En Amérique du sud, l’industrie des fonds de pension, qui a connu un développement spectaculaire au cours des dernières années, a dépassé les 900 milliards de dollars d’actifs sous gestion, selon une récente étude publiée par le cabinet de recherche Cerulli, qui précise que la tendance devrait se poursuivre.Les marchés de capitaux locaux finiront par être incapables d’absorber les flux supplémentaires générés par la multiplication des systèmes de sécurités sociales privatisées dans la région, estime la recherche Cerulli. A titre d’exemple, au Mexique et au Chili, ces systèmes de sécurités sociales privatisées doublent en taille tous les 5 – 6 ans, il sera donc impératif pour eux d’investir une part plus importante de leurs actifs au-delà de leurs frontières. D’autant plus qu’ils ont besoin de l’expertise globale des gérants étrangers. Ces derniers temps, on assiste à une concentration de l’industrie des fonds de pension en Amérique du Sud puisque les fusions & acquisitions se sont multipliées dans le secteur depuis fin 2012, note enfin Cerulli.
Azimut Wealth Management a recruté Iacopo Corradi comme managing director de la région Toscane, rapporte Bluerating. L’intéressé vient de Banca Esperia, où il était responsable de la filiale toscane. Le pôle gestion de fortune d’Azimut compte 150 gérants de fortune et affiche un encours total de plus de 5 milliards d’euros.
Anima Holding a bouclé son offre d’actions en vue de son introduction en Bourse et a fixé à 4,2 euros le prix de ses titres, rapporte Milano Finanza. La fourchette de prix se situait initialement entre 3,5 euros et 4,5 euros, avant d’être réduite à 4,1-4,2 euros. La demande a été égale à 5,4 fois l’offre, en incluant l’option de surallocation. L’introduction en Bourse est prévue le 16 avril. La valorisation du groupe italien de gestion d’actifs est donc de 1,259 milliard d’euros, soit un multiple de 3 % des actifs gérés de 2013 et de 2,6 % des actifs de 2014, contre 3,2 % et 3 % pour les concurrents étrangers.
Sur les trois premiers mois de l’année, Jupiter Fund Management a enregistré des souscriptions nettes de 547 millions de livres, dont 465 millions de livres sur ses fonds. Entre fin décembre et fin mars, ses encours sont passés de 31,6 milliards de livres à 32,2 milliards de livres.
Millennium Management a recruté un gérant de portefeuilles chez son concurrent GMT Capital, Marko Soldo, rapporte Financial News. La société de hedge funds d’Izzy Englander, qui gère 21,8 milliards de dollars, continue ainsi à renforcer son équipe de gestion basée à Londres.
C-Quadrat indique avoir obtenu l’agrément de commercialisation sur le marché allemand pour son fonds C-Quadrat ARTS Total Return Special. Lancé en 2004 et commercialisé jusqu'à présent uniquement en Autriche, le produit est géré selon l’approche quantitative ARTS et permet une gestion flexible entre les différentes classes d’actifs.
La société de gestion finlandaise Alandsbanken Asset Management a lancé fin mars un fonds Europe émergente, Alandsbanken SICAV Emerging Europe, a appris Citywire Global. Le fonds de droit luxembourgeois sera principalement investi dans des actions des pays concernés, mais pourra allouer une partie de son portefeuille aux obligations et aux instruments monétaires. Des dérivés et options de couverture pourront aussi être utilisés. Les pays couverts incluent la Grèce.
Wells Fargo, qui a récemment ouvert un bureau en France (Newsmanagers du 18 mars 2014), réfléchit à une implantation en Suisse pour ses activités de gestion d’actifs, rapporte le Handelszeitung. La Suisse représente actuellement plus de 22% des actifs gérés en Europe par Wells Fargo Asset Management. La clientèle des fonds de pension et des assureurs suisses est servie actuellement à partir de Paris.
