Les fonds commercialisés en Suède ont enregistré une collecte nette de 11 milliards de couronnes en mai, selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. La collecte de mai est moitié moins importante qu’en avril (21 milliards), mais elle s’inscrit sur la tendance positive enregistrée depuis le début de l’année. Les fonds ont drainé plus de 70 milliards de couronnes suédoises. En mai, la collecte a été portée par les fonds diversifiés (4,2 milliards de couronnes) et les fonds monétaires (3,7 milliards de couronnes). Les fonds actions n’ont recueilli que 2 milliards de couronnes, après une collecte de 17,6 milliards de couronnes en avril. Depuis le début de l’année, la catégorie draine 70,7 milliards de couronnes. Les fonds suédois ont vu leurs encours augmenter de 38 milliards de couronnes en mai à 6.084 milliards, soit un nouveau record.
L’investissement socialement responsable se développe et se transforme pour mieux répondre à la quête de sens des investisseurs. La mesure de l’impact devient incontournable.
Alors que les velléités de la Commission européenne (CE) d’étendre le système d’échange de quotas d’émission européen (ETS) aux secteurs du transport routier et des bâtimentsinquiète plusieurs Etats membres, son vice-président exécutif chargé du Green deal a voulu donner des garanties sur les conséquences sociales de la réforme qui sera présentée le 14 juillet.
Le groupement de fonds de pension britanniques LGPS Central cherche des gérants pour son prochain fonds d’1 milliard de livres (1,16 milliard d’euros) consacré aux actions globales avec un biais responsable.Le mandat recouvre trois stratégies, baptisées «large», «thématique» et « ciblée» qui devraient être lancées au second semestre 2021.Les lignes directrices du mandat sont les suivantespour le fonds, qui devra:Se confronter à l’indice FTSE All World Index (GBP, ou équivalent)Présenter un rendement net de frais supérieur à l’indice de 1,5 à 2% par an pour la stratégie «large», et de 2 à 3% annuels pour les stratégies «thématique» et «ciblée»Investir principalement en actions mondiales ou instruments assimilés sur les marchésNe pas présenter de biais géographique ou sectorielConstituer un portefeuille de forte conviction mais avec un niveau raisonnable de diversificationNe pas comporter de levier au niveau du portefeuille / du fondsAvoir la possibilité d’utiliser des dérivés pour se couvrir et gérer le portefeuille de façonConstituer un portefeuille principalement liquideNe pas comporter d’exclusions spécifiques sur les investissements détenus en portefeuilleLes candidats sont invités à participer à l’adresse suivante: https://in-tendhost.co.uk/lgpscentral avant le 18 juin 2021 à 12h (heure du Royaume-Uni).
Elon Musk est bien trop malin pour découvrir en 2021 l’effarante empreinte carbone du bitcoin. Mais puisque les tweets du patron de Tesla sont devenus cette année le principal signal à l’achat ou à la vente sur les marchés financiers, les promoteurs des cryptomonnaies se voient enfin contraints de justifier leur impact environnemental. Si le bitcoin était une nation, il pointerait aux alentours du 30e rang des pays les plus gourmands en électricité, selon l’indice quotidien de l’université de Cambridge. Pour les intermédiaires financiers, grandes banques ou gérants d’actifs, qui clament leurs convictions ESG tout en éveillant leurs clients aux délices de l’investissement en crypto, il y a là comme une légère contradiction.
Rente. Le système des droits gratuits à polluer suscite des critiques croissantes. Carbon Market Watch, un lobby environnemental basé à Bruxelles, dénonce dans un rapport publié le 7 juin l’effet d’aubaine lié à la distribution de quotas de CO2 aux entreprises européennes les plus polluantes. Entre 2008 et 2019, les secteurs du raffinage, de la chimie, de la sidérurgie ou encore du ciment auraient bénéficié d’un soutien indu de... 50 milliards d’euros. Le gros de cette évaluation provient du fait que la gratuité du permis à polluer n’a pas été répercuté dans les prix de vente des produits et services. Les entreprises ont aussi réalisé des gains directs puisqu’elles peuvent vendre les droits dont elles n’ont pas besoin : pour les cimentiers, la plus-value atteint 3 milliards d’euros sur la période considérée. Enfin, jusqu’en 2020, l’accès au marché international des quotas, dont les prix étaient plus bas qu’en Europe, a permis de faire des arbitrages.
