Le short squeeze sur le nickel qui a forcé le London Metal Exchange (LME) à suspendre mardi les transactions sur ce métal a des répercussions sur les autres marchés.
Les extrêmes atteints par différentes classes d’actifs, notamment sur les marchés de l’énergie et des matières premières, révèlent les fragilités du marché.
L’Italie prévoit de ne plus dépendre du gaz naturel russe dans un peu plus de deux ans et entend trouver une alternative à la moitié de sa consommation actuelle de gaz russe d’ici au printemps, a déclaré mardi le ministre de la Transition énergétique. «Il est raisonnable de penser que nous serons totalement indépendants dans 24 à 30 mois», a déclaré à la Rai Roberto Cingolani, confirmant que l’Italie importe actuellement de Russie quelque 40% de ses besoins en gaz. Alors que l’Union européenne (UE) s’interroge sur comment ne plus dépendre de la Russie pour ses approvisionnements, Rome prévoit de créer un nouveau terminal flottant de gaz naturel liquéfié (LNG) d’ici à la fin du premier semestre pour diversifier ses sources d’importation.
L’Italie prévoit de ne plus dépendre du gaz naturel russe dans un peu plus de deux ans et entend trouver une alternative à la moitié de sa consommation actuelle de gaz russe d’ici au printemps, a déclaré mardi le ministre de la Transition énergétique. «Il est raisonnable de penser que nous serons totalement indépendants dans 24 à 30 mois», a déclaré à la Rai Roberto Cingolani, confirmant que l’Italie importe actuellement de Russie quelque 40% de ses besoins en gaz.
Après un quasi doublement lundi, le cours du nickel a encore doublé ce mardi matin à un nouveau record, obligeant le London Metal Exchange (LME), l’une des Bourses sur lesquelles sont cotées les matières premières, à suspendre les cotations.
Les prix du nickel bondissaient lundi dans un mouvement extrême sur fond de conflit en Ukraine et de sanctions occidentales à la Russie. Le métal prenait 38% à 41.506 dollars sur le London Metal Exchange. Jamais le marché londonien n’avait connu une telle hausse en absolu sur le contrat nickel. Le nickel est utilisé dans les batteries et la baisse des approvisionnements en provenance de Russie fait monter les prix, dans un contexte de faible liquidité. Les banques ont réduit leur exposition aux fournisseurs de produits de base russes et les principaux expéditeurs ont quitté les ports clés du pays.
Les cours du gaz naturel européen (Contrat TTF 1 mois à Rotterdam) ont explosé et atteint de nouveaux sommets historiques, à 335 euros/MWh brièvement en séance, lundi matin, avant de redescendre vers 246 euros/MWh, de remonter à nouveau à 292 euros/MWh, puis de rebaisser à 212 euros/MWh (+7,6% au bout du compte). Les prix ont dans un premier temps trouvé un soutien dans les déclarations du secrétaire d’Etat américain en faveur d’un embargo occidental sur les exportations énergétiques russes, et dans la concurrence des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) de l’Asie, dont le regain des prix à l’achat la semaine dernière attire à nouveaux les méthaniers des producteurs. Malgré un signal contraire du chancelier allemand Olaf Scholz, les craintes ont été relancées lundi par l’annonce d’une réunion de l’Union européenne (UE) jeudi et vendredi afin de réduire progressivement la dépendance énergétique vis-à -vis des importations russes - le gaz naturel russe représentant près de 40% des importations européennes.
Le Brent pourrait terminer l’année à 185 dollars le baril si l’approvisionnement russe continue d'être perturbé, selon les analystes de JPMorgan. Les prix du brut ont grimpé en flèche jeudi, le baril de Brent approchant 120 dollars avant d’effacer sa hausse. Il reculait légèrement à 112 dollars vers 17h. Une grande partie du pétrole russe ne trouve pas preneur (66% selon JPMorgan), les traders ne voulant pas prendre position à cause des sanctions occidentales sur la Russie, même si celles-ci ne concernent pas pour le moment l’énergie. La banque a maintenu sa prévision de prix, qui prévoit un Brent à 110 dollars en moyenne au deuxième trimestre, 100 dollars au troisième et 90 dollars au quatrième.
Le Brent pourrait terminer l’année à 185 dollars le baril si l’approvisionnement russe continue d'être perturbé, selon les analystes de JPMorgan. Les prix du brut ont grimpé en flèche jeudi, le baril de Brent approchant 120 dollars avant d’effacer sa hausse. Il reculait légèrement à 112 dollars vers 17h.
