Elke König, la présidente du Fonds de résolution unique (FRU), a déclaré hier que ce fonds destiné à renflouer les banques en difficulté devrait détenir près de 33 milliards d’euros en 2019, contre 25 milliards cette année. Le but ultime est que les avoirs du FRU représentent 1% de l’ensemble des dépôts bancaires garantis de la zone euro d’ici la fin 2023, soit une somme de 55 à 60 milliards d’euros. Les Etats membres de la zone euro débattent de l’instauration d’un mécanisme de sécurité pour le FRU de manière qu’il puisse intervenir lors d’une crise majeure, soit lorsqu’il y a plus d’une grande banque en difficulté. Les modalités de ce mécanisme doivent être données en décembre.
Les banques de la zone euro n’ont pas fait assez de progrès dans la levée de capital destinée à amortir des pertes, et elles s’exposent à des conditions de marché plus difficiles en raison d’une plus forte volatilité et d’un creusement des écarts entre les rendements des dettes souveraines, estime l’Autorité bancaire européenne (EBA). Sa réflexion concerne les banques grandes et moyennes, mais pas les établissements d’importance systémique. Suivant le droit bancaire international et européen, les grandes banques doivent émettre de la dette dont le but est d’absorber les pertes, un dispositif connu sous les noms de «capacité d’absorption des pertes» (Total Loss Absorbing Capacity, TLAC) au niveau international pour les banques systémiques et d’exigence minimale de fonds propres et passifs exigibles (MREL) pour l’ensemble des banques européennes. Cette dette peut être convertie en capital si une crise vient altérer leurs fonds propres durs.
La banque américaine a enregistré un profit avant impôt de 9 milliards de dollars au troisième trimestre grâce notamment aux effets de la hausse des taux.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fermement démenti hier avoir laissé faire le pillage organisé d’une banque du pays, VBS Mutual. La semaine dernière, un rapport commandé par la Banque centrale a révélé que les comptes de VBS Mutual, célèbre pour avoir accordé un prêt à l’ancien président Jacob Zuma, avaient été frauduleusement vidés de l'équivalent de 110 millions d’euros. L’affaire éclabousse le parti des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale), et le vice-président Floyd Shivambu. Samedi, il a démenti avoir reçu de VBS un virement de 10 millions de rands (590.000 euros). Plusieurs membres du Congrès national africain (ANC) au pouvoir ont aussi été mis en cause. Plusieurs médias ont affirmé que le président, par ailleurs riche homme d’affaires, avait été informé des fraudes en cours dans la banque dès 2017.
Les banques de la zone euro n’ont pas fait suffisamment de progrès dans la levée de capital destinée à amortir des pertes et elles s’exposent à des conditions de marché plus difficiles en raison d’une plus forte volatilité et d’un creusement des écarts entre les rendements des dettes souveraines, estime l’Autorité bancaire européenne (EBA).
Elke König, la présidente du Fonds de résolution unique (FRU), a déclaré ce lundi que ce fonds destiné à renflouer les banques en difficulté devrait détenir près de 33 milliards d’euros l’an prochain contre 25 milliards cette année. Le but ultime est que les avoirs du FRU représentent 1% de l’ensemble des dépôts bancaires garantis de la zone euro d’ici la fin 2023, ce qui représenterait une somme de 55 à 60 milliards d’euros.
Bank of America (BoA) a annoncé lundi une hausse de 32% de son résultat net au quatrième trimestre, à 7,2 milliards de dollars (6,2 milliards d’euros). Les revenus de la banque ont dans l’ensemble progressé de 4,6%, à 22,8 milliards de dollars, soit légèrement plus que le consensus établi par Reuters. Les analystes tablaient par ailleurs sur un bénéfice par action de 62 centimes alors que BoA a dégagé 66 centimes.
Barclays envisage d’ouvrir une banque de détail aux Etats-Unis, indiquait hier le Financial Times. Elle viendrait concurrencer la banque Marcus, la nouvelle marque que vient de lancer Goldman Sachs au Royaume-Uni. Marcus compte 1,5 millions de clients et a prêté plus de 4 milliards de dollars, selon les résultats de Goldman Sachs pour le deuxième trimestre. La nouvelle banque de Barclays vise des clients qui veulent profiter des coûts réduits d’une banque en ligne «pure player» et de la sécurité des opérations d’une institution financière majeure. Le quotidien cite Barry Rodrigues, à la tête de Barclaycard International chez Barclays. Il indique que la banque de détail est en retard en Europe sur le paiement sans contact face à la prédominance des des chèques, et compte utiliser les technologies pour conquérir de nouveaux clients. Elle proposera des taux d'épargne de 2%, dans une approche similaire à celle de Marcus.
