La société d’investissement Doughty Hanson devrait racheter la troisième chaîne de cinéma britannique pour un montant de 450 millions de livres (520 millions d’euros), selon le quotidien. Les fondateurs de Vue Entertainment détiennent 51% du capital, le reste étant détenu par les sociétés d’investissement Coller Capital et Och-Ziff.
Le groupe allemand serait en discussions avancées en vue de vendre son réseau britannique d’électricité pour 3,5 milliards de livres (4 milliards d’euros). Un consortium regroupant le fonds souverain d’Abou Dhabi, la banque australienne Macquarie ainsi que le Canadian Pension Plan Investment Board serait sur les rangs.
La hausse de l'écart de taux à 10 ans entre l’Irlande et l’Allemagne au-delà des 450 pb peut amener LCH.Clearnet à relever ses marges sur la dette irlandaise.
La Commission européenne a publié vendredi midi une consultation sur les mesures futures à adopter à l’égard des agences de notation de crédit, alors qu’un nouveau cadre réglementaire doit déjà entrer en vigueur en Europe le 7 décembre prochain. Bruxelles propose notamment que les agences publient gratuitement l’intégralité de leur recherche sur la dette souveraine, et informent au moins trois jours à l’avance (contre 12 heures en temps normal) un Etat de tout changement de notation. La Commission veut aussi «désintoxiquer» la législation financière et les gestionnaires d’actifs, dont les mandats de gestion pourraient inclure une clause leur permettant de dévier des seuils de notation qu’ils s’imposent pour leurs investissements. Bruxelles envisage enfin d’introduire dans sa réglementation une clause sur la responsabilité civile des agences.
L'économie espagnole n’a pas progressé au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent selon un bulletin mensuel publié vendredi par la Banque d’Espagne. La stagnation de l'économie espagnole est transitoire a estimé la banque centrale. La banque centrale prévoit en outre une croissance de 0,2% au troisième trimestre en rythme annuel.
Contre toute attente, les ventes au détail se sont contractées pour le deuxième mois consécutif en septembre dans la zone euro. Eurostat a annoncé vendredi que les ventes avaient reculé de 0,2% d’un mois sur l’autre et qu’elles ressortaient en progression de 1,1% sur un an. L’Allemagne a souffert de la plus nette contraction de ses ventes au détail, avec une baisse de 2,3% par rapport à août.
Le fonds pétrolier norvégien, le deuxième plus gros fonds souverain au monde, a dégagé un rendement de 7,2% au troisième trimestre et vu sa valeur atteindre 2.908 milliards de couronnes, soit environ 356 milliards d’euros, a annoncé le 4 novembre la Banque de Norvège."Les résultats meilleurs qu’attendu d’un certain nombre d’entreprises et le reflux des craintes d’un ralentissement économique en Europe ont contribué à la hausse du marché des actions"s, a expliqué Yngve Slyngstad, directeur général de la Direction des investissements de la Banque de Norvège. Le portefeuille actions a progressé de près de 10%. Au cours du trimestre écoulé, le fonds a aussi récolté 49 milliards de couronnes supplémentaires grâce au versement par l’Etat de ses revenus pétroliers. En revanche, les effets de change l’ont amputé de 132 milliards, l’appréciation de la couronne norvégienne réduisant mécaniquement la valeur d’investissements réalisés dans des devises étrangères. La Banque de Norvège a aussi annoncé avoir fait ses premiers pas dans l’immobilier en investissant dans Regent Street à Londres, avec la reprise de 25% du portefeuille d’actifs immobiliers détenus par le Crown Estate (Domaine de la Couronne) pour un montant de 448 millions de livres. Le fonds recevra pendant 150 ans une part des loyers des boutiques et bureaux localisés dans cette rue. A terme, 5% de la valeur du fonds doivent être placés dans l’immobilier, à l'étranger pour ne pas perturber le marché norvégien. Le fonds était jusqu'à présent investi à hauteur de 60% en actions et de 40% en obligations.
Jyske Invest International a annoncé le 4 novembre qu’il va liquider quatre fonds le 3 décembre. Il s’agit des produits Jyske Invest Telecom Equities, IT Equities BioTech/HealthCare Equities et British Equities.
