La société de gestion américaine a annoncé hier le lancement du «Legg Mason Brandywine Global Enhanced Absolute Return Fund», qui lui permettra d’étoffer sa gamme de fonds obligataires sans contraintes. Domicilié à Dublin, ce fonds sera géré activement sur la base d’une stratégie globale optimisée gérée par sa société affiliée Brandywine Global depuis 2012. Il cherche à générer des performances absolues positives quelles que soient les conditions de marché et à surperformer l’indice FTSE 3-Month T-Bill de 600 pb par an (net de frais) sur une période glissante de trente-six mois. L’équipe investira essentiellement sur les segments investment grade et non-investment grade des marchés internationaux de la dette souveraine, mais pourra prendre des positions sur la dette d’entreprise et le crédit structuré.
UBS a recruté James Daunt chez Mizuho Financial Group pour négocier des obligations d’entreprises européennes notées en catégorie «investissement», rapportait hier Bloomberg, de sources proches du dossier. James Daunt rejoindra la banque suisse en novembre prochain et sera placé sous l’autorité de Jonathan Fletcher, recruté cette année par UBS pour diriger ses opérations de crédit en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.
La Grèce est sortie hier de la tutelle des plans de sauvetage financier, mais l’espoir qu’Athènes marquera son retour à l’indépendance budgétaire en procédant à une émission obligataire très attendue dès le mois prochain risque fort d’être déçu en raison des nouvelles tensions sur le marché. Les remous sur les marchés en zone euro provoqués par les incertitudes politiques en Italie avaient déjà obligé Athènes à repousser une émission obligataire prévue au cours de l’été. Aujourd’hui, c’est au tour de la crise de la livre turque de refroidir l’attrait du risque des investisseurs, ce qui obligerait Athènes à proposer un rendement prohibitif. L’obligation grecque de référence à dix ans arrivant à échéance en janvier 2028, qui rapportait un rendement limité à 3,81% en juillet, se traite aujourd’hui 4,33%. Les investisseurs qui ont suivi la Grèce depuis la crise de 2010 attendent de surcroît une prime.
Après les turbulences de juin, les émissions ont repris le mois dernier. Mais les émetteurs doivent faire des concessions pour regagner l'intérêt des investisseurs.
Comment concilier les promesses de campagne avec les exigences européennes ? Le ministre italien de l'Economie, Giovanni Tria, est soumis à forte pression.
L’agence a émis 6 milliards de dollars de titres indexés sur le substitut du Libor, après l’introduction de contrats futures et un premier contrat de swap.
Bloomberg lancera le 30 juillet sur ses terminaux un service de data sur les taux d’intérêt, censé concurrencer Reuters, numéro un sur les benchmarks de taux en dollars avec sa page «RCM19901». Le groupe intégrera les données du courtier BrokerTec sur les Treasuries et celles de Trad-X, la plate-forme de Tradition, sur les swaps de taux. L’accord est noué alors que BrokerTec cessera à compter du 29 juillet d’alimenter la page de Reuters, où il sera remplacé par Dealerweb.
La détente du spread Libor-OIS coïncide avec le passage temporaire des émissions nettes de titres courts en territoire négatif, après une forte offre début 2018.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a levé hier 4 milliards d’euros via l’émission d’une nouvelle obligation à 5 ans. Il s’agit de sa première émission à cette maturité depuis octobre 2015. «L’importance du carnet d’ordre illustre l’appétit soutenu parmi les investisseurs pour la partie courte de la courbe, maintenant que les rendements augmentent. Il a permis au MES d'émettre une obligation à cinq ans libellée en euro avec un rendement positif pour la première fois depuis 2015», a déclaré Kalin Anev Janse, le secrétaire général du MES. Le spread est ressorti à MS – 19 points de base, soit un taux de rendement de 0,112%. Le livre d’ordre a dépassé les 9 milliards d’euros. Morgan Stanley, SG-CIB et UniCredit ont mené l’opération.
Doutes. Ce n’est pas un bon moment pour les émergents. Au premier semestre, le nombre de défaillances d’entreprises y a triplé à 10, contre 3 seulement l’an dernier à la même époque, selon S&P Global Ratings. « Entre hausse des taux d’intérêt et dollar fort, les entreprises des pays émergents pourraient être de plus en plus sous pression à mesure que les investisseurs basculent leur allocation d’actifs risqués des émergents vers des alternatives à haut rendement dans les marchés développés », affirment les analystes de l’agence de notation. Néanmoins, le nombre de défauts diminue ailleurs, notamment aux Etats-Unis où les défaillances reculent à 31 (42 l’an dernier). Au niveau mondial, elles atteignent 49, soit 8 de moins que l’an passé. Dans les émergents il n’y a pas péril en la demeure puisque la proportion d’émetteurs en perspective négative, de 14,2 %, est plus faible que la moyenne historique de 20 %. Le taux de défaut sur 12 mois reste contenu à 1,4 %. S&P prévoit une baisse à 2,5% du taux de défaut aux Etats-Unis sur douze mois à fin mars 2019 mais une hausse à 2,5 % en Europe dans le high yield malgré des conditions toujours favorables.
Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a émis hier deux obligations d’une valeur totale de 4 milliards d’euros. «La demande a été forte sur les maturités longues, ce qui nous a permis de placer un nouvel emprunt benchmark à 35 ans», se félicite Siegfried Ruhl, en charge du financement au FESF. Le FESF a levé 2 milliards d’euros à 10 ans, en abondant une souche de maturité février 2028. Le spread est ressorti à MS -9 points de base (pb), avec un carnet d’ordres supérieur à 3,1 milliards. Le nouvel emprunt à 35 ans a permis de lever 2 milliards d’euros à un taux MS +27 pb, soit un taux de rendement de 1,757%. Le carnet d’ordres dépassait les 3,4 milliards. Barclays, BNP Paribas et DZ Bank étaient en charge de l’opération.