Nordea a subi une baisse plus forte que prévu de son bénéfice d’exploitation au troisième trimestre, la première banque nordique évoquant des conditions de marché difficiles et une activité plus faible auprès des entreprises. Le bénéfice d’exploitation du groupe, qui a transféré son siège social de Suède en Finlande, a baissé de 21% sur un an à 866 millions d’euros. Les analystes attendaient en moyenne 930 millions d’euros, selon le consensus Reuters. «Nous ne sommes pas satisfaits de l'évolution des revenus. Le revenu net d’intérêts est resté stable, tandis que les commissions et la juste valeur nette, en particulier, ont été faibles», a dit le directeur général, Casper von Koskull, dans un communiqué.
Les avocats de Howard Wilkinson, le lanceur d’alerte pour Danske Bank, ont annoncé qu’il témoignera devant à la fois le Parlement européen et le Parlement danois, respectivement les 21 et 19 novembre. Wilkinson, ancien trader, avait alerté la banque des transits de fonds à Danske Bank en Estonie, étant à l’origine du vaste scandale de blanchiment de milliards de dollars venus de Russie et d’autres anciens Etats soviétiques. Son témoignage devant les parlements pourrait être limité par les lois danoises relatives au secret bancaire. Ses avocats attendent une note de Danske Bank qui l’autoriserait à témoigner pleinement en levant ces restrictions.
L’opération, préalable à une cotation en Bourse, doit permettre de compléter l’offre de services de FinnCap et de compenser les effets de la directive MIF 2.
Nordea a subi une baisse plus forte que prévu de son bénéfice d’exploitation au troisième trimestre, la première banque nordique évoquant mercredi des conditions de marché difficiles et une activité plus faible auprès des entreprises.
S&P Global Ratings a confirmé ce matin les notes d'émetteur crédit long et court termes de la Société Générale, à respectivement A et A-1, tout en relevant sa perspective de stable à positive. «Cette perspective reflète nos attentes que le coussin d’absorption de pertes de la Société Générale atteindra 8% des actifs pondérés du risque (RWA) vers la mi-2020 et que le groupe renforcera sa rentabilité en ligne avec les pairs notés A+», explique l’agence de notation.
Barclays a publié mercredi un bénéfice imposable de 1,566 milliard de livres (1,772 milliard d’euros) au troisième trimestre, sa division de banque d’investissement, sous pression, ayant enregistré un regain d’activité en dépit de conditions de marchés difficiles. Les analystes attendaient un bénéfice imposable de 1,33 milliard. La banque britannique a également annoncé qu’elle rachèterait pour 2,65 milliards de livres d’actions préférentielles afin de réduire ses coûts de financement annuels d’environ 165 millions de livres.
Moody’s a publié hier des notations sur 12 institutions bancaires italiennes. L’agence de notation a dégradé à long terme les cotes de dépôt à long terme et/ou les Counterparty Risk Ratings (CRRs) de huit banques, l'émetteur à long terme et/ou les cotes de crédit des dettes de premier rang non garanties de trois institutions, et le Counterparty Risk Assessments (CRAs) à long terme de sept banques. Moody’s a confirmé l'évaluation du niveau de référence du crédit pris seul de Banca IMI S.p.A. (Banca IMI) à «baa3» et du Credit Agricole Cariparma S.p.A. (CA Cariparma) à «ba1».
Le groupe franco-allemand Oddo BHF va céder Oddo Seydler Bank à la société d’investissement Obotritia Capital, basée à Potsdam, rapporte le site spécialisé Das Investment. La nouvelle entité, dénommée Seydler Bank, sera détenue à hauteur de 25% par l’actuel patron de la banque, René Parmantier. La banque spécialisée dans les services financiers aux PME était à vendre depuis un peu plus d’un an ( NewsManagers du 11 août 2017).Créée en 2014, Obotritia investit dans des sociétés cotées en Bourse et dans des entreprises privées. Son portefeuille comprend de l’immobilier, du venture capital et des sociétés de services financiers.
Crédit Agricole CIB, la division de banque de financement et d’investissement de Crédit Agricole, a annoncé hier la fin des accords de poursuites différées passés en 2015 avec les autorités américaines portant sur des violations d’embargos entre 2003 et 2008. Ces accords de poursuites différées avaient été conclus en octobre 2015 par Crédit Agricole CIB et le United States Attorney’s Office for the District of Columbia (USAO) et le District Attorney of the County of New York (DANY). Crédit Agricole CIB et Crédit Agricole SA avaient accepté de s’acquitter d’une pénalité de 787,3 millions de dollars dans le cadre de violations des embargos contre plusieurs pays, dont le Soudan et Cuba. Crédit Agricole CIB avait également signé des accords de poursuites différées d’une durée de trois ans.
