James Benamor a perdu son pari. Le fondateur du prêteur subprime britannique en difficulté Amigo, qui cherchait à révoquer cinq administrateurs et à placer deux de ses représentants au conseil, n’a pas convaincu les actionnaires de la société. Réunis mercredi en assemblé générale, ils ont rejeté à près de 91% des voix sa proposition.
Le gendarme financier britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), a annoncé dans un communiqué avoir infligé une amende de 37,8 millions de livres (42,3 millions d’euros) à Commerzbank London, pour des défaillances dans la lutte anti-blanchiment.
La banque britannique HSBC va relancer son plan de restructuration, mis entre parenthèses durant la pandémie, et qui prévoit la suppression d’environ 35.000 postes dans le monde, a annoncé son directeur général Noel Quinn dans un message interne, dont l’envoi a été confirmé par le groupe.
La multinationale néerlando-britannique Unilever a annoncé ce 15 juin une série de mesures destinées à combattre le changement climatique et à protéger la nature. La société, présente dans l’alimentation, l’hygiène corporelle et l’entretien de la maison, va notamment investir un milliard d’euros sur dix ans dans un nouveau fonds dédié au climat et à la nature. Le véhicule soutiendra des projets de restauration du paysage, de reforestation, de protection de la vie sauvage, de préservation de l’eau, et de décarbonisation. Unilever n’a pas encore précisé si elle ferait appel à un gérant externe. L’entreprise souhaite atteindre la neutralité carbone sur l’ensemble des produits de ses 400 marques d’ici 2039, ainsi qu’une chaîne de valeur respectueuse de la forêt d’ici 2023. Ses produits devront également être biodégradables à partir de 2030.
Commerzbank a rejeté vendredi la demande de Cerberus d’obtenir deux sièges à son conseil de surveillance, selon une lettre vue par Reuters et dont l’envoi a été confirmé par la banque allemande. « Nous n’avons pas de postes vacants », y explique Stefan Schmittmann, le président de la banque allemande. Connaissant Commerzbank « et les personnes concernées, nous nous attendions à cette réponse », a réagi un proche de Cerberus, promettant de nouvelles initiatives. Cerberus a lancé la semaine dernière une campagne publique, réclamant des sièges au conseil mais aussi des réductions de coûts et un changement de stratégie. Le fonds a qualifié la performance de la Commerzbank de « désastreuse ». La lettre de Commerzbank précise toutefois que Cerberus est un « actionnaire très important » et qu’il aura « de nombreuses occasions » d’apporter sa contribution aux dirigeants de la banque. Le fonds détient un peu plus de 5% du capital de Commerzbank ainsi que 3% de son concurrent Deutsche Bank.
Deutsche Bank envisage d’accélérer ses fermetures d’agences, selon Bloomberg. Les nouvelles fermetures dépendraient des conclusions d’un projet pilote qui consiste à servir les clients des deux enseignes du groupe, Deutsche Bank et PostBank, dans une même agence. Certains dirigeants du groupe auraient exprimé leur scepticisme sur cette expérimentation. Les nouvelles coupes doivent contribuer au milliard d’euros de baisse de charges attendu d’ici à 2022 dans le réseau domestique de banque de détail. L’arrêt ou la réduction de voilure de certains points de vente doit permettre au groupe d’économiser 200 millions d’euros. Deutsche Bank a déjà fermé 400 agences en Allemagne ces quatre dernières années. Il lui en reste environ 1.300 : 500 sous ombrelle Deutsche Bank, et le reste pour PostBank.
Le Conseil de résolution unique (CRU ou SRB) ne souhaite pas que l’argent des contribuables soit utilisé pour secourir des banques européennes zombie, qui auraient difficilement survécu en dehors même de la crise sanitaire, estime sa présidence. La situation actuelle « ne devrait pas signifier que les bailouts (renflouements externes) sont de retour », a déclaré à Bloomberg Elke König, la présidente du CRU. Selon elle, la question à se poser est : « quel est le problème lié au corona[virus] et quel est peut-être le problème sous-jacent qui a reçu un dernier coup avec le corona ». La position de la présidente du CRU est cruciale dans le débat sur les possibles sauvetages de banques et sur la nécessité de créer une bad bank (structure de défaisance), un projet qui serait envisagé par la Banque centrale européenne.
