Dans un contexte de dépression pour le secteur de l’aviation, Pimco et GE Capital Aviation Services (GECAS), bailleur d’avions et filiale de GE, ont décidé de s’allier pour développer une plateforme de leasing d’avions afin de fournir jusqu'à 3 milliards de dollars de financement au secteur aéronautique. «Cette plateforme d’investissement stratégique permettra aux comptes conseillés par Gecas et Pimco d’acquérir de nouveaux et jeunes avions à faible consommation de carburant pour répondre aux besoins d’un ensemble diversifié de compagnies aériennes mondiales sur plusieurs années. La plateforme vise à fournir le financement nécessaire aux compagnies aériennes qui cherchent à moderniser leur flotte avec des avions récents et neufs», explique un communiqué commun. Pimco se présente comme un «des plus grands investisseurs mondiaux dans le domaine des dettes adossées à l’aviation». Gecas quant à elle, «originera les transactions pour la plateforme, jouera le rôle de prestataire de services et fournira des services de gestion d’actifs». La transaction est soumise à l’obtention des approbations réglementaires.
La société de gestion luxembourgeoise Indépendance et Expansion AMa officiellement ouvert un bureau en Espagne dont elle disposait depuis un an, rapporte Funds People. La firme a récemment reçu l’autorisation de l’autorité des marchés financiers en Espagne pour la libre prestation de ses services d’investissement sur le territoire hispanique. Juan Díaz, directeur des ventes et du développement de l’activité d’Indépendance et Expansion AM en Europe, a indiqué au média que le bureau espagnol servira à centraliser et coordonné la commercialisation des produits en France, Belgique, Luxembourg, Monaco et Espagne. La Sicav luxembourgeoise Indépendance et Expansionavaitété enregistrée à la commercialisation en Espagne début octobre 2018.
Etienne Stofer est remplacé par Claude Grandfils en qualité de directeur général de la Caisse de retraite du personnel navigant professionnel de l’aéronautique civile.
La plupart des produits d'épargne à long terme et d'épargne-retraite de l'Union européenne "n'ont pas eu, en moyenne, un rendement réel proche" de celui des marchés des capitaux au cours des 20 dernières années, révèle une étude de Better Finance, la fédération des investisseurs particuliers européens.
Credit Suisse et Rockefeller Asset Management lancent le Credit Suisse Rockefeller Ocean Engagement Fund, un fonds actions dit à impact car il a pour objectif d’améliorer la santé des océans. Ce fonds, géré par Rockefeller Asset Management, vise à «lutter contre les forces qui détruisent les océans et présentent des risques pour notre environnement, notre santé et notre bien-être économique», décrit un communiqué. Après avoir identifié les menaces qui pèsent sur l’océan, le fonds cherchera des opportunités d’investissement dans des domaines clés de la protection des milieux marins. Des rapports d’impact annuels résumeront ses engagements et leurs répercussions sur les océans. Credit Suisse et Rockefeller Asset Management (RAM), en partenariat avec The Ocean Foundation, une organisation à but non lucratif qui se consacre à la protection des milieux marins dans le monde entier, s’efforceront de conseiller et de guider les entreprises du portefeuille dans l’amélioration de leurs pratiques néfastes pour les océans. «Les océans font partie des domaines les moins financés parmi les objectifs de développement durable des Nations Unies alors que plus d’un tiers des investisseurs institutionnels ont exprimé leur intérêt pour des placements dans l’économie bleue», a commenté Marisa Drew, chief sustainability officer et responsable mondiale Sustainability Strategy Advisory and Finance (SSAF) au Credit Suisse. Ce fonds sera lancé le 30 septembre 2020 avec une période de souscription de trois semaines commençant le 7 septembre 2020. Les parts seront émises en dollars américains, en euros, en francs suisses et en livres sterling. L'économie bleue intéresse de plus en plus d’investisseurs et de sociétés de gestion. Mirova a récemment bouclé un fonds sur ce thème, dans le non coté.
