous la catégorie article 8 du règlement SFDR. «Cette décision s’expliquait par la volonté de prendre le temps et la mesure de la nouvelle réglementation SFDR et de ses implications dans notre processus de gestion et de nos outils», explique un communiqué.
Le régulateur européen des marchés financiers Esma a lancé, mardi 31 janvier, une consultation publique sur la révision de la méthodologie des scénarios de stress tests des fonds monétaires. Cette consultation survient à la suite des turbulences observées sur les marchés financiers en mars 2020 en raison du Covid-19. L’Esma s’intéresse au niveau de liquidité des actifs détenus en portefeuille par les fonds monétaires et les conséquences d’éventuels chocs systémiques macro-économiques sur l’économie. La consultation publique du régulateur européen suggère la révision du scénario de stress test de liquidité afin de mieux prendre en compte le lien entre la liquidité des fonds monétaires et les pressions liées aux demandes de rachat des investisseurs. Des modifications du scénario de stress test macro-économique sont également envisagées par l’Esma dans l’optique de mieux appréhender l’impact macro-prudentiel sur les fonds monétaires. La consultation évoque en outre l’établissement d’un potentiel scénario de risque climat pour tester la robustesse des fonds monétaires sur cet aspect. Les parties prenantes ont jusqu’au 28 avril pour envoyer leurs réponses à l’Esma. Un rapport définitif sera produit au cours du quatrième trimestre 2023.
L’industrie des fonds luxembourgeois va essayer d’oublier l’exercice 2022. Selon les données de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), les encours sous gestion ont fondu de 831 milliards d’euros sur douze mois, soit 14,18% des 5.859,5 milliards d’euros sous gestion à fin 2021. Sur le mois de décembre, la baisse constatée s'élève à 137,9 milliards d’euros, malgré une collecte nette positive de 7,7 milliards.
Julius Baer a annoncé ce 30 janvier la nomination de Sacha Bodenehr comme directeur de marché et responsable du bureau de Genève. Il travaille pour la banque suisse depuis vingt ans, et a déjà occupé les fonctions de directeur de cabinet du directeur général. Par le passé, il a travaillé chez Banque Ferrier Lullin & Cie.
Le gestionnaire d’actifs britannique M&G Investments a ajouté Julien Mancini à son équipe de distribution en France. En tant que responsable distribution, il sera chargé dedévelopper la clientèle des banques privées et de détail, des family offices et des conseillers financiers indépendants pour la région Sud-Ouest. Il sera basé à Paris et évoluera sous les ordres d’Adrien Barbanchon, directeur commercial distribution pour la France. Julien Mancini a auparavant travaillé chez CIC et Pictet sur des postes de conseils en gestion de patrimoine et d’analyse fiscale. Il a également fait partie de l'équipe de ventes de Scor Investment Partners et d’Allianz Global Investors.
La société de gestion française Idam va fusionner deux fonds actions afin de rationaliser sa gamme selon une lettre aux investisseurs consultée par NewsManagers. Le fonds Idam Asia Multicaps va ainsi être absorbé par le fonds Idam Phia World le 7 février prochain. Le fonds Idam Asia Multicaps était auparavant dénommé Idam Small Asia. Ce changement de dénomination était survenu fin décembre 2021 à l’occasion de la modification de l’univers d’investissement du fonds.
Initiative clé du plan de la Commission européenne pour relancer l’Union des marchés de capitaux, le registre Esap ne devrait pas être opérationnel avant 2027.
