Les investisseurs du fonds Henderson European Special Situations, géré par Richard Pease, ont voté largement (plus de 99 %) en faveur de la fusion du fonds dans le véhicule de la nouvelle boutique du gérant, rapporte Citywire Global. Les investisseurs ont été sollicités le 28 mai sur l’avenir du fonds de 1,4 milliard d’euros d’encours. Richard Pease, qui a annoncé son départ en octobre dernier, a été autorisé à transférer son fonds au sein de son nouvel employeur, Crux Asset Management, dans le cadre d’un accord entre les deux sociétés. Le nouveau fonds portera le nom de FP Crux European Special Situations et la fusion a eu officiellement lieu le 4 juin.
Le groupe Sanlam UK a fait l’acquisition du gestionnaire de fortune Caerus Portfolio Management (CPM), rapporte Citywire. Dans le même temps, Sanlam a acquis une participation de 19,9 % au capital de Caerus Holdings, la maison mère de CPM. A l’issue de cette opération, qui doit encore obtenir le feu vert des régulateurs, les activités de gestion de portefeuille de Caerus seront externalisées à Sanlam Four, une filiale de Sanlam. Sanlam Ltd gère 60 milliards de livres d’actifs pour le compte de ses clients. A l’automne dernier, la société avait déjà pris le contrôle de Four Capital, rebaptisé depuis Sanlam Four.
Theo Zemek, l’ex-responsable obligataire d’Axa Investment Managers, a rejoint BlackRock en tant qu’administrateur non exécutif, rapporte Investment Week, qui cite le registre de la FCA. L’intéressée a occupé le poste de responsable fixed income d’Axa IM pendant six ans et a quitté son poste en 2014. Elle était restée silencieuse sur ses projets et s’est tenue jusqu’ici à l’écart du secteur.
JP Morgan Asset Management va recruter Ayaz Ebrahim d’Amundi alors que la société réorganise son équipe régionale d’investissement en actions, croit savoir AsianInvestor. L’intéressé a passé ces quatre dernières années comme CIO actions Asie hors Japon chez Amundi Asset Management à Hong Kong. Il aurait démissionné et accepté de rejoindre JP Morgan AM dans quelques mois, toujours à Hong Kong. Il prendrait un poste à responsabilité au sein de l’équipe actions, sous la direction de Richard Titherington. Ce dernier dirigeait l’équipe actions émergentes mondiales depuis Londres. Il va se transférer à Hong Kong pour succéder à Ted Pulling, qui rejoint les Etats-Unis. Ce dernier gérait le Pacific Regional Group. Mais en avril, JP Morgan a fusionné ce pôle avec l’équipe marchés émergents. Cet ensemble sera dirigé par Richard Titherington.
Lyxor Asset Management a l’intention de lancer un ETF obligations RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi), à Paris et Londres le mois prochain, après avoir obtenu un quota, rapporte AsianInvestor. La société de gestion compte aussi remanier son offre de produits en Asie et pourrait exporter certains ETF cotés en Europe à Singapour. Lyxor a récemment obtenu un quota de 6 milliards de renminbi dans le cadre du programme RQFII.
Les fonds souverains sont confrontés à un certain nombre de défis dans la gestion de leurs actifs. L’une des tendances du moment est la forte demande pour les classes d’actifs alternatives, selon la 3ème étude annuelle Invesco sur les investisseurs souverains « Invesco Global Sovereign Asset Management Study »*, qui porte sur le comportement en matière d’investissement de 60 fonds souverains à travers le monde, représentant 7.090 milliards de dollars d’actifs. Le private equity local (home market private equity) attire 69 % de réponses positives cette année (contre 64 % l’an dernier). L’immobilier mondial récolte 63 % d’avis favorables, tout comme les infrastructures mondiales (63 %). Le private equity mondial est surpondéré par 48 % des souverains. Les actions mondiales perdent du poids dans les allocations sur un an en baissant de 22 % à 21 % de surpondération dans les portefeuilles. Les obligations sont pour leur part souspondérées par les fonds souverains (-47 % pour les obligations locales et -10 % pour les obligations mondiales). L’étude souligne que les fonds souverains portent une attention particulière aux infrastructures dans les pays émergents. Ces investissements sont vus comme un bon moyen de réduire le risque. En effet, les fonds souverains bénéficient d’un soutien de la part des autorités locales pour l’investissement dans des projets locaux, ce qui réduit le risque politique et de régulation. Par ailleurs, l’investissement dans ce type de projets accroît et modifie la nature de la collaboration des fonds souverains avec d’autres organisations comme les gouvernements, les banques de développement ou autres souverains. Outre le thème des investissements alternatifs, l’étude aborde les thèmes de l’impact du prix du pétrole, l'évolution des stratégies d’investissement (gestion interne ou gestion déléguée, gestion active ou gestion indexée...), les stratégies de gestion de devises et enfin les banques centrales et leurs portefeuilles d’investissement. *L’intégralité de l’étude peut être consultée sur www.igsams.invesco.com
La société de gestion alternative Orchard Global Asset Management (OGAM), dont le siège est basé à Singapour, a recruté Adrian Chopin en qualité de «portfolio advisor» avec la mission de créer une nouvelle activité dédiée au financement des cabinets juridiques et d’avocats, tout en participant en même temps au développement des plateformes de crédits structurés existants chez Orchard Global Asset Management. La nouvelle recrue sera également membre de l’équipe de gestion de portefeuilles senior, rattachée à Gary Wee, «chairman» et directeur des investissements d’OGAM.Adrian Chopin rejoindra OGAM cet été en provenance de Deutsche Bank où il a travaillé pendant 8 ans. Juriste de formation, l’intéressé a débuté carrière au sein du cabinet d’avocats Allen & Overy LLP où il a travaillé pendant quatre ans dans une division dédiée aux dérivés.
