La société de gestion, qui a recruté Philippe Lecomte, rend aussi plus visible son activité de prise de participation dans des gérants en la filialisant
N’écoutant que ses principes, la France s’est dotée cet hiver d’une taxe sur les transactions financières. A l’origine, il s’agissait au niveau du G20 de s’inspirer de la taxe Tobin, censée toucher les transactions de changes dans le monde entier, dans le but de financer le développement et lutter contre le réchauffement climatique. Le G20 l’a rejetée. Les thuriféraires de la taxe ont donc voulu l’appliquer en Europe seulement. Les Européens n’en ont pas voulu non plus. Paris et Berlin sont restés ses seuls partisans. Par une auto-intoxication très française, Paris a cru fin de créer seule la sienne, étroitement assise sur les transactions sur actions des grosses capitalisations et destinée non pas à financer les causes de développement durable mais prosaïquement à boucher les trous du budget. Berlin était censé suivre. Mais le ministre des Finances Wolfgang Schäuble vient de déclarer ce que chacun savait déjà, sauf au sommet de l’Etat français : sa mise en œuvre était vouée à l'échec dans une Europe hostile à l’idée. Une foule de problèmes techniques, assiette, taux, traitement des produits dérivés, n’était pas tranchée ni sans doute même soluble. La France sera donc le seul pays à avoir créé une telle taxe suite à la crise financière et porté atteinte au développement de son propre marché financier. De bons esprits «avancés» s’en réjouissent sans doute. Les zélateurs de la City peuvent les féliciter. Ils n’ont pas de meilleurs alliés.
Le quotidien croit savoir de sources anonymes que Starwood Capital s’apprête à mettre la main sur une participation de contrôle portant sur sept centres commerciaux aujourd’hui détenus par Westfield Group. Le montant de la transaction serait voisin d’un milliard de dollars. Le quotidien ne précise pas la localisation de ces actifs.
Il s’agit de restaurer une totale confiance envers le taux interbancaire, a indiqué au quotidien la patronne de l’association britannique des banques (BBA), Angela Knight. Sous le coup d’enquêtes des autorités à travers le monde sur des soupçons de manipulation des taux, la BBA met en œuvre un comité composé de banques (dont Credit Suisse, Barclays ou HSBC) et de l’opérateur CME afin de proposer d’ici le milieu de l’été des mesures, concernant par exemple le renforcement des codes d’éthique ou de nouveaux contrôles statistiques. Le comité rencontrera notamment des représentants de la FSA, de la Banque d’Angleterre et du Trésor.
Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble sera fort probablement le prochain président de l’Eurogroupe, ont déclaré à Reuters une demi-douzaine de responsables à Bruxelles et dans d’autres capitales européennes, encore qu’une décision ne soit sans doute pas finalisée d’ici juin. Cette nomination serait une manière de prendre acte de la position dominante allemande dans la bataille contre la crise de la dette européenne.
Les prix des maisons individuelles n’ont pas varié en janvier, laissant penser que ce secteur en difficulté peine à remonter la pente, montre l’indice S&P Case-Shiller publié mardi. Le consensus Reuters donnait une baisse de 0,2% de cet indice composite de vingt zones urbaines après un recul de 0,5% en décembre. En données non CVS, les prix ont toutefois diminué de 0,8%. Sur une base annuelle, les prix ont diminué de 3,8% en janvier.
A l’occasion d’une réunion ce matin, le gouvernement irlandais a fixé au jeudi 31 mai la date du référendum sur le nouveau pacte budgétaire européen. L’Irlande est actuellement dans la seconde année de son programme d’austérité lié à une aide de 67,5 milliards d’euros octroyée par l’Union européenne et le FMI. Le Royaume-Uni et la République tchèque ont déjà décidé de ne pas participer à ce «fiscal compact».
«J’ai bon espoir que l’Europe puisse relever efficacement ses défis budgétaires actuels», a déclaré le président de la Fed de New-York lors d’une audition devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants. «A ce stade, bien que je n’anticipe pas d’efforts supplémentaires de la Fed pour traiter les effets éventuels d’une contagion de la situation européenne aux Etats-Unis, nous continuerons à surveiller cette situation étroitement».
