La Banque des règlements internationaux (BRI), institution qui réunit soixante banques centrales des vingt-huit pays de l’Union européenne, des États-Unis, du Canada, du Japon, ainsi que de nombreux pays émergents, met en garde dans son dernier rapport trimestriel contre le risque croissant de bulle sur le marché des actifs financiers verts, de plus en plus prisés des investisseurs sur fond de lutte contre le dérèglement climatique ou les inégalités sociales. « Certains signes suggèrent que les valorisations des actifs ESG pourraient être tendues », souligne la BRI dans son rapport. Selon certaines estimations, les investissements dans les actifs labellisés ESG (environnement, social et gouvernance) ont augmenté de près d’un tiers entre 2016 et 2020 pour atteindre 35.000 milliards de dollars (près de 30.000 milliards d’euros) et ils constituent 36% de l’ensemble des actifs gérés par les banques et les fonds d’investissement. Si l’on se réfère à une définition plus étroite n’incluant que les fonds indiciels (ETF) et les fonds mutuels bénéficiant d’un label ESG ou ISR (investissement socialement responsable), le montant a été multiplié par plus de dix en cinq ans et avoisine 2.000 milliards de dollars.
La Banque des règlements internationaux (BRI), institution qui réunit soixante banques centrales des vingt-huit pays de l’Union européenne, des Etats-Unis, du Canada, du Japon, ainsi que de nombreux pays émergents, met en garde dans son dernier rapport trimestriel contre le risque croissant de bulle sur le marché des actifs financiers verts, de plus en plus prisés des investisseurs sur fond de lutte contre le dérèglement climatique ou les inégalités sociales. « Certains signes suggèrent que les valorisations des actifs ESG pourraient être tendues », souligne la BRI dans son rapport.
Le gestionnaire d’actifs américain Invesco va repositionner plusieurs fonds pour y intégrer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG)à partir de la mi-octobre, selon un document consulté par NewsManagers. Sont concernés en premier lieu les fonds US Structured Equity, Emerging Market Structured Equity, Euro Structured Equity qui verront la mention sustainable (durable en anglais) les précéder dans leur dénomination à compter du 14 octobre. L’intégration de ces critères ESG se fera via un screening positif utilisant une approche best-in-class, en s’appuyant sur la notation extra-financière d’une tierce partie, pour identifier les émetteurs éligibles. A savoir ceux dont les pratiques et standards pour une transition vers une économie bas carbone répondent aux critères ESG d’Invesco. Le screening sera aussi utilisé pour exclure les émetteurs si leurs revenus provenant de certaines activités dépassent un certain seuil. Parmi ces activités figurent notamment le charbon, le nucléaire, les armes, le tabac, les produits chimiques strictement réglementés, le forage dans l’Arctique, l’extraction de sables bitumineux ou de gaz de schiste, les activités générant de la pollution et mettant la biodiversité en péril. Invesco estime que cela réduira l’univers d’investissement du fonds US Structured Equity de 40 à 50%, celui du fonds Emerging Markets Structured Equity de 50% et du fonds Euro Structured Equity de 30% à 40%. Les fonds Invesco Global Bond et Invesco Emerging Markets Innovators Equity vont également être concernés par des repositionnements et l’intégration de facteurs ESG. Le premier sera par ailleurs rebaptisé InvescoEnvironmental Climate Opportunities Bond Fund et le second Invesco Responsible Emerging Markets Innovator Equity. Aussi Invesco va-t-il repositionner 66 de ses autres fonds à compter du 2 novembre 2021, notamment pour y intégrer des critères d’exclusions en fonction du niveau de revenusdes émetteurs provenant desdomaines de l’extraction decharbon, depétrole et degaz non conventionnels, de la production et vente detabac et de cannabis, d’armes nucléaires, d’extraction de sables bitumineux et dugaz de schiste. Toute compagnie dont l’activité sera jugée en violation avec un des principes du Global Compact des Nations Unies sera exclu des univers d’investissements.