Axa mise sur ses partenariats pour accélérer sa croissance en Chine, rapporte L’Agefi. Sur les cinq premiers mois de l’année 2015, la joint-venture entre le douzième assureur vie chinois ICBC et Axa Life a engrangé 14,4 milliards de yuans de primes (2,08 milliards d’euros) et 171 millions de yuans de bénéfice net, contre respectivement 15,4 milliards et 71 millions pour l’ensemble de l’exercice 2014.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais PGGM s’apprête à lancer une campagne mondiale visant à dénoncer et à lutter contre les rémunérations excessives des directeurs généraux de grandes entreprises cotées en Bourse, rapporte le site IPE.com qui évoque un article du Het Financieele Dagblad. Dans le cadre d’un entretien accordé au quotidien financier néerlandais, Marcel Jeucken et Catherine Jackson, respectivement «managing director» et «senior adviser» en charge de l’investissement responsable, ont en effet estimé que leurs engagements et leurs votes lors des assemblées générales ne sont pas suffisants pour permettre à PGGM d’atteindre ses objectifs en matière de gouvernance et de rémunération. «En tant qu’actionnaire, nous voulons contribuer à résoudre le problème de l’inégalité salariale et mettre fin à des pratiques qui se sont développés au cours des dix dernières années, a ainsi déclaré Catherine Jackson au Het Financieele Dagblad. Ceux qui apportent des capitaux doivent reprendre le contrôle sur les pratiques en matière de rémunération.»Le gestionnaire d’actifs est particulièrement contrarié par la hausse des salaires dans «les échelons supérieurs» des entreprises, et notamment aux Etats-Unis. PGGM évoque notamment la pratique des bonus en cash qui, selon lui, a échoué à encourager la performance sur le long terme, critiquant également les bonus à la signature ou les parachutes dorés.
Calpers, le principal fonds de pension aux Etats-Unis avec 305 milliards de dollars d’encours, a l’intention de se séparer de la moitié des sociétés de gestion à qui il confie son argent, afin de diminuer les frais versés aux gestionnaires, rapporte The Wall Street Journal. L’investisseur institutionnel va annoncer le 15 juin à son comité d’investissement son projet de réduire le nombre de ses relations directes avec les fonds de private equity, immobiliers et autres à environ 100, contre 212 actuellement, indique le directeur des investissements, Ted Eliopoulos. Cette décision drastique, qui doit être dévoilée lundi, va créer de grands gagnants et des perdants dans le monde de l’investissement. La liste des sociétés de gestion externes de Calpers inclut de grands noms de Wall Street, dont Carlyle, KKR et Blackstone. Cela pourrait également avoir des répercussions plus importantes, Calpers étant considéré comme un baromètre du secteur.
Selon le baromètre Coller Capital cité par L’Agefi, depuis le début de la crise financière en 2008, 79% des investisseurs institutionnels ont accepté la refonte de leurs parts de fonds de capital-investissement. Les véhicules de LBO (leveraged buy-out) sont les plus concernés du fait des leviers d’endettement trop importants imposés à leurs participations avant la crise financière de 2007. Selon Coller Capital, 39% des sondés ont profité de fenêtres de liquidité offertes par les fonds, en contrepartie de la vente de leurs parts. 56% ont préféré rester investis dans les fonds restructurés. Ce contexte n’empêche pas les investisseurs de continuer de miser sur le private equity, dont les performances restent globalement «solides», selon Coller Capital, avec une performance annuelle nette de 11% en moyenne pour 80% des portefeuilles. Plus de 60% des LP (et même 74% des européens) veulent augmenter la quote-part du capital-investissement dans l’allocation de leurs portefeuilles équilibrés sous trois à cinq ans.
La société de gestion Muzinich & Co, spécialiste des dettes d’entreprises, a constitué depuis 2012 une offre sur la dette privée avec des équipes locales. En France, elle a monté une équipe et s’apprête à lancer un fonds dans ce domaine, confie Eric Pictet, directeur général de la succursale de Paris. Un fonds britannique et un fonds européen devraient suivre...