La division wealth management de la banque UBS voit ses effectifs à l’international croître de manière constante. Dans un entretien vidéo à Bloomberg, cité par Finews, le responsable de la gestion de fortune Jürgen Zeltner revient sur les zones à fort potentiel pour le développement de sa structure à l’étranger. Après avoir engagé 88 conseillers financiers en Asie, axe de développement fort d’UBS WM, les investissements sur cette région devraient continuer. 70 % des dépenses de développement y sont concentrées. Jürgen Zeltner voit également de bonnes perspectives au Brésil et au Mexique.
Les prix des transactions immobilières à Londres ont progressé de 3,6% en mars, pour atteindre une moyenne de 572.348 livres, un niveau record selon le baromètre établi par Rightmove. En un an, la hausse atteint près de 16%. Dans l’ensemble de l’Angleterre et du Pays-de-Galles, les prix ont augmenté de 2,6% en mars, également au plus haut (262.594 livres en moyenne).
L’encours total géré dans les Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif) s’établit au 31 décembre 2013 à 8,6 milliards d’euros, en hausse de près de 28 % par rapport au 31 décembre 2012, selon les chiffres de l’Association française de la gestion financière. Les flux bruts d’alimentation ont dépassé 1,7 milliard d’euros (+7%). Au 31 décembre 2013, près de 1.540.000 salariés, sur les 4,8 millions couverts, ont déjà effectué des versements, soit une progression de + 23 % en un an. Environ 180.000 entreprises de toutes tailles proposaient fin 2013 l’accès à ce véhicule d’épargne retraite à leurs salariés, soit 18.000 entreprises de plus qu’en 2012.
Le Conseil de l’Union européenne a officiellement adopté le règlement sur les abus de marché et la directive sur les sanctions pénales applicables aux abus de marché. Cette adoption fait suite aux votes favorables du Parlement européen sur ces textes. «Il y aura désormais une tolérance zéro pour les opérations d’initiés et les manipulations de marché», ont déclaré dans un communiqué Viviane Reding, commissaire européenne à la Justice, et Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, selon lesquels «la perspective d’une possible condamnation, dans toute l’Union, à une peine de prison aura un effet dissuasif sur les auteurs d’abus de marché». Les Etats membres auront deux ans, à partir du mois de juin, transposer la directive dans leur droit national.
Les sociétés européennes bénéficient d’une croissance mondiale assez solide et d’un environnement de taux d’intérêt encore favorable, indique Eric Turjeman, directeur adjoint mondial des gestions actions d'Amundi
Symrise, numéro quatre mondial des arômes et des parfums, a déposé une offre ferme d’achat sur Diana, détenu par Ardian (ex-Axa Private Equity). Les deux sociétés sont entrées en négociations exclusives. Dans un communiqué publié samedi, le groupe allemand évoque un investissement de 1,3 milliard d’euros et précise avoir déjà réglé la question du financement relais. Le groupe basé à Holzminden s’attend à conclure l’accord au troisième trimestre 2014. L’opération valorise Diana, qui compte un pôle de nutrition animale, à environ 14 fois l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) 2013. «Bien que l’interêt de Symrise pour Diana soit apparu dans les médias en février, la direction devra apporter quelques explications lundi matin lors d’une présentation aux analystes étant donné que la principale activité de Diana est la nutrition non pas humaine mais animale. De plus, le prix est élevé», estime le courtier Liberum.
Les ministres des Finances des pays membres du G20 ont donné vendredi aux États-Unis jusqu'à la fin de l’année pour ratifier le projet de réforme du Fonds monétaire international et menacé de continuer sans eux dans le cas contraire. Dans leur communiqué final, ils font part de la «profonde déception» que provoque le retard pris dans le processus de ratification.
La progression trop lente vers les objectifs de croissance économique fixés par le G20 cette année est «inacceptable», a déclaré hier le ministre australien de l’Economie et des Finances Joe Hockey. Les ministres des Finances du G20 ont promis d’avoir «des plans réels et effectifs pour relever l'économie mondiale de 2% supplémentaire» avant leur réunion en Australie au mois de septembre. Or, ils en sont très loin, a déploré le ministre.