Le gérant de non-coté Ardian a annoncé ce 31 janvier l’ouverture d’un bureau à Abu Dhabi, son seizième dans le monde. La cérémonie a eu lieu en présence duMinistre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numériqueBruno Le Maire, du directeur général de Mubadala,Khaldoon Khalifa Al Mubarak, et du directeur private equity de l’Abu Dhabi Investment Authority,Hamad Al Dhaheri. La direction de l'équipe a été confiée à François-Aïssa Touazi, président de Ardian Limited Abu Dhabi. Ardian travaille avec lesÉmirats arabes unis depuis une vingtaine d’années. Il y gère 25 milliards de dollars d’actifs, y compte une soixantaine d’investisseurs, et a déjà déployé 8 milliards de dollars de capitaux dans la région
Le groupe helvétique UBS a bien terminé l’année. Au quatrième trimestre, il a enregistré une hausse de son profit net de 23%, à 1,65 milliard de dollars (1,5milliard d’euros), contre 1,28 milliard anticipé par le consensus des analystes fourni par la banque. Une performance portée par le dynamisme de l’activité de gestion de fortune qui a vu son bénéfice avant impôt s’envoler de 88% sur les trois derniers mois de l’année, à 1,1 milliard de dollars. UBS revendique notamment une collecte nette de 23,3 milliards de dollars pour cette division entre octobre et décembre. A l’automne dernier, son compatriote Credit Suisse, en difficulté, avait fait état d’une importante décollecte dans un contexte de fortes incertitudes entourant son avenir. Sur l’ensemble de l’année, la banque suisse affiche une collecte nette de 60 milliards de dollars en gestion de fortune et 25 milliards en gestion collective (dont 26 milliards en fonds monétaires). Le groupe a publié un résultat avant impôt de 9,6 milliards de dollars pour l’année, en hausse de 1%, et un résultat net de 7,6 milliards (+2%). Mais la mise en garde des dirigeants face à un environnement économique qu’ils jugent «incertain» a pu décevoir les investisseurs. Un analyste de Zuercher Kantonalbank cité par Reuters estime que les bons résultats 2022 ont bénéficié d’éléments exceptionnels et notamment d’un taux d’imposition plus faible que prévu. Comme l’ensemble du secteur, UBS a par ailleurs souffert dans la banque d’investissement en fin d’année dernière. Le profit avant impôt de cette branche s’est effondré de 84%, à 112 millions de dollars, au quatrième trimestre. Les dirigeants ont annoncé une hausse du dividende de 10%, à 0,55 dollar, et prévoient de racheter pour plus de 5 milliards de dollars d’actions en 2023. Le ratio CET1, une mesure de la solidité financière des banques, a reculé de 14,4% au 30 septembre à 14,2% à fin décembre. Alors que l’italien UniCredit a également annoncé ses comptes 2022 ce mardi, les publications de nombreuses banques européennes sont attendues la semaine prochaine. BNP Paribas révélera ses résultats annuels le 7 février, Société Générale le 8,Credit Suisse et le Crédit Agricole le 9.
Amundi est la seule des quatre grandes sociétés de gestion françaises, filiales de banques et d’assureurs, à avoir affiché une collecte nette positive dans ses fonds ouverts commercialisés en Europe en 2022, rapporte Les Echos sur la base de chiffres Morningstar. D’un montant de 10 milliards d’euros, elle est entièrement dû à sa gestion indicielle et aux ETF. BNP Paribas, Axa IM et Natixis sont dans le rouge. La société de gestion Carmignac aurait enregistré une décollecte nette de 6 milliards d’euros dans ses fonds ouverts.
Les fonds Ucits de la société de gestion australienne Maple-Brown Abbott vont être distribués par le tierce-partie marketeur Hyde Park Investment (HPI), relate le média Funds Society. La firme propose des fonds d’infrastructures cotées et d’actions asiatiques. A travers ce partenariat de distribution, Maple-Brown Abbott vise de nouveaux segments de clientèle dont les gérants de fortune, les family-offices et les banques privées. La liste des marchés ciblés comprend entre autres le Royaume-Uni, la Suède, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne et la France. Le gestionnaire australien était déjà présent sur le marché institutionnel britannique et suisse via le TPM Douse Associates. En Espagne, South Hub Investments assurera la distribution des fonds de Maple-Brown Abbott. La société de gestion australienne gérait des encours de 10 milliards de dollars australiens (6,5 milliards d’euros) à fin 2022.