Nestlé a indiqué jeudi qu’il comptait investir 1,2 milliard de francs suisses (1,1 milliard d’euros) au cours des cinq prochaines années dans l’agriculture régénératrice qui permet de protéger et de restaurer l’environnement. Ce programme s’articule autour de trois axes, comprenant une assistance technique aux agriculteurs, un soutien aux investissements et des primes pour les matières premières issues de l’agriculture régénératrice. Le groupe alimentaire entend ainsi contribuer à améliorer la biodiversité. L’agriculture représente près des deux tiers de ses émissions totales de gaz à effet de serre, a reconnu le groupe. Les produits laitiers et l'élevage représentent à eux seuls environ la moitié de ces émissions.
Alors que les Etats et l'Europe multiplient les obligations vertes, le gérant Triodos IM soulève des interrogations sur la première émission britannique, la jugeant insuffisamment verte.
Nestlé a indiqué jeudi qu’il avait l’intention d’investir 1,2 milliard de francs suisses (1,1 milliard d’euros) au cours des cinq prochaines années dans l’agriculture régénératrice qui permet de protéger et de restaurer l’environnement. Ce programme s’articule autour de trois axes, comprenant une assistance technique aux agriculteurs, un soutien aux investissements et des primes pour les matières premières issues de l’agriculture régénératrice. Le groupe alimentaire entend ainsi contribuer à améliorer la biodiversité, préserver les sols, régénérer les cycles de l’eau et intégrer l'élevage.
Attente. Tel est le résultat d’une enquête menée au printemps dernier par BNP Paribas auprès de plus de 350 investisseurs et gérants dans le monde sur leur approche durable. En Europe, le règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) sur la transparence à cet égard est entré en partie en vigueur en mars dernier. Les précisions sont certes attendues en novembre prochain en vue d’une mise en œuvre totale à partir de juillet 2022. Mais d’ores et déjà, SFDR suscite de gros espoirs : quatre répondants sur dix (40 %) estiment qu’il permettra d’étendre leur compréhension du risque. Pour ce faire, la qualité et la cohérence des données ESG restent une préoccupation importante.
C’est le montant des risques liés au changement climatique pesant sur les 28 plus grandes banques américaines, selon l’association de défense de l’environnement Cérès. Selon la revue
L’allant des investisseurs pour faire avancer la transition climatique n’est pas encore une cause entendue. La vente à Altarea Cogedim du domaine de Grignon, ancien campus des étudiants d’AgroParis Tech, soulève ainsi les hauts cris des étudiants et des habitants, au motif que ce coin de protection de la nature dans une région d’Ile-de-France bétonnée serait du même coup en danger. Autant dire que la réputation des investisseurs immobiliers les précède puisqu’Altarea n’a pas encore présenté de projet précis pour le domaine, comprenant château, forêt, terres agricoles. Il est vrai aussi que quand on considère les constructions sans plan d’ensemble, les embouteillages et chantiers sans fin auxquels donne lieu la mise en place de Paris-Saclay, pôle scientifique que vont rejoindre les élèves ingénieurs agronomes, on peut craindre que l’Etat comprenne mal ce que signifie un aménagement durable de l’espace.
Le fonds Bluebell demande le départ de la directrice générale du chimiste en raison de la gestion d'une usine italienne de carbonate de soude, en espérant rallier d'autres investisseurs à sa cause.
Groupama Asset Management a annoncé la labellisation ISR des fonds Groupama Avenir Euro et G Fund - Avenir Europe. Cela porte à 15 le nombre de fonds certifiés du groupe. Ces deux fonds de stock picking sont gérés par Stéphane Fraenkel et Hervé Laurent. A fin août, le premier fonds comptait 2,31 milliards d’euros d’encours, et le second 728 millions.