Le groupe bancaire américain Citigroup a engrangé un bénéfice net en hausse de 12% au troisième trimestre, à la faveur d’une baisse de ses dépenses et de ses impôts après la réforme de la fiscalité aux Etats-Unis et en dépit d’une stagnation de ses revenus. Citigroup a dégagé un bénéfice net de 4,62 milliards de dollars sur la période de juillet à septembre, alors que la banque avait enregistré un profit de 4,13 milliards de dollars au troisième trimestre 2017. Le bénéfice par action s’est élevé à 1,73 dollar, contre 1,42 dollar un an plus tôt, et un consensus des analystes de de 1,69 dollar par action.
JPMorgan a annoncé une hausse de son bénéfice net supérieure aux attentes au troisième trimestre, en raison notamment des bonnes performances de sa banque de détail et en dépit d’un affaiblissement de ses activités dans le négoce de titres.
Sumitomo Mitsui devrait devenir la première banque japonaise émettrice de covered bonds (obligations sécurisées) eu Europe. La deuxième banque japonaise prévoit un programme de 20 milliards d’euros, selon un document déposé hier auprès de la Bourse de Luxembourg. Les titres, adossés sur des prêts hypothécaires, pourraient être notés AAA. La première émission benchmark pourrait avoir lieu fin octobre ou début novembre, selon des sources citées par Bloomberg. Le programme vise à étendre la base d’investisseurs de Sumitomo Mitsui et de lui offrir des ressources à bas prix pour son expansion internationale.
Sumitomo Mitsui devrait devenir la première banque japonaise émettrice de covered bonds (obligations sécurisées) eu Europe. La deuxième banque japonaise prévoit un programme de 20 milliards d’euros, selon un document déposé ce jeudi auprès de la Bourse de Luxembourg. Les titres, adossées sur des prêts hypothécaires, pourraient être notés AAA. La première émission benchmark pourrait avoir lieu fin octobre ou début novembre, selon des sources citées par Bloomberg. Le programme vise à étendre la base d’investisseurs de Sumitomo Mitsui et de lui offrir des ressources à bas prix pour son expansion internationale.
Le secteur financier reste accro au « naming ». Après le Groupama Stadium de Lyon, l’Allianz Riviera de Nice ou le Matmut Atlantique de Bordeaux, cette pratique permettant à un sponsor de donner son nom à une enceinte sportive ou culturelle a de nouveau sévi en Gironde. Où la salle Bordeaux Métropole Arena inaugurée en janvier dernier est devenue Arkéa Arena. Tout comme en s’invitant sur le maillot des rugbymen de l’UBB (Union Bordeaux Bègles), la banque en procédure de divorce avec le Crédit Mutuel clame ainsi que sa bannière flotte déjà bien au-delà des frontières bretonnes. Ira-t-elle avec sa nouvelle Arena jusqu’à prétendre qu’elle est la banque qui donne le La ?
Moody’s rehausse la perspective de sa note sur les banques irlandaises à positive, contre stable auparavant, dans un contexte d’amélioration continue de l’économie du pays. L’agence de notation juge que la qualité des actifs devrait s’améliorer grâce à la poursuite de la croissance économique (PIB en hausse de 7,2% en 2017 et espéré à +5% et +3,5% en 2018 et 2019 ), et à la restructuration et à la cession de prêts non performants. «Au cours de l’année écoulée, les banques irlandaises ont sensiblement renforcé leurs ratios de solvabilité en combinant une forte génération interne de capital et une baisse des actifs pondérés des risques. La rentabilité devrait rester globalement stable, relève Tullet Prebon. Enfin, l’agence estime que l’impact du Brexit sur l’Irlande, incertain vu l’étroitesse des liens commerciaux entre les deux pays, sera néanmoins limité».
L’ensemble des organisations syndicales de BNP Paribas a rejeté les premières propositions salariales pour 2019 de la direction, indiquent-elles dans une lettre ouverte datée du 10 octobre, diffusée sur le réseau social Twitter. La direction propose notamment une «prime exceptionnelle de 350 euros», ainsi qu’une «enveloppe exceptionnelle de 5 millions d’euros consacrée à l'égalité de traitement entre les hommes et les femmes». Les syndicats rejettent ces propositions, et mettent en avant leurs revendications, dont «une mesure perenne, à compter du 1er janvier 2019, assortie d’un plancher significatif», une prime «d’un montant conséquent», ainsi que «la revalorisation de la grille des substances sans augmenter le délai entre deux révisions de situation».