Yapi Kredi, dont les actionnaires de contrôle sont UniCredit et le groupe Koc Holding, a lancé mercredi le placement d’une dette subordonnée (additional Tier 1) libellée en dollars. Le taux proposé atteindrait la bagatelle de 13,875% selon les dernières indiscrétions de marché. Le montant de la dette atteindrait 750 millions de dollars, contre un montant visé d’un milliard initialement.
La Banque européenne d’investissement et KfW ont réalisé jeudi comme prévu les deux premières émissions obligataires benchmark en sterling depuis mi-novembre, mettant ainsi fin à une disette historiquement longue. La BEI a placé un milliard de livres de titres à 3 ans à taux variable, à un spread de 28 points de base au-dessus du taux Sonia. La banque de développement allemande a émis des titres d'échéance décembre 2021 à un spread de 45 pb sur l’emprunt d’Etat britannique de référence. Le prêteur immobilier Nationwide a également placé jeudi un milliard de livres de covered bonds à Sonia + 75 pb.
A 0,22%, il a reculé de 55 pb depuis son pic de février pour tomber à son plus bas depuis avril 2017, malgré la hausse des émissions de titres d'Etat allemands en 2019.
Japonisation. Contre vents et marées, le marché des prêts à effet de levier (leveraged loans) continue de faire le plein de souscriptions au travers des fonds de CLO (collateralized loan obligations). Ces derniers ont collecté 127 milliards de dollars d’argent frais aux Etats-Unis, un montant record depuis 2012, selon les estimations de JPMorgan. Un tiers serait le fait de banques japonaises qui ont acquis les tranches les mieux notées (AAA) ces dernières années, selon UBS. Elles offrent un rendement supérieur aux titres souverains de notation équivalente. C’est un facteur de soutien important pour ce marché de plus de 1.000 milliards de dollars qui commence à montrer des signes de surchauffe car ces établissements ont une stratégie buy and hold et les taux réels japonais devraient rester bas encore longtemps. L’indice S&P/LSTA a fortement reculé ces dernières semaines à un plus bas de plus de deux ans, signe que la volatilité ambiante se transmet à ce marché. En une seule semaine, mi-décembre, un montant record de 2,5 milliards de dollars a été retiré de ces fonds. Près de 80 % des prêts émis sur ce marché ont une notation basse. En cas de récession et de forte dégradation des marges des entreprises, il n’est pas assuré que les investisseurs japonais gardent patience.
J.P. Morgan a annoncé ce 10 décembre le closing final du fonds immobilier J.P. Morgan EuropeanOpportunistic Property Fund IV à 1,3 milliard de dollars. Le fonds, qui avait un objectif d’un peu plus de 900 millions de dollars, a été sursouscrit à 47%. Ce fonds fermé s’intéresse en priorité aux secteurs des bureaux, du commerce, de l’industrie et du résidentiel dans l’Union européenne, notamment au Royaume-Uni, en France et en Allemagne.
Le Nasdaq a annoncé jeudi qu’il allait commencer à lister des obligations d’entreprises américaines. Le groupe espère ainsi répliquer au marché américain le succès de sa plate-forme Nasdaq Nordics pour les pays d’Europe du Nord, qui traite aujourd’hui 1.287 lignes obligataires et enregistre une croissance de 80% depuis 2013. Aux Etats-Unis, les entreprises cotées sur le Nasdaq ont par ailleurs émis plus de 3.000 obligations, et pourraient trouver un intérêt à faire coter leurs actions et leur dette sur la même plate-forme, estime le groupe.
Le Nasdaq a annoncé jeudi qu’il allait commencer à lister des obligations d’entreprises américaines. Le groupe espère ainsi répliquer au marché américain le succès de sa plate-forme Nasdaq Nordics pour les pays d’Europe du Nord, qui traite aujourd’hui 1.287 lignes obligataires et enregistre une croissance de 80% depuis 2013. Aux Etats-Unis, les entreprises cotées sur le Nasdaq ont par ailleurs émis plus de 3.000 obligations, et pourraient trouver un intérêt à faire coter leurs actions et leur dette sur la même plate-forme, estime le groupe.
Le changement de ton notable de la Réserve fédérale américaine, fin novembre, promet d’avoir sur les marchés financiers des effets plus profonds et durables que la trêve commerciale incertaine signée entre la Chine et les Etats-Unis. Les observateurs en ont aussitôt conclu que les déclarations plus conciliantes de Jerome Powell, le président de la Fed, devaient beaucoup aux vociférations de Donald Trump, jamais avare de critiques à l’égard d’une institution qu’il accuse de remonter trop vite ses taux. C’était oublier un peu vite la seconde partie du discours du banquier central, accompagnant la publication, pour la première fois, d’un rapport de stabilité financière. Jerome Powell y pointait du doigt l’endettement excessif d’un certain nombre d’entreprises américaines, qui expose ces dernières au risque de faillite en cas de récession, et leurs créanciers à de lourdes pertes.