Wells Fargo a revu à la hausse son estimation des pertes encourues dans le cadre de poursuites judiciaires, selon le Wall Street Journal, qui cite son dernier rapport trimestriel remis aux régulateurs américains. La banque anticipe désormais des pertes jusqu'à 3,1 milliards de dollars, contre une précédente estimation de 2,7 milliards fin 2018. Le groupe est soumis à une supervision renforcée des parlementaires américains et des agences de régulation depuis le scandale provoqué en 2016 par des pratiques de ventes abusives. Wells a déjà versé plus de 4 milliards dollars en amendes et en transactions à l’amiable entre septembre 2016 et décembre 2018.
Après BNP Paribas, c’est au tour de l’action Société Générale de prendre la tête des plus fortes hausses du CAC 40. A la mi-journée, le cours de l’action de la banque gagne 2,54% à 29,10 euros. Les investisseurs apprécient les résultats annoncés ce matin par la Société Générale.
L’action HSBC a atteint vendredi matin son plus haut niveau depuis huit mois, à 687,70 pence (+3%), après la publication par la banque britannique de résultats meilleurs que prévu au titre du premier trimestre. Le groupe a dégagé un bénéfice net de 4,13 milliards de dollars, en hausse de 33,7% par rapport au montant de 3,09 milliards de dollars publié un an plus tôt. Les coûts opérationnels ajustés ont crû de 3,2% d’un an sur l’autre, contre une hausse de 5,6% pour l’ensemble de 2018.
La Société Générale a publié vendredi des résultats trimestriels en baisse mais supérieurs aux attentes, dans un environnement toujours mitigé sur les marchés financiers après les turbulences de la fin 2018. Le groupe a toutefois renforcé ses fonds propres grâce à la poursuite de ses cessions d’actifs, tout en commençant à mettre en œuvre les mesures de restructuration annoncées en début d’année afin d’atteindre les objectifs de rentabilité fixés pour 2020.
UBS Group a recruté Jolyne Caruso-FitzGerald, 59 ans, cofondatrice et PDG d’Alberleen Group, pour développer son offre bancaire américaine ciblant les ultra-riches, selon l’agence Bloomberg, qui cite un mémo interne. Elle rejoindra UBS à New York le mois prochain en tant que vice-présidente de division pour la gestion de patrimoine internationale. Jolyne Caruso-FitzGerald a cofondé Alberleen Group, une société de services bancaires d’investissement, en 2010. Elle avait auparavant cofondé le fonds spéculatif Andor Capital Management, et travaillé chez Lehman Brothers, JPMorgan Chase et Bear Stearns.
La banque britannique a plongé de 16% en Bourse hier après la publication de résultats marqués par une chute des dépôts bancaires en janvier et février.
En refusant le quitus à la direction, les actionnaires de la banque suisse gardent toutes les possibilités juridiques ouvertes concernant le dossier de l'amende fiscale en France.
Le cours de l’action Lloyds Banking Group a perdu 1,26% en clôture de Bourse jeudi, après que la banque britannique a publié un bénéfice net inférieur au consensus au titre du premier trimestre, en raison de la constitution d’une provision de 339 millions de livres pour tenir compte de la «volatilité et d’autres éléments». Le bénéfice net, en hausse de 2% à 1,20 milliard de livres sterling, est inférieur au consensus de 1,39 milliard de livres. Ces provisions, non détaillées, sont notamment dues à l’indemnité que Lloyds a versée à Standard Life Aberdeen en dédommagement de l’arrêt, en février 2018, d’un mandat de gestion de 109 milliards de livres (127,5 milliards d’euros). Ces provisions s’ajoutent à une charge de 100 millions de livres liée à la vente abusive de produits d’assurance crédit (PPI).
L’investisseur activiste américain Edward Bramson a reconnu jeudi son échec à obtenir un siège au conseil d’administration de Barclays, qui a renoué avec les bénéfices. Il a dit savoir que d’importants actionnaires s'étaient opposés à sa tentative de restructurer de l’intérieur la banque d’investissement britannique. Il bataille depuis plus d’un an avec les dirigeants de Barclays pour qu’ils réduisent la voilure dans la banque d’investissement afin d’en améliorer la rentabilité.