La croissance de l'économie française devrait atteindre 0,3% au deuxième trimestre, confirme la Banque de France dans sa deuxième estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture pour mai publiée lundi. L’Insee anticipe pour sa part également une croissance de 0,3% au deuxième trimestre, soit un net ralentissement par rapport à celle de 0,6% enregistrée au premier trimestre. L’enquête de la Banque de France sur le mois de mai fait apparaître des hausses d’un point des indicateurs du climat des affaires dans l’industrie, à 99, un plus haut depuis février 2014, et dans le bâtiment, à 93, ainsi qu’une stabilité de celui du secteur des services, à 95.
La croissance japonaise de janvier à mars a été revue en forte hausse, avec un produit intérieur brut (PIB) en progression de 3,9% en rythme annualisé, contre une première estimation de 2,4%, selon des données officielles publiées lundi. D’un trimestre sur l’autre, la croissance est désormais de 1,0%, contre +0,6% en première estimation et un consensus des économistes interrogés par Reuters de 0,7%. La forte révision en hausse du PIB s’explique surtout par celle de la contribution des dépenses d’investissement, dont la progression est désormais vue à 2,7% contre +0,4% en première estimation et +2,3% attendu par les économistes.
La production industrielle allemande a rebondi de 0,9% en avril, une hausse plus forte que prévu, après s'être tassée de 0,4% le mois précédent, a annoncé lundi le ministère de l’Economie. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 0,5%, leurs estimations allant de -0,5% à +1,0%. Les exportations ont elle aussi dépassé les attentes, augmentant de 1,9% en avril en données CVS. Les importations ayant reculé de leur côté de 1,3%, l’excédent commercial a crû à 22,3 milliards d’euros contre 19,4 milliards (révisé) le mois précédent.
Le processus visant à opérer le prélèvement des impôts à la source sera engagé dès l’année prochaine mais le dispositif ne sera pas totalement opérationnel avant 2018, a déclaré dimanche le ministre des Finances, Michel Sapin, lors de l'émission Tous politiques de France Inter, France 3 et Le Parisien. Selon lui, une telle réforme serait assez populaire pour qu’une autre majorité ne revienne pas dessus en cas de victoire d’un candidat de l’opposition à la présidentielle de 2017.
Le projet du président turc Recep Tayyip Erdogan de renforcer ses pouvoirs est apparu sérieusement compromis dimanche soir, son parti, l’AKP, ayant perdu sa majorité absolue au Parlement. Selon les résultats partiels des élections législatives publiés dimanche soir, le Parti pour la justice et le développement (AKP) aurait remporté 41% des suffrages.
La Bundesbank a relevé vendredi ses prévisions de croissance de l’Allemagne en 2015 et 2016. La banque centrale anticipe une croissance de 1,7% cette année, au lieu de 1,0% projeté en décembre, ce qui est un peu moins que la prévision du gouvernement, soit 1,8%, lequel fonde ses espoirs sur la demande intérieure. La Buba projette 1,8% de croissance l’an prochain, au lieu de 1,6% en décembre, et 1,5% en 2017.
L’Union européenne a renouvelé ses sanctions contre trois personnes soupçonnées par l’Ukraine de détournement de fonds publics sous le régime de l’ancien président Viktor Ianoukovitch, renversé en février 2014, indique samedi le journal officiel de l’UE. Ce gel des avoirs concerne l’ancienne ministre de la Justice Olena Loukach, l’ancien ministre de l’Education et des Sciences Dmitro Tabachnyk et un homme d’affaires, Serhiy Kliouyev.
L’agence de notation Standard & Poor’s a relevé vendredi la note souveraine de l’Irlande de A à A+, saluant ainsi la diminution plus rapide qu’attendu de la dette nette globale du pays et de son déficit budgétaire. Il s’agit du troisième relèvement de note accordé à l’Irlande en douze mois par S&P, qui avait été la première à lui redonner un «A», en juin dernier. L’agence attribue cette évolution à la progression de 4,8% du produit intérieur brut (PIB) enregistrée l’an dernier par l’Irlande, contre une moyenne de 0,9% dans la zone euro. S&P prévoit que le pays, qui affiche la croissance la plus rapide de la zone euro, devrait connaître une croissance annuelle de 3,6% au cours des trois prochaines années, voir son taux de chômage passer de 9,8% à 7,5% d’ici 2017 et les salaires progresser d’environ 3% l’année prochaine. La dette publique devrait diminuer pour s'établir à 85% du PIB d’ici 2018.
Moody’s Investors Service a avoir abaissé de «stable» à «négative» la perspective de la note souveraine «Aaa» de la Finlande. L’agence explique dans un communiqué paru vendredi que «la prévision d’une croissance économique faible après une croissance de la productivité limitée et la dégradation des performances du pays à l’exportation ces dernières années» figurent parmi les principaux facteurs l’ayant conduit à revoir sa perspective à la baisse.