Le plus grand gestionnaire d’actifs britannique, LGIM, a du se défendre d’accusations de greenwashing après des attaques d’Alan Miller, directeur des investissements de SCM Direct, un gestionnaire de fortune, rapporte le Financial Times. Ces attaques concernent un ETF sur la Chine estampillé ESG (LGIM ESG China CNY Bond Ucits ETF) alors que la plupart des titres à l’intérieur sont des titres de sociétés détenues par l’Etat chinois et que la Chine ne garantit toujours pas la libre association par exemple ou les droits du travail. Cette critique intervient quelques jours après que la FCA a elle aussi beaucoup critiqué les fonds britanniques qui revendiquaient un label ESG (avec des critères minimums positifs pour l’environnement, le social et la gouvernance) alors qu’ils étaient loin d'être ESG.
Les ministres de l’Energie et de l’Environnement des pays membres du G20 ne sont pas parvenus à s’entendre sur plusieurs aspects d’une déclaration qu’ils devaient publier à l’issue d’une réunion organisée à Naples, a déclaré vendredi le ministre italien à la Transition écologique, Roberto Cingolani. Il a expliqué qu’aucun consensus ne s'était dessiné autour de deux questions qui seront à nouveau évoquées lors du prochain sommet du G20, prévu en octobre à Rome. Les discussions se sont avérées particulièrement difficiles avec la Russie, la Chine et l’Inde, les deux derniers pays ayant refusé d’approuver les deux points les plus contestés. L’un d’entre eux prévoyait un abandon de l'énergie issue du charbon, que la plupart des pays souhaitent voir achevée d’ici 2025, un objectif impossible à tenir selon les réfractaires. L’autre point concernait la formulation de la limite de 1,5 à 2 degrés de la hausse des températures mondiales fixée en 2015 lors de l’Accord de Paris.
Lombard Odier a annoncé le lancement d’une nouvelle solution à impact pour laquelle il s’est allié avec la fondation suisse «Access To Water» qui cherche à améliorer l’accès à l’eau potable dans des régions frappées de stress hydrique. La solution d’investissement se focalise sur les zones rurales du Sénégal afin de leur donner accès à «une eau de qualité». Il s’agit de créer un produit structuré dont la performance permettra dans un deuxième temps de financer les projets visés. L’idée est de soutenir la distribution de 60millions de litres d’eau potable par an, représentant les besoins quotidiens de plus de 83.500personnes. Elle doit contribuer à une utilisation efficace et plus durable de l’eau, une meilleure gestion des ressources et un meilleur système d’assainissement pour les communautés du Sénégal qui souffrent d’un accès limité à cette ressource et d’une eau de faible qualité. Lombard Odier rappelle qu’il s’agit du quatrième projet de ce type que le groupe met en place. En 2019, le soutien apporté à ReforestAction a contribué au financement de la plantation de 20.000arbres en Tanzanie et au Pérou. En 2020, Lombard Odier a collaboré avec Plastic Bank sur deux solutions à impact qui ont permis de financer la collecte de plus de 1.100 tonnes de plastique souillant les océans et de soutenir directement plus de 3.500 enfants effectuant la collecte au travers de bourses d'études, indique la banque privée.
