Les prix à la consommation ont augmenté de 2,5% en glissement annuel en avril au Japon, la hausse la plus élevée depuis octobre 2014, après un gain de 1,2% en mars. Il s’agit du 8ème mois de hausse des prix consécutif, selon la communication du Ministère des Affaires intérieures vendredi. Les prix des denrées alimentaires ont augmenté au rythme le plus rapide en sept ans (+4% en avril, après +3,4% en mars). L’inflation de base (hors énergie et alimentation) connaît également un 8ème mois de hausse, et le plus important depuis mars 2015, puisqu’elle atteint 2,1% en glissement annuel, et dépasse l’objectif de 2% de la Banque du Japon (BoJ) pour la première fois en sept ans.
Les prix à la consommation ont augmenté de 2,5% en glissement annuel en avril au Japon, la hausse la plus élevée depuis octobre 2014, après un gain de 1,2% en mars. Il s’agit du 8ème mois de hausse des prix consécutif, selon la communication du Ministère des Affaires intérieures vendredi.
La hausse des prix varie du simple au triple selon les pays, avec des effets sur la compétitivité des économies. Un facteur de fragmentation supplémentaire.
L’inflation dans la zone euro est restée stable en avril à 7,4% sur un an, un niveau record, en raison de l’envolée des prix de l’énergie et des produits alimentaires, montrent les chiffres définitifs publiés mercredi par Eurostat, revus en légère baisse par rapport à une estimation initiale de 7,5%. L’accélération de l’inflation touche désormais la quasi-totalité des catégories de prix, des matières premières aux produits industriels finis. L’inflation dite de base, qui exclut les prix plus volatils de l’énergie et des produits alimentaires non transformés, s’affiche ainsi à 3,9% sur un an en avril, après 3,2% en mars, donc près de deux fois l’objectif de 2% que s’est fixé la Banque centrale européenne (BCE). La Commission européenne a annoncé, lundi, tabler sur une inflation de 2,7% dans la zone euro en 2023, ce qui suggère que la hausse des prix pourrait être supérieure au niveau visé par la BCE.
Le taux d’inflation annuel CPI au Royaume-Uni a bondi à 9% en avril en rythme annuel, un plus haut depuis 1982, provoqué par la hausse des prix de l’énergie avec déplafonnement semestriel sur les factures de gaz et d’électricité depuis le 1er avril. Le chiffre publié par l’Office for National statistics (ONS), se compare à un taux de 7% en mars, et à des prévisions moyennes de 9,1% pour avril. Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont bondi de 2,5%.
L’inflation dans la zone euro est restée stable en avril à 7,4% sur un an, un niveau record, en raison de l’envolée des prix de l’énergie et des produits alimentaires, montrent les chiffres définitifs publiés mercredi par Eurostat, revus en légère baisse par rapport à une estimation initiale de 7,5%.
Accélération. Réouverture post-Covid de l’économie mondiale, invasion de l’Ukraine, sans oublier l’actuelle politique zéro-Covid de la Chine, les facteurs s’enchaînent pour permettre à l’inflation de « fai[re] un retour remarqué en zone euro », sur fond de perturbations des chaînes d’approvisionnement et de hausse du coût des intrants, comme le notent les experts d’Allianz Trade (ex-Euler Hermes, numéro un mondial de l’assurance-crédit, photo). Qui ont relevé à 6,5 % leur prévision pour 2022, « avec un pic particulièrement haut » au deuxième trimestre. « En cas d’absence d’escalade de la crise ukrainienne », l’inflation pourrait s’assagir à 2,5 % l’an prochain, selon Ana Boata, directrice de la recherche économique d’Allianz Trade. L’inflation française pourrait atteindre 4,3 % en 2022. Un niveau plus bas que dans l’ensemble de la zone, du fait d’une relative moindre dépendance aux énergies russes mais aussi de l’action publique : le plafonnement des prix de l’électricité permettrait d’abaisser l’inflation de 1,5 point et les subventions sur le prix de l’essence de 0,3 point.
Taux d'inflation, prix de l'énergie, prévisions d'activité, etc. : sans le soutien des banques centrales, les statistiques économiques reviennent au centre du jeu.
Wall Street a ouvert dans le rouge vendredi, et les marchés obligataires ont poursuivi leur correction, après la publication de bons chiffres de l’emploi américain qui nourrissent les craintes sur l’inflation des salaires.