Cedrus & Partners vient de recruter Géraldine Meyer en tant que directrice du conseil des family office, selon un post sur LinkedIn. Elle arrive d’UBS, où elle était gérante et spécialiste ESG au sein d’UBS La Maison de Gestion depuis 2021. Auparavant, elle y travaillait comme responsable du conseil d’investissement entre 2018 et 2021. Elle a démarré sa carrière au Crédit Agricole CIB en tant que responsable commerciale pour les dérivés en 2006, avant de devenir conseillère en investissement au sein de la gestion de fortune chez Crédit Agricole Indosuez Private Banking de 2010 à 2012. Elle a ensuite occupé le même poste au sein d’Indosuez Wealth Management entre 2015 et 2018.
La société de gestion française BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) a annoncé la nomination de Geoff Dailey au poste de responsable adjoint des actions américaines à compter du mois de février. Geoff Dailey deviendra ensuite responsable des actions américaines à la fin du mois de juin 2023, date à laquelle il supplantera Pamela Woo. Cette dernière prendra sa retraite après 30 ans de carrière dans la gestion d’actifs dont plus de 20 passés chez BNPP AM. Geoff Dailey est gérant de portefeuille senior sur les actions américaines depuis 2014. Il est le gérant principal de la stratégie de la firme sur les actions américaines de moyenne capitalisation et co-gérant de la stratégie sur les actions américaines de petite capitalisation. Geoff Dailey est également en charge des investissements dans les financières et l’immobilier. Avant de travailler chez BNPP AM, il a officié chez Amundi en tant que gérant de portefeuille associé et a fait partie de l'équipe de recherche actions d’Eaton Vance, où il s'était spécialisé sur les financières et l'énergie.
Le gestionnaire d’actifs alternatif Brookfield Asset Management serait en discussions avancées pour acquérir l’activité de private equity secondaire de DWS, filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, rapporte Bloomberg. Selon l’agence, qui cite une source proche du dossier, DWS a sondé de potentiels acheteurs pour cette activité dans le cadre d’un plan de délestage d’activités dont la taille est insuffisante.
Le conglomérat indien est sous le feu des critiques d’un spécialiste de la vente à découvert. Lundi, la plupart de ses sociétés poursuivaient leur chute.
Ossiam a annoncé le lancement d’un nouvel ETF, le Ossiam Shiller Barclays Cape Global Sector Value, sur les actions mondiales. Il est coté sur cinq Bourses en Europe: Xetra, SIX Swiss Exchange, London Stock Exchange (LSE), Borsa Italiana et Euronext Paris.
Alors que se déroulait l’Ipem la semaine dernière à Cannes, le grand raoult du private equity, une nouvelle société de gestion en a profité pour se présenter. Il s’agit de Tygrow, fondée par Florent Colombet , l’ancien directeur des opérations d’Eiffel Investments, et Nicolas Baboin, le directeur général de Tylia Invest. Agréée en 2022, la société de gestion surfe sur la grande mode de la «démocratisation» du private equity pour la clientèle finale des particuliers. Elle se présente comme « digital native» avec pour objectif d’accompagner les acteurs du non-coté à créer leurs fonds et à en assurer la gestion. La nouvelle société dit aussi pouvoir proposer une solution tout-en-un à des équipes de gestion souhaitant prendre leur indépendance, allant de la structuration des fonds à leur gestion opérationnelle, grâce à son agrément pour la gestion de fonds d’investissement alternatifs (FIA). Tygrow se compose de huit personnes et assurait la gestion de six fonds fin 2022.
