La flambée des prix de l’énergie pourrait amener la Banque centrale européenne (BCE) à cesser de simplement «regarder» une inflation élevée et à commencer à agir, surtout si la transition écologique se révèle inflationniste, a déclaré samedi Isabel Schnabel, membre du conseil des gouverneurs de l’institution.
L’inflation dans la zone euro a, sans surprise, enregistré un nouveau plus haut historique à 5% sur un an en décembre, après une hausse de 4,9% en novembre, selon les chiffres publiés vendredi par Eurostat. Les économistes interrogés par Dow Jones et Reuters anticipaient un taux d’inflation de 4,7%, mais les chiffres d’inflation harmonisées avaient surpris à la hausse en Espagne (6,7% sur un an à cause de l’énergie et de l’alimentation notamment) et sur l’Italie (+4,2%). La hausse des prix de l’énergie atteint +26% en rythme annuel, précise Eurostat. Les prix de l’alimentation, de l’alcool et du tabac devraient avoir augmenté de +3,2% sur un an, et ceux des biens industriels hors énergie de 2,9%.
L’inflation polonaise a augmenté plus que prévu en décembre, à 8,6% en glissement annuel, selon les données préliminaires du bureau des statistiques. Cela soutient le sentiment que la banque centrale n’a pas encore terminé son resserrement monétaire après quatre hausses consécutives de ses taux d’intérêt. La Banque nationale de Pologne (NBP) a encore relevé son principal taux directeur de 50 points de base (pb) à 2,25% mardi face à cette flambée de l’inflation à un plus haut de deux décennies. Le gouverneur Adam Glapinski a déclaré que la plupart des membres du Conseil de politique monétaire (MPC) estiment que le taux d’intérêt principal pourrait augmenter à 3% sans que cela provoque d’effet négatif.
L’inflation polonaise a augmenté plus que prévu en décembre, à 8,6% en glissement annuel, selon les données préliminaires publiées vendredi par le bureau des statistiques. Cela soutient le sentiment que la banque centrale n’a pas encore terminé son resserrement monétaire après quatre hausses consécutives de ses taux d’intérêt.
L’inflation dans la zone euro a, sans surprise, enregistré un nouveau plus haut historique à 5% sur un an en décembre, après une hausse de 4,9% en novembre, selon les chiffres publiés vendredi par Eurostat.
Les prix des produits alimentaires ont bondi de 28% en 2021 pour atteindre leur plus haut niveau depuis dix ans, et les espoirs d’une stabilisation cette année sont minces, a déclaré jeudi la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Son indice des prix alimentaires, qui reflète l’évolution des cours des principales denrées échangées dans le monde, affiche une moyenne de 125,7 points sur l’ensemble de l’année 2021, chiffre le plus élevé enregistré depuis 2011 lorsqu’il avait atteint 131,9. L’indice a légèrement reculé en décembre (133,7), après quatre mois de hausse consécutifs (jusqu’à 134,9), conséquence de récoltes décevantes et d’une augmentation de la demande, précise la FAO.
Le président kazakh Kassim-Jomart Tokaïev a accepté mercredi la démission du gouvernement et déclaré l’état d’urgence après de violentes manifestations survenues cette semaine pour protester contre la hausse des prix du carburant.
La poussée hyperinflationniste était inévitable en Turquie après la chute historique de la livre turque. En décembre, les prix à la consommation ont flambé de 36,1% en rythme annuel, selon les données publiées lundi par l’institut turc de la statistique, plus que prévu par les économistes qui anticipaient 30,6%. Les produits de base (transport, alimentation…) ont particulièrement pesé, l’inflation atteint 13,6% en rythme mensuel. Une grande partie de la hausse est due à la chute de la devise. Cette dernière s’est effondrée de 44% face au dollar en 2021, sa pire performance depuis 2002, après la décision de la banque centrale turque, sous l’influence du président Recep Tayyip Erdogan, de baisser de 500 points de base (pb) ses taux à 14% malgré une inflation déjà élevée.
La poussée hyperinflationniste était inévitable en Turquie après la chute historique de la livre turque. En décembre, les prix à la consommation ont flambé de 36,1% en rythme annuel, selon les données publiées lundi par l’institut turc de la statistique, plus que prévu par les économistes qui anticipaient 30,6%. L’inflation annuelle atteint ainsi une plus haut de 19 ans. Les produits de base (transport, alimentation…) ont particulièrement pesé, l’inflation atteint 13,6% en rythme mensuel.
Le taux d’inflation a accéléré à 6,7% en rythme annuel en décembre, après 5,5% en novembre, bien au-dessus des attentes du marché de 5,7%, selon des estimations préliminaires de l’Institut national de la statistique (INE). Il s’agissait du taux le plus élevé depuis mars 1992, principalement en raison de la hausse des prix de l’électricité et de l’alimentation. A l’inverse, le coût des carburants et lubrifiants pour les véhicules personnels semble baisser. L’inflation de base, hors énergie et alimentation, a probablement atteint un record de 2,1% en décembre, après 1,7% en novembre. Sur une base mensuelle, les prix à la consommation devraient augmenter de 1,3%, un plus haut depuis avril 2012.
L’indice des prix à la production à Singapour a bondi de 26% en rythme annuel en novembre, après une augmentation de 25,4% le mois précédent selon Statistics Singapore. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis mars 1980, les prix des matières brutes hors carburants augmentant plus rapidement (14,0% après 13,6%), tandis que les prix des combustibles fossiles ont continué d’augmenter (80,3% après 97,5%). En outre, les prix ont davantage progressé pour : les produits manufacturés (14,3% après 14,1%), les machines et transports (12,0% après 5,5%), les produits manufacturés divers (2,4% après 1,8%), et les boissons et tabac (1,6% après 1,5%).
La livre turque a plongé lundi à un nouveau plus bas record de 17,6 face au dollar américain, alors que les inquiétudes concernant la politique économique de taux bas de la banque centrale (CBRT) malgré un contexte d’inflation galopante ont été exacerbées par le président. Tayyip Erdogan a souhaité prendre la défense de la politique actuelle en déclarant pendant le week-end qu’elle faisait partie d’une «guerre d’indépendance économique» réussie, qu’il avait abaissé l’inflation de la Turquie à environ 4% auparavant et qu’il y parviendrait à nouveau. La livre a perdu plus de la moitié de sa valeur cette année, la banque centrale ayant réduit son taux directeur de 500 points de base (pb) même après que l’inflation a atteint 21,3% en novembre, bien au-dessus de l’objectif d’environ 5%.
Le taux d’inflation dans la zone euro a bien atteint 4,9% sur un an en novembre, son plus haut niveau jamais enregistré, toujours sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, selon Eurostat. Par rapport à octobre, les prix à la consommation dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique affichent une hausse de 0,4%, alors que la première estimation publiée fin novembre était de 0,5%. Les plus fortes contributions à la hausse des prix en rythme annuel restent celles de l’énergie (+2,57 points de pourcentage), des services (+1,16 point) et des biens industriels hors énergie (+0,64 point).
Le taux d’inflation dans la zone euro a bien atteint 4,9% sur un an en novembre, son plus haut niveau jamais enregistré, toujours sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, montrent les chiffres publiés vendredi par Eurostat, qui confirment sa première estimation.