La commission spéciale sur la destitution de Dilma Rousseff s’est prononcée hier en faveur d’un procès de la présidente brésilienne devant le Sénat pour maquillage des comptes publics, ouvrant ainsi la voie à sa mise à l'écart définitive. La décision a été prise par 14 voix contre 5 par cette commission spéciale composée de 21 sénateurs. Elle fait suite à la publication mardi d’un rapport jugeant la présidente, suspendue depuis le déclenchement de la procédure de destitution en mai dernier, coupable de violation de la Constitution pour manipulation des comptes de la nation en vue de favoriser sa réélection en 2014. Les 81 sénateurs brésiliens voteront mardi prochain pour accepter ou non de juger la chef de l’Etat et rendre un verdict d’ici à la fin du mois. S’ils jugent la présidente coupable, celle-ci sera définitivement démise de ses fonctions.
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a déclaré hier qu’il n’y aurait pas d’autre solution que de convoquer un troisième scrutin législatif en moins d’un an si les socialistes continuent à refuser de soutenir la formation d’un gouvernement conservateur minoritaire. Mariano Rajoy, dont le Parti populaire (PP) est arrivé en tête des législatives des mois de décembre et de juin, sans atteindre la majorité absolue, s’exprimait à l’issue d’un entretien avec le dirigeant du Parti socialiste ouvrier (PSOE), Pedro Sanchez. Ce dernier a répété que son parti ne voterait pas la confiance à un gouvernement conservateur. Mariano Rajoy, qui a accepté la semaine dernière de tenter de former un nouveau cabinet, avait estimé peu après qu’il ne serait pas en mesure de former un gouvernement stable sans le soutien du PSOE, arrivé second du scrutin, non seulement lors du vote d’investiture mais aussi sur ses grandes orientations politiques.
Le nouveau commissaire européen britannique sera chargé des questions de lutte contre le terrorisme et de partage du renseignement entre les Etats membres de l’Union européenne, a indiqué hier le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Julian King, qui a été ambassadeur de Grande-Bretagne en France, avait été désigné par l’ex-Premier ministre David Cameron pour remplacer Jonathan Hill en tant que représentant britannique au sein de la Commission. La nomination de Julian King doit maintenant être approuvée par le Parlement européen devant lequel le diplomate britannique devrait se présenter au début de l’automne.
Les autorités russes ont déclaré hier que les accusations américaines sur une implication de Moscou dans le piratage des serveurs électroniques du Parti démocrate étaient «insultantes» et qu’elles visaient à dissimuler une manipulation électorale orchestrée aux Etats-Unis. Cité par l’agence de presse russe Interfax, le ministère des Affaires étrangères a relevé que ces accusations n’avaient de surcroît pas été communiquées à Moscou par des canaux officiels.
Le Tribunal constitutionnel espagnol a annulé hier une résolution du parlement catalan favorable à l’indépendance de la région. Le tribunal, qui s'était déjà prononcé l’an dernier contre une motion similaire des députés régionaux, a suspendu pour cinq mois la résolution du parlement catalan. Passé ce délai, il peut lever l’interdiction ou la rendre permanente. Le gouvernement central cherche de son côté à inculper la présidente du Parlement, Carme Forcadell, pour avoir autorisé le vote de la semaine dernière, ce qui est loin d’apaiser les tensions avec la région. Le Premier ministre Mariano Rajoy et son Parti populaire ont pourtant besoin du soutien des partis régionaux pour former un nouveau gouvernement après sept mois d’impasse. Aucun parti n’a obtenu de majorité lors des élections législatives du 20 décembre dernier puis du 26 juin, ce qui contraint les formations politiques à négocier en vue de constituer une coalition.
Luiz Inacio Lula da Silva sera jugé pour tentative d’entrave à la justice, conformément à la décision d’un tribunal fédéral brésilien rendue vendredi. L’ex-chef de l’Etat, qui faisait déjà l’objet de plusieurs procédures liées à l’affaire Petrobras, est pour la première fois formellement inculpé dans ce scandale. L’ancien directeur général de la banque d’investissement BTG Pactual André Esteves devra également comparaître pour entrave à la justice dans le même volet de l’enquête sur le versement de rétrocommissions par la compagnie pétrolière publique.
François Hollande a de nouveau souhaité hier que le Royaume-Uni notifie le plus rapidement possible sa décision de sortir de l’Union européenne et précisé qu’il demanderait à Theresa May de lui expliquer les raisons de son manque d’empressement. «Si c’est pour retarder la négociation qui elle-même pourrait prendre du temps, je pense que ce serait créer une incertitude dommageable. Si c’est pour avoir un peu plus de temps avant la négociation pour que la négociation elle-même soit plus courte, ça se discute», a-t-il ajouté au côté du Premier ministre irlandais, Enda Kenny, lors d’une visite à Dublin. Un porte-parole de la Première ministre britannique a réaffirmé qu’il était peu probable que le gouvernement enclenche la procédure de sortie avant la fin de l’année.
Angela Eagle a annoncé hier son retrait de la course à la direction du Parti travailliste au profit d’un autre candidat, Owen Smith, afin d’augmenter les chances d'évincer l’actuel chef de file de l’opposition britannique, Jeremy Corbyn. La députée travailliste a expliqué le retrait de sa candidature par le plus grand nombre de soutiens reçus jusqu'à présent par Owen Smith en vue du scrutin interne à venir, dont le résultat devrait être annoncé le 24 septembre.
