La Chambre américaine des représentants a approuvé vendredi le projet de loi dit de «réduction de l’inflation». Ce plan de 430 milliards de dollars (422 milliards d’euros), présenté par l’administration Biden, a été adopté par 220 voix contre 207. Le texte va maintenant être envoyé au président américain Joe Biden qui devrait le promulguer cette semaine. Le plan vise notamment à réduire les coûts des médicaments sur ordonnance pour les personnes âgées et à combattre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
Les prix à la consommation ont accéléré à leur rythme le plus soutenu depuis juillet 2020 mais moins qu’anticipé par les économistes tandis que la hausse des prix à la production a atteint un plus bas de près d’un an et demi en juillet en Chine. L’inflation a atteint 2,7% le mois dernier, a annoncé mercredi le bureau des statistiques (NBS) alors que les économistes anticipaient une hausse de 2,9%. Ce chiffre reste inférieur à la cible du gouvernement pour cette année d’environ 3%. Les prix à la consommation ont été soutenus par la hausse des prix de la viande de porc. L’indice des prix à la production a progressé de 4,2% sur un an, après +6,1% en juin, affecté par le ralentissement dans le secteur de la construction. Ces données confirment la difficulté de la Chine à redémarrer son économie après de longs mois de confinement.
La hausse des prix à la consommation a ralenti plus que prévu en juillet aux Etats-Unis, entretenant l’espoir d’un resserrement monétaire moins massif qu’anticipé.
L’inflation a atteint 13,7% en juillet en Hongrie sur un an, établissant un nouveau plus haut depuis 24 ans. Ce chiffre est supérieur aux attentes des économistes. Le plus inquiétant est que l’inflation sous-jacente dépasse l’inflation totale à 16,7%, signifiant que les pressions inflationnistes sont fortes et amplement diffusées dans l’économie. Cela laisse peu de répit à la banque centrale hongroise qui a été jusque-là la plus agressive en Europe, malgré une tentative de pause. Elle a déjà relevé de 800 points de base (pb) ses taux cette année, s’ajoutant aux 200 pb de hausse en 2021, portant le taux de base à 10,75%. Celui-ci pourrait atteindre 13% d’ici à la fin de l’année.
L’inflation est le «principal facteur» qui guidera les décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré vendredi le vice-président Luis de Guindos au journal estonien Postimees. «Nous analyserons la situation au sein du Conseil des gouverneurs réunion par réunion en fonction des données (…). La BCE ne cible pas le taux de change, mais c’est un indicateur macroéconomique très important que nous prenons en compte. Il ne fait aucun doute que la dépréciation de l’euro a été l’un des facteurs à l’origine de la forte inflation et de la hausse des prix de l’énergie libellés en euros», a-t-il ajouté en se référant à la dernière réunion.
Les dépenses de consommation (PCE), qui représentent plus des deux tiers de l’activité aux Etats-Unis, ont augmenté de 1,1% et donc plus que prévu en juin, selon le rapport ad hoc du Département du Commerce (US Bureau of Economic Analysis, BEA). Mais le chiffre nominal est trompeur puisque l’inflation correspondante au PCE a encore augmenté en juin, de 1% sur un mois, soit la plus forte hausse enregistrée depuis septembre 2005, après un gain de 0,6% en mai. Le gain réel est donc très marginal. L’indice des prix PCE annualisé ressort ainsi à 6,8% en juin, après 6,3% en mai et 6,6% en mars. Très suivi par la Fed, l’indice PCE core (inflation sous-jacente hors énergie et alimentation) atteint 4,8% en juin, après 4,7% en mai et 5,3% en février alors que le mouvement de baisse sur trois mois laissait penser que le pic était passé.
