Intesa Sanpaolo a publié hier un bénéfice net de 1,42 milliard d’euros au deuxième trimestre, contre 1,22 milliard d’euros un an plus tôt, grâce à une plus-value d’environ 1,1 milliard d’euros liée à la vente de son activité de paiements au groupe Nexi. La deuxième banque italienne par le total de bilan a comptabilisé des provisions pour créances douteuses de 1,4 milliard d’euros, en forte augmentation par rapport aux 554 millions du deuxième trimestre 2019. Le produit net bancaire (PNB) a reculé à 4,14 milliards d’euros, contre 4,67 milliards à la même période de 2019. Pour 2020, Intesa anticipe un résultat net d’au moins 3 milliards d’euros et pour 2021, un bénéfice net d’au moins 3,5 milliards, hors UBI Banca. Intesa a obtenu 90,2% du capital de sa concurrente à l’issue de son offre publique d’achat de la cinquième banque italienne et a annoncé lundi qu’elle déposerait une offre de rachat obligatoire des minoritaires d’UBI Banca, qui représentent 9,8% du capital. Selon Intesa, l’entité issue de l’opération devrait dégager un bénéfice d’au moins 5 milliards d’euros en 2022. Le groupe présentera un nouveau plan stratégique d’ici à la fin de 2021.
Son résultat net a bondi au premier semestre grâce à l'intégration comptable de l'assureur. En dehors de cet effet, l’activité de la banque de détail a résisté à la crise.
La Société Générale a annoncé mardi matin une réorganisation de son équipe dirigeante autour du directeur général, Frédéric Oudéa, avec la suppression de deux postes de directeur général délégué et la création de « nouveaux rôles de directeur général adjoint ».
La BaFin, le régulateur financier allemand, est prêt à permettre à certaines petites banques allemandes de verser des dividendes cette année, selon Bloomberg. Une telle politique contredirait la recommandation de la Banque centrale européenne (BCE) qui a demandé aux prêteurs de s’abstenir de rémunérer leurs actionnaires pour protéger leurs fonds propres dans le contexte de la crise du Covid-19. Fin juillet, elle a prolongé jusqu’au 1er janvier 2021 l’interdiction qui courait initialement jusqu’au 1er octobre. L’autorisation de la BaFin concernera des banques non soumises à la surveillance directe de la BCE, si elles peuvent démontrer un niveau de rentabilité sain et des coussins de fonds propres suffisants. En France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a suivi la recommandation de la BCE pour les petites banques, les compagnies d’assurance et les entreprises d’investissement.
La filiale cotée de BPCE remplace François Riahi par Nicolas Namias, son directeur finances et stratégie. Ce nouveau jeu de chaises musicales en interne intervient sur fond de difficultés récurrentes pour la banque, qui reste en perte au deuxième trimestre.
Après de nouvelles pertes dans les dérivés, la banque va arrêter certains produits structurés complexes et réduire les coûts de ses activités de marchés. Elle ne précise pas l'effet de cette énième réorganisation sur ses effectifs.
Coup de théâtre chez Natixis. Le conseil d’administration de la banque, réuni ce jour, a annoncé après-Bourse le départ de François Riahi de ses fonctions de directeur général et de membre du directoire du Groupe BPCE « en raison de divergences stratégiques concernant les options du futur plan de Natixis », selon les termes du communiqué. Il est remplacé par Nicolas Namias, actuel directeur général finances et stratégie de BPCE, la maison-mère de Natixis. Il sera en charge du nouveau plan stratégique qui sera présenté à l’été prochain.
Les fonds d’investissement représentaient 30% de l’allocation des encours des assureurs européens à fin 2019, soit 3.500 milliards d’euros d’encours, selon l’Eiopa, le régulateur européen des assurances et pensions professionnelles. Dans son rapport sur la stabilité financière publié le 30 juillet, l’Eiopa indique que plus de la moitié de ces encours investis dans les fonds (environ 1.970Md€) provenaient de portefeuilles d’unités de compte. Selon les pays européens, les assureurs ne dépassaient pas 50% d’investissements dans des fonds à fin 2019 à l’exception de la Finlande (plus de 60%). Ceux des compagnies d’assurance françaises se situaient eux aux alentours de 25%. Par type de fonds, l’exposition des assureurs européens fin 2019 à des fonds actions s’élevait à 42% tandis que celles des fonds d’allocation d’actifs et obligataires étaient respectivement de 22% et 20%. Les fonds de private equity constituaient 7% des encours investis dans des fonds par les assureurs européens, contre 4% dans les fonds monétaires (0 à 9% selon les pays), 3% dans les fonds alternatifs et 2% dans les fonds immobiliers. Aussi les assureurs européens avaient-ils investi 22 milliards d’euros dans des ETF au travers de portefeuilles d’unités de compte (7Md€) et portefeuilles indexés, ce qui représentait 1% de leurs encours investis dans des fonds au 31 décembre 2019. Environ 80% des investissements des assureurs européens dans des fonds fin 2019 l’étaient dans des produits Ucits.
La Société Générale a annoncé lundi matin de lourdes pertes au titre du deuxième trimestre sous l’effet de plusieurs charges comptables et d’une remontée des provisions pour pertes liées à la crise du coronavirus.
