Choix. Peu de banques en France parviennent à maîtriser leurs coûts, selon l’analyse d’Alvarez & Marsal dans Banque de détail, un modèle économique à bout de souffle ? Pire : depuis 2014, leurs coûts augmentent même de 1,2 % par an en moyenne. Cela est dû à des mesures d’économies trop timides par rapport à celles prises dans d’autres pays européens. La réduction des réseaux d’agences, par exemple, s’est faite très progressivement, elle atteint 10 % seulement depuis 2012, si bien que le marché français affiche la deuxième plus forte densité derrière l’Espagne à 546 agences par million d’habitants, quasiment 40 % de plus que la moyenne européenne. Le coefficient d’exploitation des banques françaises a augmenté d’un point entre 2016 et 2019 à 69 %, le plus élevé derrière l’Allemagne (89 %). Alvarez & Marsal préconise de gérer la masse salariale (60 % des coûts) de façon volontariste et de travailler sur les dépenses en informatique, en immobilier et sur les fonctions supports.