Lombard Odier Investment Managers («LOIM») a annoncé le renforcement de ses équipes commerciales en Suisse, avec le recrutement de deux directeurs et trois développeurs. L'équipe dédiée aux investisseurs institutionnels sera désormais dirigée par Raphaël Kron. Celui-ci arrive de GAM, où il occupait un poste équivalent. Elle accueille également Valéry Babey et Benoît Piette, qui seront responsables du développement et du service de la clientèle institutionnelle en Suisse romande. Le premier arrive de Julius Baer AM, où il occupait une position similaire. Le second était dernièrement consultant senior chez MBS Capital Advice, où il était consultant senior, et fut auparavant responsable du conseil institutionnel chez J. Safra Sarasin et gérant de portefeuille au sein du fonds de pension du CERN. La direction du développement commercial sur le segment de la distribution est, quant à elle, confiée à Martin Kazimir. Cela couvrira les intermédiaires, notamment les banques privées et les gestionnaires de patrimoine en Suisse, ainsi que les institutions financières globales. Le nouveau directeur, qui était dernièrement directeur adjoint pour la Suisse de BlackRock, se concentrera également sur la promotion de la durabilité et des propositions thématiques de LOIM. Le recrutement de Martin Kazimir est accompagné de celui de Martin Fasel. Ce dernier travaillait jusqu’ici dans l’entreprise familiale au sein du secteur automobile, où il était responsable du développement commercial, de la stratégie et du marketing. Auparavant, il a travaillé chez BlackRock et Ringier Advertising.
La Coalition française des fondations pour le Climat a monté des groupes de travail pour faire avancer ses membres, également appelés à signer un manifeste d’engagement climatique.
Natixis Investment Managers a annoncé ce 4 juin le lancement à l’international du fonds WCM Select Global Growth Equity, géré par son affilié américain WCM Investment Management. Le nouveau fonds, libellé en dollars, suit une stratégie de gestion active bottom-up concentrée sur une quarantaine de valeurs. Les deux gérants Sanjay Ayer et Mike Hayward chercheront à identifier des sociétés leaders sur leur secteur, présentant des fondamentaux attractifs, tels qu’une croissance historique à long terme du chiffre d’affaires et des bénéfices, des bilans solides, un endettement faible ou nul, et un retour sur investissement élevé ou en hausse. La performance sera évaluée au regard du MSCI All Country World comme principal indice de référence. Domicilié au Luxembourg, le fonds est actuellement enregistré pour la vente au Luxembourg, en France, en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Irlande, en Italie et en Espagne. Il sera commercialisé auprès des investisseurs institutionnels et des particuliers.
Pour sa première révision, qui doit entrer en vigueur en janvier 2022, le label Towards Sustainability évoluera pour s'aligner sur la réglementation européenne.
L’Union européenne fera pression en faveur de normes plus strictes pour réduire l’intensité des émissions de CO2 des navires lors d’une réunion de l’agence maritime des Nations unies la semaine prochaine, a déclaré jeudi Magda Kopczynska, directrice de la Commission chargée du transport par voie navigable, lors d’une réunion avec des législateurs du Parlement européen. Un groupe de travail de l’Organisation maritime internationale (OMI) a proposé une réduction de 11% de l’intensité de carbone d’ici à 2026, par rapport aux niveaux de 2019. Cela ne va pas assez loin pour la Commission européenne, qui souhaite des normes couvrant toute la décennie jusqu’en 2030. Des pays craignent que des objectifs plus stricts n’entravent le commerce mondial ou n’augmentent les coûts logistiques.
L’Union européenne fera pression en faveur de normes plus strictes pour réduire l’intensité des émissions de CO2 des navires lors d’une réunion de l’agence maritime des Nations unies la semaine prochaine, a déclaré Magda Kopczynska, directrice de la Commission chargée du transport par voie navigable, lors d’une réunion avec des législateurs du Parlement européen.
La Commission européenne (CE) envisage d’imposer une taxe carbone sur les importations de produits comme l’acier, le ciment, les engrais, l’aluminium et l’électricité, a rapporté mercredi soir Bloomberg.
Responsables. Les entreprises désireuses de faire connaître leurs données de performance environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) disposent désormais de la plateforme impact.gouv.fr pour les mettre en valeur. Elles peuvent y renseigner 47 indicateurs reconnus par le marché et témoignant de leur modèle responsable. L’initiative doit permettre aux entreprises de se préparer à la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) sur l’information non financière demandée aux entreprises. Il s’agit aussi d’avancer dans la mise au point de normes d’information extra-financière, un objectif grâce auquel l’Europe veut éviter de voir s’imposer les normes américaines, moins vertueuses que celles du Vieux Continent qui prend en compte la « double matérialité » (l’effet de l’environnement sur l’entreprise et vice versa). Enfin, il s’agit de conserver en Europe des données qui vont devenir essentielles.