Les députés britanniques ont approuvé hier le renouvellement de la force de dissuasion sous-marine du Royaume-Uni, un projet de plusieurs dizaines de milliards de livres considéré comme indispensable au maintien du statut de puissance mondiale du pays après le Brexit. Le Parlement, où les Conservateurs détiennent 16 sièges de plus que la majorité absolue, s’est prononcé par 472 voix contre 117 pour le remplacement des sous-marins Trident, en dépit de l’opposition d’une partie des élus travaillistes et des indépendantistes écossais.
L’Ecosse devrait se dispenser d’organiser un nouveau référendum sur son indépendance malgré le succès du camp du « Brexit », a déclaré vendredi le ministre britannique chargé de l’Ecosse, David Mundell. Si le Royaume-Uni s’est prononcé à 52% en faveur de la sortie de l’Union européenne lors du scrutin du 23 juin, les électeurs écossais sont 62% à avoir voté en faveur d’un maintien du pays dans l’UE.
Les électeurs croates seront appelés aux urnes le 11 septembre prochain pour élire leur Parlement, a annoncé samedi la présidente Kolinda Grabar-Kitarovic. Le gouvernement du Premier ministre sortant, Tihomir Oreskovic, n’a pas survécu en juin à un vote de défiance de l’assemblée provoqué par l'éclatement de la coalition réunissant le HDZ et le Most. Les derniers sondages accordent une avance de dix points à l’opposition sociale-démocrate sur les conservateurs du HDZ mais aucun parti ne semble en mesure de décrocher de majorité absolue.
L’Ecosse devrait se dispenser d’organiser un nouveau référendum sur son indépendance malgré le succès du camp du « Brexit », a déclaré vendredi le ministre britannique chargé de l’Ecosse, David Mundell. Si le Royaume-Uni s’est prononcé à 52% en faveur de la sortie de l’Union européenne lors du scrutin du 23 juin, les électeurs écossais sont 62% à avoir voté en faveur d’un maintien du pays dans l’UE.
Le ministre slovène des Finances, Dusan Mramor, a démissionné, a annoncé mercredi le Premier ministre Miro Cerar qui a précisé que la ministre chargée de la cohésion européenne, Alenka Smerkolj, le remplacerait. Dusan Mramor a déclaré lors d’une conférence de presse avoir remis sa démission pour des raisons personnelles. «Le gouvernement poursuivra la politique qu’il a projetée et suivra jusqu’en 2020 la stratégie élaborée par le ministre Mramor et son équipe», a déclaré Miro Cesar à la même conférence de presse.
La probable successeur de David Cameron a confirmé son intention de négocier un Brexit, tout en dévoilant un programme de réforme de la gouvernance des entreprises.
Le retrait de la candidate Andrea Leadsom de la course pour la position de dirigeant du parti conservateur britannique, annoncé ce midi, laisse Theresa May, actuelle ministre de l’intérieur, seule en lice pour succéder à David Cameron. Andrea Leadsom a apporté son soutien à la candidature de Theresa May. Graham Brady, en charge du processus de succession au sein du parti conservateur, a par la suite annoncé qu’un nouveau scrutin n'étant pas nécessaire, la reconnaissance formelle de Theresa May à la tête du parti conservateur devrait être confirmée prochainement.
La ministre britannique de l’Intérieur, Theresa May, est arrivée hier en tête du premier tour du scrutin organisé au sein des parlementaires conservateurs pour succéder au Premier ministre, David Cameron. Theresa May a obtenu 165 voix, devançant sa collègue à l’Energie, Andrea Leadsom, avec 68 voix et le ministre de la Justice Michael Gove, 48 voix. Ils sont désormais seuls en lice avec l'élimination de Liam Fox, arrivé dernier avec 16 voix, et le retrait du secrétaire d’Etat au Travail Stephen Crabb, quatrième avec 34 voix. Un second tour de scrutin doit avoir lieu demain.
Le Premier ministre britannique n’a pas besoin d’une décision du Parlement pour enclencher la procédure de sortie de l’Union européenne (UE), a déclaré hier Oliver Letwin, ministre délégué auprès du Cabinet office. Le responsable a affirmé que, d’après des conseillers juridiques, seul le Premier ministre peut invoquer l’article 50 du traité de Lisbonne, ce qui lance la procédure de sortie de l’UE. Il a ajouté que la question serait définitivement réglée par la justice suite au lancement d’une procédure judiciaire par un cabinet d’avocats exigeant que le Parlement se prononce sur la sortie britannique de l’UE.
Pékin envisage de rejoindre le Club de Paris des Etats créanciers, a déclaré vendredi le vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine, Zhang Tao, lors d’une conférence organisée à Paris pour le 60e anniversaire du Club. La Chine a pour l’instant un statut d’observateur au sein du Club de Paris et ne participe donc pas aux négociations de restructuration de dettes comme le font les 21 pays membres. Le ministre des Finances français, Michel Sapin, avait invité en février la Chine à devenir un membre à part entière du club informel des créanciers publics abrité par son ministère, qui organise la restructuration des dettes contractées par un Etat auprès d’autres Etats.
Pékin envisage de rejoindre le Club de Paris des Etats créanciers, a déclaré le vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine, Zhang Tao, lors d’une conférence organisée à Paris pour le 60e anniversaire du Club. La Chine a pour l’instant un statut d’observateur au sein du Club de Paris et ne participe donc pas aux négociations de restructuration de dettes comme le font les 21 pays membres, dont la Corée du Sud, qui a rejoint ce cercle vendredi. Le ministre des Finances français, Michel Sapin, avait invité en février la Chine à devenir un membre à part entière du club informel des créanciers publics abrité par son ministère, qui organise la restructuration des dettes contractées par un Etat auprès d’autres Etats.