Le prix du gaz naturel européen s’est envolé jeudi en début de matinée à un nouveau record alors que le marché craint de nouvelles sanctions interdisant à la Russie d’exporter son gaz, notamment, Moscou poursuivant son offensive en Ukraine. La Russie aurait par ailleurs stoppé le flux de gaz vers l’Europe de son pipeline Yamal-Europe, rapporte Reuters.
Les acheteurs chinois ont réduit leurs importations de charbon russe alors qu’il est devenu plus difficile d’obtenir un financement des banques d’Etat. Celles-ci s’inquiètent des sanctions potentielles après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il s’agit du premier cas de rupture d’approvisionnement du troisième plus grand vendeur de charbon au monde.
Le groupe minier anglo-australien Rio Tinto a publié mercredi un bénéfice record au titre de l’exercice 2021, porté par la hausse des prix des matières premières, en particulier du minerai de fer. Retraité des éléments exceptionnels, son bénéfice courant a progressé de 71,7% à 21,38 milliards de dollars (18,83 milliards d’euros), un niveau légèrement inférieur au consensus qui tablait sur 21,63 milliards. Il versera un solde de dividende de 4,17 dollars par action, plus un dividende exceptionnel de 0,62 dollar, portant le dividende total pour 2021 à 10,40 dollars par action. Au titre de 2020, il avait versé un dividende total de 5,57 dollars par action.
Déport. Une coalescence de facteurs provoque une ruée vers les matières premières, les investisseurs cherchant à sécuriser leur approvisionnement en intrants. Sur les marchés à terme, un nombre important de produits de base sont en situation de déport (backwardation), une structure de prix où les opérations au comptant valent davantage que les contrats à terme. Les opérateurs sont en effet prêts à payer des primes importantes pour s’assurer un approvisionnement immédiat. Neuf des 23 contrats à terme qui composent l’indice Bloomberg Commodity Spot, un indicateur clé des matières premières, sont ainsi en situation de déport. La demande élevée pour l’ensemble de ces matières premières et des stocks faibles expliquent pour une partie cette envolée des prix, particulièrement aiguë pour les métaux. Les stocks de cuivre sur les principales Bourses de matières premières dépassent à peine une semaine de consommation mondiale. Les stocks d’aluminium sont également faibles, les fonderies ayant été contraintes de réduire leur capacité en raison des prix élevés de l’énergie. Parmi les autres facteurs de pénurie figurent le manque d’investissements dans de nouvelles mines et de nouveaux champs pétrolifères, le mauvais temps et les contraintes de la chaîne d’approvisionnement. Les tensions géopolitiques et la menace de nouvelles sanctions imposées à la Russie, qui pourraient limiter la production, font aussi pression sur les prix.
L’aluminium repartait à la hausse mercredi alors que le marché continue de s’interroger sur le risque d’un conflit en Ukraine et que les prix de l’énergie pèsent sur l’offre. Le cours de l’aluminium a atteint un point haut de 3.333 dollars la semaine passée, non loin de son record historique de 3.380 dollars en 2008. L’annonce d’un retrait de troupes russes à la frontière ukrainienne apaise momentanément les inquiétudes des opérateurs mais les cours de l’aluminium sont sous tension, la Russie étant l’un des principaux producteurs mondiaux. Cela s’ajoute aux problèmes d’offres sur ce marché en raison du rebond des prix de l’électricité, qui contraint la production des industriels. Le cours de l’aluminium a progressé de 14% depuis le début de l’année.
L’aluminium repart à la hausse mercredi alors que le marché continue de s’interroger sur le risque d’un conflit en Ukraine et que les prix de l’énergie pèsent sur l’offre. Le cours de l’aluminium progresse de 1% à 3.240 dollars la tonne sur le London Metal Exchange (LME). Il a atteint un point haut de 3.333 dollars la semaine passée, non loin de son record historique de 3.380 dollars en 2008.
Le groupe minier et métallurgique français Eramet a annoncé, mardi, que sa filiale SLN (Société le Nickel) avait obtenu de la part du gouvernement de Nouvelle-Calédonie une nouvelle autorisation d’exports de minerai de nickel à hauteur de 2 millions de tonnes. Cela porte à 6 millions de tonnes l’autorisation d’exports annuels de la SLN, a indiqué Eramet. La SLN avait obtenu en avril 2019 une première autorisation d’exports de 4 millions de tonnes de minerai non valorisable en Nouvelle-Calédonie. Cette hausse des exportations permettra à la SLN d’investir 250 millions d’euros d’ici à 2025 en Nouvelle-Calédonie et de créer 200 emplois, directs et indirects.