François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, a jugé que les banques françaises étaient «armées» pour affronter la situation actuelle. «Elles sont beaucoup plus solides qu’il y a dix ans, sur le plan du capital comme sur le plan de la liquidité», a-t-il indiqué en faisant référence à la crise de la dette de la zone euro au début des années 2010.
Suite aux annonces de la Banque centrale européenne pour soutenir l’économie de la zone euro menacée par le coronavirus, «elles semblent plutôt modestes au regard des potentielles difficultés économiques après le ‘lockdown’ (confirnement, ndlr) de l’Italie», jugent les analystes de Tullett Prebon dans une note publiée ce vendredi, et «n’offrent pas de réponse par rapport une probable hausse des créances douteuses sur le marché italien notamment». En Italie, «seules quelques banques disposent de rentabilité élevée pour faire face à une nouvelle crise de la qualité des actifs», avance Tullett Prebon, qui cite Intesa SanPaolo, UniCredit, Credem et Mediobanca.
François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, a jugé que les banques françaises étaient « armées » pour affronter la situation actuelle. « Elles sont beaucoup plus solides qu’il y a dix ans, sur le plan du capital comme sur le plan de la liquidité », a-t-il indiqué en faisant référence à la crise de la dette de la zone euro au début des années 2010.
Suite aux annonces de la Banque centrale européenne hier pour soutenir l’économie de la zone euro menacée par le coronavirus, «les mesures de la BCE semblent plutôt modestes au regard des potentielles difficultés économiques après le ‘lockdown’ (confirnement, ndlr) de l’Italie», jugent les analystes de Tullett Prebon dans une note publiée ce vendredi. Selon eux, «les mesures de la BCE améliorent la liquidité du secteur [bancaire] mais n’offrent pas de réponse par rapport une probable hausse des créances douteuses sur le marché italien notamment».
Le Danemark va suspendre avec effet immédiat le coussin contra-cyclique imposé aux banques du pays, a annoncé le ministre danois des Finances. Objectif : redonner plus de moyens aux établissements de crédit afin de contrer l’impact économique de l'épidémie de coronavirus. La levée du coussin contra-cyclique pourrait permettre de libérer 200 milliards de couronnes danoises (27 milliards d’euros), a estimé le ministre.
Alain Laurin et Olivier Panis, analystes chez Moody's, jugent les banques françaises suffisamment armées face à une montée des créances douteuses, mais elles n'échapperont pas à un ralentissement de l'économie européenne.
Les banques italiennes risquent une hausse des prêts à problèmes et une pression sur les revenus et leur liquidité en raison du coronavirus, qui devrait plonger l'économie transalpine dans la récession, estime Moody’s. L’agence de notation s’attend à une contraction de 0,5% du PIB italien cette année, à rebours de sa première prévision d’une hausse de 0,5%. «La rentabilité des banques sera mise sous pression en raison d’une plus faible activité de crédit, de la baisse des opérations génératrices de commissions et d’une hausse du coût du risque», indique Moody’s. Ajouté au moratoire sur les échéances de crédit, ce phénomène «va mettre la pression sur les coussins de liquidité».
Le Danemark va suspendre avec effet immédiat le coussin contra-cyclique imposé aux banques du pays, a annoncé le ministre danois des Finances. Objectif : redonner plus de moyens aux établissements de crédit afin de contrer l’impact économique de l'épidémie de coronavirus.
En marge de mesures de soutien monétaire dévoilées jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé une adaptation temporaire du cadre la supervision bancaire unique. Objectif : éviter que les turbulences économiques et financières liées au coronavirus ne conduisent les banques à rationner le crédit au pire moment.
Les banques italiennes risquent une hausse des prêts à problèmes et une pression sur les revenus et leur liquidité en raison du coronavirus qui devrait plonger l'économie transalpine dans la récession, estime Moody’s. L’agence de notation s’attend à une contraction de 0,5% du PIB italien cette année, à rebours de sa première prévision d’un hausser de 0,5%.
Les moins de 20 ans ne peuvent pas le connaître. En 2005, juste avant sa naissance officielle, La Banque Postale affichait un coefficient d’exploitation (coex, ratio charges sur PNB) de près de 95 % ! A comparer à 55 % pour les caisses régionales du Crédit Agricole et une moyenne de marché alors de 61,5 %. Le sujet était si épineux que l’agrément même à la création de notre « banque publique pas comme les autres » était assorti d’un objectif de 77 % en 2010. En 2014, La Banque Postale espérait finalement passer sous les 80 % en… 2020. Grâce à l’intégration de CNP Assurances, ce sera chose faite. Son coex va s’améliorer de plus de 20 points. Il était de 83,8 % en 2019.
Indépendance. Le France Payments Forum qui s’est tenu à Paris début mars aura été l’occasion de montrer une unité exemplaire : il est grand temps d’empêcher que la filière paiements européenne devienne dépendante d’acteurs étrangers. En ligne de mire, les big tech qui poussent leurs pions dans le paiement mobile, dans le paiement en ligne et même dans le crédit aux entreprises. La Commission européenne et localement la direction du Trésor et la Banque de France ont mesuré le risque et veulent désormais se coordonner pour créer un environnement favorable à l’émergence des acteurs européens du paiement. Si elles ne peuvent agir directement, elles feront en sorte d’aider à la création d’EPI, European Payment Initiative, le futur réseau de paiement européen alternatif. En Europe, 17 pays n’ont pas de réseau de paiement local et dépendent des réseaux internationaux. Ce projet encore à l’étude devrait être présenté à la fin de du mois.
La succursale française du groupe néerlandais veut fidéliser ses clients grâce à un compte courant gratuit et au crédit immobilier, peu rentable dans le contexte de taux bas.