Le taux d’inflation annuel a encore augmenté pour atteindre 85,5% en octobre en Turquie, après 83,5 % en septembre, conformément aux prévisions du marché. Il s’agit du taux le plus élevé depuis juin 1998, alors que la livre turque a atteint des niveaux record et que la banque centrale a réduit les taux d’intérêt au moment où toutes les autres banques centrales les remontaient. Les principales pressions à la hausse sont venues des prix de l’alimentation (99% après 93% en septembre), et des meubles et biens d’équipement ménagers (93,6% après 89,7%). A l’inverse, l’inflation a légèrement fléchi pour les transports (117,2% après 117,7%). Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 3,5%, après une hausse de 3,1% le mois précédent.
Le taux d’inflation annuel a encore augmenté pour atteindre 85,5% en octobre en Turquie, après 83,5 % en septembre, et conformément aux prévisions du marché.
Comme on le craignait, Vladimir Poutine vient de suspendre les exportations de céréales ukrainiennes. La Russie utilise les cours du blé comme une arme de guerre, alors qu’un tiers du marché international du blé transite par la mer Noire. De quoi semer la disette dans les pays pauvres, en Afrique et en Asie. Plus largement, c’est l’inflation qui va s’en trouver accrue, alors qu’en septembre, elle a déjà atteint au Royaume-Uni son plus haut niveau en 40 ans, soit 10,1 %, qu’elle est restée supérieure à 8 % aux Etats-Unis… Or l’inflation engendre l’inquiétude dans les sociétés et les déstabilise, l’Europe ne le sait que trop. Dans l’immédiat, la hausse des prix met à mal les entreprises. Le spécialiste de pain traditionnel au levain Poilâne vient ainsi de se placer sous sauvegarde. La PME familiale de 147 salariés s’approvisionnait pourtant en céréales en France même mais les hausses de prix en matières premières, énergie, transport, emballage ont fragilisée cette entreprise symbole d’un art de vivre français exporté dans le monde.
L’indice des prix PCE (selon les dépenses de consommation personnelle) a encore augmenté de 0,3% d’un mois sur l’autre en septembre aux Etats-Unis, et de 0,5% hors énergie et alimentation (inflation sous-jacente), d’après les données publiées vendredi par le Département du Commerce (US Bureau of Economic Analysis, BEA). En rythme annuel, l’inflation PCE ressort stable à 6,2% en global, et en légère hausse à 5,1% en sous-jacent. Dans le même temps, l’indice ECI sur le coût du travail (compensation costs) publié par le Département du Travail (US bureau of Labor Statistics, BLS) est également ressorti en hausse de 1,2% en rythme trimestriel au cours des trois mois à fin septembre, mais au ralenti par rapport à la hausse de 1,3% en avril-juin, et de 1,4% en janvier-mars.
La hausse des prix à la consommation en Allemagne s’est encore accélérée en octobre, comme partout en Europe (à l’exception de l’Espagne). L’indice des prix calculé aux normes européennes IPCH a progressé de 1,1% par rapport à septembre et de 11,6% sur un an, selon la première estimation publiée vendredi par Destatis, l’institut fédéral de la statistique. Comme pour la France, ces chiffres sont nettement supérieurs aux attentes. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,5% d’un mois sur l’autre et de 10,9% en rythme annuel. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes allemandes ressort en hausse de 0,9% sur un mois et de 10,4% par rapport à octobre 2021.
L’indice des prix PCE (selon les dépenses de consommation personnelle) a encore augmenté de 0,3% d’un mois sur l’autre en septembre aux Etats-Unis, et de 0,5% hors énergie et alimentation (inflation sous-jacente), d’après les données publiées vendredi par le Département du Commerce (US Bureau of Economic Analysis, BEA). En rythme annuel, l’inflation PCE ressort stable à 6,2% en global, et en légère hausse à 5,1% en sous-jacent.
D’après le Haut Conseil de stabilité financière, le phénomène de réallocation des fonds euros vers les fonds en unités de compte constaté en 2021 devrait s’accentuer cette année du fait du contexte inflationniste.
Des années de « vaches maigres » se profilent pour les pays émergents, dont la sévérité dépendra de la politique de la Fed et de la santé de l’économie chinoise.
La spirale inflationniste liée à la crise énergétique et géopolitique augmente le niveau d’inquiétude des épargnants. Dans ce contexte, l’attentisme des épargnants prévaut, pourtant des opportunités d’investissement existent.
L’inflation en Grande-Bretagne a augmenté légèrement plus que prévu en septembre. Elle est repassée à deux chiffres, à 10,1% sur un an, renouant avec son plus haut niveau en 40 ans inscrit en juillet, selon les statistiques publiées mercredi l’Office national de la statistique (ONS). Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une accélération à 10%, après 9,9% le mois précédent. La crainte est que l’inflation sous-jacente reste à un niveau élevé. L’indice des prix à la consommation hors énergie et alimentation a atteint 6,5%, son plus haut niveau depuis 30 ans.