La présidente brésilienne Dilma Rousseff a estimé vendredi que la procédure de destitution à son encontre présentait «toutes les caractéristiques d’un coup d’Etat» et prévenu qu’elle demanderait au Mercosur de suspendre le Brésil si le processus démocratique n'était pas respecté. «J’invoquerais la clause démocratique s’il y avait, à partir de maintenant, une rupture de ce que je considère comme le processus démocratique», a déclaré Dilma Rousseff à des journalistes à New York. La clause démocratique du Mercosur, le marché commun sud-américain, peut être invoquée si le gouvernement élu d’un des Etats membres est renversé, comme cela s'était produit en 2012 au Paraguay. L’Etat en question peut être suspendu et perdre ses avantages commerciaux. Cette menace brandie par Dilma Rousseff semble traduire son intention de continuer à se battre si le Sénat brésilien décide de la destituer.
Les ministres des finances de la zone euro n’excluent pas de conclure la première revue du programme, traitement de la dette inclus, la semaine prochaine.
Le Fianna Fail, deuxième parti irlandais, a rejeté hier l’idée d’une coalition avec le Fine Gael, parti du Premier ministre sortant Enda Kenny, moins de 24 heures après la présentation de cette offre sans précédent. Le Fianna Fail et le Fine Gael sont deux partis de droite. Leurs programmes présentent peu de différences mais ce sont deux rivaux très opposés depuis la guerre civile de 1922-1923. Cette fin de non-recevoir laisse trois possibilités : un gouvernement minoritaire dirigé par le Fine Gael, un gouvernement minoritaire dirigé par le Fianna Fail ou l’organisation d’un nouveau scrutin.
La coalition de droite au pouvoir en Islande a décidé de nommer hier comme nouveau Premier ministre Sigurdur Ingi Johannsson, tandis que l’opposition a annoncé avoir obtenu la tenue d'élections anticipées à l’automne. Sigurdur Ingi Johannsson, ministre de la Pêche et de l’Agriculture, est le numéro deux du Parti du Progrès, actuellement au pouvoir avec le Parti de l’Indépendance. Le Premier ministre sortant, Sigmundur David Gunnlaugsson, a démissionné mardi après la mise en cause de son entourage par les «Panama papers».
Le Premier ministre islandais, Sigmundur Gunnlaugsson, dont l’entourage a été mis en cause par les «Panama papers», a démissionné de ses fonctions, a annoncé hier soir Sigurdur Ingi Johannsson, vice-président du Parti du progrès. Selon ces documents, l’épouse de Sigmundur Gunnlaugsson possède une société enregistrée au Panama qui détient des créances sur des banques ayant fait faillite en 2008 et qui ont dû être renflouées par l’Etat. Le chef du gouvernement islandais est le premier dirigeant contraint de quitter ses fonctions depuis le début des révélations coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation. Sigurdur Ingi Johannsson, également ministre de la Pêche et de l’Agriculture, a précisé que sa formation avait proposé sa candidature comme nouveau Premier ministre. Cette proposition a été adressée au Parti de l’indépendance, membre de la coalition gouvernementale.
La livre sterling a accusé lundi sa plus forte baisse depuis 11 mois face au dollar au lendemain de l’annonce par Boris Johnson, le très populaire maire de Londres, qu’il ferait campagne pour une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne lors du référendum du 23 juin prochain. Le sterling a reculé jusqu'à 1,4175 pour un dollar en début de séance lundi, en baisse de 1,5% sur la journée. Il a aussi cédé 1,3 % contre la monnaie unique à 0,773 euro.
L’accord trouvé le 19 février à Bruxelles, en prenant acte de la singularité britannique, innove s'agissant des relations entre Londres et la zone euro.