Le taux d’inflation annuel CPI en Suisse est passé de 2,9% en mai à 3,4% en juin (3,2% en normes européennes harmonisées, HICP), dépassant ainsi les prévisions du marché (3,2%) et atteignant par la même occasion un plus haut depuis octobre 1993, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS).
La journée de lundi, fériée aux Etats-Unis, devrait être calme et le reste de la semaine sera marquée notamment par les minutes de la BCE et de la Fed.
L’inflation dans la zone euro a atteint un niveau record en juin alors que les pressions sur les prix continuent à se propager à différents secteurs. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) ressort en hausse de 8,6% sur un an après 8,1% en mai, selon la première estimation publiée vendredi par Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 8,4%.
Le géant de la logistique va réduire le prix du transport de ses conteneurs à destination de la France et des Outre-mer. Ameublement et électroménager sont les plus concernés.
Le géant de la logistique va réduire le prix du transport de ses conteneurs à destination de la France et des Outre-mer. Les produits d’ameublement et l’électroménager sont les plus concernés.
Priorité. La Banque des règlements internationaux (BRI) donne le ton dans son dernier rapport économique annuel : « Les banques centrales doivent agir de manière décisive et sans tarder pour assurer le retour à une inflation faible et stable. » Le risque est en effet que le régime inflationniste actuel ne devienne permanent. Le choc stagflationniste de la hausse des matières premières et des goulots d’étranglement a entraîné une augmentation des prix remarquée par les ménages, ce qui pourrait développer une « psychologie inflationniste », et un tel changement de paradigme serait majeur. Si l’inflation, à l’échelle de l’économie, était jusqu’alors moins perceptible et moins pertinente, elle pourrait devenir beaucoup plus synchronisée et être un point de convergence pour le comportement des agents économiques, exerçant une influence majeure sur celui-ci. Dit autrement, les entreprises se battraient pour empêcher que les marges bénéficiaires soient comprimées, tandis que les travailleurs défendraient leurs salaires, entraînant une spirale de hausse des prix. Le point de bascule n’est pas encore atteint, mais plusieurs économies émergentes et développées, où l’inflation est à son plus haut niveau depuis plusieurs décennies, en sont proches. Mieux vaut remonter les taux brutalement, quitte à peser sur l’économie. « La priorité absolue est d’éviter de prendre du retard sur la courbe, ce qui (…) amplifierait les coûts économiques et sociaux de la maîtrise de l’inflation », résume la BRI. Dont acte.
L’indice des prix à la consommation allemand calculé aux normes européennes IPCH a ralenti pour atteindre 8,2% en juin sur un an (-0,1% sur un mois), après 8,7% en mai (+1,1% sur un mois), selon la première estimation publiée mercredi par Destatis. Ce chiffre est une surprise, car les économistes anticipaient plutôt une hausse de 8,8% sur un an (0,4% sur un mois). Le détail des chiffres montre cependant que les prix de l’énergie ont encore augmenté de 38% sur un an, un taux similaire à celui des mois précédents, du fait de la guerre en Ukraine et des goulets d’étranglement sur l’offre. Le coût des aliments a augmenté à un rythme plus rapide, de 12,7% après 11,1% le mois précédent.
L’inflation sur un an en Espagne a atteint 10,2% en juin, 10% aux normes européennes harmonisées HICP, dépassant ainsi pour la première fois ce seuil depuis avril 1985, selon les données préliminaires de l’Institut national de la statistique (INE) publiées mercredi. Après 8,7% en mai (8,5% en HICP), ce chiffre est très supérieur à la prévision de 9,0% des analystes interrogés par Reuters, principalement en raison de la hausse du coût des carburants, de la nourriture et des boissons non alcoolisées ainsi que des hôtels et restaurants. L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) est passée de 4,9% le mois précédent à 5,5% en glissement annuel, un plus haut niveau depuis août 1993.
L’indice des prix à la consommation allemand calculé aux normes européennes IPCH a ralenti pour atteindre 8,2% en juin sur un an (-0,1% sur un mois), après 8,7% en mai (+1,1% sur un mois), selon la première estimation publiée mercredi par Destatis. Ce chiffre est une surprise, car les économistes anticipaient plutôt une hausse de 8,8% sur un an (0,4% sur un mois).
L’inflation sur un an en Espagne a atteint 10,2% en juin, 10% aux normes européennes harmonisées HICP, dépassant ainsi pour la première fois ce seuil depuis avril 1985, selon les données préliminaires de l’Institut national de la statistique (INE) publiées mercredi.
La Banque de France a publié pour la première fois jeudi les résultats d’une enquête sur les anticipations d’inflation des chefs d’entreprise, collectées depuis fin 2021. Les anticipations d’inflation à un an ont augmenté depuis le début de l’année et leur médiane atteint 5% au deuxième trimestre 2022, tandis que la moyenne est à 5,7%. L’anticipation médiane de la croissance des salaires à un an s'élève pour sa part à 3,0% désormais, contre 2,4% en novembre. «Ces anticipations sur les salaires demeurent inférieures à celles sur l’inflation générale au même horizon d’un an et ne semblent pas indiquer de déclenchement d’une boucle prix-salaires», selon la banque centrale. Les anticipations d’inflation à 3-5 ans sont nettement moins élevées que les anticipations à un an, tirées notamment par la hausse des prix de l’énergie. La médiane de ces anticipations est de 3 % au deuxième trimestre 2022 et environ 35% des répondants anticipent qu’à long terme l’inflation reviendra autour de 2%. Cette enquête a été réalisée avant la normalisation de la politique monétaire de la BCE, annoncée le 9 juin, qui devrait contribuer à «réancrer» progressivement les anticipations d’inflation.
Le gouverneur de la Banque de France a confirmé que le rendement du livret réglementé augmentera le 1er août prochain. Les taux du LDDS et du Livret d’épargne populaire sont aussi concernés.
Comme prévu, le taux d’inflation CPI britannique a accéléré en mai pour atteindre 9,1% sur un an, après 9% en avril, et son niveau le plus élevé depuis mars 1982, montrent les statistiques officielles publiées mercredi par l’Office for National statistics (ONS). L’accélération des prix est tirée par celle des coûts liés au logement et aux services publics (19,4% après 19,2% en rythme annuel) et aux transports (13,8% après 13,5%) parce qu’ils intègrent les dépenses énergétiques au Royaume-Uni ; devant la hausse sur les aliments (8,6% après 6,7%), les meubles et articles ménagers (10,5% après 10,3%), et les boissons alcoolisées & tabac (5% après 4,4%). La hausse des prix alimentaires est la principale cause de la hausse de l’indice de 0,7% sur une base mensuelle, légèrement au-dessus des prévisions de 0,6%. Il s’agit pour le moment du taux d’inflation le plus élevé dans les pays membres du G7, le Japon et le Canada n’ayant pas encore publiés leurs chiffres de mai.
Jerome Powell a indiqué que les décisions de la banque centrale seront prises réunion après réunion alors que les économistes prévoient des taux d'intérêt supérieurs à 3% en fin d'année.
Jerome Powell a indiqué que les décisions de la banque centrale seront prises réunion après réunion alors que les économistes prévoient des taux d'intérêt supérieurs à 3% en fin d'année.
Comme prévu, le taux d’inflation CPI britannique a accéléré en mai pour atteindre 9,1% sur un an, après 9% en avril, et son niveau le plus élevé depuis mars 1982, montrent les statistiques officielles publiées mercredi par l’Office for National statistics (ONS).