L’inflation en zone euro (HICP) a été légèrement moins élevée en septembre qu’estimé initialement, montrent les chiffres définitifs publiés mercredi par Eurostat, même si elle se maintient à un plus haut record de 9,9%, au lieu de 10% en première estimation, après +9,1% en août. En rythme mensuel, les prix ont été confirmés en hausse de 1,2%.
L’inflation en Grande-Bretagne a augmenté légèrement plus que prévu en septembre. Elle est repassée à deux chiffres, à 10,1% sur un an, renouant avec son plus haut niveau en 40 ans inscrit en juillet, selon les statistiques publiées mercredi l’Office national de la statistique (ONS).
La hausse des prix aux Etats-Unis a dépassé les attentes en septembre, augmentant les probabilités de hausses de taux de la banque centrale américaine.
Resserrement. La combinaison de la hausse des taux directeurs américains, de la dépréciation des monnaies et de l’inflation, toujours forte, limite la marge de manœuvre dont disposent les banques centrales des pays en développement. « Les monnaies les plus attaquées sont celles des pays à politique monétaire hétérodoxe (c’est peu dire) comme la Turquie (inflation à 83 % et taux à 12 %) et l’Argentine. Viennent ensuite les plus proches de la guerre comme la Pologne (une inflation à 17,5 %) ou l’Estonie (24 %) », relève une note du Crédit Agricole. Les banques centrales des pays en développement ont cherché à anticiper la hausse des taux directeurs américains dès 2021 (voir le graphique, g.). Cependant, le niveau des taux d’inflation place les taux réels en territoire négatif. C’est le cas dans 35 des 56 pays étudiés par la Cnuced (voir le graphique, d.), comme au Nigeria, avec une inflation à 20 % et des taux à 15,5 %. Ce resserrement viendra peser sur les perspectives de croissance, qui devrait s’établir à 3 % en moyenne dans les pays en développement, un niveau très insuffisant « qui pèsera sur les finances publiques et privées et nuira aux perspectives d’emploi », selon l’organisation. Les pays du Golfe restent épargnés et continuent d’assainir leurs finances publiques. La dette d’Oman pourrait passer, selon le Fonds monétaire international, de 62,9 % du PIB l’an dernier à 44 % cette année, tandis que la croissance saoudienne, à 7,2 % attendus en 2022, sera l’une des plus élevées des pays du G20.
Le taux d’inflation annuel a atteint un sommet de cinq mois à 7,4% en septembre en Inde, après 7% en août (7,3% attendus), selon les données publiées mercredi par le ministère des statistiques. Les prix ont augmenté plus rapidement pour les denrées alimentaires (8,6% après 7,6% en août), les légumes (18,0%), les épices (16,9%), les céréales et produits dérivés (11,5%) enregistrant les plus fortes hausses à cause de précipitations inhabituelles qui ont affecté les cultures locales et une offre déjà affectée par la guerre russe en Ukraine. Les prix des logements (4,6% après 4,1%), des services à l’éducation (5,7% après 5,5%), des services de transport et de communication (5,4% après 5,2%) et à la santé (5,5% après 5,4%) ont également accéléré. En revanche, le coût du carburant et de l’éclairage a augmenté à un rythme légèrement plus faible (10,4% après 10,8%).
L’indice des prix à la production (PPI) pour la demande finale aux Etats-Unis a augmenté de 0,4% en rythme mensuel en septembre, une première augmentation en trois mois, et deux fois supérieure aux attentes du marché (0,2%), selon les données de l’US Bureau of Labor Statistics (BLS) qui publiera jeudi l’indice des prix à la consommation (CPI). Le coût des services a augmenté de 0,4%, avec notamment les prix des services à l’hébergement de 6,4%. Les indices sur le commerce de détail d’aliments (2,6%), la gestion de portefeuille (2,1%), le commerce de gros de machines et de véhicules (1,5%), les services de forage de puits de pétrole et de gaz, et les services de soins aux patients hospitalisés (0,4%) ont également contribué à la hausse. A l’inverse, l’indice de l’essence a baissé de 2%. D’une année sur l’autre, les prix à la production ont augmenté de 8,5%, le taux le plus faible depuis juillet 2020, mais encore légèrement supérieur aux prévisions de 8,4%.
La hausse de la demande des consommateurs joue un rôle de plus en plus important dans le niveau excessif de l’inflation dans la zone euro, montre une étude publiée vendredi par la Banque centrale européenne (BCE), ce qui suggère que les tensions inflationnistes sont de plus en plus ancrées dans l'économie, comme le redoutent beaucoup de banquiers centraux. «Au cours des derniers mois, les facteurs d’offre et de demande ont joué des rôles globalement similaires dans l’inflation (sous-jacente)», explique l'étude. «Plus récemment, la contribution des composantes majoritairement liées à la demande dans l’inflation des services a dépassé celle des composantes majoritairement liées à l’offre», ajoute-t-elle. La BCE a pour objectif de ramener l’inflation vers 2% mais ses propres prévisions montrent que la hausse des prix devrait rester plus forte jusqu'à fin 2024 au moins.
La hausse de la demande des consommateurs joue un rôle de plus en plus important dans le niveau excessif de l’inflation dans la zone euro, montre une étude publiée vendredi par la Banque centrale européenne (BCE), ce qui suggère que les tensions inflationnistes sont de plus en plus ancrées dans l'économie, comme le redoutent beaucoup de banquiers centraux.
Les prix à la production en zone euro ont augmenté légèrement plus que prévu en août, gagnant 5% sur un mois et 43,3% sur un an à cause des coûts de l’énergie, selon les données publiées mardi par Eurostat. La flambée des prix de l'énergie a été le principal moteur de la progression de l’indice, avec une hausse de 11,8% sur un mois et de 116,8% sur un an. En excluant cette composante volatile, les prix à la production ont augmenté de 0,3% sur un mois et de 14,5% sur un an, ce qui marque un léger ralentissement par rapport aux progressions respectives de 0,6% et 15,1% enregistrées le mois précédent.
Les prix à la production en zone euro ont augmenté légèrement plus que prévu en août, gagnant 5% sur un mois et 43,3% sur un an à cause des coûts de l’énergie, selon les données publiées mardi par Eurostat. La flambée des prix de l'énergie a été le principal moteur de la progression de l’indice, avec une hausse de 11,8% sur un mois et de 116,8% sur un an.
Les prix à la production industrielle ont augmenté de 40,1% en glissement annuel en août en Italie, un record jamais enregistré, après une progression de 36,9% en juillet, selon les données de l’Istat.