La banque américaine Wells Fargo a publié ce mardi un résultat net sur actions ordinaires de seulement 42 millions de dollars (38 millions d’euros) au premier trimestre, ou un penny par action, contre 5,5 milliards de dollars un an plus tôt. Le quatrième établissement de crédit des Etats-Unis par le total de bilan (à fin 2019) a enregistré 3,83 milliards de dollars de provisions pour créances douteuses sur son portefeuille de prêts, face à l’ampleur de la crise sanitaire et économique. Wells Fargo a aussi passé 950 millions de dollars de dépréciations sur titres dans ses activités de marchés.
Le résultat net de JPMorgan a chuté de 68% au premier trimestre, à 2,87 milliards de dollars (2,62 milliards d’euros) en raison de fortes provisions sur les crédits à risque, a annoncé à la mi-journée la première banque américaine. Elle a augmenté ses réserves de 6,8 milliards de dollars, portant le total mise de côté à 8,3 milliards, pour couvrir des pertes potentielles sur ses créances douteuses. Les deux tiers des nouvelles provisions portent sur les prêts à la consommation. Le groupe enregistre aussi une charge exceptionnelle de 896 millions de dollars dans sa division de banque d’investissement en raison de dépréciations sur son portefeuille de prêts relais (bridge loans) aux entreprises, et 951 millions de dollars de pertes en raison de l’écartement des spreads de refinancement sur des dérivés.
James Gorman, le PDG de Morgan Stanley, a indiqué dans une vidéo d’une dizaine de minutes adressée aux salariés de la banque qu’il avait contracté le Covid-19 mais qu’il est désormais guéri. Il est toujours en isolation chez lui. Un porte-parole de Morgan Stanley a confirmé à Reuters le contenu de la vidéo et a précisé que James Gorman n’a jamais été en incapacité de travailler. Le conseil d’administration de la banque avait été mis au courant dès le dépistage positif connu, a ajouté ce porte-parole.
Les deux premières banques suisses ont annoncé ce jeudi le versement en deux fois de leur dividende 2019, sous la pression du régulateur qui souhaitait initialement un report de la rémunération des actionnaires. Elles n’ont toutefois pas renoncé à leur politique de distribution, contrairement à la plupart de leurs concurrentes de la zone euro et du Royaume-Uni. UBS va payer la moitié de son dividende 2019 de 0,73 dollar après son assemblée générale annuelle, et l’autre moitié fera l’objet d’un vote au cours d’une autre AG en novembre prochain. Credit Suisse va proposer un dividende de 0,1388 franc par action à son AG ordinaire, soit la moitié du montant initialement prévu. Une autre distribution de même montant devra là encore être approuvée après les résultats à fin septembre.
James Gorman, le PDG de Morgan Stanley, a indiqué dans une vidéo d’une dizaine de minutes adressée aux salariés de la banque qu’il avait contracté le Covid-19 mais qu’il est désormais guéri. Le dirigeant est toujours en isolation chez lui.
La décision de relever le plafond du paiement sans contact de 30 à 50 euros pourrait être prise « en tout début de semaine prochaine », assure Europe 1 ce matin. « Un travail est en cours avec les banques sur ce sujet », réagit Bercy qui ajoute qu’il n’y a « rien de prévu avant la semaine prochaine ».
Les deux premières banques suisses ont annoncé ce jeudi le versement en deux fois de leur dividende 2019, sous la pression du régulateur national qui souhaitait initialement un report de la rémunération des actionnaires. Elles n’ont toutefois pas renoncé à leur politique de distribution, contrairement à la plupart de leurs concurrentes de la zone euro et du Royaume-Uni.
Intervenir du plancher au plafond des paiements sans contact et accroître leur développement : la prise de conscience est réelle en pleine crise sanitaire de Covid-19, mais ne rebat pas les cartes.
Jérôme Kerviel (photo), l’ancien trader de la Société Générale qui avait été condamné pour avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros à la banque, ne manque pas d’humour. Le 31 mars dernier, alors que les marchés financiers étaient en pleine dégringolade, il tweetait à ses plus de 45.700 abonnés : « De deux choses l’une : on trouve une sortie à tout ça et vite ou alors je me remets à faire du trading. A vous de voir #RestezChezVous ». Un tweet qui a eu du succès sur le réseau social à l’oiseau bleu : plus de 3.600 retweets et 16.800 mentions « j’aime ». Parmi les réactions au message ironique de l’ancien trader, un client de la Société Générale qui se plaignait du « silence radio » de sa banque… la Société Générale. Cette dernière lui a répondu dans la foulée sur Twitter et l’a rappelé le soir même. Le client a remercié, toujours sur Twitter, Jérôme Kerviel pour « sa contribution involontaire ».
L’Autorité des marchés financiers a annoncé avoir conclu un accord de composition administrative le 17 décembre 2019 avec BNP Paribas, pour un montant de 600.000 euros, dans le cadre d’un dossier de commercialisation des trois SCPI (société civile de placement immobilier) et des trois EMTN (Euro Medium Term Note, un instrument de dette) les plus commercialisés par BNP Paribas en 2017 auprès de sa clientèle de banque de détail. Il ressort notamment des investigations que BNP Paribas n’a pas recueilli toutes les informations nécessaires sur ses clients en vue de fournir un conseil en investissement qui leur était adapté. BNP Paribas a rappelé que cet accord de composition ne constitue ni une reconnaissance de culpabilité, ni une sanction. La banque a ajouté qu’il ne lui est pas fait grief d’avoir porté atteinte à l’intérêt de ses clients.
L'institution veut participer à la mobilisation de la Place pour aider les entreprises et secteurs en difficulté, en particulier les acteurs de la santé.
Philippe Brassac, directeur général (DG) du groupe Crédit Agricole SA (CASA) et Xavier Musca, DG délégué, « ont décidé de renoncer à la moitié de leur rémunération variable due au titre de 2019, pour contribuer à l’action de solidarité engagée par le Crédit Agricole, qui versera le montant correspondant au nouveau fonds de solidarité du groupe en faveur des personnes âgées », annonce ce mercredi la société cotée du groupe Crédit Agricole.
Le Crédit Agricole a reçu 41.600 demandes des prêts de trésorerie garantis par l’Etat (PGE) de la part d’entreprises et entrepreneurs, pour un montant total de 6,7 milliards d’euros. Présentée par Bercyle 24 mars en réaction à la crise sanitaire, l’enveloppe de PGE déployée par les banques françaises pourra atteindre jusqu’à 300 milliards d’euros cette année. En huit jours, 20 milliards d’euros de prêts garantis ont déjà été demandés par plus de 100.000 entreprises, a indiqué dimanche Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, dans le JDD. Le Crédit Agricole revendique également 271.700 « pauses d’échéances de crédits pendant 6 mois », pour un montant agrégé de 2,8 milliards d’euros.