Une coalition internationale de 587 investisseurs, coordonnée par l’initiative The Investor Agenda et revendiquant 46.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, a appelé les gouvernements à mettre en œuvre rapidement cinq actions jugées prioritaires pour pouvoir investir en réponse à la crise climatique. La coalition demande d’abord aux gouvernements de rehausser leurs contributions déterminées au niveau national (CDN) pour 2030 avant la tenue de la COP26 à Glasgow. Cela afin de s’aligner sur une trajectoire climat limitant le réchauffement climatique de la Terre à 1,5 degrés celsius en 2050, ce qui n’est pas le cas actuellement, poursuit-elle. Les investisseurs requièrent également des Etats qu’ils s’engagent sur un objectif de neutralité carbone pour 2050 et qu’ils définissent des feuilles de route de décarbonation «claires» pour chaque secteur identifié comme très carboné. La coalition note que plusieurs nations ont déjà amélioré leurs politiques climat avec des objectifs de réduction d’émissions carbone pour 2030. Cependant, elle estime que des manques significatifs subsistent en matière de réglementation climatique et financière dans presque tous les pays du monde. Les investisseurs défendent la mise en œuvre de réglementations contraignantes et de plans de transition justes pour atteindre les objectifs définis. Par ailleurs, la coalition souhaite s’assurer que les plans de relance économique liés au Covid-19 soutiennent la transition vers un monde zéro carbone afin que soient facilités les investissements dans les infrastructures énergétiques et de transport non carbonées. Enfin, les investisseurs attendent des nations qu’elles s’engagent à la publication obligatoire d’informations liées au risque climatique conformément aux recommandations du groupe de travail sur la publications d’informations financières relatives au climat (TCFD). Plusieurs sociétés de gestion et investisseurs institutionnels français ont signé cet appel.
Les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) sont convenus de réduire les émissions de méthane d’origine humaine d’au moins 30% entre 2020 et 2030, et appellent les autres grandes économies à s’engager à leurs côtés, selon Reuters. Ce pacte serait dévoilé vendredi dans le cadre d’une réunion préparatoire à la Conférence sur les changements climatiques (COP26) qui se tiendra en novembre à Glasgow, et qui pourrait avoir d’importantes répercussions sur les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et du traitement des déchets, responsables de la majeure partie des émissions de méthane. Les émissions de méthane, gaz à effet de serre, sont la principale cause du changement climatique après les émissions de dioxyde de carbone (CO2).
Mandarine Gestion indique avoir obtenu le Label ISR (Investissement socialement responsable) pour trois nouveaux fonds: Mandarine Unique (petites et moyennes valeurs européennes), Mandarine Valeur (actions européennes Value, géré par Marc Renaud le fondateur) et le nouveau fonds Mandarine Global Sport (actions internationales). « Plus de 75% de nos encours sont désormais reconnus par un ou plusieurs labels durables d’Etats européens. Notre objectif de proposer des fonds en phase avec l’économie réelle continue à se concrétiser dans le renforcement permanent de nos analyses extra-financières et le dialogue actionnarial constructif que nous menons avec les entreprises » déclare Adrien Dumas, directeur de la gestion. Mandarine a par ailleurs rejoint cet été l’initiative internationale « Finance for Biodiversity », regroupant des institutions financières engagées dans la préservation et la restauration de la biodiversité. «Cet engagement vient compléter les travaux de Mandarine sur le climat et la transition énergétique, développés notamment pour le fonds Mandarine Global Transition (labellisé Greenfin)», précise un communiqué.
A l’occasion du Forum des Investisseurs Institutionnels organisé par L’Agefi le 7 septembre, trois institutionnels français qui agissent dans "l'impact" ont présenté leur manière d’aborder le sujet et d'investir dans cette nouvelle classe d’actifs.
Les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) sont convenus de réduire les émissions de méthane d’origine humaine d’au moins 30% entre 2020 et 2030, et appellent les autres grandes économies à s’engager à leurs côtés, selon des documents consultés par Reuters. Ce pacte serait dévoilé vendredi dans le cadre d’une réunion préparatoire à la Conférence sur les changements climatiques (COP26) qui se tiendra en novembre à Glasgow, et qui pourrait avoir d’importantes répercussions sur les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et du traitement des déchets, responsables de la majeure partie des émissions de méthane.
Un rapport de Citgroup juge «excessif» lemouvement de vente d’actions DWS -filiale de gestion de Deutsche Bank -survenu suite aux allégations de greenwashing la visant età l’ouverture d’une enquête du régulateur américain Securities and Exchange Commissionet du département de la justice américaine, rapporte Bloomberg. Selon Citigroup, la SEC aura du mal à prouver que DWS a mal agi en matière d’investissement responsable. Pour le consultant, DWS devrait «surmonter le problème et son focus solide sur l’ESG devrait payer sur le moyen terme».