CNP Assurances a annoncé vendredi soir que son conseil d’administration avait nommé Véronique Weill administratrice et présidente, en remplacement de Jean-Paul Faugère, qui a démissionné mi-juillet pour prendre la vice-présidence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Véronique Weill, actuellement general manager du groupe de publicité Publicis, a passé l’essentiel de sa carrière dans la banque et l’assurance, principalement chez Axa. Elle occupera ses nouvelles fonctions pour la durée résiduelle du mandat d’administrateur de Jean-Paul Faugère, qui prendra fin en 2021. Rémy Weber qui convoitait sa place en tant que président du directoire de La Banque Postale, a dû laisser la place à une personnalité indépendante. CNP présente ses résultats semestriels ce lundi et La Poste mardi. Le groupe public s’est mis en quête d’un nouveau dirigeant pour La Banque Postale, qui sera désigné «dans les prochaines semaines» par le conseil de surveillance.
La Société Générale va arrêter son activité de financement du négoce de matières premières à Singapour, en proie à des difficultés ces derniers mois, a révélé Bloomberg vendredi. Une dizaine de salariés de front office vont être transférés à Hong Kong, les middle et back office restant sur place, confirme à L’Agefi une source proche du dossier. La banque français voudrait ainsi couper les ponts avec des petits courtiers singapouriens, après notamment la fraude monumentale du négociant de pétrole Hin Leong, qui lui doit 240 millions de dollars (204 millions d’euros) depuis la débâcle de l’or noir au printemps. «Le financement des matières premières est l’une des expertises cœur de Société Générale. La banque est et restera engagée dans le secteur du négoce de matières premières, y compris en Asie», assure une porte-parole du groupe. La Société Générale, qui publie ses résultats à fin juin ce lundi, avait annoncé une perte au premier trimestre après des revers dans les structurés actions et une hausse des provisions, liées notamment à deux dossiers de fraude. Une autre banque française, Natixis, a décidé de restructurer son activité de financement des matières premières après des déboires similaires..
La banque a limité la casse au deuxième trimestre grâce au dynamisme de ses activités de financement et de produits de taux. Elle maintient sa prévision de bénéfice annuel.
Les banques espagnoles Caixabank et Sabadell ont publié vendredi des bénéfices nets plus faibles que prévu au deuxième trimestre après avoir comptabilisé un montant combiné de 1,39 milliard d’euros (1,7 milliard de dollars) de provisions liées à la pandémie. Le coût du risque de Sabadell est passé de 93 à 107 points de base (pb) sur encours, tandis que chez Caixabank, le taux de provisionnement a atteint 106 pb à fin juin. La première prévoyait une fourchette entre 90 et 95 pb d’ici à fin 2020 et Caixabank entre 60 et 90 pb. Sabadell a déclaré un bénéfice net de 52 millions d’euros, en chute de 73% sur un an. Caixabank a augmenté le sien de 30 %, à 115 millions d’euros, la baisse de ses charges de restructurations ayant compensé la hausse des provisions.
Le prêt garanti par l’Etat (PGE) «saison», promis par le gouvernement en mai dans le cadre de son plan de sauvetage du tourisme, sera disponible auprès des réseaux bancaires le 5 août, a annoncé Bercy vendredi. «Il est ouvert aux secteurs liés au tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’évènementiel, du sport, du loisir et de la culture, qui ont été durement touchés par l’interruption d’activité liée à l’application des mesures sanitaires, précise le communiqué du ministère de l’Economie. Pour une même entreprise, il permet de substituer au plafond s’appliquant normalement aux PGE (dans le cas général fixé à 25% de son chiffre d’affaires du dernier exercice [...]), un plafond calculé comme la somme des 3 meilleurs mois de chiffre d’affaires du dernier exercice clos.» Entre la fin mars et le 24 juillet, les banques françaises ont accordé 124 milliards d’euros de PGE, avec un taux de refus de 2,7% selon Bercy. Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration est le deuxième bénéficiaire de ces facilités de trésorerie, avec un bénéficiaire de PGE sur six, pointe la Fédération bancaire française. S’y ajoutent des moratoires sur les crédits professionnels préexistants.
NatWest Group, l’ex-Royal Bank of Scotland (RBS), a accusé une perte d’exploitation avant impôts bien au-dessus du consensus, à 1,29 milliard de livres (1,42 milliard d’euros) au deuxième trimestre, après avoir comptabilisé un coût du risque plus élevé que prévu en raison de la pandémie de Covid-19. Sur l’ensemble de l’exercice, ce coût du risque devrait se situer entre 3,5 milliards et 4,5 milliards de livres. Le produit net bancaire s’est replié de 34,3% à 2,68 milliards d’un an sur l’autre.
Le CM Alliance Fédérale, principale composante du groupe mutualiste, a vu son bénéfice semestriel fondre de moitié sous l'effet de l'augmentation du coût du risque sur les crédits.
La banque espagnole publie sa première perte en raison de 10 milliards d'euros de dépréciations sur ses acquisitions passées dans la banque de détail et le crédit à la consommation.
La première banque allemande signe une perte plus faible qu'attendu grâce à la bonne tenue de ses revenus. Le second semestre devrait être moins soutenu par le trading et les émissions de dette.
Rothschild & Co a «a décidé qu’aucun dividende ne serait distribué aux actionnaires au cours de l’exercice 2020», a indiqué hier soir le groupe de banque d’affaires et de gestion d’actifs et privée. Cette décision fait suite «à l’annonce de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) du 28 juillet, recommandant aux institutions financières de suspendre le versement des dividendes jusqu’au 1er janvier 2021», dans le sillage de l’injonction de la Banque centrale européenne (BCE). Rothschild & Co est la première banque française à se plier à cette nouvelle date limite qui prolonge l’interdiction initiale qui courait jusqu’au 1er octobre. «Le gérant a l’intention de verser le dividende de 0,85 euro par action, précédemment annoncé au titre de 2019, quand cela sera approprié», précise la banque.