Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) a exclu mardi l’éventualité d’un resserrement de la politique monétaire ou d’un retrait des mesures de relance pour faire face à une éventuelle accélération de l’inflation, soulignant la nécessité d’attendre une reprise de la croissance des salaires.
L’inflation a bondi en Turquie à un plus haut de deux décennies en février. Elle s’est accélérée à 54,4 %, contre 48,7 % en janvier, plus que l’estimation médiane de 52,5% du consensus Bloomberg. Les prix ont continué de progresser avec la faiblesse de la livre turque (qui a chuté de près de 50% en un an) et la flambée des coûts de l’alimentation et de l’énergie. La flambée des prix à la production montre que le pire est à venir. Ces derniers ont augmenté de 7,2% sur un mois, portant à 105% la hausse sur un an, un point haut depuis 1995. L’inflation pourrait atteindre un pic de 60% avant de refluer d’ici la fin de l’année à 45%.
L’inflation a bondi en Turquie à un plus haut de deux décennies en février. Elle s’est accélérée à 54,4 %, contre 48,7 % en janvier, plus que l’estimation médiane de 52,5% du consensus Bloomberg.
L’inflation dans la zone euro a accéléré plus que prévu en février pour atteindre un plus haut historique. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) affiche une hausse de 5,8% sur un an, selon la première estimation publiée par Eurostat, après +5,1% en janvier et +5,4% attendu par le consensus Reuters Les prix continuent de progresser sous la pression de la hausse de ceux de l'énergie, favorisée par les craintes liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La hausse des prix de l'énergie est estimée à 31,7% sur un an, contre +28,8% en janvier. Le taux d’inflation hors énergie et produits alimentaires non transformés ressort à 2,9% sur un an après +2,4% en rythme annuel en janvier.
L’inflation dans la zone euro a accéléré plus que prévu en février pour atteindre un plus haut historique. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) affiche une hausse de 5,8% sur un an, selon la première estimation publiée par Eurostat, après +5,1% en janvier et +5,4% attendu par le consensus Reuters
L'inflation apparaît plus élevée que prévu dans l'Hexagone et inquiète, mais à ce stade, les enquêtes de conjoncture montrent toujours un redémarrage rapide de l'activité.
Alors que l’inflation a nettement accéléré en février en France et que le conflit en Ukraine risque de faire flamber davantage les prix de l’énergie et d’autres matières premières, les prévisions de croissance devraient être revues à la baisse pour cette année. Pour l’heure, le gouvernement table sur une croissance du PIB de 4% en 2022, de nombreux économistes étant au-dessus, tandis que la Banque de France est plus prudente à +3,6%.
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 3,6% sur un an en février, après une progression de 2,9% en janvier, selon la première estimation de l’Insee publiée vendredi. Sur un mois, ils ont augmenté de 0,7%, après une hausse de 0,3% le mois précédent.
D’aucuns reconnaîtront ici une adaptation de la citation célèbre du philosophe Friedrich Nietzsche qui vient nous rappeler un principe fondamental qu’il convient aussi d’appliquer en finance : douter de ses propres convictions.
Le taux d’inflation dans la zone euro a atteint un record en rythme annuel en janvier, en raison principalement de la progression des prix de l'énergie, confirment les données Eurostat. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) affiche une hausse de 5,1% sur un an. Sur un mois, les prix ont augmenté de 0,3%. L’envolée des prix de l'énergie s’est accentuée, à 28,8% en rythme annuel, et a été le plus important contributeur à la hausse des prix (+2,80 points de pourcentage), devant la hausse des prix des services (+0,98 point), celle de l’alimentation-alcool-tabac (+0,77 point) et enfin celle des biens industriels hors énergie (+0,56 point).
Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Andrew Bailey, a déclaré mercredi devant le Parlement britannique qu’il existait «très clairement» un risque que l’inflation, qui atteint son plus haut niveau depuis 30 ans, s’ancre dans l'économie britannique si un cycle de hausse des prix continue de faire grimper les salaires. L’inflation britannique a atteint son plus haut depuis 1992 en janvier à 5,5% et la BoE s’attend à ce qu’elle culmine à environ 7,25% en avril lorsqu’une augmentation de 54% des tarifs réglementés de l'énergie domestique entrera en vigueur. Le banquier central a précisé qu’il y avait aussi des risques que l’inflation soit inférieure aux prévisions de la BoE au cours des trois prochaines années, exhortant les investisseurs à ne pas se laisser emporter par les paris sur les futures hausses des taux d’intérêt.
Le taux d’inflation dans la zone euro a atteint un record en rythme annuel en janvier, en raison principalement de la progression des prix de l'énergie, confirment les données publiées mercredi par Eurostat.
Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Andrew Bailey, a déclaré mercredi devant le Parlement britannique qu’il existait «très clairement» un risque que l’inflation, qui atteint son plus haut niveau depuis 30 ans, s’ancre dans l'économie britannique si un cycle de hausse des prix continue de faire grimper les salaires. «Il y a très clairement un risque à la hausse. Le risque … vient des effets de second tour», a-t-il déclaré.
Les prix à la production ont augmenté en janvier en Allemagne à leur rythme le plus rapide depuis 1949, grimpant de 25% sur un an alors que les coûts de l'énergie ont monté en flèche. En décembre, l’indice des prix à la production était déjà en hausse de 24,2%, en accélération par rapport aux mois précédents. Les prix de l’énergie ont bondi de 12%. Ces données renforcent l’idée que l’inflation sera plus persistante plus longtemps. L’association allemande des industriels BDI indique que ses membres ne voient pas l’inflation des prix diminuer.
Les prix à la production ont augmenté en janvier en Allemagne à leur rythme le plus rapide depuis 1949, moment où les statistiques économiques ont commencé après-guerre, grimpant de 25% sur un an alors que les coûts de l'énergie ont monté en flèche.
L’indice des prix à la consommation (CPI) britannique a encore augmenté de 5,5% sur un an en janvier, après 5,4% en décembre, selon les données publiées mercredi par l’Office for national statistics (ONS). Sur une base mensuelle, le CPI a baissé de 0,1% en janvier, après onze mois de hausse consécutifs. L’indice britannique incluant le coût des logements des propriétaires occupants (CPIH) a également augmenté, de 4,8% à 4,9% en rythme annuel, et est resté inchangé en rythme mensuel. Les prix du logement et des services connexes ont encore apporté la plus grande contribution (7,1% après 6,9%), principalement à cause des prix du gaz (28,3%) et de l’électricité (19,2%), suivis des prix de l’alimentation (4,3%), des vêtements (6,3%), des meubles et services ménagers (8,4%).