Schroder a annoncé avoir fait enregistrer auprès de la CNMV pour la commercialisation en Espagne de son fonds long/short marchés émergents Schroder GAIA Sloane Robinson Emerging Markets (lire notre dépêche du 24 septembre). De plus, le gestionnaire britannique a fait enregistrer deux autres fonds de sa plate-forme GAIA (Global Alternative Investor Access), le Schroder GAIA Opus Multi Strategy (multistratégie) et le Schroder GAIA QEP Global Absolute (obligations mondiales market neutral). Le Schroder GAIA Egerton European Equity était déjà enregistré en Espagne depuis quelques mois (voir notre dépeche du 11 février).
Le 2 novembre, la Banque centrale de Norvège (Norges Bank) a notifié à la CNMV détenir 3,152 % dans Gamesa Corp Tecnologica SA. Cette prise de participation est effectuée pour le compte du Governement Pension Fund - Global (GPFG), l’ancien Fonds pétrolier. Cette acquisition représente aux cours actuels environ 40 millions d’euros. Les autres grands actionnaires sont Iberdrola, qui vient de monter (le 3 novembre) à 16,137 % et BlackRock à environ 8,3 % au total, dont 4,93 points de pourcentage acquis le 3 novembre.
Le 24 septembre, March Gestión de Fondos a créé le fonds de droit espagnol March New Emerging World qui utilise comme indice de référence le MSCI Emerging Markets ; le produit a été enregistré le 29 octobre par la CNMV.Le portefeuille pourra être investi jusqu'à 70 % dans d’autres fonds. Il sera exposé au minimum à 75 % à des actions de pays émergents et jusqu'à 20 % en actions de sociétés de pays de l’OCDE dont entre 5 et 50 % des résultats proviennent des pays émergents. Le fonds pourra être investi d’autre part jusqu'à 20 % en matières premières au travers d’indices ou de dérivés.La gestion de ce produit a été confié à Santiago Montero Ruíz, head of multi-management.CaractéristiquesDénomination : March New Emerging WorldCode Isin : ES0160933000Commission de gestion 1,9 %
La boutique d’investissement Sandler O’Neill & Partners LP, spécialisée dans le conseil aux banques de petite taille, a vendu 40 % de son capital aux capital-investisseurs The Carlyle Group et Kelso & Co pour un montant qui serait de l’ordre de 250 millions de dollars selon des proches du dossier cités par The Wall Street Journal.Cette transaction doit permettre aux associés de percevoir un montant important et d’investir dans le développement ultérieur de l’entreprise.
La société de conseil en négoce de matières premières basée à New York, Systematic Alpha, a nommé Salomon Josue en qualité de représentant pour la distribution en Asie, rapporte Hedgeweek. Salomon Josue est le fondateur et président d’Asia Pacific Advisors, une société de conseil en investissements alternatifs sur les marchés de la zone Asie-Pacifique.Les actifs sous gestion de Systematic Alpha s'élèvent à 640 millions de dollars.
Clariden Leu, filiale de Credit Suisse Group, a annoncé le 4 novembre dans un communiqué l’ouverture d’une représentation à Abou Dhabi. Le bureau inauguré mercredi traduit la volonté de la banque de renforcer sa présence stratégique au Moyen Orient. La banque est également présente à Dubaï et au Caire. «Notre présence à Abou Dhabi nous aidera à l’avenir à répondre encore plus vite et de manière plus individualisée aux souhaits de notre clientèle du Moyen Orient», selon le CEO de Clariden Leu, Hans Nützi, cité dans le communiqué.
