Le spécialiste allemand du leasing, Grenke, a répondu vendredi aux accusations du vendeur à découvert Viceroy, qui avait comparé le groupe à la fraude Wirecard dans un rapport à charge. Le short seller y affirme que la société a maquillé son absence de cash en achetant des coquilles vides liées à ses dirigeants; juge que son business model, qui consiste à louer du petit matériel informatique via des revendeurs, pousse à la fraude; et s’inquiète des changements récents au comité d’audit. Grenke disposait au 15 septembre de 761 millions d’euros de cash déposés auprès de la Bundesbank, indiquait vendredi la société. La différence d’environ 20% avec le solde de trésorerie communiqué à fin juin est logée principalement dans d’autres comptes bancaires, ajoute la société. Elle précise qu’elle a accru sa position de cash durant la crise du coronavirus en émettant une obligation début avril et en proposant des comptes rémunérés à ses clients, par le biais de sa filiale bancaire. Grenke doit rembourser 145 millions d’euros d’obligations d’ici fin 2020, 339 millions en 2021 et 529 millions en 2022.