La confiance du consommateur américain a fléchi en mars et ses anticipations d’inflation n’ont jamais été aussi élevées depuis 10 mois, selon l’indice du Conference Board publié mardi. Cet indice est ressorti à 70,2 contre 71,6 en février (70,8 en première estimation) et 70,3 selon le consensus Reuters. Les anticipations d’inflation sur les 12 mois à venir sont passées de 5,5% en février à 6,3% en mars, au plus haut depuis mai 2011.
Philippe Lecomte, directeur général de Schroders France, rejoint La Française AM au poste de directeur général des pôles Finance Services et International. Il sera en charge de la clientèle institutionnelle et du développement international. Chez Schroders, c’est Nuno Teixeira, l’actuel directeur général adjoint, qui prendra courant avril la tête du bureau français.
La confiance des ménages signe une franche accélération en mars après avoir stagné en février, annonce l’Insee. L’indicateur synthétique de confiance ressort en hausse de cinq points à 87 contre 82 en février. Il reste toutefois toujours nettement inférieur à sa moyenne de longue période, calée à 100. Les 20 économistes interrogés par Reuters prévoyaient un indice à 82 en moyenne.
L’Italie a placé pour 3,8 milliards d’euros d’obligations souveraines, dans le haut de la fourchette visée, lors d’une adjudication qui a vu ses coûts d’emprunt à deux ans reculer nettement sous la barre des 3%. Le rendement du papier zéro coupon à échéance janvier 2014 a reculé à 2,35%, contre 3,01% fin février. C’est le rendement le plus bas enregistré pour une adjudication de ce type depuis novembre 2010.
La Région Ile de France a réalisé le 20 mars 2012 la première émission obligataire environnementale et socialement responsable d’une collectivité territoriale française sur le marché de l’euro. Cette émission, d’un montant de 350 millions d’euros sur une durée de 12 ans avec un coupon annuel de 3,625%, a suscité un vif intérêt de la part des investisseurs. Une heure après l’ouverture des livres, le volume des ordres excédait 600 millions d’euros.
L’indice de confiance du consommateur allemand calculé par le cabinet d'étude GfK était en baisse à l’approche d’avril, mettant fin à six mois de hausse, les anticipations de revenu des ménages étant affectées par la hausse des cours du carburant. L’indice GfK est tombé à 5,9 pour avril contre 6 en mars, alors que le marché attendait 6,1. Il reste toutefois proche de son plus haut niveau d’un an.
Bien que ce gestionnaire austro-allemand mette en exergue dans sa communication le gonflement de 25 % de ses recettes de commissions en 2011 à 44,65 millions d’euros ainsi qu’une diminution de à 6,6 millions contre 8,4 millions des charges de personnel, le bénéfice d’exploitation de C-Quadrat a chuté à 623.000 euros contre 9,38 millions et le bénéfice net est tombé à 2,97 millions contre 15,29 millions.L’encours en fin d’exercice avait diminué à un peu moins de 2,93 milliards d’euros contre 3,33 milliards, mais l’augmentation des recettes de commissions est dû à une progression de l’encours en moyenne annuelle et au remplacement d’actifs institutionnels par des actifs retail davantage margés.
Dexia Asset Management (Dexia AM) annonce prendre part à deux nouvelles initiatives collaboratives, «Labour Standards in the Supply Chain» et et «2011 Global Investor Statement on Climate Change». Simultanément, la société renouvelle son engagement à l’égard de trois autres : Carbon DP Water Disclosure, Carbon Disclosure Project, Carbon Disclosure Leadership Index et UN Global Compact. Depuis 2004, Dexia AM a souscrit ainsi à plus de 15 initiatives, conjointement avec d’autres acteurs de l’industrie, afin d’inciter les entreprises à améliorer leur communication concernant les défis ESG et à renforcer leurs critères dans ce domaine. Selon Isabelle Cabie, responsable mondial ISR, «Dexia Asset Management continue à soutenir activement les initiatives d’engagement collaboratif visant à sensibiliser les entreprises à ces enjeux et à renforcer leur transparence sur ces thèmes spécifiques. Ces derniers jouent effectivement un rôle déterminant dans notre analyse interne ISR Best-in-Class et nos filtres d’exclusions normatives et sectorielles. »Voir le rapport d’engagement 2011 et l’aperçu des activité d’engagement de Dexia AM en pièce jointe.
