Le plastique, c’est fantastique. Mais pas au fond de la mer. Milleis Banque a annoncé le lancement d’un nouveau titre de créance complexe (EMTN). « Milleis Odyssée juin 2021 », c’est son nom, « permettra un don en faveur de l’association Plastic Odyssey Community qui lutte pour la réduction de la pollution des océans », pointe la banque privée. Un placement réservé aux investisseurs navigateurs aguerris : « Vous êtes sur le point d’acheter un produit qui n’est pas simple et qui peut être difficile à comprendre », prévient la documentation de ce titre de créance dont la performance dépendra d’un indice développé par la société d’investissement Silex. De fait, ajoute la banque, « Milleis Odyssey juin 2021 est un produit de placement risqué alternatif à un investissement dynamique risqué de type actions ». Bonne navigation en eaux troubles aux téméraires, les poissons vous en sauront gré !
La Commission européenne réclame beaucoup de transparence aux acteurs économiques sur leurs engagements durables, puisse-t-elle s’imposer les mêmes exigences ! Elle n’a toujours pas tranché, dans son projet de texte sur la taxonomie – une classification des activités financières selon leurs effets sur le changement climatique – sur le traitement à réserver au gaz naturel et du nucléaire. Cette épineuse question est pourtant ancienne et fondamentale pour les investissements à long terme. Repousser la qualification de ces secteurs du point de vue de la transition climatique revient à mettre peu ou prou ces deux sources d’énergie dans le même sac, ce qui n’est pas fait pour éclairer les esprits. Le nucléaire ne dégage quasiment pas de carbone mais ses risques réels sont mal connus. Le gaz ne fait que diviser par deux les émissions carbone du charbon et pose des problèmes géopolitiques avec la dépendance à des pays d’une bienveillance limitée. La taxonomie serait conforme au critère « gouvernance » de l’ESG si elle servait à mettre les pieds dans le plat et ouvrir le débat.
Legal & General IM, premier gestionnaire d’actifs britannique, a apporté mardi son soutien aux fonds activistes qui poussent pour une meilleure politique en faveur du climat chez Exxon Mobil. La filiale de gestion d’actifs de l’assureur a indiqué qu’elle voterait lors de l’assemblée générale du 26 mai en faveur des résolutions présentées par Engine No. 1. Ce dernier cherche à faire nommer quatre administrateurs au conseil de la major pétrolière. LGIM s’opposera dans le même temps à la réélection du directeur général Darren Woods et de l’administrateur indépendant référent Kenneth Frazier.
L’Allemagne a placé mardi sa troisième obligation verte, la première sur une maturité si longue de 30 ans (échéance août 2050, notation AAA, coupon 0%), à hauteur de 6 milliards d’euros. Cette émission syndiquée a reçu pour 38,9 milliards d’euros de demandes, ce qui a permis aux banques (BofA, BNP Paribas, Citigroup, Commerzbank, DZ Bank, HSBC) de négocier un prix et un rendement 2 points de base (pb) au-dessous du taux du Bund à 30 ans. Un signe que les investisseurs acceptent désormais de laisser aux émetteurs souverains une prime («greenium») leur permettant d’emprunter moins cher pour financer des projets respectueux de l’environnement.
Le groupe américain de commerce en ligne a émis pour un milliard de dollars d’obligations destinées à financer des projets dans cinq domaines : les énergies renouvelables, les moyens de transport propres, la durabilité des bâtiments, le logement abordable, ainsi que l’autonomisation et les avancées socio-économiques. Ces titres ont une maturité de deux ans. Ils paient un coupon annuel de 0,25% et ont été émis 10 points de base au-dessus des taux midswaps. Ces premières obligations ESG s’insèrent dans un plan de financement plus large. Au total, Amazon a placé pour 18,5 milliards de dollars d’obligations, en huit tranches, dont une à 40 ans.
Legal & General IM, premier gestionnaire d’actifs britannique, a apporté mardi son soutien aux fonds activistes qui poussent pour une meilleure politique en faveur du climat chez Exxon Mobil. La filiale de gestion d’actifs de l’assureur a indiqué qu’elle voterait lors de l’assemblée générale du 26 mai en faveur des résolutions présentées par Engine No. 1. Ce dernier cherche à faire nommer quatre administrateurs au conseil de la major pétrolière.
L’Allemagne a placé mardi sa troisième obligation verte, la première sur une maturité si longue de 30 ans (échéance août 2050, notation AAA, coupon 0%), à hauteur de 6 milliards d’euros. Cette émission syndiquée a reçu pour 38,9 milliards d’euros de demandes, ce qui a permis aux banques (BofA, BNP Paribas, Citigroup, Commerzbank, DZ Bank, HSBC) de négocier un prix et un rendement 2 points de base (pb) au-dessous du taux du Bund à 30 ans. Un signe que les investisseurs acceptent désormais de laisser aux émetteurs souverains une prime («greenium») leur permettant ainsi d’emprunter moins cher pour financer des projets respectueux de l’environnement.
Amazon se place sur le marché des obligations dites durables. Le groupe américain de commerce en ligne a émis pour un milliard de dollars d’obligations destinées, a-t-il indiqué, à financer des projets dans cinq domaines : les énergies renouvelables, les moyens de transport propres, la durabilité des bâtiments, le logement abordable, ainsi que l’autonomisation et les avancées socio-économiques.
