L’inflation en Allemagne a enregistré une accélération inattendue à 8,5% sur un an en juillet, après 8,2% en juin, montre la première estimation publiée jeudi par Destatis. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un léger ralentissement à 8,1% en rythme annuel. L’indice IPCH des prix harmonisé aux normes européennes a augmenté de 0,8% sur un mois, après 0,1% en juin (0,4% attendu). Non harmonisé, le taux annuel ressort à 7,5% en juillet, après 7,6% en juin (7,4% attendus), proche de son plus haut niveau depuis 40 ans à cause des prix de l’énergie (+35,7%) et de l’alimentation (+14,8%).
L’inflation des prix à la production en Espagne était encore de 43,2% en rythme annuel en juin, mais en baisse par rapport à la hausse annuelle de 43,6 % en mai, marquant un troisième mois consécutif de décélération, selon l’Institut national des statistiques (INE). Les coûts ont augmenté à un rythme plus lent pour les biens intermédiaires (24,1% après 25,1% en mai) et l’énergie (111,6% après 113,7%). En revanche, l’inflation a continué à augmenter pour les biens de consommation (10,3% après 9,8%) et les biens d’équipement (5,9% après 5,7%). Sur une base mensuelle, les prix à la production ont bondi de 1,9% en juin, après une révision à la hausse de 1% en mai.
Le géant pétrolier a annoncé une ristourne de 20 centimes par litre à partir de septembre. Le logisticien CMA CGM a aussi dévoilé un effort supplémentaire.
Le géant de la logistique a annoncé une baisse renforcée de ses tarifs par rapport à ce qui avait été dévoilé en juin dernier. Tous les importateurs en France devraient en bénéficier.
C’est le taux du Livret A qui s’appliquera à partir du 1er août, après celui de 1 % en vigueur depuis février dernier. Ce même taux s’appliquera aussi pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), tandis que le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) passera de 2,2 % à 4,6 %. De quoi soutenir les ménages en période d’inflation. Le surplus de rémunération des livrets réglementés devrait coûter environ 2 milliards d’euros aux banques – lesquelles hébergent 40 % des encours des Livrets A et LDDS et 50 % des LEP – cette année et représenter autour de 6 milliards d’euros sur deux ans.
L’indice des tensions sur les chaînes d’approvisionnement créé par la Fed de New York indique que les pressions diminuent. Il avait atteint 4,4 points en novembre dernier, un record absolu. Il reste plusieurs inconnues – l’ampleur de l’impact de la guerre en Ukraine ou de nouveaux confinements en Chine. Mais ce qui a été l’un des principaux facteurs de l’inflation se normalise.
L’inflation britannique a atteint un plus haut depuis 40 ans en juin, à 9,4% sur un an, légèrement au-delà du consensus (9,3%). La forte hausse des prix de l’énergie (+15,1% pour le transport) et de l’alimentation (+9,8%) a contribué à cette croissance, et les tensions ne vont pas s’affaiblir : l’inflation des prix à la production a elle aussi atteint un record, progressant de 16,5% sur un an et sur 9 des 10 groupes de produits analysés. De quoi rendre plus crédible la possibilité, évoquée mardi par le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE) Andrew Bailey, d’une hausse de 50 points de base lors de la prochaine réunion de politique monétaire, le 4 août. Par ailleurs, l’institution devrait y préciser les modalités de réduction de son bilan. Andrew Bailey a indiqué que de 50 à 100 milliards de livres de Gilts, sur les 895 milliards achetés par la BoE, devraient être vendus la première année.
La Fed et la BCE pensent pouvoir endiguer l'inflation sans trop affecter le niveau de l'activité. Un optimisme que ne partage pas Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments. Découvrez son analyse.
L’inflation dans la zone euro a bien atteint son plus haut niveau historique à 8,6% sur un an en juin après 8,1% en mai (0,8% en rythme mensuel), ont confirmé les chiffres définitifs publiés mardi par Eurostat. L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation), a aussi accéléré à 4,6%, après 4,4% le mois précédent. Les prix de l’énergie restent de très loin le principal moteur de l’inflation avec un bond de 42% sur un an, après 39,1% en mai.
En 2022, la facture liée aux livrets réglementés augmentera de plus de 2 milliards d’euros par rapport à 2021. Le taux du Livret A passera à 2% en août et celui du LEP grimpera à 4,6%.
Les taux souverains diminuaient vendredi matin, jusqu’à 1,07% pour le Bund allemand à 10 ans, qui avait pourtant dépassé 1,92% le 16 juin, et 1,61% pour l’OAT française à 10 ans. L’ambiance de récession globalisée continue de jouer un rôle important dans cette recherche d’actifs sûrs. Jeudi, la Commission européenne (CE) a réduit ses prévisions de croissance en zone euro, de 2,7% à 2,6% pour 2022 et de 2,3% à 1,4% pour 2023, principalement en raison de l’impact de la guerre en Ukraine sur l’inflation européenne qui atteindra au minimum 7,6% sur l’ensemble de l’année.