Rothschild & Cie Gestion annonce, ce mardi 27 mars, la signature avec Koris International, société de conseil en investissements financiers, d’un accord de coopération marketing et commerciale pour la mise au point et la distribution de solutions d’investissement basées sur les techniques de contrôle dynamique de budgets de risque. Ces techniques sont conçues et développées par Koris International. De son côté, Rothschild & Cie Gestion assure la gestion financière de l’offre multi-gestionnaires multi-classes d’actifs, le tout permettant aux deux sociétés de «mettre en oeuvre les techniques de gestion dynamique de contrôle des risques dans le cadre de solutions spécifiques adaptées aux besoins des investisseurs», précise la société de gestion.L’ensemble tombera dans l’univers de Rothschild Investment Solutions récemment crée - après l’acquisition de Héritage AM (lire Newsmanagers du 02/02/2012) – et qui concentre la gestion alternative comme la gestion long-only. «Nous allons composer des fonds en nursery», explique à Newsmanagers Jean-Louis Laurens, associé gérant de la société de gestion «et ce, à partir d’une architecture ouverte qui nous donne accès à des fonds de gestion classique mais également à des ETF ou des hedge funds». Ensuite, «une fois cette sélection réalisée, Koris fournira l'équivalent d’une prestation intellectuelle en intervenant dans le cadre d’un contrôle dynamique des budgets de risque», ajoute Jean-René Giraud, directeur général de Koris International. Dans le détail l’offre sera composée de fonds, le cas échéant de fonds «seedés», et, également, de mandats. «Cette expérience nous manquait en interne», précise Jean-Louis Laurens «et se trouvait même assez éloignée de notre gestion.» Résultat, pour le responsable de Rothschild & Cie Gestion, qui a côtoyé le dirigeant de Koris International à l’Edhec - en y étant membre de l’International Advisory Board -, cette coopération est une opportunité pour sa maison. " Elle autorise la mise en oeuvre de solutions répondant à des préoccupations majeures de l’ensemble de nos clients privés et institutionnels», précise-t-il. Peu exposée en termes d’image, la société Koris n’en compte pas moins neuf ans d’existence durant lesquels elle a éprouvé ses techniques de gestion en opérant pour le compte de sociétés de gestion, banques privées ou family-offices en Europe. La société a également remporté des mandats dans le cadre de partenariats, dont un avec Robeco, l’ancienne maison de… Jean-Louis Laurens. Sans lien capitalistique avec l’Edhec, Koris en est une émanation «intellectuelle», la société ayant été bâtie pour conduire l’activité commerciale des travaux menés par le centre de recherche de l'école en matière de budget de risque. «Ces neuf ans nous permettent aussi de disposer d’un très bon track record pour notre processus de gestion et notre gestion dynamique du risque», conclut Jean-René Giraud. Les deux partenaires vont assurer conjointement la commercialisation de ces solutions auprès des clientèles «banque privée» et institutionnelles en France. Chez Rothschild & Cie Gestion, c’est Laurent Levenq – un ancien de Héritage AM – qui aura en charge son développement commercial et clientèle.
