Les mesures prises par les autorités suédoises face à la crise du Covid-19 ont stabilisé le système financier, mais les banques doivent continuer à préserver leur solidité financière et à ne pas rémunérer leurs actionnaires, estime ce jeudi la FSA, le régulateur financier du pays, dans son rapport de stabilité financière. L’institution a suspendu les règles en vigueur pour le remboursement des prêts immobiliers, tout en allégeant les coussins de fonds propres additionnels des banques, comme la plupart de ses homologues en Europe.
C’est la moyenne du retour sur fonds propres des banques françaises en 2019, selon le rapport annuel de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution qui a mis en regard celui des banques américaines, à 11 %. Un fossé d’autant plus préoccupant que la crise a déjà fait sentir ses effets sur les comptes du premier trimestre avec, pour les quatre premiers groupes bancaires français, une hausse du coût du risque de 130 % et une baisse de 50 % du résultat net. Le superviseur estime toutefois les banques de l’Union européenne en état de faire face à la crise, avec, chez les françaises, des fonds propres durs de 14,4 % à fin 2019. Le desserrement prudentiel décidé suite au confinement correspond à un niveau de CET 1 de 2,75 % pour un impact estimé entre 2,30 % et 3,80 %.
L’art de la rue pour aider les mal-logés. Faisant vœu d’utilité sociale, la Caisse d’Epargne a choisi de renforcer son action aux côtés de la Fondation Abbé Pierre et sa collaboration avec L’Atlas, Jules Dedet pour l’état civil. En lançant une collection de cartes bancaires (Visa Classic, Premier et Platinium) habillées par ce street artist. Deux euros par carte seront reversés à la fondation. Une simple pièce de monnaie pour acquérir « une véritable œuvre d’art de poche, en édition limitée » (53.000 exemplaires), dans un « style singulier inspiré de la calligraphie orientale ». Une œuvre grand format représentant le visuel de la carte rouge sera vendue aux enchères. Celle-là ne rentrera pas dans la poche.
Le CIC va commercialiser la recherche actions de la banque privée allemande M.M. Warburg & Co, qui lui offrira un accès élargi au Mittelstand allemand. « Cette coopération va débuter avec la distribution en France, aux Etats-Unis et au Canada de la recherche sur 200 valeurs allemandes opérée par les 20 analystes de M.M. Warburg & Co, explique à L’Agefi Eric Le Boulch, directeur de CIC Market Solutions. Nous coopérons aussi sur les émissions de primaire actions et reclassements de blocs ou de participations (introductions en Bourse, augmentations de capital) de nos clients corporate respectifs français et allemands, puis dans un futur proche pour leurs opérations sur le marché obligataire et sur le Shuldschein. Nous élargirons aussi la coopération sur le volet de la distribution des produits structurés».
Wells Fargo va arrêter de fournir des solutions de financement à la majorité de ses clients concessionnaires automobiles indépendants en raison des incertitudes économiques engendrées par la crise sanitaire, a déclaré mardi soir une porte-parole de la banque américaine, confirmant une information de CNBC. Le mois dernier, l’établissement a informé plusieurs centaines de clients qu’il suspendait les demandes de prêts. Wells Fargo assure néanmoins continuer à travailler avec les concessionnaires avec lesquels il entretient «une relation profonde et durable».
Les banques européennes pourraient devoir renoncer aux bonus pendant un an afin d'être éligibles aux mesures d’urgence envisagées pour soutenir le secteur financier, selon un document consulté par Reuters. Le «paquet» européen prévoit d’alléger certaines exigences en matière de fonds propres afin de soutenir les banques qui représentent un maillon essentiel pour le financement des entreprises. Certains législateurs proposent d’attribuer au régulateur le pouvoir de suspendre temporairement le versement de bonus, d’autres primes ainsi que les rachats d’actions et les dividendes pour ce type d'établissement. Le Parlement européen doit tenir un premier vote sur cet ensemble de mesures le 8 juin. Ensuite, il ouvrira des négociations avec les Etats de l’UE pour obtenir un accord final avant fin juin.
Wells Fargo va arrêter de fournir des solutions de financement à la majorité de ses clients concessionnaires automobiles indépendants en raison des incertitudes économiques engendrées par la crise sanitaire, a déclaré mardi soir une porte-parole de la banque américaine, confirmant une information de CNBC.
Le CIC, filiale du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, élargit son offre à destination des entreprises de taille intermédiaire et des investisseurs par un accord commercial avec la banque privée allemande M.M.Warburg & Co. « Cette coopération démarrera par la distribution en France, aux Etats-Unis et au Canada, des services d’aide à la décision d’investissement produits par M.M. Warburg », précise un communiqué commun diffusé ce mercredi. L’accord « couvre aussi les activités d’intermédiation et de primaire actions », mais ce volet n’est pas détaillé par les deux parties.
Les banques européennes pourraient devoir renoncer aux bonus pendant un an afin d'être éligibles aux mesures d’urgence envisagées pour soutenir le secteur financier, fragilisé par les conséquences de la pandémie de coronavirus, selon un document consulté par Reuters. Le «paquet» européen prévoit d’alléger certaines exigences en matière de fonds propres afin de soutenir les banques qui représentent un maillon essentiel pour le financement des entreprises au moment où l'économie sombre dans la récession.