BPER Banca a approuvé dimanche un accord révisé avec Intesa Sanpaolo afin d’aider la banque à trouver une solution aux questions des autorités de la concurrence sur son projet d’acquisition d’Intesa, a indiqué une source proche à Reuters. Pour obtenir un feu vert, Intesa avait conclu un accord en vertu duquel BPER achèterait jusqu'à 500 agences et environ 20 milliards d’euros. Ce qui ne satisfaisait pas l’autorité italienne de la concurrence. L’accord révisé augmente d’environ 50 le nombre de succursales que BPER rachéterait au groupe fusionné.
L'AMF et l'ACPR constatent une hausse des tentatives de fraude depuis le krach boursier et le confinement qui ont influencé le comportement des épargnants.
Le Conseil de résolution unique (CRU ou SRB) ne souhaite pas que l’argent des contribuables soit utilisé pour secourir des banques européennes zombie, qui auraient difficilement survécu en dehors même de la crise sanitaire, estime sa présidence. La situation actuelle « ne devrait pas signifier que les bailouts (renflouements externes) sont de retour », déclare Elke König, la présidente du CRU, dans ue interview à Bloomberg. Selon elle, la question à se poser est : « quel est le problème lié au corona[virus] et quel est peut-être le problème sous-jacent qui a reçu un dernier coup avec le corona ».
La premier établissement financier allemand, Deutsche Bank, envisage d’accélérer ses fermetures d’agences, selon Bloomberg. Les nouvelles fermetures dépendraient des conclusions d’un projet pilote qui consiste à servir les clients des deux enseignes du groupe, Deutsche Bank et PostBank, dans une même agence. Certains dirigeants du groupe auraient exprimé leur scepticisme sur cette expérimentation.
En plein débat sur les frais d'incidents de paiement, le groupe de Strasbourg supprime ceux des bénéficiaires de l'«offre spécifique», restée minoritaire dans les banques.
Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale (ex-CM-CIC) ne prélève plus de frais pour incidents de paiements (rejet de virement ou prélèvement en l’espèce) auprès de ses clients bénéficiant de l’«offre spécifique» réservée en France aux personnes les plus fragiles économiquement, a annoncé ce jeudi le groupe bancaire basé à Strasbourg. Mise en place le 20 mars « pour aider ses clients et sociétaires à faire face à la crise sanitaire Covid-19 », la mesure est «définitivement pérennisée pour les personnes ayant souscrit une offre de services de base à 3 euros par mois. Leur économie annuelle pourra atteindre 200 euros, soit le maximum des frais d’incidents autorisés pour cette population depuis 2019.
La banque italienne Intesa Sanpaolo estime qu’elle pourra contourner les objections soulevées par l’autorité italienne de la concurrence à son rachat d’UBI Banca. « La banque fait tout son possible pour coopérer avec le régulateur de la concurrence et [….] est confiante dans le fait qu’elle peut surmonter les difficultés, également à la lumières des conclusions de l’enquête préliminaire de l’antitrust, pour obtenir un feu vert », a déclaré Gaetano Micciche, le président d’IMI, la banque d’investissement d’Intesa Sanpaolo, au journal italien La Guida.
Après le « green washing » et le « social washing », les banques vont-elles devoir se défendre de « governance washing » ? La faute en reviendra assurément en bonne part aux groupes HSBC et Standard Chartered qui viennent d’apporter leur soutien officiel à la nouvelle loi chinoise de maintien de l’ordre, destinée à réduire au silence les défenseurs de la démocratie de Hong Kong. Cet alignement sur la dictature chinoise se comprend, bien sûr, par les intérêts des deux groupes dans l’empire du Milieu. Mais peut-on encore miser sur une économie asservie à un régime autoritaire ? Voilà déjà les deux groupes fortement critiqués chez les détracteurs de la Chine, c’est-à-dire la majeure partie, fût-elle silencieuse, de l’Occident. Le Royaume-Uni, lié par l’histoire au sort de Hong Kong, n’a pas caché sa réprobation, des hommes politiques anglais ayant même incité les clients de HSBC à changer de banque !
« Les cryptomonnaies, dont le bitcoin, ne sont pas une classe d’actifs. » Le jugement porté par la division de gestion de fortune de Goldman Sachs sur le secteur a eu le don d’irriter les cryptonautes. La branche met en avant cinq arguments (seulement ?) pour décourager ses clients d’y investir. Mais la presse a eu beau jeu de relever les contradictions de Goldman Sachs. La banque avait, après tout, caressé l’idée d’ouvrir un desk dédié à la négociation de cryptomonnaies, en 2018. Et les anciens employés partis travailler dans le secteur, avec lesquels le groupe cultive ses liens, sont nombreux. Des concurrents, comme JPMorgan, lorgnent aussi le secteur. Il ne faudrait pas insulter l’avenir…