Philippe Lecomte, directeur général de Schroders France, va quitter la société de gestion. Il devrait réapparaitre assez prochainement - fin avril début mai - au sein d’un autre établissement. Selon nos informations, il pourrait s’agir de La Française AM où il prendrait une responsabilité à l’international. Philippe Lecomte avait rejoint Schroders en 2003. Au sein du groupe britannique, Nuno Teixeira, actuel directeur général adjoint et responsable du développement de l’ensemble des clientèles de Schroders en France depuis un an, est appelé à le remplacer. Il prendra officiellement la direction des équipes basées à Paris dans le courant du mois d’avril.Selon John Troiano, responsable de l’activité institutionnelle de Schroders au niveau mondial et qui supervise Schroders France, Nuno Texeira, qui a contribué au développement de la clientèle institutionnelle en France, doit désormais poursuivre la croissance des activités de Schroders dans l’Hexagone, tant pour les institutionnels que vers la clientèle intermédiée. «Depuis trois ans, la dynamique est clairement du côté des institutionnels», a confirmé à Newsmanagers, le nouveau directeur général de Schroders France, «mais nous avons clairement pour ambition de poursuivre le développement des deux pôles institutionnels et retail». Nuno Texeira est arrivé chez Schroders France en 2003, neuf mois plus tôt que Philippe Lecomte. Avant de rejoindre Schroders France, il occupait la fonction de directeur général adjoint et responsable de l’équipe multigestion chez Invesco Gestion (France) depuis 1997.
Selon un document publié sur le site internet de l'établissement, la rémunération variable du PDG de la Société Générale au titre de l’exercice 2011 s'élève à 682.770 euros, en baisse de 43% par rapport à 2010, rapporte L’Agefi. Frédéric Oudéa va par ailleurs percevoir un fixe d’un million d’euros auquel s’ajoutent 300.000 euros «en compensation de la perte de tous ses droits au régime de retraite bénéficiant à l’ensemble des cadres hors classification du groupe». La totalité de la rémunération variable annuelle sera différée pour les dirigeants mandataires sociaux, précise le quotidien.
Axel Miller quitte la présidence du comité de direction du groupe belge Petercam, un poste auquel il sera remplacé par Xavier Van Campenhout. «Axel Miller a annoncé son souhait de se retirer en tant qu’associé et responsable de la gestion journalière du groupe pour poursuivre d’autres intérêts», a indiqué le groupe à Newsmanagers. Il était arrivé chez Petercam en tant qu’associé en 2009 après avoir été président du comité de direction de Dexia. Xavier Van Campenhout, issu d’une des deux familles fondatrices, a rejoint de son côté Petercam en 1998, où il a développé l’activité de recherche buy-side au service de la gestion institutionnelle et du private banking. De 2005 à 2010, il a assuré la direction générale de la filiale bancaire en Suisse, avant de revenir en Belgique début 2011 en tant que responsable de la stratégie de politique d’investissement.Le comité de direction présidé par Xavier Van Campenhout restera constitué des membres actuels, à savoir Hugo Lasat (gestion institutionnelle), Fritz Mertens (gestion privée) et Marc Janssens (activités d’intermédiation).
Kames Capital a décidé de renoncer à la commission de performance de son fonds de performance absolue, le Kames UK equity absolute return fund, à compter du 2 avril jusqu'à la fin de l’année, rapporte Money Marketing.Le fonds dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 68 millions de livres fait l’objet d’une commission de performance lorsqu’il surperforme le taux de base de la Banque d’Angleterre.La commission de performance est actuellement de 20%. Après la période de suspension, la commission de performance sera ramenée à 10%. Lancé en février 2010, le fonds a dégagé une performance de 4,71% sur l’année au 29 février.
Le gouvernement britannique réfléchirait à vendre au fonds souverain d’Abu Dhabi entre 10 % et un tiers du capital de Royal Bank of Scotland (RBS), si l’on en croit la BBC, rapporte Les Echos. Détenant 82 % du capital depuis une injection de 45 milliards de livres pour sauver ce géant bancaire de la déroute pendant la crise, Londres négocierait depuis de nombreux mois et espérerait signer un accord d’ici à Noël. Si une transaction avait lieu au cours actuel, elle se ferait à perte pour le contribuable britannique, qui est entré à un cours moyen de 50 pence, contre environ la moitié actuellement.