Le vote de routine s’est transformé en camouflet pour la direction d’UBS. Réunis en assemblée générale, les actionnaires de la banque suisse n’ont pas accordé la décharge aux membres du conseil d’administration et de la direction générale. La résolution 4 n’a obtenu que 41,7% de votes favorables, en-dessous de la majorité requise des 50%. Le quitus avait été donné à près de 90% l’an dernier.
Le bénéfice net de la jeune banque britannique Metro Bank a chuté de 50% au premier trimestre à 4,3 millions de livres (5 millions d’euros). Son ratio de solvabilité CET1 est ressorti à 12,1%, contre 13,1% fin 2018. Plus inquiétant encore, Metro Bank a révélé une baisse des dépôts de 3,6% en janvier et février. Ces retraits « d’un petit nombre de clients commerciaux », d’après la banque, sont directement liés àl’erreur de calcul des actifs pondérés par le risque reconnu par l’établissement en janvier. L’action de Metro Bank est en chute de 13,7% à la mi-journée.
Le cours de l’action BNP Paribas progresse de 3,13% à 48,93 euros en fin de matinée, soit la plus forte hausse du CAC 40, lui-même en baisse de 0,4%. Les investisseurs saluent l’annonce de résultats trimestriels meilleurs que prévu, la banque profitant des mesures d'économies de son plan de transformation digitale et du redémarrage de ses activités sur les marchés financiers après les turbulences de la fin 2018. La Société Générale, qui présentera ses résultats demain matin, progresse de 2,57% à 28,94 euros.
Le cours de l’action Lloyds Banking Group perd 0,6% jeudi en fin de matinée à la Bourse après que la banque britannique a publié un bénéfice net inférieur au consensus au titre du premier trimestre, en raison de la constitution d’une provision de 339 millions de livres pour tenir compte de la «volatilité et d’autres éléments». Le bénéfice net, en hausse de 2% à 1,20 milliard de livres sterling, est inférieur au consensus de 1,39 milliard de livres.
BNP Paribas a mieux commencé l’année 2019 qu’elle n’avait terminé la précédente, profitant des mesures d'économies de son plan de transformation digitale et du redémarrage de ses activités sur les marchés financiers après les turbulences de la fin 2018.
DÉCEPTION Les deux premiers groupes bancaires allemands ont annoncé l’abandon de leurs discussions, démarrées il y a six semaines et visant un rapprochement. Après une analyse approfondie, les risques d’exécution, les coûts de restructuration et les exigences de fonds propres qu’entraînerait un rapprochement sont apparus trop élevés par rapport aux perspectives de synergies. La BCE et les actionnaires se montraient réservés et les salariés des deux établissements opposés à l’opération, dont le coût en emplois se serait élevé à 30.000 postes. Reste donc à trouver une autre solution face au problème persistant de la faiblesse des deux groupes. Deutsche Bank est certes revenu à des résultats positifs en 2018, après trois années de pertes, et le premier trimestre 2019 a dégagé un gain de 200 millions d’euros, au dessus des attentes, mais la rentabilité n’atteint que 1,3 % (RoTE) et pour l’année entière, les prévisions de résultats tablent sur la stabilité et non plus la hausse annoncée en début d’année. Le statu quo ne convient pour aucun des deux acteurs.
Libéré de ses derniers litiges juridiques, le groupe bancaire sino-britannique va lancer très prochainement un plan d'un montant de 1 milliard de dollars.
Le bénéfice net de Santander a baissé de 10% au premier trimestre, pénalisé par des charges de restructuration au Royaume-Uni et en Pologne. Il ressort à 1,84 milliard d’euros, alors que les analystes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 1,88 milliard. La croissance soutenue des volumes d’activité en Amérique latine, où Santander réalise 45% de ses bénéfices, n’a pas suffi à compenser des charges de 108 millions d’euros au Royaume-Uni et en Pologne - des réductions de coûts qui entraînent la fermeture de succursales - et d’autres coûts de cessions. Au Royaume-Uni, troisième marché de Santander, une forte concurrence en matière de crédit, des coûts plus élevés et des incertitudes quant au Brexit ont pesé sur la rentabilité. Le bénéfice net y a chuté de 36%, sous l’effet d’une charge de restructuration de 66 millions d’euros. En excluant cet impact, le bénéfice a baissé de 15%. En Espagne, son deuxième marché, Santander a vu son bénéfice net reculer de 11%.