Le bancassureur allemand a rassuré les marchés en annonçant pour 2007 un bénéfice record, même si sa filiale bancaire plonge dans le rouge au dernier trimestre
Suite à l’annonce de la cession prochaine d’YSL Beauté, la Société Générale a relevé sa recommandation sur Clarins de « conserver » à « achat » avec un objectif de cours porté de 53 à 66 euros, estimant que le groupe familial ne pourra pas rester indépendant à terme face à la consolidation en cours du secteur des cosmétiques.
Si le régulateur se félicite de l’amélioration du gouvernement d’entreprise des sociétés cotées, il souligne les efforts restent à accomplir en matière de cartographie des risques, d’appréciation du contrôle interne et de meilleure transparence sur la rémunération des dirigeants.
L’environnement actuel pourrait-il remettre en cause la politique d’acquisitions ? « Aujourd’hui il n’y a pas d’effondrement de marché donc il ne faut pas dramatiser une situation », a répondu Emmanuel Babeau en ajoutant : « je vous confirme que Stolichnaya est toujours en discussion et que pour Absolut, on est dans le processus de vente organisé par le gouvernement suédois. On travaille sur les deux car l’une ou l’autre nous intéresse. » Pour mémoire, la première est estimée à 2,5 milliards d’euros et la seconde entre 4 et 5 milliards.
A court terme, la Société Générale n’a certes pas besoin d’abdiquer son indépendance. Bénéficiaire en 2007, elle devrait procéder dans les prochains jours à une augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros, avec droits préférentiels de souscription, pour restaurer à 8 % son ratio tier one de 6,7 % après ces charges. L’opération est d’ores et déjà garantie par un syndicat bancaire que dirigent JPMorgan et Morgan Stanley. Pas question donc de solliciter prioritairement les poches profondes de fonds souverains, comme l’ont fait ses homologues UBS, Citigroup et Merrill Lynch. Le groupe a aussi pu compter hier sur le soutien public de l’un de ses actionnaires, Groupama, qui souscrira « à hauteur de sa participation actuelle, soit 3,5 % du capital, et se réserve la possibilité de l’augmenter ». Parmi les autres actionnaires du groupe, on compte la Caisse des dépôts (2,07 % au 30 juin 2007), la CNP (1,1 %) et Dexia (1,00 %).
Après un choc pareil, la Société Générale, éternellement promise à un mariage forcé, serait-elle cette fois si affaiblie qu’un rapprochement défensif serait inévitable ? Sur le papier, la réponse est négative. La recapitalisation annoncée, la solidité de la plupart des métiers de la banque, et les ravages causés par la crise des marchés de crédit au sein du petit groupe des prétendants éventuels incitent, en première analyse, à écarter cette hypothèse. Pourtant, en matière bancaire, tout n’est pas affaire de chiffres. La banque est très fragilisée parce que l’impensable s’est produit en son cœur de métier, au sein du département des dérivés actions, un joyau patiemment taillé. C’est en plein Forum et en plein midi que le scandale est survenu et non, comme pour Barings, dans une lointaine province de l’empire mal surveillée par un procurateur négligent. Le risque de réputation est grand. Aussi la direction, maintenue en place, ce qui n’est pas illogique tant que dure la tempête, aura-t-elle beaucoup de mal à maintenir la cohésion générale dès lors qu’il s’agira, en interne, de tirer les leçons de l’événement tout en faisant face aux clients inquiets et aux rivaux désireux de tirer parti de ce faux pas. Que Groupama ait fait savoir qu’elle souscrirait à l’augmentation de capital, sans exclure de se renforcer, montre que le risque de prévenir les agressions n’est nullement absent de l’esprit des dirigeants de la Société Générale.
Le président de la République française a déclaré dans un entretien au journal, à l’occasion de sa visite en Inde, que le Gouvernement français appuiera l’éventualité d’une vente d’avions de combat Rafale à ce pays si Dassault Aviation décide d’en proposer. Nicolas Sarkozy mise également sur la vente aux indiens de la technologie nucléaire civile française.
Le flux d’introductions en Bourse sur Euronext Paris se tarit. Les banquiers d’affaires parisiens en charge des valeurs moyennes sont d’accord pour constater nombre de reports, voire d’annulations d’IPO. «Nous avons des dossiers mais nous les mettons tous en stand by », résume l’un d’entre eux.