Le procès en appel d’UBS, condamné en France en 2018 pour démarchage bancaire illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale, s’ouvrira le 8 mars 2021, a annoncé hier la banque suisse. Il devrait durer jusqu’au 24 mars 2021. Ce procès aurait normalement dû se tenir du 2 au 29 juin 2020. «Nous prenons acte de cette date du 8 mars 2021 qui nous donnera l’opportunité d’exposer à nouveau les faits et les règles de droit qui s’y appliquent», a déclaré UBS. La banque suisse a été condamnée en février 2019 par le tribunal correctionnel de Paris à payer 4,5 milliards d’euros, dont une amende record de 3,7 milliards, pour démarchage bancaire illégal et blanchiment aggravé.
Le Royaume-Uni et l’Union européenne, qui négocient leur future relation, s’affrontent sur le dossier des services financiers, rapportait hier Reuters de sources diplomatiques. Le gouvernement britannique veut un traitement particulier pour s’assurer que la City dispose d’un accès plus prévisible au marché européen, son principal client représentant 26 milliards de livres (28,75 milliards d’euros) par an. Sans accord spécifique, l’accès des banques, des assurances et des sociétés gestionnaires de fonds britanniques au marché européen sera basé sur le principe de l'équivalence. Dans ce système, Bruxelles peut révoquer un permis octroyé avec un préavis de 30 jours, alors que Londres veut une période bien plus longue.
Le procès en appel d’UBS, condamné en France en 2018 pour démarchage bancaire illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale, s’ouvrira le 8 mars 2021, annonce la banque suisse, à la suite d’une audience tenue ce matin. Il devrait durer jusqu’au 24 mars 2021.
Nationwide Building Society n’offrira plus aux consommateurs des taux d’épargne supérieurs au marché en raison de la crise sanitaire, a annoncé vendredi l’établissement britannique. Cette banque spécialiste du crédit immobilier a provisionné 101 millions de livres (112 millions d’euros) face au risque d’impayés sur ses créances et va se concentrer sur le maintien de ses réserves de capital. Le bénéfice net de son exercice 2019-2020 clos fin avril a chuté de 44%, à 466 millions de livres. La situation actuelle ne lui permet plus de remplir certains de ses objectifs annuels, notamment de rémunérer ses clients à hauteur 400 millions de livres, estime la banque. Le mois dernier, elle avait déjà renoncé à entrer sur le marché des entreprises.
Le gouvernement va renforcer le plafonnement des frais d’incidents bancaires pour les plus démunis alors la crise fragilise de nombreux ménages, a annoncé dimanche le ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur France 3. L’Assemblée nationale doit examiner jeudi une proposition de loi de La France insoumise proposant un élargissement du plafonnement des frais bancaires. Jeudi dernier, le Sénat a déjà voté une proposition de loi PS visant à encadrer davantage les frais bancaires mais en en réduisant considérablement la portée. Aujourd’hui, les bénéficiaires de l’offre spécifique ne peuvent pas être facturés plus de 20 euros par mois et 200 euros par an de frais d’incidents bancaires, et les personnes fragiles financièrement pas plus de 25 euros par mois et 250 euros par an. Avec la crise, des appels à renforcer ce plafonnement se sont multipliés, tandis que les banques ont émis des réserves du fait du coût d’un tel renforcement.
Nationwide Building Society n’offrira plus aux consommateurs des taux d’épargne supérieurs au marché en raison de la crise sanitaire, a annoncé ce vendredi l’établissement britannique. Cette banque spécialiste du crédit immobilier a provisionné 101 millions de livres (112 millions d’euros) face au risque d’impayés sur ses créances et va se concentrer sur le maintien de ses réserves de capital. Le bénéfice net de son exercice 2019-2020 clos fin avril a chuté de 44%, à 466 millions de livres.
Credit Suisse a fait appel d’une décision de justice qui a rejeté sa tentative de renvoyer l’auditeur chargé d’enquêter sur l’affaire d’espionnage qui a poussé son ancien patron à quitter le groupe. « Credit Suisse peut confirmer qu’elle est en train de faire examiner la décision de la cour fédérale administrative par la cour suprême fédérale », a déclaré le groupe après les révélations du quotidien Tages-Anzeiger.
La faible profitabilité du secteur est entamée par la crise sanitaire, mais les assouplissements prudentiels redonnent du souffle aux établissements, juge l'ACPR.
Le Sénat a annoncé hier qu’il avait adopté en première lecture la proposition de loi visant à rendre effectif et à renforcer le plafonnement des frais bancaires. Cette proposition de loi s’inscrit dans le prolongement des engagements pris par la profession bancaire en décembre 2018 en réponse au mouvement social des Gilets Jaunes, en vue de geler les tarifs des services bancaires en 2019 et de plafonner les montants des frais d’incidents bancaires pour les clients en situation de fragilité financière. Considérant, aux termes de l’exposé des motifs, que «cette parole n’a pas été suivie d’effet», elle prévoit de consacrer le principe d’un plafonnement de l’ensemble des frais bancaires pour tous les Français.