L’inflation calculée selon l’indice des prix à la consommation (CPI) de l’Office for national statistics (ONS) a augmenté de 5,1% en novembre sur un an, après 4,2% en octobre, et de 0,7% sur un mois. La hausse est de 4,6% sur douze mois pour l’indice britannique CPIH, qui inclut les coûts de logement des propriétaires occupants (à la différence du HICP européen) et dilue donc la part des prix liée à l'énergie (elle-même calculée dans les transports et dans le logement), après 3,8% en octobre, et de 0,6% sur un mois. Cette hausse plus importante que prévu s’explique essentiellement par une augmentation des prix de l’essence, de l’habillement, et un peu des voitures d’occasion et des services au logement, a indiqué l’ONS.
L’inflation calculée selon l’indice des prix à la consommation (CPI) de l’Office for national statistics (ONS) a augmenté de 5,1% en novembre sur un an, après 4,2% en octobre, et de 0,7% sur un mois, comme prévu par certains économistes même si d’autres attendaient plutôt 4,7% sur un an. Il s’agit d’un plus haut depuis septembre 2011, montrent les données officielles, une évolution que certains estiment susceptible de déstabiliser la Banque d’Angleterre (BOE) à la veille de sa réunion de politique monétaire.
L’inflation aux Etats-Unis a encore accéléré en novembre pour atteindre 6,8% sur un an, un niveau inédit depuis près de 40 ans, selon les chiffres publiés vendredi par le département américain du Travail. Un tel niveau d’inflation n’avait plus été observé depuis juin 1982, a indiqué le Département du Travail.
Les prix à la production au Japon ont augmenté de 9% en glissement annuel en novembre, après 8% en octobre, dépassant les prévisions du consensus d’une hausse de 8,5%, et atteignant leur rythme le plus rapide depuis décembre 1980, en raison des prix élevés des matières premières, a indiqué la Banque du Japon (BoJ) vendredi.
Le gouvernement réfléchit à des mesures supplémentaires pour freiner l’effet de la forte hausse des prix de marché de l’électricité sur les consommateurs français, a indiqué jeudi une source au sein de l’exécutif citée par Reuters.
Les prix à la production en Chine ont augmenté de 12,9% par rapport à l’année précédente en novembre, sous l’effet des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la flambée des prix des produits de base et l’atténuation de la pénurie d'électricité, dans le cadre des efforts déployés par Pékin pour soutenir l'économie.
L’inflation a bondi plus que prévu en Turquie en novembre pour atteindre un sommet en trois ans de 21,31% en rythme annualisé. Cette envolée est en partie due à la chute de la livre turque et à la politique monétaire peu orthodoxe menée par la banque centrale turque. Sous la pression du président Recep Tayyip Erdogan, cette dernière a réduit le taux directeur à 15 % contre 19 % depuis septembre, laissant les rendements réels de la Turquie très négatifs. Sur un mois, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 3,51%, a indiqué l’Institut turc de la statistique, contre une prévision de 3% pour le consensus Reuters et une prévision annuelle de 20,7%.
L’inflation a bondi plus que prévu en Turquie en novembre pour atteindre un sommet en trois ans de 21,31% en rythme annualisé, selon les données publiées vendredi. Cette envolée est en partie due à la chute de la livre turque et à la politique monétaire peu orthodoxe menée par la banque centrale turque.
Mais c’est bien sûr. Confronté au mécontentement de ses citoyens écrasés par une inflation galopante, le gouvernement turc les a exhortés à se serrer la ceinture. Littéralement : il faut « moins manger », selon le gouvernement, dont les conseils donnent une mesure de la crise. « Plutôt que de manger 2 kilos de viande par mois, n’en mangeons que 500 grammes. Plutôt que d’acheter 2 kilos de tomates, n’en achetons que deux », a ainsi expliqué Zulfu Demirbag, député de l’AKP, le parti au pouvoir. Tout plutôt que remonter les taux d’intérêt, baissés à nouveau ce mois-ci pour remporter l’obscure « guerre économique » dans laquelle le pays est engagée, selon son président Erdogan (photo). Qui est bien le seul à comprendre la stratégie appliquée pour la gagner.
Les perspectives de l’économie mondiale continuent de s’améliorer, mais la reprise reste déséquilibrée et menacée par les poussées inflationnistes qui pourraient s’avérer plus durables et plus importantes que prévu, observe l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport publié mercredi. L’OCDE table désormais sur une croissance de +5,6% de l’économie mondiale cette année, avant un ralentissement progressif à +4,5% en 2022 puis +3,2% en 2023. Elle pense que le rebond de l’inflation sera transitoire, et qu’elle devrait refluer à mesure que la demande et la production reviendra à la normale.
Les perspectives de l’économie mondiale continuent de s’améliorer, mais la reprise reste déséquilibrée et menacée par les poussées inflationnistes qui pourraient s’avérer plus durables et plus importantes que prévu, observe l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport publié mercredi. L’OCDE table désormais sur une croissance de +5,6% de l’économie mondiale cette année, avant un ralentissement progressif à +4,5% en 2022 puis +3,2% en 2023.