Les actionnaires de WestLB, la banque allemande en difficultés dans le sillage de la crise du crédit hypothécaire à risque américain, pourrait entériner la création d’une société distincte dédiée à la gestion de la dette de l’établissement financier. Ce modèle de transfert a d’ores et déjà été utilisé dans d’autres cas de banques publiques outre-Rhin, comme avec SachsenLB. Une telle manœuvre présenterait naturellement l’avantage non négligeable de laisser voir des comptes apurés en vue d’une fusion de WestLB, selon le quotidien économique allemand.
Selon le quotidien japonais, Mizuho Financial Group va créer une alliance avec la principale banque indienne, Sate Bank of India. L’annonce d’une coopération pourrait être faite aujourd’hui même vendredi. Les banques japonaises commencent depuis peu à considérer concrètement les opportunités de croissance à l’international, face au manque de perspectives intéressantes au sein de l’Archipel.
Selon le journal, Bercy a saisi le Conseil d’Etat pour lui demander un avis consultatif sur les modalités d’attribution de la quatrième licence mobile UMTS. Actuellement évaluée à 619 millions d’euros, le gouvernement s’est donné les moyens d’en modifier le prix ou les modalités de paiement par décret, comme le demande Free.
La stratégie de développement à l’international d’Industrial & Commercial Bank of China (ICBC) reste d’actualité et une opération pourrait être finalisée dès cette année, rapporte le journal citant le membre du conseil d’administration Pan Gongsheng. La banque va se concentrer sur les pays émergents. Des institutions américaines touchées par la crise du crédit pourraient également être des objectifs possibles.
Deutsche Post veut vendre sa filiale américaine déficitaire DHL à son concurrent FedEx et des discussions sont en cours. Le président du directoire de Deutsche Post, Klaus Zumwinkel, censé quitter son poste en novembre, «veut laisser la société en bon ordre», a déclaré un dirigeant du groupe allemand de courrier et de logistique cité par le quotidien financier.
La cession d’actifs sous-performants comme YSL Beauté et Surcouf renforce les perspectives de croissance organique de PPR et devrait réduire la décote de holding
Deuxième recapitalisation depuis qu’Apax Partners (France) est entrée au capital du luxembourgeois IEE (capteurs pour des applications de sécurité) en juillet 2004! Après la mise en place d’un premier refinancement de 105 millions d’euros en 2005, le montant de la nouvelle opération atteint 165 millions d’euros. Dans le contexte difficile sur les marchés de crédit, les conditions financières de la recapitalisation sont plutôt favorables: la dette senior A est ressortie à 225 points de base (pb), la senior B à 275 pb, la senior C à 325 pb. C’est encore plus fragrant pour la mezzanine «pricée» à 950 pb (dont 500 en pay in kind, c’est-à-dire payables in fine), qui plus est sans warrant. Ce financement a été arrangé par l’irlandais AIB, qui avait déjà travaillé avec Apax sur la recapitalisation de Parkeon en 2006 et le deal Prosodie.
Les efforts payent. Ces deux dernières années, Argos Soditic a fait valoir auprès de la communauté des intermédiaires financiers son expertise dans le secteur informatique et son intention de poursuivre ses investissements dans ce secteur. Lorsque Jean-Jacques Parinet, le fondateur d’Orsyp (spécialisé dans la production informatique, qui compte France Telecom et Fedex parmi ses clients), a mandaté Bryan Garnier pour identifier des partenaires pour organiser sa succession, la banque a naturellement pensé à inclure Argos dans le processus, qui a vu également s’affronter deux fonds anglo-saxons et des industriels. Le montant de dette modeste (entre 2,5 et 3 fois l’Ebitda) devrait permettre à la société de poursuivre sa croissance (14% par an en moyenne). Détenant plus de la moitié du marché français, elle souhaite se développer à l’étranger, notamment aux Etats-Unis.
Le carve-out des activités françaises et belges de Leaf International (qui comprennent la marque-phare de confiserie Lutti) entre typiquement dans la catégorie des «situations spéciales». Acquises par le groupe néerlandais (contrôlé par CVC Capital Partners) en 2005, elles sont revendues à peine trois ans plus tard, en raison de la baisse incessante de la part de Lutti par rapport au chiffre d’affaires réalisé à travers des marques distributeurs. Elles ont donc été quelque peu délaissées par l’actionnaire; par ailleurs, elles avaient souffert de divers échecs commerciaux. Le rachat des titres n’a représenté que quelques millions d’euros – à quoi s’ajoute un crédit bail important sur les actifs immobilier de Leaf France ainsi qu’une dette résiduelle, pour un montant total de 10 millions d’euros.