Le réassureur allemand Munich Re proposera au titre de 2018 un dividende de 9,25 euros par action, supérieur aux attentes des analystes, malgré un plongeon de 56% de son bénéfice net au quatrième trimestre suite à des catastrophes naturelles, notamment des feux de forêts en Californie. A 238 millions d’euros, le bénéfice net du groupe au quatrième trimestre a été conforme aux attentes, tout comme son profit sur l’ensemble de l’année, de 2,275 milliards d’euros. Mais son ratio combiné s’est détérioré, à 105,1% contre 103,9% un an auparavant.
Les échanges épistolaires se poursuivent entre le fonds activiste CIAM, qui détient un peu moins de 1% du capital de Scor, et Denis Kessler, le PDG du réassureur. A ce dernier, qui la soupçonnait d’action coordonnée avec l’assureur Covéa, Catherine Berjal vient de répondre dans un courrier daté du 6 février.
Le réassureur allemand Munich Re a annoncé mercredi qu’il proposerait au titre de 2018 un dividende de 9,25 euros par action, supérieur aux attentes des analystes, malgré un plongeon de 56% de son bénéfice net au quatrième trimestre à la suite d’une série de catastrophes naturelles, notamment des feux de forêts en Californie.
En citant mardi à comparaître Covéa et son PDG Thierry Derez, Scor a confirmé au passage qu’il avait étudié un mariage avec son concurrent bermudien Partner Re. Le réassureur accuse en effet le patron de Covéa d’avoir divulgué «des informations confidentielles relatives à un éventuel projet de rapprochement de Scor SE avec Partner Re qui lui avaient été remises le 25 juillet en sa qualité d’administrateur en son nom propre», selon le détail de la citation directe publiée sur le site de Scor.
Le réassureur engage des poursuites contre Covéa, son PDG Thierry Derez et leurs banques. Le titre a cédé 11,4%, un rachat n’étant plus à l'ordre du jour.
Au Forum de Davos, Christian Mumenthaler, le directeur général de Swiss Re, a indiqué à Reuters que le réassureur allait muscler ses investissements dans sa plate-forme Life Capital, alors que les primes restent sous pression dans son coeur de métier. Life Capital constitue la porte d’entrée du groupe dans les métiers d’assurance primaire, au travers notamment d’une compagnie vie pour les entreprises (elipsLife) et d’un assureur vie en marque blanche pour les particuliers (iptiQ).
Munich Re, le premier réassureur mondial, poursuit son redressement après une série de catastrophes naturelles qui avaient pesé sur ses résultats en 2017. Le bénéfice net du groupe allemand s’est établi à 483 millions d’euros au cours du trimestre écoulé, contre une perte de 1,44 milliard d’euros un an plus tôt et un consensus de 456 millions d’euros. Il estime être en position d’atteindre son objectif pour 2018: il vise un bénéfice compris entre 2,1 et 2,5 milliards d’euros. Le ratio combiné s’est établi à 100,7% au troisième trimestre contre 160,9% il y a un an. Le groupe s’estime «bien parti» pour améliorer encore cette mesure de sa rentabilité en atteignant un ratio de 97% sur l’ensemble de l’année 2018.
Munich Re, le premier réassureur mondial, a renoué avec la rentabilité au troisième trimestre et a confirmé ses objectifs annuels, signe de la poursuite de son redressement après une série de catastrophes naturelles qui avaient pesé sur ses résultats en 2017. Le bénéfice net du groupe allemand s’est établi à 483 millions d’euros au cours du trimestre écoule, contre une perte de 1,44 milliard d’euros un an plus tôt et un consensus de 456 millions d’euros.
Le gouvernement français a officiellement lancé hier Cap Francexport, un dispositif public de réassurance visant à permettre aux entreprises françaises d’exporter plus facilement vers 17 pays où le risque commercial est particulièrement élevé. But de l’opération: lever un frein aux exportations en apportant une garantie publique - via Bpifrance Assurance Export et à hauteur d'1 milliard d’euros d’encours - destinée à surmonter la frilosité des assureurs sur la couverture des crédits-exports de court terme vers ces destinations. Cette enveloppe sera répartie entre Coface, Euler Hermes, Groupama et Atradius. Ce filet de sécurité vise les PME et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 1,5 milliard d’euros, voulant exporter vers une quinzaine de pays «comme l’Angola, le Niger, l'Éthiopie ou l’Ouzbékistan», a expliqué la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, Delphine Gény-Stephann.
Le fonds Amber Capital, actionnaire de Scor, a salué le rejet par le réassureur d’une proposition de rachat à 43 euros par action présentée par Covéa. «Le prix me semble très bas. Il n’y a pas de prime de contrôle, a indiqué au FT Joseph Oughourlian, fondateur d’Amber Capital. La réaction de Denis [Kessler, PDG de Scor] et du conseil est la bonne. Je n’ouvre même pas la porte». Mais l’investisseur a bien un prix en tête: 50 euros par action, seuil à partir duquel Scor pourrait envisager d'étudier une offre.
Le fonds Amber Capital, actionnaire de Scor, a salué le rejet par le réassureur d’une proposition de rachat à 43 euros par action présentée par Covéa. «Le prix me semble très bas. Il n’y a pas de prime de contrôle, a indiqué au FT Joseph Oughourlian, fondateur d’Amber Capital. La réaction de Denis [Kessler, PDG de Scor] et du conseil est la bonne. Je n’ouvre même pas la porte». Mais l’investisseur a bien un prix en tête: 50 euros par action, seuil à partir duquel Scor pourrait envisager d'étudier une offre.
Le patron de Covéa, Thierry Derez, qui a présenté fin août à Scor une proposition de rachat repoussée par ce dernier, a décidé «de se mettre en retrait temporaire du conseil d’administration» du réassureur, «jusqu’à l’assemblée générale annuelle appelée à se réunir en 2019», indique un communiqué de Covéa. Le propriétaire des enseignes MMA, Maaf et GMF entend «respecter pleinement» l’engagement signé le 8 avril 2016. Il l’engage à ne pas accroître sa participation au-delà du seuil de 10% du capital de Scor pour une durée de 3 ans, «sauf fin anticipée en cas d’évolution significative de la stratégie ou de la structure actionnariale de Scor». Hier, le conseil d’administration de Scor a précisé demander à Thierry Derez de démissionner «au titre du règlement intérieur», étant «en situation de conflit d’intérêts général avéré vis-à-vis de la société».
Le patron de Covéa, Thierry Derez, qui a présenté fin août à Scor une proposition de rachat repoussée par ce dernier, a décidé «de se mettre en retrait temporaire du conseil d’administration» du réassureur, «jusqu’à l’assemblée générale annuelle appelée à se réunir en 2019», indique un communiqué de Covéa. La démarche répond à «un souci de sérénité et d’apaisement», alors que «Covéa regrette l’absence de toute discussion avec Scor et les attaques dont il est l’objet.»
AXA annonce avoir conclu un accord portant sur l’acquisition à 100 % du groupe XL, spécialiste de l’assurance dommages des entreprises et de la réassurance. L’accord de fusion, approuvé à l’unanimité par les conseils d’administration d’AXA et du Groupe XL, porte sur un montant de 12,4 milliards d’euros réglé en numéraire, précise le groupe.