La Financial Conduct Authority (FCA)en a assez des faux fonds durables. Dans une lettre de neuf pages, publiée lundi 19 juillet et destinée aux sociétés de gestion, l’autorité britannique des marchés financiersa détaillé ses attentes sur la façon de présenter et de dévoiler les caractéristiques environnementales, sociales et de gouvernance dans desfondsd’investissement dits durables. La FCA explique qu’elle reçoit un grand nombre de candidatures de fonds qui cherchent à obtenir l’autorisation d'être labellisés en tant que fonds durables. Cependant, le régulateur britannique remarque que beaucoup de ces demandes sont « de piètre qualité» et ne répondent pas aux standards qu’il a défini. La FCA donne quelques exemples dont un fonds négocié en bourse (ETF) avec un nom incluant la mention ESG alors qu’il traque un indice qui n’est pas lui même ESG et n’a procédé qu'à de rares exclusions vis-à-vis descomposants de l’indice. Elle mentionne aussi ce fonds supposé investir dans des sociétés contribuant à un impact environnemental positif mais qui investit en réalité dans des sociétés qui ne contribuent pas à la transition zéro carbone. Le superviseur indique qu’il s’attendait à trouver une mesure de cet impact ou au moins de l’information sur la manière dont cet impact était mesuré et surveillé par le fonds mais il n’en était rien. Dernier exemple cité par la FCA, celui de fonds dont les titres détenus en portefeuille ne correspondaient pas aux promesses faites aux investisseurs. Ce qui était notamment le cas d’un fonds prétendument durable qui contenait deux sociétés du secteur de l'énergie générant un taux élevé d'émissions carbone parmi ses dix premières positions en portefeuille. Le régulateur indique que les principes directeurs contenus dans la lettre doivent servir aux fonds pour refléter de manière précise la nature responsable ou durable de leur stratégie d’investissement dans leurs publications (prospectus, rapport, etc). La FCA souhaite également que les sociétés de gestion tiennent parole quant à la stratégie et les objectifs affichés par leurs fonds et qu’elles donnent suffisamment d’information pour permettre aux investisseurs de s’assurer que les fonds répondent à leurs objectifs.
Schroders vient de recruter Mervyn Tang pour prendre la tête de son centre asiatique dédié à l’investissement durable, basé à Singapour. L’intéressé arrive de Fitch Ratings, où il était directeur de la recherche ESG et de la finance durable, à Hong Kong. Dans ses nouvelles fonctions, il sera rattaché à Roy Diao, le directeur de l’obligataire asiatique, et Lily Choh, la directrice pays de Singapour.
L’entrée en application du niveau 2du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR) a été reportée de six mois, du 1er janvierau 1er juillet 2022, selon une lettre consultée par Reuters. Les normes techniques précisant les obligations issues du SFDR devaient entrer en vigueur début janvier 2022. Entre le 10 mars 2021, date à laquelle SFDR est entré en vigueur, et janvier 2022, les obligations du règlement SFDR devaient suivre desprincipes généraux. Les sociétés de gestion, les premières concernées par SFDR, pourront donc continuer de se référer à ces principes générauxjusqu’au 1er juillet 2022. John Berrigan,directeur général au sein de la DG Stabilité financière, services financiers et union des marchés de capitaux (Fisma), a indiqué dans une lettre au Parlement européen qu’un reportde six mois était nécessaire pour éviter un rush de dernière minute pour les acteurs concernés par SFDR. John Berrigan a ajouté que la Commission européenne prévoyait que les 13 normes techniques réglementaires (RTS) de niveau 2 seront rassemblés dans un acte délégué unique, précisant que la commission travaillait d’arrache-pied pour adopter ces standards le plus tôt possible.
François Pauly, nouveau directeur général d’Edmond de Rothschild, donne ses pistes pour le redéploiement des 600 millions de francs suisses de capital excédentaire de la banque.
Le régulateur américain des marchés financiers Securities and Exchange Commissionétudiela possibilité de demander aux sociétés de gestion de dévoiler la diversité au sein de leurs effectifs et de leur management, selon des propos de son président Gary Gensler tenus à un événement de la SECet rapportés parBloomberg. «J’ai demandé au personnel de la SEC d’envisager des moyens pour accroître cette transparence», a-t-il dit ajoutant que cela impliquerait l’agrégation de données démographiques desemployés et des propriétaires. Selon Bloomberg, Gary Gensler a également fait référence au fait que les gérants de fonds devraient dévoiler leurs pratiques en matière de diversité et d’inclusion quand ils sélectionnent des sociétés pour les conseiller.