Mark Uyeda, commissaire du gendarme financier américain Securities & Exchange Commission (SEC), a exprimé, vendredi 27 janvier, ses vues sur le sujet de l’intégration et des mesures des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les fonds d’investissement. Le représentant de la SEC a prononcé une allocution lors d’un évènement de l’organisation non-gouvernementale californienneCalifornia 40 Acts Group. Pour Mark Uyeda, qui fait partie du camp républicain conservateur, l’investissement ESG est rendu compliqué par trois facteurs. A savoir l’incapacité de définir objectivement l’ESG, la tentation que les régulateurs puissent influer en faveur d’objectifs ESG spécifiques, et le souhait de certains gérants d’investir les encours de leurs clients en poursuivant des objectifs ESG sans avoir été mandaté par leurs clients pour cela. D’où la difficulté selon le commissaire de la SEC d’établir un cadre règlementaire spécifique pour l’ESG. Le régulateur américain a notamment proposé l’an dernier des règles sur les dénominations des fonds durables. Alors que l’industrie pousse pour des standards harmonisés au niveau international, Mark Uyeda a déclaré que d’après lui, la SEC reconnaissait «la réalité fondamentale que des mesures ESG standardisées étaient vouées à l’échec». « C’est d’autant plus vrai que les mesures ESG sont de plus en plus utilisées pour faire avancer des causes sociales ou politiques. Même si certaines métriques ESG peuvent être utilisées pour évaluer les revenus financiers attendus d’une société, le but de l’investissement ESG est souvent autre que la performance financière. Etant donné que les parties prenantes ont des vues différentes sur ce que constitue un résultat politique ou social souhaitable, catégoriser les investissements comme bons ou mauvais d’un point de vue ESG paraît difficile », a observé le commissaire de la SEC. L’agenda derrière les notations Mark Uyeda estime que l’impraticabilité d’une définition universelle de l’ESG peut conduire à des abus qui amèneraient les gestionnaires à investir dans des sociétés spécifiques sur la base d’agendas politiques ou sociaux. Le commissaire de la SEC est aussi très inquiet quant à l’éventuelle création de normes de notations ESG, qui iraient bien au-delà de la prévention contre l’éco-blanchiment dans l’industrie des fonds. «Ces normes peuvent plutôt être conçues comme un moyen pour les gestionnaires d’actifs de s’engager avec la direction de l’entreprise dans un effort plus large pour amener les entreprises à satisfaire aux critères d’un service de notation ESG spécifique. Comme les notations ESG peuvent être dissociées des questions de matérialité financière, elles peuvent refléter un programme politique ou social particulier. Le résultat - et peut-être le but - est que les entreprises seront forcées de promouvoir l’agenda de la société de notation ESG afin d’obtenir des capitaux. Le système émergent a plus en commun avec un roman de George Orwell qu’avec ce que l’on pourrait considérer comme un outil d’analyse financière accepté», a commenté Mark Uyeda. Le commissaire républicain de la SEC, qui s’interroge sur la pertinence des nouvelles règles envisagées par son institution, a mis en garde contre l'élaboration de nouvelles régulations qui favoriseraient un agenda social ou politique spécifique.
Le groupe financier brésilien BTG Pactual a promu Will Landers au poste de directeur de la distribution de gérants tiers, a indiqué l’intéressé dans un message sur le réseau social LinkedIn. Il était jusqu’alors responsable de la gestion actions de BTG Pactual Asset Management qu’il avait rejoint en 2019. Avant cela, il avait passé 17 ans chez BlackRock essentiellement en tant que gérant de portefeuille actions latino-américaines. Il avait également officié chez Credit Suisse et Lehman Brothers au sein de l'équipe de recherche sur l’Amérique latine.
BNP Paribas Asset Management vient de nommer Daniel Choong en tant que directeur général du bureau malaisien. Il sera responsable du renforcement de l’activité locale ainsi que des offres d’investissement durable dans cette région. Daniel Choong arrive d’abrdn, où il était managing director et directeur de la distribution en Malaisie depuis 2015. Auparavant, il a travaillé chez Nomura Islamic Asset Management comme directeur du développement commercial à partir de 2009, avant d’être promu en tant que directeur général en 2014. Il a occupé plusieurs postes seniors au sein du département commercial chez Deutsche Bank Private Wealth Management, ABN Amro Asset Management, et UOB Asset Management.