Seules deux sociétés de gestion parmi celles ayant plus de 25 fonds notés par Feri en Allemagne affichent pour le troisième trimestre une proportion de 50 % ou plus de produits notés A et B. Il s’agit d’Union investment (banques populaires) avec 57,1 % (48/84) et LBB-Invest avec 50 % (13/26). Les suivants sont Erste Asset Management (48 %), Threadneedle (47,6 %), LGT Group (46,2 %) et BlackRock (45 %). Viennent ensuite Universal-Investment (43,9 %), JP Morgan (42,9 %), DWS Investment (41,7 %, mais sur 103 fonds) puis Franklin Templeton et State Street (40 % chacun).Parmi les gestionnaires avec 8 à 24 fonds notés, Lyxor Asset Management (Société Générale) se détache avec 87,5 % de produits notés A ou B, devant DJE (78,6 %), Vitruvius (77,8 %) et Carmignac (75 %, 6 fonds sur 8).
Sur les 16,54 milliards d’euros de souscriptions nettes affichées pour janvier-septembre par les fonds de valeurs mobilières répertoriés par l’association allemande BVI des sociétés de gestion, le groupe Allianz Global Investors se classe de très loin en tête, avec une collecte de 12,71 milliards d’euros… grâce aux 13,88 milliards drainés par Pimco Europe. Le groupe DWS/DB Advisors/DB (Deutsche Bank) a attiré pour sa part 1,67 milliard d’euros, uniquement grâce aux 3,57 milliards de sa filiale ETF db x-trackers.Parmi les autres spécialistes des ETF, ont note que BlackRock, avec ses fonds iShares, a drainé 800,5 millions, et ComStage a attiré 565,1 millions. En revanche, ETFlab (Deka) a subi des sorties nettes de 390,2 millions.En ce qui concerne les deux autres grandes maisons généralistes, Deka (caisses d'épargne) a subi des remboursements nets de 4,48 milliards d’euros et Union Investment (banques populaires) a accusé des sorties nettes de 2,19 milliards.
Durant les neuf premiers mois de cette année, les souscriptions nettes enregistrées par le secteur allemand de la gestion d’actifs ont atteint 61,8 milliards d’euros (dont 21,3 milliards pour le troisième trimestre) dont 29,26 milliards pour la période correspondante de l’an dernier. L’encours a atteint un niveau record de 1.808,48 milliards d’euros au 30 septembre, contre 12.794,71 millairds un mois plus tôt et 1.664,01 milliards un an auparavant.L’association allemande BVI des sociétés de gestion précise que, sur le total à fin septembre, les fonds offerts au public pesaient 689,37 milliards, les fonds institutionnels 799,12 milliards et les mandats 319,98 milliards.Sur les 18,92 milliards de souscriptions nettes depuis le début de l’année pour les fonds offerts au public, 4,6 milliards sont allés aux fonds passifs, même si les 10 fonds ayant collecté le plus sont des fonds actifs, avec en tête le Premium Management Stabilität A EUR (1,86 milliard d’euros) et le Templeton Global Bond Fund (1,23 milliard). Les fonds monétaires ont pour leur part subi une hémorragie de 10,5 milliards d’euros en net, pour retomber fin septembre à 48,4 milliards d’euros d’encours.
La croissance du Perco se confirme. Au 30 juin dernier, le nombre d’entreprises équipées affiche une hausse de 25% sur un an à plus de 112.200, selon des chiffres publiés par l’AFG. Plus de 630.000 salariés ont déjà effectué des versements, soit une progression de 13% sur six mois et de 31% sur un an.Sur les six premiers mois de l’année, les flux d’alimentation du Perco se sont élevés à 667 millions d’euros, soit une progression de 54% par rapport à la même période en 2009. Ces flux se répartissent en participation à hauteur de 22%, en versements volontaires des salariés pour 18%, en intéressement pour 18%, l’abondement de l’entreprise s’inscrivant à 42%. L’encours moyen détenu par chaque bénéficaire s'élève désormais à 5.474 euros, en très légère croissance sur six mois et en progression de 13% sur un an. Plus de 37% des salariés ont choisi une gestion pilotée de leur Perco, c’est-à-dire une gestion prévoyant une désensibilisation automatisée de l’allocation de leurs actifs au fur à mesure de l’approche de la retraite. Dans cette perspective, plusieurs mesures prévues par la loi de réforme des retraites devraient permettre au Perco de poursuivre son développement. A compter de 2011, la moitié de la participation sera automatiquement