Le gérant de fortune genevois Mirabaud vient de recruter Fernando Garro pour diriger sa branche espagnole, a appris Finews. Ce dernier arrive de Schroders, où il occupait jusqu’ici un poste équivalent. Basé désormais à Genève,Fernando Garro sera directement rattaché à Nicolas Mirabaud, l’un des quatre associés de la banque.
Fidelity vient de recruter Gabriel Wilson-Otto comme director au sein de son équipe d’investissement durable. Ce dernier était jusqu’ici directeur de la recherche en finance durable chez BNP Paribas AM. Gabriel Wilson-Otto sera basé à Hong Kong, et sera rattaché à Jenn-Hui Tan, le directeur du stewarship et de l’investissement durable. Il sera notamment chargé d’intégrer les principes d’investissement durable dans les processus d’investissement, et de travailler sur l’outil propriétaire de notation de durabilité. Avant BNP Paribas AM, Gabriel Wilson-Otto a passé douze années chez Goldman Sachs, dont cinq comme executive director au sein de la branche GS Sustain.
La société de gestion allemande DWS a annoncé ce 10 mai le lancement d’une stratégie immobilière d’achats de logements en Europe. Le fonds à capital variable, destiné aux investisseurs institutionnels, investira dans des actifs du secteur résidentiel et de l’habitat sur les marchés les plus matures d’Europe. Sa stratégie est axée sur les stratégies d’achat et de détention à long terme, et cible des logements multifamiliaux, des logements pour personnes âgées, des logements pour étudiants et des logements collectifs. Elle comprend par ailleurs une allocation pour les «investissements à impact ». Le processus d’investissement comportera une approche ESG ainsi que l’engagement global de DWS envers l’objectif climatique de l’Accord de Paris. Les principaux marchés immobiliers métropolitains visés sont l’Allemagne, les pays nordiques, les Pays-Bas, l’Irlande et la France. Le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie forment une cible secondaire.
Le nouveau directeur de la Security and Exchange Commission (SEC), Gary Gensler, s’est déclaré, devant le Congré américain, favorable à une régulation accrue des hedge funds, relaye Les Echos. Invité à témoigné dans l’affaire Gamestop, le régulateur a notamment annoncé qu’un rapport de son administration serait remis cet été sur le sujet. Il a également indiqué qu’il souhaitait que les investisseurs qui pariaient à la baisse sur certains titres se signalent, et, dans la suite de l’affaire Archegos, que les hedge funds dévoilent leurs positions sur produits dérivés. Le rapport semi-annuel de la Fed sur la stabilité financière, publié au même moment, a apporté de l’eau au moulin de Gary Gensler. Ce document a indiqué que l’affaire Archegos illustrait «le manque de visibilité sur les expositions des hedge funds et sert à rappeler que les mesures actuelles de l’effet de levier des hedge funds peuvent ne pas détecter un risque important». Une critique balayée par le lobby des investisseurs alternatifs américains, qui a accusé la Fed de confondre hedge funds et «entités dérégulées, comme les particuliers ou les family offices», dont fait partie Archegos.
La finance durable et les fonds ESG n’ont jamais autant attiré les investisseurs. Afin de répondre à cette demande, la plupart des gérants d’actifs et conseillers financiers proposent à leurs clients des supports d’investissements dits de « finance durable ». Mais peut-on vraiment s’y fier ?,
Le plan prévoit des réallocations de capitaux de fonds de pensions fédéraux, des émissions obligataires vertes avec une maturité plus longue mais aussi une signalétique de durabilité.
Le déséquilibre entre offre et demande ainsi que les perspectives de long terme liées à la transition énergétique électrisent les cours. Mais certains s’interrogent sur la pérennité de la hausse.
Barclays proposera à ses actionnaires un vote consultatif sur sa politique climatique lors de l’assemblée générale de l’année prochaine, a annoncé ce mercredi le président de la banque, Nigel Higgins, lors de l’AG 202. Ce vote consultatif permettra aux actionnaires de dire si la banque tient ses promesses en matière de politique climatique, a expliqué Barclays. La promesse d’une résolution climat intervient alors que la banque est sous la pression de plusieurs de ses actionnaires sur ce sujet. Une résolution dissidente avait été déposée pour l’AG de ce mercredi, mais elle a été rejetée par 86 % des investisseurs. Barclays avait appelé ses actionnaires à voter contre.
Barclays proposera à ses actionnaires un vote consultatif sur sa politique climatique lors de l’assemblée générale de l’année prochaine, a annoncé ce mercredi le président de la banque, Nigel Higgins, lors de l’AG 202. Ce vote consultatif permettra aux actionnaires de dire si la banque tient ses promesses en matière de politique climatique, a expliqué Barclays.
BNP Paribas Asset Management a rouvert, lundi, son fonds Energy Transition aux nouveaux investisseurs après l’avoir fermé partiellement en février suite à une forte hausse des encours (2,5 milliards d’euros au 3 mai 2021). Le fonds, investi dans des sociétés qui s’engagent dans la transition énergétique,est géré par Ulrik Fugmann depuis 2019.