La Banque centrale européenne (BCE), qui a annoncé jeudi une normalisation de sa politique monétaire, va procéder à un relèvement progressif mais soutenu des taux d’intérêt jusqu'à ce que les économistes appellent le «taux neutre» - qui permet de stabiliser les prix sans casser la croissance - a déclaré vendredi le gouverneur de la Banque de France, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, François Villeroy de Galhau. «Nous aurons un relèvement progressif mais soutenu des taux d’intérêt jusqu'à des niveaux normaux», a-t-il expliqué sur BFM Business, évoquant «une estimation qui est entre 1 et 2%, peut-être qu’il faudra aller au-delà».
La Bundesbank a fortement abaissé vendredi ses prévisions de croissance pour l’économie allemande. La banque centrale table désormais sur une croissance de 1,9% du PIB en 2022, bien au-dessous de sa prévision d’une croissance de 4,2% donnée en décembre. Elle s’attend à ce que la croissance ressorte à 2,4% en 2023, au lieu de 3,2% auparavant. Dans le même temps, elle prévoit désormais une inflation à 7,1% en 2022, bien plus que les 3,6% donnés en décembre, puis encore à 4,5% en 2023, au lieu de 2,2% précédemment, et même 2,6% en 2024. «Le scénario de base des projections repose sur l’hypothèse que la guerre en Ukraine et ses conséquences ne s’intensifieront pas davantage», ajoute l’institution allemande.
La banque centrale américaine pourrait décider d'une politique monétaire plus restrictive lors de sa réunion de la semaine prochaine alors que l'inflation a atteint 8,6% en mai aux Etats-Unis.
A quelques jours de la réunion de la Fed, l’indice des prix a été tiré à la fois par une nouvelle hausse des prix de l’énergie et par la poursuite de la hausse sur l’inflation «core».
La Banque centrale européenne (BCE), qui a annoncé jeudi une normalisation de sa politique monétaire, va procéder à un relèvement progressif mais soutenu des taux d’intérêt jusqu'à ce que les économistes appellent le «taux neutre» - qui permet de stabiliser les prix sans casser la croissance - a déclaré vendredi le gouverneur de la Banque de France, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, François Villeroy de Galhau.
La Bundesbank a fortement abaissé vendredi ses prévisions de croissance pour l’économie allemande et s’attend à une accélération de l’inflation en raison de la flambée des prix alimentaires et de l’énergie, ce qui devrait plomber davantage le pouvoir d’achat et la confiance des consommateurs.
La Banque centrale européenne a confirmé la fin de son programme d’achat d’actifs et annoncé le relèvement de ses taux de 25 points de base en juillet.
Un relèvement des taux supérieur à 0,25 point (25 points de base) en septembre n'est pas exclu. Le taux de l'obligation souveraine à 10 ans italienne bondit de plus de 20 pb à près de 3,7%.
L’inflation en Allemagne a atteint en mai son plus haut niveau depuis l’hiver 1973-1974, au moment du premier choc pétrolier, soit près d’un demi-siècle.
Les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro se tendent nettement lundi après la publication d’une inflation supérieure aux attentes en Espagne en mai.
L’Agence France Trésor se montre encore pionnière en créant un nouveau point sur la courbe des OAT vertes tout en offrant aux investisseurs ESG une protection contre l’inflation.
Selon Stéphane Deo, directeur stratégie de marchés chez Ostrum AM, toutes les conditions sont réunies pour une forte hausse des salaires dès cette année. A l'inverse, Patrick Artus, conseiller économique chez Natixis, anticipe une économie très différente en 2023 par rapport à 2022.