La reprise économique espagnole, qui reste bien orientée à court terme, risque néanmoins de ralentir si les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et la hausse de l’inflation durent plus longtemps que prévu, a annoncé jeudi la Banque d’Espagne. «Cette persistance accrue (des goulots d'étranglement) pourrait entraîner une répercussion des augmentations de coûts sur les prix finaux et les revendications salariales, entraînant une poussée inflationniste plus intense que prévu actuellement», a déclaré la banque centrale dans son rapport semestriel. L’inflation espagnole a atteint un sommet en 29 ans en octobre, à 5,5%.
Les prix alimentaires mondiaux ont augmenté en octobre pour le troisième mois consécutif, une nouvelle fois soutenus par la progression des prix des céréales et des huiles végétales, et ont atteint un niveau record depuis juillet 2011, a annoncé jeudi la FAO (Organisation pour l’alimentation et l’agriculture). L’indice des prix de l’organisation onusienne située à Rome, qui mesure l’évolution mensuelle d’un panier de denrées composé de céréales, de graines oléagineuses, de produits laitiers, de viandes et de sucre, a atteint 133,2 points le mois dernier, contre 129,2 points en septembre (130,0 en première estimation). Il affiche ainsi une hausse de 3,0% sur le mois, un bond de 31,3% par rapport à octobre 2020.
En repoussant sa première hausse des taux, la Banque d'Angleterre a pris le marché à revers. Et rappelé l'importance de la communication dans la période actuelle.
Les prix alimentaires mondiaux ont augmenté en octobre pour le troisième mois consécutif, une nouvelle fois soutenus par la progression des prix des céréales et des huiles végétales, et ont atteint un niveau record depuis juillet 2011, a annoncé jeudi la FAO (Organisation pour l’alimentation et l’agriculture).
La reprise économique espagnole, qui reste bien orientée à court terme, risque néanmoins de ralentir si les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et la hausse de l’inflation durent plus longtemps que prévu, a annoncé jeudi la Banque d’Espagne.
Malgré des perspectives de croissance revues à la hausse par le FMI, à 5 %, et quelques tensions sur le marché de l’emploi, la zone euro semble échapper à la boucle « prix - salaire ».
Persistance. Durera ? Durera pas ? La question divise banques centrales et marchés. En Europe, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, a eu beau faire valoir le décalage entre offre et demande au sortir de la pandémie, et l’impact d’événements non récurrents (hausse de la TVA) ou volatils (prix de l’énergie) sur un chiffre de l’inflation allemande élevé (4,5 % d’une année sur l’autre), les marchés sont restés sourds à ses appels à la prudence. Les rendements à 10 ans remontaient en fin de semaine dernière, soulignant que les acteurs anticipent une remontée des taux plus rapide que prévu en Europe. Aux Etats-Unis, la situation est similaire. L’Institute of International Finance (IIF) fait ainsi valoir que l’argent distribué aux ménages nourrit une demande beaucoup plus forte qu’en Europe ; la question n’est donc plus celle des ruptures de la chaîne d’approvisionnement, mais celle d’une consommation qui devrait rester élevée et pousser l’inflation à la hausse, à court et moyen terme. De quoi faire conclure à l’IIF que les prévisions de hausses de prix de la Réserve fédérale pour 2022 sont bien en deçà de ce qui peut être attendu. Les pressions nombreuses sur les prix se poursuivront ces prochains mois, et le fossé entre banque centrales et marchés sur la question continuera à se creuser.
La Chine a appelé les consommateurs à constituer des réserves de produits du quotidien en cas d’urgence, la flambée des prix des légumes entraînée par la résurgence de la pandémie et les pluies diluviennes faisant craindre des pénuries. Les prix des concombres, des épinards et des brocolis ont plus que doublé en octobre selon l’indice Shouguang, qui mesure les prix des légumes sur les marchés. Le ministère du Commerce, qui a indiqué que les autorités locales devraient acheter des légumes pouvant être stockés longtemps à l’avance, prévoit de renforcer les réseaux de livraison d’urgence et de puiser dans les réserves de légumes «au moment opportun», d’après un reportage de la télévision d'État diffusé lundi soir.