versée sur le Perco sauf avis contraire du salarié (opt-out); les salariés pourront verser cinq jours de RTT par an sur leur Perco lorsque l’entreprise n’a pas mis en place de Compte Epargne Temps; tous les Perco devront proposer une gestion pilotée et enfin, si une catégorie de salariés bénéficie d’un régime de retraite chapeau, l’entreprise devra proposer à tous ses salariés un Perco ou un autre dispositif d'épargne retraite. L’AFG souligne dans un communiqué que «ces chiffres confirment l’intérêt constant porté par les entreprises et leurs salariés à ce dispositif volontaire d'épargne retraite». Cette dynamique ne devrait pas être freinée par un alourdissement des prélèvements, avertit l’association professionnelle. Le Perco étant un vecteur de financement à long terme de l'économie, il devrait bénéficier d’un régime fiscal et social différencié. En particulier, souligne l’AFG, «les sommes versées sur un Perco ne devraient pas être soumises à un alourdissement du forfait social». Il reste que «la fiscalité de l'épargne demeure un chantier essentiel et nous regrettons son alourdissement progressif», écrit l’AFG, qui se propose de décliner de nouvelles propositions au printemps 2011 avec un objectif clair : «rendre les prélèvements inversement proportionnels à la durée de détention de l'épargne afin de favoriser les placements longs, utiles aux salariés pour préparer leur retraite et aux entreprises pour financer leur développement».
Une croissance faible mais une croissance tout de même. Selon les estimations de l’AFG, on observe sur les neuf premiers mois de l’année une augmentation globale de l’ordre de 2,2% des encours sous gestion à 2.670 milliards d’euros. La légère diminution proche de 2% de l’encours des OPCVM à 1.346 milliards d’euros a été contrebalancée par une augmentation estimée à 7% des mandats discrétionnaires à 1.324 milliards d’euros.L’actif net des fonds obligataires a progressé de 15,8%, soit 27,8 milliards d’euros (dont 20,7 milliards d’euros de souscriptions nettes), à 204,3 milliards d’euros. Les fonds à performance absolue ont pour leur part collecté quelque 1,9 milliard d’euros, soit un peu plus de 10% de leurs encours gérés. On observe parallèlement une diminution de l’actif net des fonds monétaires de quelque 62 milliards d’euros, en raison notamment du faible niveau des taux court terme. Ces évolutions montrent une évolution progressive du mix-produit en faveur des OPCVM longs. En effet, depuis début 2008, le poids relatif des fonds monétaires, qui avait atteint en mai 2009 des niveaux record (45% des encours gérés), représente aujourd’hui environ 34% des actifs gérés. Historiquement, un retour à la normale. La diminution du nombre d’OPCVM, commencée à la mi-2008, se poursuit sous l’effet d’une accélération du mouvement de rationalisation des gammes. Les fusions/rapprochements en cours devraient contribuer à soutenir cette tendance. Pour le premier semestre 2010, la variation totale des actifs sous gestion en Europe (effet de marché et flux nets confondus) est de 6,1%, soit 434 milliards d’euros, les situations étant très contrastées selon les pays car dépendant en grande partie de leurs expositions relatives aux marchés actions. Sur les marchés où la gestion financière des fonds d’investissement est effectivement réalisée, la France reste leader avec une part de marché de l’ordre de 21%, suivie de près par l’Allemagne (19,2%) et le Royaume-Uni (18,1%). En termes de domiciliation d’OPCVM, la France, avec une part de 18,5%, occupe la deuxième place en Europe, souligne l’AFG, après le Luxembourg (26,8%) dont les activités sont centrées sur la domiciliation et l’administration de fonds. On observe par ailleurs ces dernières années la rapide montée en puissance de l’Irlande (11,5%). Les deux centres off shore du Luxembourg et de l’Irlande concentrent 40% de la domiciliation des fonds européens, contre 27% au début du siècle. A noter enfin que la dynamique de création des sociétés de gestion s’est poursuivie en 2010. Quarante nouvelles sociétés ont été créées courant 2010 et une quinzaine de dossiers d’agrément sont en cours. Le nombre de créations nettes approcherait la trentaine.