Selon l’enquête annuelle de L’Agefi sur les conseillers en gestion de patrimoine (CGPI), les effets ressentis de la crise se sont estompés par rapport à l'édition précédente. La réglementation, la croissance du cabinet et le recrutement de nouveaux clients sont leurs trois priorités.
Depuis la correction qu’elles ont subie durant le mois de janvier, les devises du Brésil, de la Turquie, de l’Afrique du Sud, de l’Inde et de l’Indonésie sont revenues sur leurs niveaux de fin 2013 grâce à un retour des investisseurs internationaux vers ces marchés.
Depuis fin janvier, les investisseurs internationaux reviennent progressivement vers les actifs brésiliens, indiens, sud-africains, turcs et indonésiens
Le véhicule de Place qui a réalisé sa première émission la semaine dernière doit permettre aux banques d'élargir leur bassin de collatéral de haute qualité.
Le calendrier s’accélère pour le projet de fonds d’investissement en viager de la Caisse des dépôts et consignations. De sources proches du dossier, l’institution de la rue de Lille aurait établi une liste restreinte de deux candidats pour la gestion de ce fonds de 100 millions d’euros. Le choix du vainqueur devrait intervenir dans les prochaines semaines, compte tenu de la volonté de la CDC de lancer ce véhicule avant l'été. Les deux candidats de la «short list» seraient, d’une part, Virage Viager, le cabinet d’Eric Guillaume, déjà à l’origine de fonds viagers mutualisés comme celui du groupe Corem, et d’autre part le groupe Renée Costes, qui revendique la place de premier réseau spécialisé dans le secteur et dirigé par Stanley Nahon, un ancien consultant et banquier. Structure de l’appel d’offres oblige, chaque spécialiste fait équipe avec une société de gestion agréée par l’AMF, puisque le fonds devra lui aussi recevoir un agrément. Virage Viager s’est allié à Icade AM pour pouvoir notamment greffer sur son dossier une offre de services à la personne. Le gestionnaire d’Icade a en outre le bon goût d’appartenir, à travers sa maison-mère, au groupe Caisse des dépôts. Selon une source proche, Renée Costes ferait de son côté équipe avec La Française AM, spécialiste de longue date de la gestion d’actifs immobiliers. Aucune des parties concernées, pas plus que la Caisse des dépôts, ne fait de commentaire à ce stade. Deux approches sont donc en concurrence. D’un côté, un spécialiste des fonds viager mutualisés pour des acteurs de la prévoyance, de l’autre un réseau qui revendique près de la moitié de l’actuel marché du viager, fait de transactions entre particuliers. Le projet de la CDC, porté notamment par le député Henri Emmanuelli, président de la commission de surveillance, doit permettre aux personnes âgées de monétiser leur épargne immobilière, tout en supprimant l’aléa moral attaché au viager et qui lui vaut parfois auprès du grand public une réputation scabreuse. Dans le cas présent, les investisseurs - CDC, CNP et quelques acteurs de la protection sociale - souscriront des parts du fonds, sans connaître les bénéficiaires des rentes, et en mutualisant le risque de longévité. Le projet sera d’abord testé en région parisienne et en Provence Alpes Côte d’Azur, avant d'être généralisé.
L’Union Financière de France (UFF) vient de lancer UFF Capital France, un mandat de gestion qui a pour objectif de constituer un portefeuille d’une douzaine de PME solides, issues de secteurs diversifiés, emblématiques du savoir-faire français. Pour sa gestion, l’UFF a sélectionné Extend AM, une société de capital investissement. Le mandat de gestion qui a pour objectif de constituer un portefeuille diversifié de PME solides, issues principalement de quatre secteurs: le luxe, la gastronomie et l’art de vivre à la française, la distribution spécialisée et le tourisme. Ces PME devront également avoir de fortes valeurs inscrites au bilan (comme un foncier d’exploitation, un fonds de commerce), c’est-à-dire des actifs tangibles, qui conservent une forte valeur intrinsèque quels que soient les cycles de marché. Les entreprises familiales ou d’entrepreneurs seront également privilégiées ; leurs dirigeants co-investiront aux côtés de la société de gestion pour favoriser le développement et la croissance de leur activité.