La Chine a appelé les consommateurs à constituer des réserves de produits du quotidien en cas d’urgence, la flambée des prix des légumes entraînée par la résurgence de l'épidémie de Covid-19 et les pluies diluviennes faisant craindre des pénuries.
La croissance de l'économie française a poursuivi son accélération avec une progression de 3,0% du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, après +0,1% au premier trimestre et +1,3% au deuxième (après révisions). Cela lui permet de quasiment retrouver son niveau d’avant-crise, selon l’Insee. Avec cette progression supérieure aux attentes, le PIB de la France est seulement -0,1% au-dessous de son niveau du quatrième trimestre 2019. De fait, l’acquis de croissance pour l’ensemble de l’année 2021, à savoir si la croissance du dernier trimestre était nulle, se situe à +6,6% au 30 septembre. L’indice des prix harmonisés IPCH affiche une inflation de 3,2% en octobre, un plus haut depuis 2008.
La croissance économique dans la zone euro a été plus soutenue qu’anticipé au troisième trimestre. Elle a atteint comme en France son rythme le plus élevé depuis un an grâce à la levée de nombreuses restrictions sanitaires, montre la première estimation publiée vendredi par Eurostat à +2,2% par rapport au trimestre précédent et +3,7% sur un an (après -1,2% au T1-2021 et +14,2% au T2-2021). La croissance du troisième trimestre avait été plus faible qu’attendu en Allemagne (+1,8%) et en Espagne (+2%), mais plus forte qu’anticipé en Italie (+2,6%) et surtout en France (+3%). L’Autriche se distingue aussi avec une croissance du PIB plus soutenue encore de +3,3% d’un trimestre sur l’autre. Le ralentissement inattendu en Allemagne (+1,8% au T3-2021 après +1,9% au T2-2021), s’explique par les goulets d'étranglement dans les chaînes d’approvisionnement qui freinent la reprise, notamment dans l’industrie automobile.
La croissance économique dans la zone euro a été plus soutenue qu’anticipé au troisième trimestre. Elle a atteint comme en France son rythme le plus élevé depuis un an grâce à la levée de nombreuses restrictions sanitaires, montre la première estimation publiée vendredi par Eurostat à +2,2% par rapport au trimestre précédent et +3,7% sur un an (après -1,2% au T1-2021 et +14,2% au T2-2021).
La croissance de l'économie française a poursuivi son accélération avec une progression de 3,0% du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, après +0,1% au premier trimestre et +1,3% au deuxième (après révisions). Cela lui permet de quasiment retrouver son niveau d’avant-crise, selon les résultats publiés vendredi par l’Insee. Avec cette progression supérieure aux attentes, le PIB de la France est seulement -0,1% au-dessous de son niveau du quatrième trimestre 2019.
La Banque du Japon (BoJ) a laissé jeudi, lors de sa réunion monétaire d’octobre, son taux directeur à court terme inchangé à -0,10% et a maintenu l’objectif de rendement des obligations d’Etat à 10 ans autour de 0%. Cependant, elle a réduit ses perspectives de PIB pour l’exercice 2021 à +3,4%, au lieu de +3,8% dans ses prévisions précédentes, en s’appuyant sur une consommation atone et un ralentissement des exportations et de la production alors que les perturbations sur l’approvisionnement persistent. Le Conseil des gouverneurs a également réduit ses prévisions d’inflation, de 0,6% à 0% en moyenne pour l’année 2021 fiscale qui se terminera en mars prochain - ses prévisions sont maintenues à 0,9% pour 2022 et à 1% pour 2023.
La Banque du Japon (BoJ) a laissé jeudi, lors de sa réunion monétaire d’octobre, son taux directeur à court terme inchangé à -0,10% et a maintenu l’objectif de rendement des obligations d’Etat à 10 ans autour de 0%. Cependant, la BoJ a réduit ses perspectives de PIB pour l’exercice 2021 à +3,4%, au lieu de +3,8% dans ses prévisions précédentes, en s’appuyant sur une consommation atone et un ralentissement des exportations et de la production alors que les perturbations sur l’approvisionnement persistent.