Mostapha Tahiri, jusqu’ici directeur de BNP Paribas Securities Services pour l’Asie-Pacifique (APAC), rejoint State Street pour prendre un poste équivalent, a annoncé la firme américaine. Il remplace Ian Martin, désormais directeur monde des asset owners. Basé à Singapour, il est rattaché à Andrew Erickson, directeur du commerce international et de la productivité, et Francisco Aristeguieta, directeur général de State Street Institutional Services. State Street a également recruté une deuxième ex-BNP en la personne de Joanne Chen pour prendre la direction de la Chine. Elle était jusqu’ici directrice de la couverture des institutions financières pour la banque de la rue d’Antin. Basée à Pékin, Joanne Chenn sera notamment chargée de la stratégie, de la croissance, et des relations avec les clients, partenaires, et régulateurs. Elle est rattachée à Mostapha Tahiri.
Le premier ministre a proposé de repousser à 2021 les négociations sur la réforme des retraites, tout en laissant une ouverture pour continuer à discuter des modalités jusqu'à la fin de l’année, a annoncé vendredi François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), à l’issue d’une rencontre entre Jean Castex et les partenaires sociaux. Le chef du gouvernement a aussi reporté au 1er janvier 2021 l’entrée en vigueur des dernières mesures de la réforme de l’assurance chômage, qui avaient pour certaines été introduites au 1er novembre dernier, ont précisé les syndicats (Force ouvrière, CFDT, CGT, CFE-CGC). Il suffira donc, pour ouvrir des droits au régime d’assurance chômage, d’avoir travaillé 4 mois sur les 28 derniers mois, et non 6 mois sur les 24 derniers mois comme le prévoit la réforme.
Jean Castex a proposé vendredi de repousser à 2021 les négociations sur la réforme des retraites, à l’issue d’une rencontre entre le Premier ministre et les partenaires sociaux. Le locataire de Matignon a promis une nouvelle fois « une nouvelle méthode » en distinguant le « caractère structurel » de la réforme « qui vise à plus de justice » et son volet financier, et « en reprenant la concertation dans les mois à venir ». Il a cependant ajouté que la réforme irait à son terme.
Emmanuel Macron a annoncé jeudi vouloir remettre en chantier la réforme des retraites, mais «transformée», et a demandé la reprise des négociations avec les partenaires sociaux dès cet été. «La réforme des retraites est-elle à mettre à la poubelle ? Non. Ce serait une erreur (...) Je demanderai au gouvernement de réengager une concertation avec les partenaires sociaux, en profondeur, dès l'été, sur ces questions. Mais il n’y aura pas d’abandon d’une réforme des retraites. Je suis ouvert à ce qu’elle soit transformée. Elle ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de la crise», a déclaré le chef de l’Etat dans un entretien avec les quotidiens régionaux.
La crise sanitaire, sociale et économique liée au Covid-19 perturbe le taux de couverture des engagements des régimes d’épargne retraite par capitalisation.
Investir dans les résidences étudiantes offre l’opportunité de se constituer un patrimoine immobilier et de percevoir des revenus pérennes. Profitant d’un marché mature et d’avantages fiscaux non négligeables, cette classe d’actifs alternative constitue une réelle opportunité en termes de rendement et de sécurité du capital investi.
Abysses. Le système de retraites français se trouvait début 2020 à l’aube d’une réforme d’envergure. Depuis, la pandémie a gelé le projet et creusé le déficit dans des proportions abyssales. Ce dernier devrait approcher les 30 milliards d’euros en 2020, selon une estimation provisoire publiée par le Conseil d’orientation des retraites (COR). C’est 25 milliards de plus que lors de la précédente projection du COR, en novembre dernier, qui se montre incapable pour l’instant d’actualiser ses prévisions à long terme au vu des incertitudes économiques. Rapporté à un produit intérieur brut (PIB) lui-même en contraction, le trou passe de 0,2 % à 1,5 %. Le plongeon des rémunérations, et donc de l’assiette des prélèvements sociaux et cotisations, ferait baisser les ressources du système de 25,7 milliards d’euros, sans même intégrer les reports et les annulations de charges. Avec une équation aussi tendue, et la tentation des parlementaires de gonfler les petites pensions, la mise en place d’un régime universel auquel le président Emmanuel Macron (photo) n’a pas renoncé relève de la gageure. L’impact de la pandémie pourrait aussi relancer les débats sur la juste mise à contribution des retraités. Si ces derniers ont payé un lourd tribut à la crise sanitaire, leur niveau de vie, lui, va s’accroître de 5 points en relatif, pour représenter 110 % de celui de l’ensemble de la population.