Chevron a publié vendredi son résultat annuel le plus élevé de son histoire sur l’exercice écoulé, à la faveur de l’envolée des cours du pétrole brut après le déclenchement de la guerre en Ukraine. Le bénéfice net du groupe américain a atteint 35,5 milliards de dollars (32,9 milliards d’euros), plus du double de celui de 2021. Son flux de trésorerie opérationnel s’est élevé à 49,6 milliards de dollars, ce qui constitue aussi un record. Mais au quatrième trimestre 2022, son bénéfice par action de 4,09 dollars, hors éléments exceptionnels, a manqué le consensus qui tablait en moyenne sur 4,33 dollars, en raison d’une hausse des coûts d’exploration et des rémunérations payées en actions. Chevron a en outre déprécié 1,1 milliard de dollars dans ses activités à l’étranger. Malgré l’annonce récente d’un programme de rachat d’actions de 75 milliards de dollars, le titre a clôturé la séance en repli de 4,4% à 179,45 dollars à New York.
Le producteur d'énergie TotalEnergies a annoncé vendredi que TotalEnergies EP Canada, dont la scission est prévue en 2023, avait acquis une participation supplémentaire de 6,65% dans le projet Fort Hills pour un prix de 312 millions de dollars canadiens (environ 214 millions d’euros).
La Commission européenne propose que l’Union plafonne à 100 dollars le prix du baril d’hydrocarbures dits ‘premium’, comme le diesel, et fixe un seuil à 45 dollars pour les produits à prix réduits, comme le fioul domestique, ont déclaré jeudi des responsables européens. La proposition a été adressée aux gouvernements européens et leurs représentants en discuteront lors d’une réunion prévue vendredi après-midi, l’ambition étant d’obtenir un accord avant le 5 février, date convenue par le G7 pour l’entrée en vigueur du plafond sur le prix des importations de produits pétroliers russes. Les prix du baril de pétrole brut russe transporté par trafic maritime a été fixé début décembre à 60 dollars maximum par les 27 pays membres de l’UE et par le G7.
Shell a annoncé vendredi que ses résultats du quatrième trimestre 2022 incluraient une charge de 2 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) liée à une taxation supplémentaire dans l’Union européenne et à la taxe exceptionnelle pour les groupes énergétiques au Royaume-Uni, tandis que les résultats de ses activités de négoce de gaz devraient ressortir en forte hausse par rapport au trimestre précédent. Le pétrolier britannique a précisé qu’au quatrième trimestre, ces taxes n’auraient pas d’effet sur ses bénéfices ajustés et que l’impact sur sa trésorerie serait limité compte tenu du calendrier prévu pour leur paiement.
Shell a annoncé vendredi que ses résultats du quatrième trimestre 2022 incluraient une charge de 2 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) liée à une taxation supplémentaire dans l’Union européenne et à la taxe exceptionnelle pour les groupes énergétiques au Royaume-Uni, tandis que les résultats de ses activités de négoce de gaz devraient ressortir en forte hausse par rapport au trimestre précédent.
Entre les polémiques, les bénéfices monstres et un parcours boursier des plus flatteurs, le roi français du pétrole a vécu un exercice exceptionnel à tout point de vue.
Le prix du baril est soutenu par la décision de la Chine d'assouplir sa politique anti-covid et par celle de Moscou de bannir les exportations de pétrole vers les pays participant au plafonnement du prix de l'or noir russe.
Après être sortie en février dernier du régime de protection de la loi américaine sur les faillites (‘Chapter 11'), l’entreprise de forage offshore Seadrill a conclu un accord en vue d’acquérir la totalité du capital de son homologue britannique Aquadrill, ont déclaré les deux sociétés vendredi. L’opération, entièrement payée en titres, valorise la cible non cotée environ 958 millions de dollars (902 millions d’euros). Les détenteurs de parts d’Aquadrill, elle-même sortie en mai 2021 du ‘Chapter 11', recevront environ 30,65 millions d’actions Seadrill, ce qui représente une participation de 38% dans la société. Ce rapprochement devrait aider l’acquéreur à dégager environ 70 millions de dollars de synergies annuelles.
La Russie pourrait réduire sa production de pétrole de 5% à 7% au début de l’année 2023 en réponse au plafonnement des prix de son brut et de ses produits pétroliers, a déclaré vendredi le vice-Premier ministre Alexandre Novak. La production de pétrole pourrait être réduite de 500.000 à 700.000 barils par jour (bpj), contre un niveau de 10,7 millions de bpj en 2022, tandis que les exportations se limiteraient aux pays n’appliquant pas le plafonnement des prix à 60 dollars du baril décidé par le G7. L’Union Européenne, les pays du G7 et l’Australie sont concernés. Vendredi en fin d’après-midi, le baril russe s’échangeait à 55,8 dollars.
La réserve stratégique de pétrole américaine a publié, vendredi, un appel d’offre pour acheter 3 millions de barils de pétrole acide à prix fixe, pour livraison début février. Le gouvernement a vendu 180 millions de barils cette année, à un prix moyen de 96 dollars, selon le Département de l’Energie. La réserve, qui peut contenir 715 millions de barils, est tombée à son niveau le plus bas depuis 1984. En plus de l’appel d’offres, le gouvernement va donner deux millions de barils à des entreprises américaines affectées par la fermeture du pipeline de Keystone, qu’elles devront rendre à une date ultérieure. Le signal est encourageant pour les marchés, la réserve stratégique pouvant soutenir la demande en pétrole alors que l'économie mondiale ralentit.
Le groupe spécialisé dans l’exploration des sous-sols CGG a annoncé vendredi la vente de sa bibliothèque de données sismiques terrestres aux Etats-Unis à la société américaine Bon Ton Seismic pour un montant total de 63 millions de dollars (environ 59 millions d’euros). La cession de cette bibliothèque «fait partie d’un processus continu de gestion de notre portefeuille d’activités, initié en 2018. L’activité Earth Data sera désormais focalisée sur les principaux bassins d’hydrocarbures offshore prolifiques, la capture et stockage du CO2, les minéraux et les mines, et sur le digital», a commenté Sophie Zurquiyah, directrice générale de CGG, citée dans un communiqué.
Le groupe spécialisé dans l’exploration des sous-sols CGG a annoncé vendredi la vente de sa bibliothèque de données sismiques terrestres aux Etats-Unis à la société américaine Bon Ton Seismic pour un montant total de 63 millions de dollars (environ 59 millions d’euros).