La banque d’affaires Goetzpartners a engagé Michel Payan, qui a dirigé les fusions-acquisitions chez Société générale, afin d’accroître sa présence sur le secteur financier de Paris. Michel Payan, 62 ans, a rejoint Société générale en 2006 après être passé par le Crédit lyonnais et Calyon. Il arrivera en tant que «senior managing director». La banque franco-allemande a conseillé le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, dans sa candidature en France au rachat d’une part du quotidien Le Monde. Le départ de Michel Payan intervient au moment où SocGen réorganise sa division de banque corporate et d’investissement, après avoir débauché en mai Alexandre Fleury de Bank of America Merrill Lynch.
Les banques de la zone euro attendent un effet positif sur la liquidité du programme d’assouplissement quantitatif (QE, quantitative easing) de 2.600 milliards d’euros de la BCE, mais prévoient une détérioration des conditions de financement sur les marchés. Or la banque centrale a réduit de moitié ses achats d’obligations en octobre et compte les supprimer en totalité à la fin de l’année. Depuis trois ans, les achats d’obligations publiques et privées ont permis de réduire les coûts d’emprunt à des plus bas records et de stimuler l’octroi de crédit. Pour le quatrième trimestre, les banques anticipent des conditions de crédit stables pour les entreprises et plutôt assouplies pour les prêts immobiliers et le crédit à la consommation. Les conditions de crédit se sont assouplies comme prévu au troisième trimestre pour les entreprises, mais moins qu’attendu pour les prêts immobiliers, selon le rapport de la BCE.
S&P a annoncé lundi avoir relevé d’un cran la note de crédit de Natixis de « A » à « A+ », assortissant cette notation d’une perspective stable. Cette décision est consécutive au relèvement de la note de la maison mère de Natixis, Groupe BPCE, dont la notation a également été relevée à « A+ », avec une perspective stable. L’agence de notation a par ailleurs relevé vendredi soir d’un cran les notes de crédit à long terme du groupe Crédit Agricole et de plusieurs de ses filiales, dont Crédit Agricole SA (Casa), assortissant ces relèvements d’une perspective stable.
Crédit Agricole CIB, la division de banque de financement et d’investissement de Crédit Agricole, a annoncé lundi la fin des accords de poursuites différées passés en 2015 avec les autorités américaines portant sur des violations d’embargos entre 2003 et 2008.
UBS ouvrira le bal demain. La persistance des taux bas, les scandales de blanchiment et les incertitudes politiques en Italie vont peser sur les annonces du secteur.
Dix ans après le début de leurs déboires fiscaux aux Etats-Unis, où leurs affaires avec des clients soucieux de discrétion leur ont coûté des milliards de dollars, les banques helvétiques s’efforcent de retisser des liens avec une clientèle américaine fortunée. Vontobel, spécialisée dans la banque privée, a ainsi annoncé vendredi le rachat du portefeuille de clients privés qui résident aux Etats-Unis de son concurrent Lombard Odier, soit 1,2 milliard de francs suisses (1,05 milliard d’euros) d’actifs sous gestion. UBS, première banque suisse a maintenu une présence importante aux Etats-Unis malgré une série de litiges locaux au sujet d’actifs non déclarés de clients aux Etats-Unis. UBS cherche désormais à attirer également les Américains expatriés. Elle mise pour cela sur la fusion organisée cette année de ses activités nord-américaines et internationales de gestion de fortune.
Suite à une décision de justice qui a fait plonger jeudi le secteur bancaire en bourse, la Cour suprême espagnole pourrait revoir sa copie. La haute juridiction va convoquer une séance plénière pour voir si elle maintient le jugement qui obligerait désormais les banques, et non le souscripteur d’un prêt hypothécaire, à payer les droits de mutation. Une convocation liée au fait que ce jugement suppose un virage à 180 degrés dans la jurisprudence de l’institution, et aurait «un énorme impact économique et social», estimait vendredi Luis María Díez-Picazo Giménez, juge et président de la troisième chambre de la Cour suprême.
Au lendemain d’une décision de justice qui a fait plonger le secteur bancaire en bourse, la Cour suprême espagnole pourrait revoir sa copie. La haute juridiction va convoquer une séance plénière pour voir si elle maintient le jugement qui obligerait désormais les banques, et non le souscripteur d’un prêt hypothécaire, à payer les droits de mutation. Une convocation liée au fait que ce jugement suppose un virage à 180 degrés dans la jurisprudence de la Cour suprême, et aurait «un énorme impact économique et social», selon un message de Luis María Díez-Picazo Giménez, juge et président de la troisième chambre de la Cour suprême.