Les prix à la consommation en France ont augmenté de 3,6% sur un an en février, après une progression de 2,9% en janvier, selon la première estimation de l’Insee publiée vendredi. Sur un mois, ils ont augmenté de 0,7%, après une hausse de 0,3% le mois précédent.
D’aucuns reconnaîtront ici une adaptation de la citation célèbre du philosophe Friedrich Nietzsche qui vient nous rappeler un principe fondamental qu’il convient aussi d’appliquer en finance : douter de ses propres convictions.
Le taux d’inflation dans la zone euro a atteint un record en rythme annuel en janvier, en raison principalement de la progression des prix de l'énergie, confirment les données Eurostat. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) affiche une hausse de 5,1% sur un an. Sur un mois, les prix ont augmenté de 0,3%. L’envolée des prix de l'énergie s’est accentuée, à 28,8% en rythme annuel, et a été le plus important contributeur à la hausse des prix (+2,80 points de pourcentage), devant la hausse des prix des services (+0,98 point), celle de l’alimentation-alcool-tabac (+0,77 point) et enfin celle des biens industriels hors énergie (+0,56 point).
Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Andrew Bailey, a déclaré mercredi devant le Parlement britannique qu’il existait «très clairement» un risque que l’inflation, qui atteint son plus haut niveau depuis 30 ans, s’ancre dans l'économie britannique si un cycle de hausse des prix continue de faire grimper les salaires. L’inflation britannique a atteint son plus haut depuis 1992 en janvier à 5,5% et la BoE s’attend à ce qu’elle culmine à environ 7,25% en avril lorsqu’une augmentation de 54% des tarifs réglementés de l'énergie domestique entrera en vigueur. Le banquier central a précisé qu’il y avait aussi des risques que l’inflation soit inférieure aux prévisions de la BoE au cours des trois prochaines années, exhortant les investisseurs à ne pas se laisser emporter par les paris sur les futures hausses des taux d’intérêt.
Le taux d’inflation dans la zone euro a atteint un record en rythme annuel en janvier, en raison principalement de la progression des prix de l'énergie, confirment les données publiées mercredi par Eurostat.
Le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Andrew Bailey, a déclaré mercredi devant le Parlement britannique qu’il existait «très clairement» un risque que l’inflation, qui atteint son plus haut niveau depuis 30 ans, s’ancre dans l'économie britannique si un cycle de hausse des prix continue de faire grimper les salaires. «Il y a très clairement un risque à la hausse. Le risque … vient des effets de second tour», a-t-il déclaré.
Les prix à la production ont augmenté en janvier en Allemagne à leur rythme le plus rapide depuis 1949, grimpant de 25% sur un an alors que les coûts de l'énergie ont monté en flèche. En décembre, l’indice des prix à la production était déjà en hausse de 24,2%, en accélération par rapport aux mois précédents. Les prix de l’énergie ont bondi de 12%. Ces données renforcent l’idée que l’inflation sera plus persistante plus longtemps. L’association allemande des industriels BDI indique que ses membres ne voient pas l’inflation des prix diminuer.
Les prix à la production ont augmenté en janvier en Allemagne à leur rythme le plus rapide depuis 1949, moment où les statistiques économiques ont commencé après-guerre, grimpant de 25% sur un an alors que les coûts de l'énergie ont monté en flèche.
L’indice des prix à la consommation (CPI) britannique a encore augmenté de 5,5% sur un an en janvier, après 5,4% en décembre, selon les données publiées mercredi par l’Office for national statistics (ONS). Sur une base mensuelle, le CPI a baissé de 0,1% en janvier, après onze mois de hausse consécutifs. L’indice britannique incluant le coût des logements des propriétaires occupants (CPIH) a également augmenté, de 4,8% à 4,9% en rythme annuel, et est resté inchangé en rythme mensuel. Les prix du logement et des services connexes ont encore apporté la plus grande contribution (7,1% après 6,9%), principalement à cause des prix du gaz (28,3%) et de l’électricité (19,2%), suivis des prix de l’alimentation (4,3%), des vêtements (6,3%), des meubles et services ménagers (8,4%).
L’indice des prix à la consommation (CPI) britannique a encore, comme prévu, augmenté de 5,5% sur un an en janvier, après 5,4% en décembre, selon les données publiées mercredi par l’Office for national statistics (ONS). Il s’agit du niveau le plus élevé de cet indicateur depuis mars 1992. Sur une base mensuelle, le CPI a baissé de 0,1% en janvier, après onze mois de hausse consécutifs.
La banque centrale russe (BCR) a fortement relevé son taux directeur à 9,5% vendredi, soit 100 points de base de plus pour la deuxième fois consécutive. Elle a déclaré qu’une nouvelle hausse était possible. L’institution a relevé le taux directeur à sept reprises en 2021 à partir d’un plus bas record de 4,25%, pour lutter contre une inflation revenue à un sommet de six ans, le resserrement monétaire ne parvenant pas à contenir l’inflation, que la banque vise à 4%. L’inflation annuelle oscillait à 8,8% au 4 février. La Banque de Russie a révisé ses prévisions d’inflation de fin d’année à 5-6%.
La banque centrale russe (BCR) a fortement relevé son taux directeur à 9,5% vendredi, soit 100 points de base de plus pour la deuxième fois consécutive. Elle a déclaré qu’une nouvelle hausse était possible.
L’inflation a atteint un plus haut de près de 15 ans en Hongrie à 7,9 % en janvier en glissement annuel, selon les données publiées vendredi, un chiffre supérieur aux attentes d’une stabilisation sur l’inflation de 7,4% de décembre.
Le rendement des Treasuries à 10 ans a atteint 2% tandis que les anticipations d’une hausse de 50 points de base (pb) des taux Fed Funds en mars augmentent après l’annonce d’un chiffre d’inflation supérieur aux attentes en janvier aux Etats-Unis.
Le taux d’inflation annuel en Turquie s’est accéléré jeudi pour le huitième mois consécutif, à 48,7% en rythme annuel en janvier, le taux le plus élevé depuis avril 2002, et au-delà des prévisions du marché de 46,7%. La Turquie avait connu une inflation beaucoup plus faible de 14,9% en janvier 2021. Les prix des transports ont enregistré la plus forte hausse (68,9%), suivis des aliments et boissons non alcoolisées (55,6%) et de l’ameublement-équipement de la maison (54,5%). D’un mois sur l’autre, les prix à la consommation ont bondi de 11,1%, indique aussi Institut statistique turc.