L’inflation en Allemagne a enregistré une accélération inattendue à 8,5% sur un an en juillet, après 8,2% en juin, montre la première estimation publiée jeudi par Destatis. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un léger ralentissement à 8,1% en rythme annuel. L’indice IPCH des prix harmonisé aux normes européennes a augmenté de 0,8% sur un mois, après 0,1% en juin (0,4% attendu). Non harmonisé, le taux annuel ressort à 7,5% en juillet, après 7,6% en juin (7,4% attendus), proche de son plus haut niveau depuis 40 ans à cause des prix de l’énergie (+35,7%) et de l’alimentation (+14,8%).
L’inflation des prix à la production en Espagne était encore de 43,2% en rythme annuel en juin, mais en baisse par rapport à la hausse annuelle de 43,6 % en mai, marquant un troisième mois consécutif de décélération, selon l’Institut national des statistiques (INE). Les coûts ont augmenté à un rythme plus lent pour les biens intermédiaires (24,1% après 25,1% en mai) et l’énergie (111,6% après 113,7%). En revanche, l’inflation a continué à augmenter pour les biens de consommation (10,3% après 9,8%) et les biens d’équipement (5,9% après 5,7%). Sur une base mensuelle, les prix à la production ont bondi de 1,9% en juin, après une révision à la hausse de 1% en mai.
Le géant pétrolier a annoncé une ristourne de 20 centimes par litre à partir de septembre. Le logisticien CMA CGM a aussi dévoilé un effort supplémentaire.
Le géant de la logistique a annoncé une baisse renforcée de ses tarifs par rapport à ce qui avait été dévoilé en juin dernier. Tous les importateurs en France devraient en bénéficier.
L’indice des tensions sur les chaînes d’approvisionnement créé par la Fed de New York indique que les pressions diminuent. Il avait atteint 4,4 points en novembre dernier, un record absolu. Il reste plusieurs inconnues – l’ampleur de l’impact de la guerre en Ukraine ou de nouveaux confinements en Chine. Mais ce qui a été l’un des principaux facteurs de l’inflation se normalise.
C’est le taux du Livret A qui s’appliquera à partir du 1er août, après celui de 1 % en vigueur depuis février dernier. Ce même taux s’appliquera aussi pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), tandis que le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) passera de 2,2 % à 4,6 %. De quoi soutenir les ménages en période d’inflation. Le surplus de rémunération des livrets réglementés devrait coûter environ 2 milliards d’euros aux banques – lesquelles hébergent 40 % des encours des Livrets A et LDDS et 50 % des LEP – cette année et représenter autour de 6 milliards d’euros sur deux ans.
L’inflation britannique a atteint un plus haut depuis 40 ans en juin, à 9,4% sur un an, légèrement au-delà du consensus (9,3%). La forte hausse des prix de l’énergie (+15,1% pour le transport) et de l’alimentation (+9,8%) a contribué à cette croissance, et les tensions ne vont pas s’affaiblir : l’inflation des prix à la production a elle aussi atteint un record, progressant de 16,5% sur un an et sur 9 des 10 groupes de produits analysés. De quoi rendre plus crédible la possibilité, évoquée mardi par le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE) Andrew Bailey, d’une hausse de 50 points de base lors de la prochaine réunion de politique monétaire, le 4 août. Par ailleurs, l’institution devrait y préciser les modalités de réduction de son bilan. Andrew Bailey a indiqué que de 50 à 100 milliards de livres de Gilts, sur les 895 milliards achetés par la BoE, devraient être vendus la première année.
La Fed et la BCE pensent pouvoir endiguer l'inflation sans trop affecter le niveau de l'activité. Un optimisme que ne partage pas Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments. Découvrez son analyse.
L’inflation dans la zone euro a bien atteint son plus haut niveau historique à 8,6% sur un an en juin après 8,1% en mai (0,8% en rythme mensuel), ont confirmé les chiffres définitifs publiés mardi par Eurostat. L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation), a aussi accéléré à 4,6%, après 4,4% le mois précédent. Les prix de l’énergie restent de très loin le principal moteur de l’inflation avec un bond de 42% sur un an, après 39,1% en mai.