Les dépenses personnelles PCE aux Etats-Unis ont augmenté de 0,2% en rythme mensuel en février, en deçà des prévisions (+0,5%) et, surtout, de la hausse révisée à 2,7% en janvier. Mais l’indice des prix PCE progresse encore de +0,6% sur un mois et de +6,4% sur un an (+0,5% et +6% en janvier), sa plus forte augmentation depuis 1982. L’indice Core PCE (hors alimentation et énergie) augmente de respectivement +0,4% et +5,4% (+0,5% et +5,2% en janvier), un plus haut depuis 1983. «Les consommateurs font une pause et réorganisent leurs dépenses», commente Oxford Economics. Cela se reflète avec une hausse de 93,8 milliards de dollars de dépenses en services (restauration et hébergement notamment), alors que les infections au variant Omicron se sont estompées, et une baisse de 58,9 milliards pour les dépenses en biens (automobiles notamment). Mais la forte inflation devrait continuer de peser sur les dépenses dans les mois à venir, obligeant les consommateurs à réduire certains postes, pour payer l’essence, l’alimentation et les loyers, devenus plus chers.
Le rythme de l’inflation sur un an devrait atteindre un niveau record en mars, selon une première estimation du taux harmonisé selon les normes européennes publiée jeudi par l’Insee.
L’inflation a encore accéléré en Allemagne en mars, pour atteindre son plus haut niveau depuis 1981. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) a augmenté de 2,5% par rapport à février et de 7,6% sur un an, montre, mercredi, la première estimation de l’inflation publiée par Destatis, l’office fédéral de la statistique. L’envolée des prix du pétrole et du gaz consécutive à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en est la principale raison. Ce chiffre est nettement supérieur aux attentes des économistes, qui anticipaient une hausse de 1,8% d’un mois sur l’autre et de 6,7% en rythme annuel. En février, le taux d’inflation était de 5,5% sur un an. «Dans le contexte des récents événements géopolitiques, nous prévoyons maintenant que l’inflation allemande sera en moyenne supérieure à 8% cette année, avec une possibilité que les taux d’inflation mensuels atteignent un niveau à deux chiffres en été», écrit Carsten Brzeski, responsable de l’analyse macro chez ING. Les «sages» – les économistes chargés de conseiller le gouvernement fédéral – ont annoncé avant la publication de cet indicateur prévoir une inflation de 6,1% cette année. Ils ont également revu nettement en baisse leur prévision de croissance outre-Rhin pour 2022.
L’inflation a accéléré à 9,8% en Espagne en mars 2022, en rythme annuel, après 7,6% en février, selon des estimations préliminaires publiées mercredi par l’INE, l’institut de statistique ibérique. Ce chiffre est bien supérieur au consensus, qui tablait sur une hausse de 8%. Ce serait le taux le plus élevé depuis mai 1985, en raison des augmentations généralisées des prix de la plupart de ses composantes, notamment l’électricité, les carburants et les aliments et boissons. Le taux annuel d’inflation sous-jacente a probablement atteint 3,4% en mars, un plus haut depuis septembre 2008.
L’inflation a encore accéléré en Allemagne en mars pour atteindre son plus haut niveau depuis 1981. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) a augmenté de 2,5% par rapport à février et de 7,6% sur un an, montre mercredi la première estimation de l’inflation publiée par Destatis, l’office fédéral de la statistique.
L’inflation a accéléré à 9,8% en Espagne en mars 2022, en rythme annuel, après 7,6% en février, selon des estimations préliminaires publiées mercredi par l’INE, l’institut de statistique ibérique. Ce chiffre est bien supérieur des attentes du marché de 8%.
L’inflation britannique a accéléré plus que prévu en février pour atteindre son plus haut niveau en 30 ans. Cette publication accentue la pression pour que le ministre des Finances Rishi Sunak annonce des mesures en faveur du pouvoir d’achat dans le projet de budget rectificatif qu’il doit présenter à la mi-journée.
En ce début d’année, marquée par la guerre en Ukraine, le redémarrage de la croissance s’accompagne d’un retour tonitruant de l’inflation. Ce mot que nous avions quelque peu oublié depuis plusieurs années et qui avait obligé – ou permis selon le point de vue – les grandes banques centrales à travers le globe à pratiquer une baisse massive de leurs taux.
L’intérêt des crises à répétition est qu’elles permettent de s’affranchir ad vitam æternam des règles de bonne gestion. La rémission sanitaire promettait de refermer la parenthèse du quoi qu’il en coûte ; c’était sans compter sur la flambée des prix qui pousse le gouvernement à multiplier les chèques énergie. Dernière mesure en date, la ristourne de 15 centimes sur les prix à la pompe, accordée indifféremment à tous les automobilistes, même aux propriétaires de SUV et de voitures de sport. Un cadeau à 2,5 milliards d’euros qui ferait presque passer l’Etat pour pingre dans un monde où les subventions se comptent désormais en dizaines de milliards. Que les amateurs se rassurent, il reste largement le temps d’ici aux élections législatives pour d’autres libéralités.
Le taux de chômage au Royaume-Uni a diminué de 0,2 point de pourcentage à 3,9% au cours des trois mois précédant janvier 2022, un plus bas en deux ans qui se trouvait même inférieur aux attentes du marché de 4%, alors que le marché du travail continuait de se redresser selon les données de l’Office for national statistics (ONS) publiées mardi. Dans le même temps, la croissance de la rémunération totale moyenne a atteint +4,8% avec primes et +3,8% hors primes sur les trois mois de novembre 2021 à janvier 2022. Mais du fait de l’inflation de 4,9% en janvier (5,5% en format CPI), la croissance des salaires réels était de seulement +0,1% avec primes et -1% hors prime.
Le taux de chômage au Royaume-Uni a diminué de 0,2 point de pourcentage à 3,9% au cours des trois mois précédant janvier 2022, un plus bas en deux ans qui se trouvait même inférieur aux attentes du marché de 4%, alors que le marché du travail continuait de se redresser selon les données de l’Office for national statistics (ONS) publiées mardi.